Jeudi 21 février 2008
  
Cuba après Fidel...L'heure de la curée? Nombreux sont ceux qui se félicitent du départ à la retraite de Fidel: 
Certains pensent qu'il a beaucoup fait pour son pays_à Bandera Rossa,  on est de ceux-là_, et qu'il est temps qu'il se repose; d'autres poussent un soupir de soulagement: Ce sont  ceux qui voudraient que Cuba redevienne le bordel  et le casino géant qu'il était sous occupation états-unienne(avant 1959); ceux que la révolution cubaine dérange (mais pourquoi?), et parmi ceux-là, il y a malheureusement ausssi quelques communistes.  
Il y a  ceux qui gobent la propagande et vont tout aussi bien  en vacances  dans des pays où l'exploitation de l'homme par l'homme est manifeste, et le travail  et/ou/ la prostitution des enfants ne se dissimulent même  pas... 
 Nous nous adressons aux esprits ouverts, à ceux qui n'ont pas besoin de sauveur suprême  pour penser...

Association Cuba Linda
9 rue Pablo Picasso
24750 BOULAZAC
www.cuba-linda.com

 Rarement un révolutionnaire, un homme d'Etat aura provoqué autant de réactions aussi passionnées que Fidel Castro. Certains l'ont adoré avant de le brûler sur la place publique, d'autres ont d'abord pris leurs distances avant de se rapprocher de ce personnage hors du commun. Fidel Castro n'a pas de pareil. Il est « Fidel » ou le « Comandante » pour les Cubains et les latino-américains, pas le « leader maximo », une formule ânonnée par les adeptes européo-étatsuniens du raccourci facile.

Le jeune Fidel, fils d'un aisé propriétaire terrien, né il y a 81 ans à Biran dans la province de Holguin, n'affiche pas au départ le profil d'un futur révolutionnaire. Un de ses compagnons, Alfredo Guevara, fils d'immigrés andalous et légendaire inspirateur du cinéma cubain, dira de lui : « Ou c'est un nouveau José Marti (le héros de l'indépendance), ou ce sera le pire des gangsters ». Premier coup d'éclat : l'attaque de la caserne Moncada, le 26 juillet 1953. Un échec. Arrêté et condamné à 15 ans de prison, Fidel rédige « l'Histoire m'acquittera », un plaidoyer expliquant son action et se projetant sur l'avenir de son pays. Libéré en 1955, il s'exile avec son frère Raul au Mexique.  Plusieurs opposants à la dictature de Batista rejoignent Fidel. Parmi eux, un jeune médecin argentin, Ernesto Rafael Guevara de la Serna.

 Le 2 décembre 1956, Fidel monte une expédition avec 82 autres exilés. Venant du Mexique à bord du « Granma », ils débarquent après une traversée mouvementée dans la Province Orientale (sud-est de Cuba). La troupe de Batista les y attend. Commence alors dans la Sierra Maestra une lutte de guérilla. Fidel Castro apparaît au grand jour dans les journaux nord-américains et européens. A Washington, on ne s'en émeut guère lassés des frasques d'un Batista peu présentable. Après l'entrée de Fidel dans La Havane, le 9 janvier 1959, on observe avec intérêt ce « petit bourgeois qui viendra à la soupe comme tout le monde », ricane-t-on au département d'Etat. Même le vice-président Nixon mandaté pour le recevoir afin de vérifier s'il est communiste soufflera à Eisenhower : « C'est un grand naïf, nous en ferons notre affaire ».  Tant que Fidel ne s'attaque pas à leurs intérêts économiques, les dirigeants étasuniens ne s'alarment pas. Lorsque la révolution commence à exproprier des industries nord-américaines, la United Fruit par exemple, la donne change brutalement.

 Le premier attentat dans le port de La Havane, le 4 mars 1960, sonne le prélude à une longue liste d'actes terroristes : le cargo battant pavillon tricolore, La Coubre, explose dans le port de La Havane faisant plus de cent morts, dont six marins français. Pendant ce temps, une opération de grande envergure se prépare du côté de Miami : le débarquement de la Baie des Cochons. En avril 1961, au lendemain de l'annonce par Fidel de l'orientation socialiste de la révolution, le gouvernement des Etats-Unis missionne la CIA pour encadrer 1400 exilés cubains et mercenaires latino-américains. Fidel en personne dirige la contre-attaque. La tentative d'invasion se solde par un fiasco. Les Etats-Unis signent là leur déclaration de guerre à la révolution cubaine. Pendant des dizaines d'années, ils utiliseront toute la panoplie terroriste pour tenter d'assassiner Fidel, jusqu'à la combinaison de plongée sous-marine enduite de poison, faciliteront le débarquement de groupes armés, financeront et manipuleront les opposants, détruiront des usines, introduiront la peste porcine et des virus s'attaquant au tabac et à la canne à sucre. Ils organiseront l'asphyxie économique de l'île en décrétant un embargo toujours en vigueur. « El Caballo » (le cheval) comme l'appellent parfois les gens du peuple, ce que Fidel n'apprécie pas, a survécu à Eisenhower, Kennedy, Johnson, Nixon, Reagan, Ford et assisté aux départs à la retraite de Carter, Bush père et Clinton.  

 Tant d'années d'agressions et de coups tordus, tant d'années de résistance d'un petit pays de douze millions d'habitants face à la première puissance économique et militaire mondiale. Qui fait mieux ? Lorsqu'on évoque le manque de libertés à Cuba, ne faudrait-il pas d'abord se poser la question : un pays harcelé, étranglé, en guerre permanente, constitue-t-il le meilleur terreau pour favoriser l'épanouissement de la démocratie ?

La crise des fusées ? Nikita Khrouchtchev décide, en 1962, d'installer à Cuba des missiles afin, officiellement, de dissuader les Etats-Unis d'agresser l'île. La direction soviétique met deux fers au feu : dissuader les Etats-Unis d'agresser Cuba, afficher un clair avertissement à Washington sur l'air de « nous sommes désormais à proximité de vos côtes ». La tension atteint un point tel qu'un grave conflit mondial est évité de justesse. Les missiles soviétiques retirés, Fidel regrettera que le représentant de l'URSS à l'ONU n'ait pas reconnu la réalité des faits. « Il fallait dire la vérité », disait-il. Il fut bien obligé de se plier à la décision finale de Moscou même si dans les rues de La Havane des manifestants scandaient à l'adresse de Khrouchtchev : « Nikita, ce qui se donne ne se reprend pas. »
 

Entre Moscou et La Havane, au-delà des rituels, les relations ont toujours été conflictuelles.  Les Soviétiques voyaient d'un mauvais oil le rôle de Fidel dans le mouvement des non alignés, l'implication cubaine aux côtés des mouvements révolutionnaires latino-américains, puis l'aide à l'Afrique. Ils ne supportaient pas la farouche volonté d'indépendance et de souveraineté de La Havane. Une fois l'URSS disparue, les nouveaux dirigeants russes ont pratiqué avec le même cynisme abandonnant l'île, coupant du jour au lendemain les livraisons de pétrole et déchirant les contrats commerciaux. Quel autre pays aurait pu supporter la perte en quelques semaines de 85% de son commerce extérieur et de 80% de ses capacités d'achat ?  L'Espagne, ancienne puissance coloniale, a laissé à Cuba un héritage culturel, les Etats-Unis son influence historique et ses détonants goûts culinaires. Mais la Russie ? Rien, même pas le nom d'un plat ou d'un cocktail.

 L'exportation de la révolution ?  Fidel n'a jamais utilisé le mot « exportation ». Doit-on reprocher ou remercier Fidel d'avoir accueilli les réfugiés fuyant les dictatures du Chili et d'Argentine, de Haïti et de Bolivie, d'avoir ouvert les écoles, les centres de santé aux enfants des parias de toute l'Amérique latine et, plus tard, aux enfants contaminés de Tchernobyl ? Doit-on lui reprocher ou le remercier d'avoir soutenu les insurrections armées au Nicaragua, au Salvador et d'avoir sauvé, face à l'indifférence des dirigeants soviétiques, l'Angola fraîchement indépendante encerclée par les mercenaires blancs sud-africains fuyant, effrayés,  la puissance de feu et le courage des soldats cubains, noirs pour la plupart ?

 Les libertés ? Fidel, un tyran sanguinaire ? Il y eut d'abord l'expulsion des curés espagnols qui priaient le dimanche à la gloire de Franco. Complice de Batista, l'église catholique cubaine était et demeure la plus faible d'Amérique latine. Les relations avec l'Eglise catholique furent complexes durant ces longues années jusqu'au séjour de Jean Paul II en 1998 annoncée trop rapidement comme l'extrême onction de la révolution. Ce n'est pas à Cuba que des évêques et des prêtres ont été assassinés, mais au Brésil, en Argentine, au Salvador, au Guatemala et au Mexique. Il y eut la fuite de la grande bourgeoisie, des officiers, des policiers qui  formèrent, dès la première heure, l'ossature de la contre révolution encadrée et financée par la CIA. Il y eut ensuite les départs d'hommes et de femmes ne supportant pas les restrictions matérielles. Il y eut l'insupportable marginalisation des homosexuels. Il y eut les milliers de balseros qui croyaient pouvoir trouver à Miami la terre de toutes les illusions. Il y eut la froide exécution du général Ochoa étrangement tombé dans le trafic de drogue. Il y eut aussi ceux qui refusaient la pensée unique, la censure édictée par la Révolution comme « un acte de guerre en période de guerre ». Que la révolution ait commis des erreurs, des stupidités, des crimes parfois n'est pas contestable. Mais comment, dans une situation de tension extrême, écarter les dérives autoritaires?

 A Cuba, la torture n'a jamais été utilisée. On tranchait les mains des poètes à Santiago du Chili, pas à la Havane. Les prisonniers étaient largués en mer depuis des hélicoptères en Argentine, pas à Cuba. Il  n'y a jamais eu des dizaines de milliers de détenus politiques dans l'île mais un nombre trop important qui ont dû subir pour certains des violences. Mais n'est-ce pas curieux que la plupart des prisonniers sortant  des geôles cubaines aient été libérés dans une bonne condition physique ?

Voici un pays du Tiers monde où l'espérance de vie s'élève à 76 ans, où tous les enfants sont scolarisés et soignés gratuitement. Un petit pays par la taille capable de produire des universitaires de talent, des médecins et des chercheurs parmi les meilleurs au monde, des sportifs raflant les médailles d'or, des artistes, des créateurs.  Où, dans cette région du monde, peut-on présenter un tel bilan ?

 
Fidel a tout vécu. La prison, la guérilla, l'enthousiasme révolutionnaire du début, la défense contre les agressions, l'aide internationaliste, l'abandon de l'URSS, une situation économique catastrophique lors de la « période spéciale », les effets de la mondialisation favorisant l'explosion du système D, aujourd'hui la maladie. Il a (difficilement) accepté l'adaptation économique avec un tourisme de masse entraînant la dollarisation des esprits. Il a très mal supporté  le retour de la prostitution même si dans n'importe quelle bourgade latino-américaine on trouve plus de prostituées que dans  la 5 eme avenue de La Havane. Alors, demain quoi ?

 Fidel à la retraite, la révolution va-t-elle s'éteindre ? Il ne se passera pas à Cuba ce qui s'est produit en Europe de l'Est car la soif d'indépendance et de souveraineté n'est pas tarie. Il y a dans cette île des millions d'hommes et de femmes - y compris de l'opposition - prêts à prendre les armes et à en découdre pour défendre la patrie.  Le souvenir de la colonisation, malgré le fil du temps, reste dans tous les esprits, les progrès sociaux enregistrés, au-delà des difficultés de la vie quotidienne, constituent désormais des acquis. Il y a plus. La révolution a accouché d'une nouvelle génération d'hommes et de femmes refusant le retour au passé, des cadres « moyens » de trente à quarante ans performants en province, des jeunes dirigeants nationaux aux talents confirmés. Une nouvelle époque va s'ouvrir avec des atouts que Fidel n'avait pas. L'Amérique latine, ancienne arrière cour des Etats-Unis, choisit des chemins progressistes de développement, l'intégration régionale est en marche, les échanges économiques permettent le transfert de savoir faire contre des matières stratégiques, le prestige de la révolution cubaine demeure intact auprès des peuples latino-américains. Cuba, enfin, peut respirer.

 Il n'y aura pas de rupture à Cuba. Il y aura évolution. Obligatoire. Pour qu'elle puisse s'effectuer dans les meilleures conditions, les vieux commandants de la Révolution vont devoir ranger leurs treillis vert olive et passer la main. Les atlantes du futur, de plus en plus métissés, sont prêts. Ne sont-ils pas les enfants de Fidel ?

 José Fort pour Cuba-si-France.

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par BANDERA ROSSA publié dans : pcfcapcorse communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Mercredi 20 février 2008

MESSAGE DE FIDEL CASTROIfidel-jpg.jpg

Chers compatriotes

Je vous ai promis, vendredi dernier, 15 février, d’aborder dans mes prochaines Réflexions une question intéressant beaucoup d’entre vous. Je le fais cette fois-ci sous forme de message.

Le moment est venu de présenter à l’Assemblée nationale la candidature des membres du Conseil d’Etat, de son président, de ses vice-présidents et de son secrétaire, et de les élire.

J’ai rempli cette estimable fonction de président pendant de nombreuses années. La Constitution socialiste a été adoptée le 15 février 1976 au suffrage libre, direct et secret de plus de 95 p. 100 des citoyens ayant le droit de vote. La première Assemblée nationale du pouvoir populaire, constituée le 2 décembre de la même année, a élu le Conseil d’Etat et sa présidence. J’avais exercé auparavant la fonction de Premier ministre pendant presque dix-huit ans. J’ai toujours eu les prérogatives nécessaires pour mener de l’avant l’œuvre révolutionnaire avec le soutien de l’immense majorité du peuple.

Connaissant mon état de santé critique, beaucoup de gens à l’étranger pensaient que ma renonciation provisoire, le 31 juillet 2006, au poste de président du Conseil d’Etat que je laissais aux mains du premier vice-président, Raúl Castro Ruz, était définitive. Raúl en personne, qui occupe aussi le poste de ministre des Forces armées révolutionnaire par mérite personnel, et les autres compagnons de la direction du parti et de l’Etat renâclaient à l’idée de me considérer écarté de mes fonctions malgré mon état de santé précaire.

Ma position était inconfortable face à un adversaire qui a fait l’impossible pour se débarrasser de moi : il ne m’était pas du tout agréable de lui complaire.

J’ai pu ensuite, une fois récupérée la pleine maîtrise de mon cerveau, beaucoup lire et réfléchir, compte tenu de mon repos forcé. J’avais assez de forces pour écrire pendant de longues heures, une occupation que j’ai partagée avec les séances de physiothérapie et les programmes de rétablissement pertinents. Un bon sens élémentaire m’indiquait que cette activité était à ma portée. Je me suis toujours soucié par ailleurs, en parlant de ma santé, de ne pas faire naître de fausses illusions dans notre peuple, un dénouement fatal en pleine bataille risquant d’être traumatisant pour lui. Le préparer à mon absence des points de vue psychologique et politique, telle était ma première obligation après tant d’années de lutte. Je n’ai jamais manqué de signaler qu’il s’agissait d’une convalescence « non exempte de risques ».

J’ai toujours souhaité faire mon devoir jusqu’à mon dernier souffle. C’est ce que je puis offrir.

Je communique à mes très chers compatriotes, qui m’ont fait l’immense honneur de m’élire voilà quelques jours membre du Parlement, lequel doit adopter des accords importants pour les destinées de notre Révolution, que je n’aspirerai pas au poste de président du Conseil d’Etat et de commandant en chef ni ne l’accepterai – je répète : je n’y aspirerai pas ni ne l’accepterai.

Dans de brèves lettres adressées à Randy Alonso, animateur du programme La Table ronde télévisée, avec mission de les divulguer, j’avais inclus discrètement des points du Message que j’écris aujourd’hui, sans que son destinataire soit au courant de mes intentions. Je faisais confiance à Randy parce que je l’avais connu quand il était élève de journalisme et que je me réunissais presque toutes les semaines avec les principaux représentants des étudiants de province dans la bibliothèque de la vaste villa du quartier Kohly où ils logeaient. Aujourd’hui, le pays tout entier est une immense université.

Je choisis quelques paragraphes de ma lettre à Randy, du 17 décembre 2007 :

« Je suis profondément convaincu que les réponses aux problèmes actuels de la société cubaine, dont le niveau scolaire moyen est proche de la terminale, qui compte presque un million de diplômés universitaires et où tous les citoyens sans discrimination jouissent de la possibilité réelle de faire des études, exigent plus de variantes que celles que peut offrir un échiquier. On ne saurait ignorer aucun détail. Il ne s’agit pas d’une voie facile, si l’on veut que l’intelligence de l’être humain dans une société révolutionnaire l’emporte sur ses instincts.

« Mon devoir élémentaire est, non pas de m’accrocher aux fonctions, encore moins de faire obstacle à de plus jeunes, mais d’apporter des expériences et des idées dont la modeste valeur provient de l’époque exceptionnelle qu’il m’a été donné de vivre.

« Je pense comme Niemeyer : il faut être conséquent jusqu’au bout. » Lettre du 8 janvier 2008 :

« Je suis résolument en faveur du vote uni (un principe préservant les mérites ignorés) qui nous a permis d’éviter la tendance à copier ce qui se faisait dans les pays de l’ancien camp socialiste, dont le portrait d’un candidat unique à la fois si solitaire et parfois si solidaire avec Cuba. Je respecte beaucoup cette première tentative de construire le socialisme grâce à laquelle nous avons pu poursuivre sur la voie choisie.

Mais je suis trop conscient que "toute la gloire du monde tient dans un grain de maïs" ».

Je trahirais donc ma conscience en occupant des responsabilités qui exigent qu’on puisse se déplacer librement et qu’on s’y adonne à fond, ce qui n’est plus à ma portée. Je l’explique sans dramatisme.

Notre Révolution peut encore compter, heureusement, sur des cadres de la vieille garde, aux côtés d’autres qui étaient très jeunes au début de sa première étape. Certains ont rejoint presque enfants les combattants des montagnes et ont ensuite écrit des pages de gloire dans notre pays par leur héroïsme et leurs missions internationalistes. Ils ont l’autorité et l’expérience requises pour garantir la relève. Notre Révolution peut aussi compter sur une génération intermédiaire qui a appris à nos côtés les ingrédients de l’art complexe et presque inaccessible d’en organiser et diriger une.

Le chemin sera toujours difficile et exigera les efforts intelligents de tout le monde. Je me méfie des voies apparemment faciles de l’apologétique ou, par antithèse, de l’autoflagellation. Toujours se préparer aux pires variantes. Etre aussi prudent dans le succès que solide dans l’adversité, voilà un principe à ne pas oublier. L’adversaire à vaincre est extrêmement fort, mais nous l’avons tenu en respect pendant presque un demi-siècle.

Je ne vous fais pas mes adieux. Je tiens juste à combattre en soldat des idées. Je continuerai d’écrire sous le titre de : « Réflexions du compañero Fidel ». Ce sera une arme de plus à ajouter à notre arsenal. Peut-être écoutera-t-on ma voix. Je serai prudent.

Je vous remercie.

Fidel Castro Ruz

18 février 2008  -   17 h 30

par BANDERA ROSSA publié dans : pcfcapcorse communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Mardi 19 février 2008

   Voilà un texte qui déplaira sans doute à certains journalistes un peu trop complaisants avec le pouvoir en place, ceux qui ne savent pas dire non, ceux qui ont la mémoire courte et le courage petit, ceux qui ferment obstinément les yeux sur ce qui ne rapporte ni argent ni gloire facile.mediasjpg.jpg
 
« Ce qui est triste dans le journalisme [...], c´est qu´il reste muet devant les insolences, les mensonges et les bouffonneries du pouvoir. Mais par contre, on secoue l´encensoir pour envelopper le Prince de l´encens de l´adulation. Les journalistes font partie de la suite présidentielle et, à ce titre, jouent le rôle de courtisans, d´huissiers, de palefreniers, de lèche-bottes et, s´il le faut, de mange-m... . Un journaliste ne doit jamais faire partie de la suite présidentielle. Le journaliste se définit face au Pouvoir, pas aux côtés du Pouvoir... et le silence muet de la Grande Presse est encore plus triste. L´état de larbin équivaut à l´état d´abjection. »
Alberto Aguirre - journaliste.

(article paru le 18 août 2003 dans la revue Cromos)
 
Pardon, pardon, j´ai zappé un détail : entre les crochets, il faut rajouter « colombien ». Alberto Aguirre, bien que d´origine basque, est un journaliste colombien. Vous aviez cru qu´il s´agissait de la France ??? C´est fou ce que vous avez mauvais esprit !!
 
Annie Arroyo ( in Cuba Solidarity Project)

par BANDERA ROSSA publié dans : pcfcapcorse communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Mardi 19 février 2008

18 février 2008                  RIFONDAZIONE2.jpg                       PCItali.gif

Italie: effacement de toute référence communiste aux élections! Les communistes réagissent!

Nouvelle d'Italie. Dans la précipitation des élections anticipées, la direction de Réfondation communiste et ses alliés tentent d’effacer tout symbole communiste en Italie. Nombre de communistes réagissent et commencent à s'unir.

La fin du symbole communiste en Italie ?

Une dépêche de l’agence italienne ANSA du 13 février nous informe que :

« Les leaders de la « Sinistra Arcobaleno » (Gauche arc-en-ciel, formée par les deux partis communistes Rifondazione Comunista et Partito dei Comunisti Italiani, les Verts et Sinistra Democratica, issue de l’ancien PCI) ont confirmé leur choix d’adopter pour les prochaines élections le symbole de l’arc-en-ciel déjà choisi en décembre dernier pour leurs « états généraux de la Gauche » ». 

La décision a été prise à l’unanimité même si le secrétaire du PdCI, Oliviero Diliberto, n’a pas caché sa perplexité. Il explique qu’il « aurait préféré un symbole unitaire affichant à son intérieur, en plus petit, les symboles des quatre partis participants ». Mais, poursuit-il, « désormais nous travaillons pour l’unité de la gauche ». Le secrétaire du PdCI explique que sa priorité est à présent « la campagne électorale où il ne faut pas disperser une seule voix ».

 

C’est le dernier acte d’une mauvaise pièce que les dirigeants de RC jouent depuis des mois et qui a notamment comporté le renvoi du congrès du Parti et, après cette entorse au règlement interne, l’appel à s’adhérer à la nouvelle formation politique, pourtant non encore définie.

 

Dirigeant du réseau « L’Ernesto », le parlementaire G. Pegolo a fait paraître dans le site de son groupe ( www.lernesto.it ) le communiqué suivant, intitulé
« Les tendances critiques de Rifondazione qui n’acceptent pas cette issue doivent s’unir ».

 

« La survie du Parti est en jeu. L’intention d’en venir à un nouveau parti, renonçant à la référence communiste, est évidente.

Ces jours-ci, notre site croule sous les courriels d’adhérents du Parti protestant contre la volonté du groupe dirigeant de supprimer le symbole lors des prochaines élections. Ces adhérents condamnent la dérive que constitue le Parti unique de la gauche. Ils n’acceptent pas les entorses récurrentes à la démocratie interne du Parti. Il s’agit de camarades de L’Ernesto, d’Essere Comunisti (réseau que dirige C. Grassi) mais aussi d’inscrits qui n’appartiennent pas à des courants ou qui jusqu’à hier se retrouvaient dans les positions de la majorité du Parti.

Ces camarades nous demandent des réponses. Ils ne sont pas particulièrement intéressés aux articulations internes du Parti. Ils veulent un espoir, ils exigent que nous nous battions pour la survie de ce Parti.

Ils ont raison. Ils ont cerné l’essentiel du danger qui pèse sur notre Parti. Leur position est lucide et rationnelle. En effet, un passage décisif est en train de se produire. En diminuer la signification empêcherait d’en saisir la gravité.

Avec les déclarations du secrétaire (F.Giordano, héritier de F. Bertinotti) invitant à se présenter aux élections sous un symbole unique de la Gauche, sans faucille et marteau, avec sa proposition d’entamer immédiatement la campagne d’adhésions au Parti unique de la gauche, a définitivement été éliminée l’idée d’une confédération de Partis, c’est-à-dire la possibilité d’un accord entre les quatre Partis de la « chose rouge » qui préserve l’identité de chacun.

Nous, de L’Ernesto, n’avons jamais cru que cette éventualité puisse se réaliser ; d’autres l’ont prônée. A présent, toutefois, après cette décision de la majorité de Rifondazione la route est tracée. Il est évident qu’après les élections avec le symbole unique commencera la surenchère de « dépassons toute appartenance ! redistribuons les cartes ! laissons entrer la société civile ! etc. ». Recettes éculées qu’on utilise lorsque l’on veut justifier la liquidation d’un parti pour en créer un autre, différent.

De la part de ceux qui, comme nous, ont toujours revendiqué la nécessité de maintenir l’expérience de Rifondazione Comunista, il serait irresponsable de ne pas prendre acte de cette situation exceptionnelle. Je pense à notre tendance, L’Ernesto, mais également à celle d’Essere Comunisti, avec qui nous avons longtemps partagé un parcours commun. La division qui s’est produite dans des circonstances bien douloureuses ne saurait diminuer l’exigence, pressante, de mener ensemble une bataille contre la liquidation du Parti.

Je pense aussi à d’autres sensibilités : en particulier, au mouvement de Florence [cf. l’appel de Florence], expérience extraordinaire réclamant à la fois un renouveau du Parti et une opposition inflexible à son dépassement. Je pense en outre aux camarades qui appartiennent depuis toujours à la majorité du Parti, mais qui ont exprimé en ces derniers mois d’importantes positions autonomes.
Toutes ces sensibilités doivent aujourd’hui se réunir pour conduire une bataille commune pour la survie de RC, de son symbole sur le bulletin de vote, de son nom, mais aussi de sa structure interne et, surtout, de son patrimoine politique et culturel. Elles doivent aussi revendiquer le droit de la base de s’exprimer, en refusant une fois pour toutes d’inadmissibles pratiques antidémocratiques.

Nous l’avons souvent répété : il ne s’agit pas d’un réflexe nostalgique de qui ne sait pas renoncer à son identité ; au contraire, c’est une exigence issue de la conscience que ce qui est supposé remplacer RC est une formation plus modérée, encline à entrer au gouvernement coûte que coûte, hétérogène et bâtie sur l’exigence de survie d’une caste politicienne.

Une force qui, aujourd’hui, peut bien se présenter aux élections seule, mais qui par la suite sera ramenée à un rapport organique avec le Parti Démocrate [formé de l’union des Démocrates de Gauche, ex-PCI, et des partis issus de l’ancienne Démocratie chrétienne], puisque sa raison d’être n’est pas une proposition alternative, mais simplement la possibilité de jouer un rôle sur le marché politique. Il n’y a point d’âme dans la “chose rouge”.

Elle se borne au repêchage d’images déjà vues lors de la dissolution du PCI. On reprend l’exigence de nouveauté, l’acharnement contre les identités, le flou du programme politique, la priorité de la manœuvre sur les contenus. C’est l’histoire qui se répète sous forme de farce, conduisant toutefois au même résultat, malgré tant de discours tonitruants.

L’issue est l’homologation. Voilà pourquoi nous ne nous y prêterons pas et nous voulons que d’autres mènent cette bataille à nos côtés. »


                                  par Vive le Parti Communiste Français

 

 

 

par BANDERA ROSSA publié dans : pcfcapcorse communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Mardi 19 février 2008

Réponse à la crise mondiale des prix alimentaires              via-campesina2.jpg

 

Deja Fidel Castro avait alerté l'opinion mondiale sur le danger que  la fabrication d'agro-carburants faisait courir aux pays pauvres, contraints de renoncer aux cultures vivirières pouir alimenter les automobiles dans les pays  développés.( cf: Réflexions de Fidel castro" sur le site de GRANMA)





LA VIA CAMPESINA    

 

  

 

La Via Campesina, Rome, 14 Février 2008.

 

Les consommateurs du monde entier ont vu les prix des denrées alimentaires de base augmenter d’une façon dramatique ces derniers mois, entraînant de grandes difficultés particulièrement au sein des communautés les plus pauvres. En un an, le prix du blé a doublé et celui du maïs a augmenté de 50%.

Cependant la production n’est pas en crise. Les statistiques démontrent que la récolte de céréales n’a jamais été aussi abondante qu’en 2007 [1] .

Les prix augmentent pour diverses raisons. D’abord, une partie de plus en plus importante de la production est actuellement détournée pour la fabrication d’agro-carburants ; les réserves mondiales d’aliments sont au niveau le plus bas depuis 25 ans suite à la dérégulation des marchés par l’OMC et certains pays exportateurs comme l’Australie ont connu de mauvaises récoltes en raison d’accidents climatiques. Par ailleurs, les prix augmentent parce que des entreprises financières spéculent sur l’alimentation du monde, misant sur la perspective d’une offre insuffisante. La production alimentaire, sa transformation et sa distribution tombent de plus en plus sous la coupe de compagnies transnationales qui monopolisent les marchés.

 

La tragédie des agro-carburants : ils nourrissent les moteurs, pas les peuples.

Les agro-carburants, (les carburants produits à partir des plantes, de l’agriculture et des forêts) nous sont présentés comme la réponse à la crise pétrolière et au réchauffement climatique. Toutefois de nombreux scientifiques et institutions admettent aujourd’hui que leur pouvoir énergétique et que leur influence sur l’environnement seront limités ou carrément négatifs. Malgré cela, le monde économique se rue vers ce nouveau marché qui entre en compétition directe avec les besoins alimentaires des populations. Le gouvernement indien envisage de planter 14 millions d’hectares de Jatropha, La Banque inter-américaine de Développement estime que le Brésil dispose de 120 millions d’hectares qui pourraient être cultivés pour des récoltes destinées aux agro-carburants et le lobby des agro-carburants parle déjà de 379 millions d’hectares disponibles dans quinze pays Africains [2]. La demande actuelle de maïs pour la production d’éthanol représente déjà 10% de la consommation mondiale, ce qui fait monter les prix.

Les agro-carburants industriels sont une absurdité économique sociale et environnementale. Leur production devrait être arrêtée et la production agricole devrait être dirigée en toute priorité sur l’alimentation.

 

Tous les producteurs ne profitent pas de ces augmentations de prix.

Les prix records des aliments frappent les consommateurs/trices, et contrairement à ce qu’on pourrait attendre, ils ne bénéficient pas non plus à tous les producteur/trices. Les éleveurs de bétail sont en crise suite à l’augmentation du prix des aliments pour bétail, les producteurs de céréales voient le prix des engrais augmenter et les paysans sans terres ainsi que les travailleurs agricoles se voient dans l’impossibilité d’acheter les aliments de base. Les agriculteurs/trices vendent leur production bien au dessous du prix que payent les consommateurs. La COAG, la Coordination espagnole des agriculteurs et des éleveurs a calculé que les consommateurs/trices espagnol(e)s payaient jusqu’à 600% de plus que le prix payé aux producteur/trices.

Les producteurs/trices et les consommateurs/trices ont besoin de prix justes et stables, et pas de l’instabilité actuelle. Les paysan(ne)s ne peuvent produire quand les prix sont trop bas, comme cela a souvent été le cas au cours des dernières décennies. Par conséquent ils ont besoin d’une régulation des marchés qui va à l’encontre des politiques de l’OMC

Ce sont les entreprises agro-industrielles et la grande distribution qui profitent en premier lieu de l’augmentation des prix alimentaires actuelle parce qu’elles augmentent leurs prix bien au delà de ce qu’elles devraient le faire. Le prix des aliments descendra-t-il lorsque les prix agricoles baisseront ? Les grandes entreprises peuvent stocker des quantités de produits et les mettre sur le marché quand les prix sont élevés, ce qui leur permet de spéculer.

 

La "libéralisation" du commerce agricole provoque la crise.

La crise actuelle montre bien que la "libéralisation" du commerce agricole entraîne la faim et la pauvreté. Les pays sont devenus très dépendants des marchés globaux. En 1992, les paysan(ne)s indonésien(ne)s produisaient assez de soja pour satisfaire la demande nationale. Le tofu et le ’tempeh’ produits à partir du soja constituent une part importante de la diète quotidienne dans l’archipel. En adoptant la doctrine néolibérale, le pays a ouvert ses frontières aux importations alimentaires, permettant au soja américain à très bas prix d’inonder le marché. Ceci a détruit la production nationale. Aujourd’hui 60% des fèves de soja consommées en Indonésie sont importées. En janvier dernier les prix records du soja des États Unis ont causé une crise nationale quand les prix du tofu et du ’tempeh’ (la "viande du pauvre") ont doublé en quelques semaines. Le même scénario se répète pour de nombreux autres pays comme pour la production de maïs au Mexique.

La dérégulation et la privatisation des mécanismes de protection ont également contribué à la crise actuelle. Les réserves nationales alimentaires ont été privatisées et sont maintenant gérées comme des multinationales. Celles-ci spéculent au lieu de protéger les producteur/trices et les consommateurs. De la même façon, les mécanismes de prix garantis sont démantelés partout dans le monde sous le dictat des politiques néolibérales, ce qui expose producteurs/trices et les consommateurs/trices à une instabilité extrême des prix.

 

Le temps de la Souveraineté Alimentaire est arrivé !

Devant les perspectives d’augmentation de la population mondiale jusqu’en 2050 et face à la nécessité d’affronter les changements climatiques, le monde devra produire plus d’aliments dans les années qui viennent. Les paysans et les paysannes sont capables de relever ce défi comme ils l’ont fait dans le passé. De fait, la population mondiale a doublé au cours des 50 dernières années mais les producteurs/trices ont augmenté la production de céréales à un rythme encore plus rapide.

Pour La Via Campesina, l’alimentation doit prévenir de l’agriculture paysanne durable afin de protéger la subsistance, les emplois et la santé des populations ainsi que l’environnement. La nourriture ne peut pas être abandonnée au contrôle des grandes entreprises du secteur alimentaire et de la grande distribution. Les OGM et l’agriculture industrielle ne fournissent pas d’aliments sains et continuent à détériorer l’environnement. Par exemple, la nouvelle "révolution verte" promue par AGRA en Afrique (nouvelles semences, engrais chimiques et grands programmes d’irrigation) ne résoudra pas la crise. Au contraire, elle l’aggravera. Par ailleurs, des recherches récentes montrent que les petites exploitations biologiques sont au moins aussi productives que les fermes conventionnelles. D’aucuns estiment même que la production alimentaire mondiale pourrait augmenter jusqu’à 50% grâce à l’agriculture durable. [3]

Pour éviter une crise alimentaire majeure, les gouvernements et les institutions publiques doivent adopter des politiques spécifiques afin de protéger la production de l’énergie la plus importante au monde : la nourriture !

Les gouvernements doivent développer, promouvoir et protéger la production locale afin de réduire la dépendance face aux marchés mondiaux. Cela implique le droit de chaque pays ou union à contrôler les importations et le devoir de mettre fin à toute forme de dumping alimentaire.

Ils doivent également mettre en place (ou maintenir) des mécanismes de régulation ou de gestion des marchés tels que la constitution de stocks de sécurité et des prix minimum garantis pour créer des conditions stables pour les producteurs/trices.

Selon Henry Saragih, co-ordinateur général de Via Campesina et leader du Syndicat des Paysans Indonésiens, "les paysan/nes ont besoin de terres pour produire et alimenter leur communauté et leur pays. Il est temps de mettre en oeuvre de vraies réformes agraires pour permettre aux familles paysannes de nourrir le monde".

Pour Ibrahim Coulibaly, président de la Coordination Nationale des Organisations Paysannes (CNOP) du Mali : "Augmenter les importations alimentaires ne fera que nous rendre encore plus dépendants des fluctuations brutales, à la hausse ou à la baisse, des marchés mondiaux".

 

La Via Campesina estime que la solution de la crise actuelle des prix de l’alimentation réside dans la Souveraineté Alimentaire. La Souveraineté Alimentaire est le droit des personnes à une alimentation saine et appropriée aux cultures locales, produite par des méthodes écologiquement intelligentes et durables. Elle est aussi le droit des gouvernements à définir leurs propres politiques agricoles et alimentaires sans endommager l’agriculture d’autres pays. Elle place les aspirations et les besoins de ceux qui produisent, distribuent et consomment la nourriture au coeur des systèmes de production et des politiques, plutôt que selon la demande des marchés et des corporations. La Souveraineté Alimentaire met en priorité les économies et les marchés locaux et nationaux. Elle garanti également l’autonomie de décision qui leur correspond. aux paysans et à une agriculture et à une production alimentaire gérée par des familles de fermiers.

 Pour de plus amples informations et pour des interviews à Rome de dirigeantes et dirigeants du mouvement paysan international :

Délégation de Via Campesina à Rome : +393487276117

 [1] Les Chambres d’Agriculture - France : http://paris.apca.chambagri.fr.

[2] Grain : www.grain.org.

[3] "Shattering Myths : Can sustainable agriculture feed the world ?" : www.foodfirst.org.

par BANDERA ROSSA publié dans : pcfcapcorse communauté : Un PCF de lutte des classes !
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