Vendredi 28 mars 2008

RSF et Ménard échouent dans leur tentative de pénétrer l’UNESCO

 

ALLARD Jean-Guy

 

L’ORGANISATION des Nations unies pour l’éducation, la science et la cultura (UNESCO) a retiré, ce mercredi 12 mars, son parrainage pour le Jour de la liberté sur Internet au groupe français Reporters sans frontières, a annoncé Prensa Latina dans une dépêche de Paris.

Des sources diplomatiques de l’UNESCO ont dit à PL que « l’agence a pris la décision en vertu des fautes d’éthique répétées de RSF dans ses intentions de discréditer un certain nombre de pays ».

« Le comportement de RSF ne s’ajuste pas au profil ni aux buts de l’UNESCO et montre de nouveau son intérêt sensationnaliste en voulant s’ériger comme tribunal inquisiteur de nations en voie de développement », a souligné l’agence en citant les sources consultées qui ont ajouté que « pour cette raison et d’autres antécédents, l’entité de l’ONU met fin de façon définitive à la relation qu’elle entretient avec RSF et exclut toute autre collaboration à l’avenir ».

Malgré le fait que soit maintenant bien connu le lien entre la pseudo ONG française avec la CIA et le Département d’État nord-américain, le Secrétaire perpétuel de l’organisation avait réussi à pénétrer les cercles de l’UNESCO et à récupérer son réseau de communication en faveur de Washington.

RSF est même parvenu à annoncer qu’elle mettait en marche un soi-disant ‘Premier jour pour la liberté d’expression sur Internet’, sous le patronage de l’UNESCO et à appeler les internautes à « se mobiliser ».

UN PRODUIT MÉDIATIQUE DE SAATCHI AND SAATCHI

Comble de l’effronterie, RSF communiquait que l’opération a été « créée et réalisée » par l’agence Saatchi & Saatchi de New York.

Le groupe qui prétend enseigner la liberté de presse ne précisait cependant pas que la Saatchi & Saatchi est une filiale de la multinationale Publicis, la quatrième plus grande entreprise de publicité et de relations publiques.

Elle a entre ses principaux clients des firmes telles que Dupont, General Mills, Johnson & Johnson, Toyota, Visa, Coca-Cola, Heinz, Kellogg’s, Mc Donald’s, Philip Morris, General Motors, Citibank, United Airlines, Walt Disney et, attention, la US Army.

Elle dirige aussi les opérations publicitaires internationales de la Bacardi, le géant du rhum dont le QG est aux Bahamas et dont la trajectoire comme parrain du terrorisme contre Cuba s’étend sur presque cinq décennies. De fait, la Bacardi demeure un des plus actifs commanditaires des éléments anticubains les plus récalcitrants de Miami.

RSF CONTRE LA CHINE

L’actuelle campagne de propagande de RSF est particulièrement dirigée contre la Chine, nation envers laquelle Robert Ménard a accentué ses attaques en fonction des prochains Jeux olympiques.

Il faut souligner comment, le 28 janvier 2007, Ménard a accepté de recevoir un prix de 100 000 dollars du gouvernement de Taiwan, un pays célèbre en Amérique latine pour son appui aux régimes les plus réactionnaires.

Ménard a voyagé jusqu’au pays de Chiang Kaï-Chek pour recevoir son prix des mains du président taiwanais Chen Shui-bian. En acceptant son prix et le chèque qui l’accompagne, Ménard s’engage à créer un site web pour continuer à attaquer la République populaire de Chine.

Il est probable que plusieurs autres transferts bancaires ont eu lieu entre Taiwan et Paris depuis lors.

Bien sûr, le patron de RSF ne peut ignorer que le gouvernement taiwanais continue la politique anticommuniste de ses prédécesseurs et qu’il a contribué à plusieurs occasions à la santé financière de groupes d’extrême-droite de Miami.

De façon éloquente, la présence de Ménard à Taiwan n’a reçu aucune couverture dans la presse française.

Curieusement, les diplomates qui ont conversé avec Prensa Latina à condition de conserver l’anonymat, ont rappelé que dans la liste noire de RSF « n’apparaisse aucun pays occidental et que le feu se concentre sur le Tiers monde ».

FILS PRIVILÉGIÉ DE LA NED ET DE L’IRI

En réalité, rien ou très peu se publie dans la presse française sur les amitiés de Ménard hors de France. Rien ne s’est su de sa visite à Miami le 19 janvier de 2004 quand il a été reçu comme un héros par les représentants de la mafia cubano-américaine. Et ce fut une tournée significative.

La visite a commencé par un déjeuner au Versailles, le restaurant de la Calle Ocho, propriété de l’entrepreneur terroriste Felipe Valls. Entre autres visites, Ménard a eu une rencontre avec la direction du Miami Herald, un des quotidiens les plus conservateurs de la ‘presse libre’ des États-Unis après le Washington Times, et a donné des entrevues à WQBA, la station de radio du terroriste Armando Pérez-Roura.

Un des moments les plus incroyables de la visite de Ménard a été sa rencontre avec des membres de la direction du Cuban Liberty Council, organisation qui appuie ouvertement le terroriste.

Les représentants de RSF sont aussi intervenus dans un colloque sur la liberté d’expression à Cuba, sous les auspices de l’Institut des études cubaines et cubano-américaines, le fameux ICCAS de l’Université de Miami, dirigé par Jaime Suchlicki, agent de la CIA confessé. La rencontre a eu lieu à la Casa Bacardi, avec tout ce que cela signifie.

Plusieurs nouveaux éléments se sont ajoutés ces dernières années, après que l’on ait dénoncé pour la première fois la complicité de RSF et de son propriétaire avec les services de renseignement nord-américains.

Ménard lui-même a dû reconnaître qu’il reçoit de l’argent de sources nord-américaines liées au Département d’État et confesser (ce qu’il niait avec véhémence) qu’il connaît bien l’agent de la CIA Frank Calzon avec qui il s’est exhibé au cours d’un show anti-cubain monté pour l’Union européenne.

On sait maintenant, grâce à des chercheurs nord-américains qui ont travaillé, avec beaucoup de courage et non sans risques, sur le dossier Ménard, que RSF reçoit d’importantes sommes d’argent de la USAID par le biais de la National Endowment for Democracy et de l’International Republican Institute.

Avec la pseudo ONG tchèque People in Need qui gère toutes les activités publicitaires menées par le proconsul Caleb McCarry en Europe, RSF est une des organisations dites ‘de pays tiers’ signalées et favorisées par le Plan Bush d’annexion de Cuba quand il s’agit de nuire à l’image de l’Île dans le monde.

L’intervention connue du General Accountability Office, le GAO, sur le financement par Washington d’organisations mafieuses de Miami a révélé comment des millions de dollars du contribuable nord-américain disparaissent dans les circuits de distribution de l’argent gaspillé par Bush pour tenter de déstabiliser Cuba.

FIDÈLE PARTENAIRE DU CARTEL CONTINENTAL DE LA DÉSINFORMATION

Il y a quelques années déjà que Ménard s’est fermement associé à cette grande mafia des oligarques de la presse continentale appelée Société interaméricaine de presse (SIP) qui attaque Cuba à chaque occasion qu’on lui offre.

La SIP qui prétend représenter la liberté de presse en Amérique, n’est rien d’autre que le cartel des grands propriétaires de médias du continent, créé à New York en 1950 par l’agent CIA Jules Dubois, au cours d’une opération des services de renseignement nord-américains grâce à laquelle on a piraté une organisation de presse légitime, créée à La Havane en 1943.

Au moment du coup d’État raté contre le présidente Hugo Chavez, en avril 2002, la représentante de RSF, Maria José Pérez Schael, a fait l’apologie des putschistes dans la presse locale. À un point tel que RSF a dû se défaire d’elle face aux protestations.

En 2004, RSF a fait campagne contre la "Loi de responsabilité sociale de la radio et la télévision de la République bolivarienne du Venezuela", à la défense des intérêts des grands médias commerciaux, en particulier ceux du magnat Gustavo Cisneros.

En 2006, l’entrepreneur Marcel Granier a embauché Ménard pour mener une campagne intensive contre le gouvernement Chavez après l’intervention de la chaîne de télévision RCTV.

D’autres détails, découverts au cours des derniers mois, confirment les pires soupçons au sujet de RSF et de son Secrétaire à vie. On sait aujourd’hui que la comptabilité des opérations nord-américaines de l’organisation, selon l’Internal Revenue Service nord-américain, se fait à un cabinet d’Alexandria, en Virginie, à moins de 15 minutes du quartier-général de la Compagnie.

Jean-Guy Allard

par BANDERA ROSSA publié dans : pcfcapcorse communauté : Un PCF de lutte des classes !
commentaires (0)    recommander
Vendredi 28 mars 2008

Si on simplifiait tout ça ?

MICHEL COLLON

Quelles sont exactement les règles qui président au droit à la séparation et, plus généralement, à ce qu’on appelle l’autodétermination des peuples ? Certains nous disent s’y perdre un peu. Et en effet, à en croire nos grands médias...

En Asie, les Tibétains y ont droit. Mais pas les Irakiens, ni les Afghans.

Au Moyen-Orient, les Israéliens y ont droit. Mais pas les Palestiniens, ni les Kurdes.

En Afrique, les généraux mafieux de l’Est du Congo y ont droit. Mais pas le Sahara occidental.

En Amérique Latine, les riches provinces (de droite) de Bolivie et du Venezuela y ont droit. Mais pas les Indiens du Chili, du Mexique, etc...

Dans les Balkans, les Albanais du Kosovo y ont droit. Mais pas les Serbes du Kosovo, ni ceux de Bosnie.

En Europe occidentale, les Flamands y auraient droit, mais pas les Irlandais du Nord, ni les Basques.

Compliqué, en effet. Si on simplifiait tout ça ? N’auraient droit à l’autodétermination que ceux qui sont « avec nous ». Pas les autres.

Et tant qu’on y est, remplaçons aussi le mot « démocrate » par « avec nous » et le mot « terroriste par « contre nous ».

Voilà, la politique, c’est simple quand on veut !

26 mars 2008

Tibet, Palestine, Irak, Kosovo, Congo, Amérique Latine... De nombreux articles sur http://www.michelcollon.info (utiliser le moteur de recherche)

par BANDERA ROSSA publié dans : pcfcapcorse communauté : Un PCF de lutte des classes !
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 28 mars 2008

Chronique de Roland Pfefferkorn

La Marseillaise, jeudi 27 mars 2008

 

Deux poids, deux mesures

 

Un sous-préfet a été limogé pour avoir publié mi-mars sur un site internet, Oumma.com, une tribune intitulée « Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’ONU ». Bruno Guigue répondait à une autre tribune publiée peu de temps auparavant par Le Monde dans laquelle ses auteurs s’en prenaient au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.

La tribune de Bruno Guigue a été considérée par sa hiérarchie comme « violemment anti-israélienne ». Cependant si le propos peut être qualifié de « violent », ce n’est en aucun cas au sens d’un appel à la violence physique contre des personnes, mais au sens d’une critique virulente, ciblant des actes objectivement odieux (bombardements, torture). Par ailleurs si le propos est effectivement « anti-israélien », ce n’est pas le peuple israélien dans sa globalité qui est visé, mais un État et la politique qu’il mène.

Qu’on en juge. Les phrases reprises en boucle qu’on lui reproche sont celles-ci : « À propos de terrorisme, l’Etat d’Israël, qui plus est, peut se targuer d’un palmarès hors compétition (…) Ses admirateurs occidentaux doivent certainement s’extasier sur les prouesses d’une armée capable de tuer aussi aisément des enfants avec des missiles. Ils doivent aussi se confondre d’admiration devant les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer durant le shabbat. »

La sanction qui vise le sous-préfet de Saintes vise une expression politique légitime, que la Constitution est censée protéger. Les libertés individuelles sont gravement mises en cause.

Cette sanction prend tout son relief quand on la rapporte aux déclarations publiques « anti-palestiniennes » du député UMP Claude Goasguen, faites le 11 mars 2008 : « Comment vous dire la honte qui nous parcourt quelquefois, lorsque nous savons qu’à Sdérot, où j’étais la semaine dernière, on subit, quotidiennement, les agressions d’un peuple sauvage, de terroristes épouvantables ! »

Contrairement aux propos « anti-israéliens » de Bruno Guigue, cette diatribe « anti-palestinienne » ne vise pas seulement un ou plusieurs actes précis, mais, au-delà, tout un ensemble de personnes qui ne sont pas partie prenante de ces actes. Elle stigmatise tout un peuple, le peuple palestinien, qui plus est, qualifié de « sauvage ».

Là où le propos « anti-israélien » de Bruno Guigue relève du droit à la critique d’un État et d’une politique, le propos « anti-palestinien » de Goasguen relève de la provocation à la haine raciale, passible de poursuites devant les tribunaux.

Sans doute Bruno Guigue était, en tant que haut fonctionnaire, tenu au devoir de réserve, auquel Claude Goasguen ne saurait être tenu puisqu’il est un homme politique.

Mais d’une part il faudrait vérifier si, par le passé, on a déjà été aussi regardant quant aux « manquements au devoir de réserve » de la part de sous-préfets, et le cas échéant, si les autres sous-préfets fautifs ont été sanctionnés aussi durement.

D’autre part Bruno Guigue ne s’est à aucun moment prononcé en qualité de sous-préfet, il a pris position en tant que citoyen sur une question de politique étrangère, et ce d’autant plus que c’est un intellectuel spécialiste de la question évoquée, auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles sur le sujet.

Il a manifestement été sanctionné et limogé par la Ministre de l’Intérieur, sans autre forme de procès, sur pression de groupes défendant les intérêts d’un Etat étranger.

Claude Goasguen, député UMP, chargé de conférences à HEC et avocat à la Cour d’appel de Paris, a tenu des propos racistes. Deux semaines après les faits, aucun scandale, aucune sanction : ni à l’Assemblée nationale, ni à HEC, ni à la Cour d’Appel de Paris, ni dans la « grande presse ». Même les partis de gauche n’ont pas jugé utile de porter l’affaire sur la place publique. Pas même un communiqué des associations antiracistes : ni SOS Racisme, ni la LICRA, ni le MRAP n’ont protesté.

 

par BANDERA ROSSA publié dans : pcfcapcorse communauté : Un PCF de lutte des classes !
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 27 mars 2008

Sarkozy veut poursuivre la réhabilitation de lOAS

Mémoire . Les participants à la manifestation de l’OAS du 26 mars 1962 tombés sous les balles des soldats français vont-ils être « honorés » ?

Formellement, la date du 19 mars 1962 marque, avec la proclamation du cessez-le-feu, la fin de la guerre d’Algérie. Formellement, seulement. Car à partir de cette date, les partisans de l’Algérie française redoublèrent de férocité. Attentats à la voiture piégée, tueries, fusillades, appels à l’insurrection… À l’instigation de l’OAS, un déchaînement de violence innommable déferla sur l’Algérie jusqu’en juillet, faisant des centaines de victimes. Le 26 mars, le commandement de l’OAS appelle les Européens à la grève générale, et lance un mot d’ordre insurrectionnel. Rue d’Isly, des tirailleurs barrent la route aux manifestants, puis font feu. Bilan : 54 morts et 140 blessés. C’est le début de la fin pour l’organisation terroriste, dont la politique de la terre brûlée a fait couler trop de sang.

Quarante-six ans après ces événements, les anciens de l’OAS ont transformé cet épisode en un sinistre fonds de commerce, au service de la réhabilitation de l’organisation criminelle. Au prétexte d’honorer la mémoire des manifestants tombés rue d’Isly, ils appellent, sous couvert de l’association Souvenir du 26 mars 1962, avec l’appui de l’ADIMAD-OAS, l’association à l’origine des monuments érigés à la gloire des anciens tueurs, à un rassemblement, ce soir à 17 heures, à l’Arc de triomphe, pour raviver la flamme du Soldat inconnu (voir notre édition du 19 mars 2008). Le rassemblement sera suivi d’une messe célébrée à l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, haut lieu de l’intégrisme catholique et des combats d’arrière-garde orchestrés par l’extrême droite.

