Samedi 10 mai 2008
         

Une assemblée de communistes à Tours : pour quel parti ?

 

 

Note critique de André Gerin

discussion d’une note préparatoire rédigée par une commission présidée par M.G. Buffet

samedi 10 mai 2008, par altercommunistes

Réunion nationale sur l’avenir du PCF, le 14 juin, à Tours dans le cadre de la préparation du congrès

Allons y donc tous !

Cette note vise à attirer l’attention de tous les communistes de France qui souhaitent que continue à vivre un Parti communiste français.

 

Le samedi 14 juin 2008, la direction du PCF organise à Tours une réunion nationale, dans le cadre de la préparation du congrès, pour débattre des « transformations du parti ».

Cette réunion n’est pas statutaire et n’a aucune souveraineté. Elle ne répond à aucun critère de représentativité des communistes. La direction indique seulement que « cette initiative se tiendrait avec des centaines d’adhérent(e)s issus des fédérations, des délégations des secteurs de travail du PCF, de la JC, de l’ANECR et des Vétérans ».

Néanmoins, Marie-George Buffet à déclaré lors de la réunion du conseil national du PCF, le 25 avril 2008 qu’elle devait contribuer à ce que le prochain congrès ne soit pas « sec ». Cela signifie que les idées qui en sortiront auront force d’orientation pour les débats du congrès.

Compte tenu du thème et du lieu choisi pour en débattre, nous pensons qu’il est impératif qu’un maximum de communistes se portent volontaires pour y participer. Nous ne sommes pas à l’abri d’une tentative de préfigurer un congrès de Tours à l’envers.

S’il s’avérait que la direction faisait obstacle à la participation de communistes qui souhaitent que vive le Parti communiste français, parti de lutte de classe dans notre pays, nous prendrions l’initiative de nous y inviter. Il ne faut pas qu’on nous refasse le coup de l’assemblée générale des 8 et 9 décembre 2007, où la direction avait été battue et qui s’était conclue en queue de poisson.

Il est donc très important de nous tenir informé de la préparation de cette réunion dans ta section ou fédération de la façon la plus précise possible.

Quelques remarques sur le document préparatoire à cette réunion

Un document provisoire a été élaboré par l’une des huit commissions désignées par le conseil national, dans le cadre de la préparation du congrès. Cette commission est animée par Marie-George Buffet. Ce texte est joint en annexe, en entier. Nous attirons l’attention sur quelques points

Sur la raison d’être du PCF

« Rendre la vie sans cesse meilleure »

C’est le credo du point numéro 1, répété 5 fois sous le titre : « L’objet de notre engagement. L’objet de notre organisation. »

Il manque dans ce texte tout ce qui a fait l’histoire du PCF depuis 1920, les références théoriques et pratiques au marxisme, l’histoire du socialisme et du communisme depuis le Manifeste de Marx et Engels, en 1848, l’histoire du mouvement ouvrier, l’histoire révolutionnaire de la France depuis 1789.

Peut-on faire comme si le matérialisme historique n’existait pas ?

Les notions de lutte de classes, de transition vers la société socialiste, de dialectique entre réalités concrètes et perspectives générales sont totalement évacuées au profit d’une opposition manichéenne entre un enfer capitaliste et le paradis d’un monde « meilleur ».

Peut-on faire comme si le matérialisme dialectique avait disparu ?

De même sont totalement occultés l’indispensable esprit combatif qui doit présider à l’action du parti, la nécessité de se triturer les neurones, de se bouger, de s’arracher, « se faire mal », comme on dit dans le langage populaire.

Au lieu de cela, le texte soumis à la réflexion baigne dans du coton.

Sur l’organisation du parti

« Aussi, en complément de notre militantisme « classique », nous avons à inventer une organisation militante chargée de produire des idées neuves (...) Cette organisation nous manque aujourd’hui. Elle est à inventer (...)

Cette reconnaissance politique de l’importance de cette bataille d’idées passe donc peut-être par un renforcement de notre investissement dans le travail des secteurs, qui pourrait passer par la création de fédérations thématiques, devant marquer l’importance politique nouvelle que l’on doit impérativement donner à ce travail politique de fond.

Comme les fédérations départementales, ces fédérations auraient, en complément de leur travail politique propre (dialogue avec les associations, les intellectuels...), de leur expression directe (via Internet...), à développer voire créer leurs contacts directs avec les structures locales du parti, échanger avec elles de la pertinence ou de la non-pertinence de telle ou telle proposition, de sa bonne réception dans la population, travailler à des réponses aux questions posées par les citoyens et sur lesquelles grandit un besoin de réponse de notre part, etc... »

La direction envisage de « doubler » les organisations régulières du parti par des « fédérations » spécialisées chargées de « produire des idées neuves » et de les faire partager aux « structures locales » du parti.

Il s’agit en fait de substituer ce qui reste au parti d’enracinement populaire avec la richesse intellectuelle, révolutionnaire, qui en émane toujours, par des politiciens professionnels complètement intégrés aux institutions. Les militants se trouveraient réduits au rôle de colleurs d’affiches, distributeurs de tracts, faisant la claque dans les meetings.

C’est à la fois méprisant pour les militants et totalement contre révolutionnaire, étant entendu que pour les communistes, l’originalité de leur pensée politique réside dans leurs liens indéfectibles, pratiques et théoriques, avec les classes populaires.

Marx ne disait-il pas qu’il ne faisait que renvoyer au mouvement ouvrier sous forme théorique ce que ses luttes lui enseignaient ?

Cette évolution de l’organisation du parti constituerait un pas important dans le démantèlement du caractère révolutionnaire du Parti communiste français, ouvrant la voie à sa liquidation définitive.

par BANDERA ROSSA publié dans : pcfcapcorse
commentaires (0)    recommander
Samedi 10 mai 2008

A propos des 60 ans de l'Etat d'Israël

Communiqué  

A l'occasion du 60 ème anniversaire de l'Etat d'Israël, l'Union Juive Française pour la Paix condamne toute célébration destinée à « blanchir » l'histoire de la naissance de l'Etat et sa politique actuelle visant à soumettre ou détruire le peuple palestinien. Dans le contexte actuel de guerre coloniale ininterrompue, de l'oppression de tout un peuple qui continue, du siège de Gaza qui se poursuit, la célébration n'est pas de mise, elle est indigne.

La seule célébration possible dans la dignité serait pour nous, celle qui pourrait y associer le peuple palestinien libéré de toute armée et oppression coloniale, dans le contexte d'une paix juste qui reconnaisse les torts causés à la population palestinienne depuis 60 ans et prévoie la reconnaissance de ses droits.

Il y a 60 ans, le 14 mai 1948, l'Etat d'Israël déclare son indépendance. Le bilan de la guerre qui a suivi, c'est l'expulsion de plus de 750.000 Palestiniens et leur dépossession! La destruction de près de 500 villages palestiniens dont aujourd'hui il ne reste souvent plus trace. Depuis 60 ans des centaines de milliers de Palestiniens vivent encore dans des camps de réfugiés. Si le 14 mai est la date anniversaire de l'Etat d'Israël, ce jour est aussi la date de commémoration de la « Nakba » (la catastrophe en arabe) pour les Palestiniens.

Aujourd'hui, environ 5 millions de Juifs et 5 millions de Palestiniens vivent entre Méditerranée et Jourdain. Les premiers ont un Etat dit «juif» et occupent 90% de la totalité de cet espace. Les seconds vivent pour des centaines de milliers d'entre eux l'exil la misère et l'oppression des camps de réfugiés, et les mesures discriminatoires s'accentuent contre ceux qui vivent en Israël.

Enfin ceux qui vivent dans les territoires occupés par cet Etat subissent quotidiennement l'oppression militaire, la destruction de leur société et de leur économie, et la violation permanente de leurs droits les plus élémentaires.

Que signifie une telle célébration dans ces conditions si ce n'est la volonté d'obtenir une reconnaissance internationale des droits du seul Etat d'Israël en même temps que la négation des droits d'un peuple entier qui subit aujourd'hui encore, 60 ans après la création de l'Etat, l'exil et une occupation féroce.

                        l'Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

Paris, le 8 mai 2008




A propos de l'UJFP :

 

Association de la loi de 1901, l'Union juive française pour la paix (UJFP) milite depuis 1994 pour une paix juste au Proche-Orient, et pour un dialogue judéo-arabe ici en France. Elle est une organisation laïque progressiste et se fait le relais national de l'Union Juive Internationale pour la Paix (UJIP).Le premier paragraphe de sa charte est :« Le conflit entre Israéliens et Palestiniens ne peut être résolu qu'en mettant un terme à la domination d'un peuple par un autre, et en mettant en oeuvre le droit à l'autodétermination pour le peuple palestinien, y compris le droit de créer son propre état indépendant. Le retrait d'Israël des territoires occupés depuis 1967 constitue une étape nécessaire à l'accomplissement de l'autodétermination palestinienne. Le droit à l'autodétermination est déjà, bien entendu, clairement établi pour le peuple israélien ».

 

Site : El diablo

par BANDERA ROSSA publié dans : pcfcapcorse communauté : Un PCF de lutte des classes !
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 10 mai 2008








                  

Une de "Ce Soir" du 8 mai 1945 (journal quotidien du soir créé par le Parti communiste en 1937) avec un éditorial de Georges Cogniot

par BANDERA ROSSA
commentaires (0)    recommander
Samedi 10 mai 2008

Bien que le 10 mai ait été choisi par J. Chirac, c'est le le 23 mai qui deviendrait "une journée commémorative" de l'abolition de l'esclavage

                                                                                                

                abolition de l'esclavage 1794

"la sourcedu capitalisme"
Par Jean-Paul Piérot
Trop longtemps le crime contre l’humanité fut marqué du sceau du secret. Des pages blanches dans le grand livre de la mémoire collective d’une nation frappée d’amnésie : ainsi peut-on résumer le peu de cas jusqu’alors accordé dans les livres d’histoire au trafic négrier, à l’asservissement de millions d’hommes et de femmes niés dans leur humanité, triés et vendus comme du bétail, déportés de leurs terres africaines, entassés à fond de cale avant d’échouer dans les plantations de canne à sucre dans les colonies françaises, espagnoles ou britanniques de la Caraïbe. Entre la fin du XVIe et la fin du XIXe siècle, quelque dix-huit millions d’Africains, au bas mot, ont été arrachés à leur pays, à leurs familles et traversèrent, enchaînés, l’océan, en direction du « Nouveau Monde » que s’étaient partagé les grandes puissances maritimes européennes. Mais combien d’autres furent tués sur place en voulant échapper aux chasses à l’homme ? Combien périrent au cours des traversées infernales dans les navires des trafiquants ?

Engagés au lendemain de la découverte de l’Amérique, en pleine période de la Renaissance en France, ni la traite des Noirs et ni l’esclavage n’étaient alors des survivances du passé, mais un système réinventé pour les besoins de l’accumulation primitive du capital. Bordeaux et Nantes en France, Bristol et Liverpool en Angleterre, qui figurent parmi les principaux ports d’où partaient les navires chargés de marchandises humaines et revenaient avec leurs cargaisons de sucre, doivent leur essor à cet abominable trafic. Pour assurer la richesse des colons, ils ont pillé l’Afrique, l’ont saignée de ses forces vives, transformé un continent « en une sorte de garenne commerciale pour chasse aux peaux noires », comme l’a dénoncé Karl Marx. L’exploitation de l’homme par l’homme dans les colonies implantées par les Européens a atteint un niveau d’intensité sans comparaison avec toutes les formes de servitude du passé, de la Grèce antique jusqu’aux serfs du Moyen Âge. C’est donc bien le colonialisme qui a mis en place cet esclavage quasi industriel, avec l’Afrique comme réserve de main-d’oeuvre gratuite et les îles caribéennes, vite condamnées à la monoculture sucrière.

En ce 160e anniversaire de l’abolition définitive de l’esclavage par la révolution de 1848, après une première décision d’émancipation par la Révolution française, peu après abrogée par Napoléon Bonaparte, comment ne pas être frappé par la résonance de la servitude coloniale avec le monde d’aujourd’hui ? L’état actuel de l’Afrique est pour une large part la conséquence de l’économie de prédation des puissances dominantes, en vies humaines et en matières premières. L’accumulation chez les uns a été obtenue au prix de la dépossession des autres. Les rapports de domination se sont poursuivis, certes sous des formes moins inhumaines, au-delà de l’abolition de l’esclavage, fruit du combat des esclaves eux-mêmes et des personnalités courageuses, de l’abbé Grégoire à Victor Schoelcher. Les guerres coloniales, au Vietnam et en Algérie, ont traduit, avec quelle violence ! la volonté des milieux dirigeants de maintenir les peuples, sinon sous le fouet du planteur, mais sous le joug des grandes puissances.

L’ombre portée de l’esclavage colonial c’est aussi le racisme et la xénophobie, le mépris imbécile à l’égard des Africains qui marquait le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar, en juillet 2007. Pour tenter de justifier le traitement imposé aux peuples asservis, les tenants du colonialisme n’ont eu de cesse de présenter les peuples colonisés comme des êtres inférieurs, « incapables de se projeter dans l’avenir » (Sarkozy), avec lesquels la République des droits de l’homme pouvait s’affranchir de ses propres principes. C’est ce qu’Aimé Césaire, le grand poète et militant de la négritude, appelait « la barbarie de l’Europe occidentale ». Césaire, dont l’héritage politique humaniste habitera toutes les manifestations organisées demain dans toute la France en hommage aux victimes de l’esclavage et aux combattants de l’émancipation.

Dans l’édition de l’Humanité du vendredi 9 mai 2008

par BANDERA ROSSA publié dans : pcfcapcorse communauté : Un PCF de lutte des classes !
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 10 mai 2008

                                  




Bolivie :
un référendum illégal pour déstabiliser Evo Morales et la politique de réformes populaires


En Bolivie, le référendum organisé et poussé par la droite et les grands propriétaires terriens de l’ Etat de Santa Cruz constitue un véritable coup de force institutionnel et une provocation qui vise à déstabiliser le gouvernement d’ Evo Morales pour pouvoir empêcher la poursuite des réformes progressistes.

Les organisateurs de ce référendum ont refusé l’appel au dialogue réitéré par Evo Morales et appuyé par de nombreux Etats et organisations internationales latino-américaines.

L’ Organisation des Etats américains (OEA), les pays membres de la Communauté andine des Nations (CAN) ont refusé de cautionner un référendum illégal qui s’est traduit par de vives tensions et des violences qui ont fait un mort et plus de 20 blessés.

Le Parti communiste français réaffirme sa solidarité avec l’ensemble des forces progressistes boliviennes autour d’Evo Morales et de sa politique de réformes sociales démocratiques.

Parti communiste français

Paris, le 7 mai 2008.

par BANDERA ROSSA publié dans : pcfcapcorse communauté : Un PCF de lutte des classes !
commentaires (0)    recommander

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

CHANTS

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus