Mercredi 16 janvier 2008

Tous pour un referendum
envoyé par HumaWebTV
 

L’Humanité donne la parole à des citoyens qui refusent le passage en force anti-démocratique : le gouvernement ne souhaite pas soumettre par référendum le "nouveau" traité européen en faisant adopter à la hussarde une révision de la constitution en congrès à Versailles. Deux manifestations sont prévues. Le 2 fevrier 2008 à Paris, http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/ la seconde le 4 fevrier 2008 à Versailles http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr/.
Une réalisation de Didier Delaine pour http://www.humanite.fr



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Mercredi 16 janvier 2008

Lundi 14 janvier 2008bucchini-dominique.jpg

 

Déclaration de Dominique BUCCHINI      

Président du groupe

Stupeur, consternation, incompréhension, interrogations, sont les mots qui définissent le sentiment le plus largement partagé. L'immense majorité de femmes, d'hommes, de jeunes, de progressistes, de républicains, qui vivent en Corse sont, en effet, attachés aux principes de fonctionnement d'une société qui distinguent la démocratie de l'arbitraire.

Les élu(e)s communistes et apparenté(e)s, sont naturellement de celles et de ceux qui, à partir de ce sentiment fort, stigmatisent les exactions qui se sont achevées par la tentative de destruction du bâtiment symbole de la Corse institutionnelle et politique, lieu privilégié du débat d'idées et donc garant d'une certaine vitalité démocratique.

Cette condamnation est une impérieuse nécessité et non un quelconque suivisme du gouvernement dont nous combattons par ailleurs la politique antisociale à travers une action qui se veut populaire et démocratique, convaincante pour devenir rassembleuse et transformatrice en Corse comme dans tout le pays.

Ce samedi une nouvelle étape a été franchie, une fois de plus elle se traduit par, par un recul révélateur de l'impasse politique dans laquelle la revendication indépendantiste, instrumentalisée par une violence clandestine, en décalage total avec l'époque et la société actuelles, enfonce la Corse. Le regain des attentats, dont la dimension intimidatrice comme tout acte de terrorisme le suppose, en fait également la démonstration.

Evidemment ceux qui entendent exprimer leurs convictions politiques avec ces méthodes sont bien les seuls à pouvoir décider de mettre un terme à ce qu'ils définissent eux-mêmes comme une lutte armée afin que s'établisse un véritable débat politique susceptible de déboucher sur une issue démocratique dans l'intérêt bien compris des Corses et de la Corse.
 
Josette Risterucci                            Michel Stefani                                             Maria Guidicelli
                                                                                       
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Mardi 15 janvier 2008

                          LES MENSONGES SUR LE TRAITE DE LISBONNE

 

Libéraux de droite comme de gauche, UMP, Modem et direction du PS, relayés par la presse patronale (Le Monde, Libé, Le Figaro, ….), diffusent, comme en 2005, une série de mensonges à propos du  traité modificatif européen (Traité de Lisbonne) qu’ils veulent voir ratifié à tout prix. En voici 5, parmi d’autres :

 

A propos de la laïcité :

 

Nouveauté par rapport au Traité établissant une Constitution pour l’Europe (TCE) : « l’héritage religieux » est mentionné comme « source de la démocratie, de l’Etat de droit et des libertés fondamentales » ; par contre, comme dans le TCE, l’Union Européenne (UE) reconnaît les Eglises, mais pas la laïcité (le mot et la chose sont absent des textes). Le retour en force de l’ingérence des Eglises est ainsi encouragé. L’Europe des Lumières s’obscurcit dangereusement. Les droits des femmes à peine conquis sont directement menacés. Le Vatican triomphe avec l’aide du chanoine qui préside la République.

 

A propos de la démocratie:

 

Comme dans le TCE, quelques dispositions renforcent le poids du Parlement européen, mais celui-ci reste largement un Parlement croupion : il n’est pas l’unique législateur et ses pouvoirs de contrôle sont limités (pas de séparation des pouvoirs), il ne peut pas proposer ses propres textes (le monopole de l’initiative est maintenu en faveur de la toute puissante Commission européenne qui peut s’opposer aux attentes du Parlement et du Conseil des ministres tous deux pourtant issus du suffrage universel). Le citoyen qui peut changer, par le suffrage universel, son maire, son parlementaire, son gouvernement est totalement impuissant face à une Commission européenne qui n’est pas comptable de ses actes. Le traité modificatif ne modifie pas le caractère technocratique et opaque d’une Commission européenne plus que jamais aux ordres des lobbies de la finance et du business.

 

A propos du néolibéralisme des politiques européennes :

 

La disparition de la formule « concurrence libre et non faussée » du TCE n’entraîne pas de changement dans l’orientation des politiques. Un article rappelle le primat d’une « économie de marché ouverte où la concurrence est libre » et un protocole (même valeur que le traité) indique que « le marché intérieur comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée ». La seule politique de l’UE, c’est, plus que jamais, de mettre en concurrence toutes les activités humaines. Pas de place pour la coopération ; pas de place pour la solidarité. Mme Merkel l’a confirmé au Parlement européen : en ce qui concerne le libéralisme des politiques, « rien ne va changer ».

 

A propos des services publics : 


Rien n’est plus mensonger que d’affirmer que l’UE protège désormais les services publics (baptisés « services d’intérêt général »). Un protocole dont l’intitulé parle des « services d’intérêt général » ne concerne en fait dans son contenu que les « services d’intérêt économique général » lesquels sont soumis aux règles de la concurrence. Il s’agit-là d’une formidable mystification de la part des auteurs du traité. Comme ceux-ci l’ont déclaré : « la liberté d’établissement et la liberté de circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services continuent de revêtir une importance capitale ».

 

A propos de la mondialisation néolibérale :

 

L’affirmation selon laquelle désormais l’UE protégerait contre la mondialisation est totalement mensongère et démentie par le texte : celui-ci renforce les pouvoirs de la Commission européenne pour négocier des politiques de dérégulation à l’OMC. Les pouvoirs du Comité 133 sont consacrés et renforcés dans la mesure où il ne devra plus se prononcer à l’unanimité. Son opacité demeure. La négociation de la mise en œuvre de l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS), dont l’objectif ultime est la privatisation de toutes les activités de services qu’elles soient nationales régionales ou municipales, en sera facilitée. Le traité de Lisbonne facilite la soumission des services publics locaux aux règles de l’AGCS.

 

On trouvera d’autres éléments de réflexion sur l’Europe et le traité modificatif (traité de Lisbonne) dans le livre que je viens de faire paraître : « Quelle Europe après le non ?» (Fayard).

 

Il faut signer l’appel du Comité National pour le Référendum :

www.nousvoulonsunreferendum.eu/

 Il faut interpeller les parlementaires (sénateurs et députés), candidats aux élections municipales, pour leur demander si  le 4 février Versailles ils vont permettre la ratification parlementaire de ce traité et pour leur dire qu’il sera tenu compte de leur attitude lors des prochaines municipales. C’est l’avenir des services publics locaux qui est en cause !

On ne représente pas un texte dont le contenu a été rejeté par le peuple souverain !

 
Raoul Marc JENNARmilitant et chercheur altermondialiste

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Mardi 15 janvier 2008

Réforme des ports: Marseille devra composer

avec l'opposition de la CGT

( Lundi, 14 janvier 2008 )

 

La réforme des ports autonomes annoncée lundi par le Premier ministre était réclamée depuis des mois à Marseille, premier port de France, par de nombreux acteurs politiques locaux ou de la filière portuaire mais la CGT départementale a déjà critiqué l'orientation sur la privatisation des activités de manutention.

Personne n'a oublié à Marseille la grève qui s'est produite sur le terminal méthanier en cours de construction que la CGT a bloqué pendant dix-huit jours en mars 2007, pour obtenir l'emploi de quatre agents à statut portuaire sur le terminal concédé à Gaz de France.

Sur le terminal à conteneurs de Fos 2xl, en cours de construction et dont l'exploitation a d'ores et déjà été concédée par le Port autonome de Marseille (Pam) à Port Synergy (groupement CMA-CGM/P&O Ports) et à l'armateur italien MSC, la question de la privatisation des emplois des grutiers et des portiqueurs, a longtemps été taboue.

Sans attendre l'arrivée de ces concessionnaires privés qui demandent à employer leur propre personnel, la CGT avait dès le départ dénoncé un "remake" de ce qui s'était passé en 1992, lorsque les dockers qui transportent vers les camions les conteneurs que les grutiers ont déchargé des navires, étaient passés sous l'autorité des entreprises de manutention.

Lundi, la CGT du Pam et l'UD-CGT des Bouches-du-Rhône ont immédiatement dénoncé la future réforme. "Nous sommes fortement opposés à ce qui vient d'être annoncé", a laconiquement déclaré le secrétaire général de la CGT du PAM, Pascal Galeoté, tandis que l'Union départementale a jugé choquant que le Premier ministre annonce cette privatisation des activités de manutention "sans aucune discussion avec les organisations syndicales".

En revanche, les acteurs économiques locaux se sont réjouis. Ils ont multiplié les interventions, rapports à l'appui, pour que la réforme portuaire promise par Nicolas Sarkozy en juillet déjà à Marseille, devienne effective. Avec à la clé, le souci de voir Marseille cesser de perdre du terrain sur la concurrence, notamment pour le trafic conteneurs où elle n'occupe plus que la 30e place.

Jacques Pfister, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Marseille Provence, s'est félicité de cette décision "susceptible d'influer fortement sur l'avenir du Pam". M. Pfister espère que la réforme concernera l'ensemble des terminaux, y compris pétroliers et gaziers. Il en attend également "un poids accru des collectivités locales et une entrée des acteurs privés dans le conseil d'administration".

Pour le directeur du port Guy Janin, "François Fillon a insisté sur la transparence du processus", en expliquant que "personne ne sera laissé sur le bord du chemin, et avec l'objectif de créer 30.000 emplois". "C'est un argument fort pour tout le monde" a-t-il dit à l'AFP.

Côté politique, en accueillant le Premier ministre, le sénateur-maire UMP Jean-Claude Gaudin s'était fait insistant: "Marseille a besoin de la réforme des ports" a-t-il lancé, remerciant ensuite François Fillon des annonces faites.

Son rival dans la course des municipales à Marseille, le socialiste Jean-Noël Guérini, a estimé que l'actuel maire "a fait venir François Fillon pour avoir un soutien à sa candidature". Réaffirmant son accord à l'investissement privé, il a jugé que "cette visite n'amène rien. Pas de calendrier, pas de concret, sinon un catalogue d'intentions, très vague, très flou". Avant d'ajouter: "J'ai l'impression que l'on cherche, une fois de plus, à agiter un chiffon rouge, comme si l'on rêvait secrètement d'un conflit".

 

forum communiste

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Mardi 15 janvier 2008

Immigration: François Fillon annonce

"au moins" 25.000 expulsions en 2008

( Mardi, 15 janvier 2008 )

 

 Le Premier ministre François Fillon a précisé lundi 14 janvier que son gouvernement avait fixé à 25.000 "au moins" l'objectif des expulsions d'étrangers en situation irrégulière pour 2008.

"Le nombre des reconduites à la frontière réalisées en 2007 est proche de l'objectif de 25.000", a déclaré François Fillon, "l'objectif pour 2008 sera au moins équivalent".

Pour lui, la position du gouvernement est "claire et républicaine": les étrangers "qui obtiennent par leurs efforts et leurs compétences des papiers pour travailler et résider en France sont les bienvenus". Mais "ceux qui ne remplissent pas aux critères posés par nos lois" doivent être "reconduits dans leur pays", a-t-il conclu sur le sujet.


 

***

La liberté d’expression s’arrête au pied de la passerelle


Lyon: un élu condamné à 500 euros d'amende pour s'être opposé à l'expulsion d'une famille de sans-papiers et avoir pris la parole dans un avion.

Le tribunal correctionnel de Lyon a condamné lundi 14 janvier François Auguste, vice-président PCF de la région Rhône-Alpes, à une amende de 500 euros pour "obstruction à la reconduite à la frontière" et "entrave à la circulation d'un aéronef". Cette condamnation ne sera pas inscrite au casier judiciaire de l'élu. La plainte émanait  d’Air France qui assimile la parole d’un passager à une action presque terroriste.La peine est donc légèrement plus sévère que ce que la procureur avait requis lors de l'audience le 26 novembre 2007, puisqu'elle avait réclamé une amende de 450 euros.

Le 2 décembre 2006, François Auguste avait protesté contre l'expulsion dune famille kosovare qui devait embarquer à bord de l'avion où il venait de s'installer pour un déplacement professionnel pour l’Inde, via Paris .
 "Une fois à bord, il s’aperçoit qu’une femme et une enfant sont sous la garde de policiers, au fond de l’avion. Il se lève, interpelle le commandant de bord pour obtenir un délai pour faire des démarches et veut expliquer aux passagers ce qui se passe. Il n’a pas le temps de finir sa phrase.  La police intervient, le maîtrise, l’entraîne hors de l’avion, le jette à terre, le maintient en garde à vue pendant cinq heures. "  Le vol avait décollé avec une heure de retard. 
C’est toute une politique de criminalisation de la solidarité qui s’organise.
 La France  a été condamnée par la Cour européenne.

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