La cérémonie à l’Arc de triomphe, autorisée, comme l’an dernier, par le Comité de la flamme, avec le feu vert de la préfecture de police de Paris et du ministère des Anciens combattants, a suscité une levée de boucliers de la part des familles des victimes de l’OAS, d’organisations démocratiques et d’associations d’anciens combattants, comme l’ARAC et la FNDIRP, qui en demandent l’interdiction. « Ce haut lieu de la mémoire française ne saurait être investi, fût-ce le temps d’un dépôt de gerbe, par des factieux qui ont tourné contre la République les armes qu’elle leur avait confiées », écrivent, dans un communiqué commun, l’Association pour la mémoire des victimes de l’OAS (ANPROMEVO) et l’association des Amis de Max Marchand, Mouloud Feraoun et leurs compagnons. Des protestations relayées par les sénateurs communistes Nicole Borvo et Guy Fischer, lequel rappelle que l’article 13 de la loi du 23 février 2005 permettant l’indemnisation des anciens terroristes en - cavale reste en vigueur.

Au-delà de ce rassemblement, les opposants à la réhabilitation de l’OAS craignent de voir réalisée, dans les jours prochains, une inquiétante promesse de campagne du candidat Sarkozy. Celui-ci s’était engagé, par écrit, à conférer la qualité de « mort pour la France » aux manifestants du 26 mars 1962, au même titre que les poilus, les résistants ou les morts en opération. « Tout indique qu’une telle promesse sera tenue prochainement », alerte le président de l’ANPROMEVO, Jean François Gavoury. Un tel acte de reconnaissance équivaudrait, pour l’association, à « une nouvelle prime octroyée à ceux qui ont soutenu l’OAS » et à « une marque de mépris à l’égard des militaires et des fonctionnaires […] tombés, victimes du devoir, sous les coups de l’OAS ». Ce geste, s’il devait intervenir, s’inscrirait dans la droite ligne de la falsification de l’histoire dont Nicolas Sarkozy avait fait l’un des axes majeurs de sa campagne présidentielle, dans le but de rallier à lui l’électorat d’extrême droite nostalgique des colonies. Une stratégie à laquelle le chef de l’État et le gouvernement ne semblent pas prêts de renoncer. Dans un entretien au quotidien algérien Liberté samedi dernier, l’ancien secrétaire d’État aux Anciens - combattants, Alain Marleix, interrogé sur les « commémorations et stèles provocatrices qui glorifient l’OAS », répond sans ciller que des « associations organisent parfois des manifestations ou commémorations qui, dès lors qu’elles respectent les règles de droit commun, […] sont autorisées ». Comme à Marignane, en 2005, ou plus récemment à Perpignan, les opposants à la réhabilitation de l’OAS n’entendent pas rester les bras croisés. Ils appellent, ce soir, à un « contre-rassemblement républicain » (1) pour dénoncer les hommages rendus à l’action d’une « organisation à la fois terroriste et raciste ».

(1) Se sont joints à cet appel : l’ANPROMEVO, Les amis de Max Marchand et de Mouloud Ferraoun et leurs compagnons, le Comité vérité justice pour Charonne, le MRAP,le collectif Anticolonial. org, Au nom de la mémoire.

                                      Lucie Martin ( "l'HUMANITE" , 26 mars 2008)

par BANDERA ROSSA publié dans : pcfcapcorse communauté : Un PCF de lutte des classes !
commentaires (0)    recommander
Jeudi 27 mars 2008


 attention aux défenseurs sélectifs des Droits de l’Homme                

Je ne tiens pas la Chine comme un modèle de démocratie, pas plus que de socialisme et je n’ai aucun problème à exprimer une condamnation à tout manquement avéré aux droits humains où que ce soit. Droits humains incluant ceux de pouvoir manger, se loger, se vêtir, se soigner, s’éduquer…ce qui ne saurait amoindrir l’exigence de respect des autres droits : de penser, de se réunir, d’exprimer ses opinions dans le respect de celle des autres, ce qui exclut toute discrimination raciale, ethnique, religieuse, sexiste, philosophique, sociale…notamment.

Mais je me méfie des défenseurs sélectifs des droits de l’Homme et je pense à Reporters Sans Frontières, dont le président Ménard, invité du 20 h 00 de Pujadas le 25 mars, était venu sommer les autorités françaises, après sa prestation médiatique en Grèce à propos du Tibet et de la répression chinoise, de boycotter la cérémonie d’ouverture et de le faire savoir.

Quelle autorité peut avoir ce Grand Inquisiteur à qui l’UNESCO vient de retirer son patronage à « la journée de la liberté sur internet » organisée par RSF le 12 mars ?

L’UNESCO ne voulait pas s’associer aux différentes manifestations organisées à cette occasion, car pour RSF, il s’agissait de cibler une quinzaine de pays, dont la Chine, Cuba, Viet-nam, Iran, Arabie Saoudite….considérés comme « ennemis d’internet ». RSF ayant recensé 62 cyberdissidents emprisonnés dans le monde et 2600 sites fermés ? sans en dire plus sur le contenu de ces sites…

Il désigne les « dictatures illégitimes et liberticides » et les « démocraties légitimes »…(qui envahissent l’Irak par exemple ou colonisent la Palestine) et qui sont donc légitimées à nous débarrasser des premières !
Il n’a, par exemple, rien à dire sur le fait que les Etats-Unis qui contrôlent l’internet au niveau mondial, interdisent à Cuba de se connecter par câble ! Ce qui quadruple le coût de la connection par satellite. Ce n’est que l’une des conséquences du boycott qu’ils imposent à Cuba.

Et, cerise sur le gâteau, le financement (pour partie) de RSF par la CIA, via des officines-écran, n’est plus un secret pour personne. Ménard ne le nie pas, il minimise : c’est si peu de chose.
Pour en revenir au Tibet, j’ai toujours du mal à comprendre ce qui s’est réellement passé, quelle est l’ampleur exacte de ces évènements, qu’est-ce qui motivait les manifestants, leur but ? L’indépendance, la liberté religieuse ? Etaient-ils instrumentalisés ? Par qui ?

On a tous vu des images et entendu des commentaires contradictoires, mais l’accent a surtout été mis sur la répression et le black-out des autorités chinoises qui auraient « ramené l’ordre ». A quel prix ?

Evidemment on ne règle pas les problèmes, quand ils sont politiques, à coups de matraque ou de fusil. Mais, objectivement, quel Etat, quel qu’il soit, peut-il sans réagir laisser se développer des émeutes à caractère raciste, qui avaient pris, d’après certains reportages, la forme d’atteintes aux biens et aux personnes d’origine chinoise qui sont, rappelons-le, deux fois plus nombreuses que les habitants d’origine tibétaine. Sans doute est-ce là un problème politique mais, n’étant pas un spécialiste de l’histoire de ce pays, depuis fort longtemps intégré à la Chine, je me garderai bien de prononcer un avis péremptoire sur ce problème.

Je souhaite simplement que les autorités chinoises privilégient le dialogue à la répression car on ne peut cautionner, si tel est le cas, une répression physique qui ne pourrait qu’accentuer les clivages au sein de la société chinoise et entre la Chine et le reste du monde.

Bien évidemment, au stade actuel, je considère comme totalement disproportionnée et irresponsable la menace de boycott des Jeux de Pékin.
 
-Sur RSF, voir le livre de Maxime Vivas « la face cachée de Reporters Sans Frontière, de la CIA  aux faucons du Pentagone »

par René FREDON    (Blog anti libéral du Var)

par BANDERA ROSSA
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Calendrier

Mars 2008
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            
<< < > >>

CHANTS

Blog : Enfants sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus