Jeudi 22 novembre 2007

Questions  au gouvernement 
Groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine

 

 

 

 de André CHASSAIGNE

Député communiste et républicaine

Département du Puy-de-Dôme_ 20 novembre 2007

 
Monsieur le président, chers collègues,

Ma question s’adresse au Premier Ministre.

En ce jour d’ouverture du Congrès des Maires, nous voudrions, Monsieur le Premier Ministre, vous remettre quelques rubans tricolores. Parce que vous êtes fort, très fort.

Très fort pour annoncer la réforme des régimes spéciaux au nom de l’équité, alors qu’il s’agit d’imposer aux cheminots, aux agents de la RATP et à ceux d’EDF-GDF, de travailler plus longtemps pour gagner moins.

Très fort pour parler de réformer l’Etat : des dizaines de milliers d’emplois supprimés dans les services publics, avec en prime une baisse régulière du pouvoir d’achat des fonctionnaires.

Très fort aussi, pour réformer la justice : des centaines de tribunaux rayés de la carte sans justification.

Très fort pour réformer l’université : vous imposez une réforme au pas de charge pendant l’été, tout en refusant les moyens financiers indispensables.

Très fort encore pour parler d’augmentation du pouvoir d’achat. Mais les prix explosent, le SMIC est à plat, et vous créez des franchises pour accéder à la santé et à la justice.

Mais là où vous êtes le plus fort, Monsieur le Premier Ministre, là où vous méritez vraiment la Marianne d’Or, c’est quand vous dressez les Français les uns contre les autres pour masquer l’essentiel de votre politique, c’est-à-dire les milliards d’euros de cadeaux faits aux privilégiés de la fortune en leur réservant la plus belle de vos réformes : donner toujours davantage aux plus riches au détriment du plus grand nombre.

Dans ce contexte, Monsieur le Premier Ministre, comment comptez-vous répondre aux revendications exprimées par le mouvement social, et plus particulièrement sur les salaires, le pouvoir d’achat, les retraites et les franchises médicales 

 

de André GERIN

Député communiste et républicain

Département du Rhône _ 21 novembre 2007

 

Les grévistes ont raison de se battre pour défendre les régimes spéciaux.

Et si on parlait des régimes spéciaux de l’armée, du clergé, des députés, des sénateurs et surtout des dirigeants des grandes entreprises ? 16 grands dirigeants touchent comme régimes spéciaux de retraite chaque mois, de 40 000 euros à 175 000 euros (journal du net, rubrique économique).

Que fait-on  pour ces retraites en or massif ?

Est-cela l’équité prônée par le président ?

Quand vous parlez équité, les français entendent austérité.

Oui les français sont exaspérés car vous leur volez leur pouvoir d’achat. Le niveau de vie baisse, les salaires, les pensions les retraites. Nous entrons dans une impasse.

Je propose avec les députés communistes pour les carburants, une baisse de 10 % des prix. C’est possible à l’exemple du paquet fiscal de 15 milliards en juillet.

En 2006, ce sont 19 milliards d’euros de racket fiscal par l’État.

TOTAL réalise un milliard de bénéfices mensuels.

1)Réduisez les taxes de huit centimes,

2)Taxez les super profits pétroliers de cinq centimes,

C’est tout de suite une baisse du prix des carburants à la pompe de 10 %.

Voilà une mesure pour relever le pouvoir d’achat qui concerne tous les français, des marins-pêcheurs, aux routiers, aux ambulanciers, aux taxis.

Il est temps de prendre des mesures contre la vie chère. Vous le savez, la crise sociale peut déboucher sur une crise politique. N’oubliez pas le résultat du référendum du 29 mai 2005. Les Français en ont marre d’être des cochons-payants.

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Jeudi 22 novembre 2007

La médiation française reste vaine au Liban

jeudi 22 novembre 2007.

 
  L’élection du chef de l’Etat prévue ce mercredi au Parlement a été reportée pour la quatrième fois. Elle aura lieu vendredi, dernier jour du mandat d’Emile Lahoud, l’actuel chef d’Etat. Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner doit composer avec la coalition du Premier ministre Fouad Siniora et de l’opposition emmenée.

La Ligue Arabe intensifie également ses efforts diplomatiques. Amr Moussa, son secrétaire général, se veut confiant : "Je crois qu’il y a encore une chance" a t-il dit, "on espère que durant ces deux prochains jours on pourra faire quelque chose".

En l’absence d’accord, la crise politique ouverte depuis un an, pourrait subitement s’aggraver. Se préparant à toute éventualité, l’armée s’est déployée autour des principaux bâtiments publics à Beyrouth.

 Curieux que les Libanais n'aient encore découvert les immenses qualités de notre ministre ex-communiste, ex-trotskiste, ex-radical, ex-socialiste(c'est ce qu'on dit ...)et surtout vrai réactionnaire.

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Jeudi 22 novembre 2007

SALARIES EN LUTTE à l'Hyper Champion de BORGO
COMMUNIQUE DE LA CGT
                                                                                                                        LA-CGTSIGLE2.jpg

« Les propos du Directeur de l’Hyper Champion Borgo, dans la presse de ce jour, ne font qu’envenimer la situation. Je cite « les propositions syndicales non unanimes » … Faux : 97% de grévistes unis et déterminés.

Il n’y a jamais eu d’accord sur les propositions unilatérales de la Direction, un accord au rabais, quelques propositions : 4 €uros pour le carburant et un bon d’achat de 60 €uros pour Noël.

Quel mépris pour les salariés qui ont fait des efforts consi-dérables. Ex. : Gel des salaires depuis 2001 et gains de productivité en hausse.

Lors de la négociation salariale annuelle, la CGT a revendiqué une prime annuelle d’un montant de 2.500 euros pouvant être négocié.

Il a existé une prime de fin d’année, versée une seule fois, en décembre 2005.

Si la situation est bloquée aujourd’hui, la Direction de l’Hyper Champion Borgo est seule responsable. Elle continue dans ses mensonges : Les salariés de l’Hyper Champion Borgo n’ont jamais eu de prime de transport.

Les salariés en lutte ne seront pas les vaches a lait de l’Hyper Champion Borgo et restent unis et mobilisés. »

 


  

LES SALARIES DE HYPER CHAMPION BORGO SONT TOUJOURS  EN GREVE. 
                         ILS   ATTENDENT VOTRE SOUTIEN FRATERNEL 
    VENEZ NOMBREUX A BORGO POUR LES SOUTENIR  DANS LEUR LUTTE

 

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Mercredi 21 novembre 2007

L’Insee escamote la révision du taux de chômage : Bravo l'artiste !

Par Collectif "Les autres chiffres du chômage"
Mardi 20 novembre 2007

 

                                                                                                            

L'Insee vient d’estimer à 8,1% le taux de chômage BIT pour la France métropolitaine au deuxième trimestre 2007. Au printemps dernier, il avait évalué à 8,1% le taux de chômage pour mai 2007. Des changements opportuns dans la méthode de calcul du chômage BIT permettent ainsi d’essayer de faire croire à l’opinion publique que la baisse du chômage affichée ces deux dernières années était exactement mesurée. De façon surprenante, l’Insee ne fournit aucune comparaison entre les estimations publiées aujourd’hui et celles qu’il a publié depuis deux ans. Nous mettons donc à disposition du public les courbes qui permettent de prendre la mesure de la révision réelle du taux de chômage, à méthodologie constante. Il apparaît ainsi que le taux de chômage a baissé deux fois moins qu’affiché depuis 2 ans, et qu’il se situe encore aujourd’hui 0,4 point au dessus de son niveau de début 2001.

L'Insee vient de publier le taux de chômage pour la France métropolitaine au deuxième trimestre 2007 : 8,1%. C'est exactement le taux provisoire que l'Insee et la Dares avaient publié pour mai 2007, en se fondant sur l'évolution du nombre d'inscrits à l'ANPE. Après des mois de polémique sur l'ampleur réelle de la baisse du chômage, l'enjeu de la publication de l'Insee était clair : situer le niveau réel du taux de chômage mi-2007. Est-il aux alentours de 9% comme le disent les résultats de l'enquête Emploi, ou bien de 8% comme l'ont affiché pendant la campagne électorale l'Insee, la Dares et le gouvernement sur la foi des statistiques ANPE ? Le chômage se situe-t-il bien à son plus bas niveau depuis 25 ans comme le proclament les pouvoirs publics ?

L’Insee a dû finir par admettre, comme nous le disions depuis des mois, que les chiffres de l'ANPE ne sont plus utilisables pour évaluer le chômage. Mais il essaye quand même de maintenir la fiction d'un taux de chômage à 8%. Il suffit pour cela de modifier, pour des raisons bien sûr « purement techniques », le mode de calcul du chômage BIT. Bravo l'artiste !

La direction de l'Insee essaie-t-elle d’escamoter son erreur pour ne pas se déjuger ? Ou bien veut-elle préserver le moral des consommateurs contre les effets psychologiques d'une réévaluation du taux de chômage ? Peu importe : les citoyens veulent être traités en adultes et revendiquent une information économique et sociale fiable. Bien sûr, l'Insee, dans sa publication d'aujourd'hui, ne cache pas avoir changé la méthode de calcul, et indique bien qu'il en résulte une baisse d'1 point du taux de chômage. Mais voilà: les ministres vont insister sur le 8%, et les données présentées par l'Insee dans la publication ne renseignent aucunement sur le tour de magie. Car il aurait été conforme à la déontologie professionnelle que de fournir au public un graphique comparant clairement les estimations provisoires publiées jusqu'à présent avec le taux de chômage effectif de l'enquête Emploi, à mode de calcul inchangé. On aurait vu en particulier qu’entre le début et la fin de l’année 2005, l’Insee, en se fiant aux données de l’ANPE, a publié des estimations indiquant une baisse du chômage de 0,5 point, alors que celui-ci a en réalité augmenté de 0,3 point selon sa propre enquête Emploi (et même de 0,5 point selon la nouvelle méthode de calcul). Depuis début 2005, le chômage a baissé en réalité d’1 point alors que la baisse affichée officiellement était de 2 points. Il est donc pour le moins trompeur d’écrire, comme le fait l’Insee dans son communiqué de presse, que la « nouvelle méthode n’a aucune incidence sur les évolutions du chômage ».

Nous publions donc ces courbes que l'Insee n'a pas (encore…) voulu fournir au public :

la courbe « spéciale présidentielle » reprend les estimations publiées par l’Insee et la Dares, fausses depuis 2005 et qualifiées officiellement de « provisoires » depuis avril 2007, calculées sur la base des données biaisées de l'ANPE ;

la courbe « embarrassante », reprend les résultats de l'enquête Emploi, que l'Insee ne voulait pas valider pendant la campagne électorale ; ils sont calculés avec la méthode habituelle jusqu'à hier. Cette courbe montre que le chômage a baissé moitié moins qu’affiché jusqu’à aujourd’hui par l’Insee, et qu’il demeure nettement supérieur au niveau de début 2001 ;

la courbe « providentielle » présente les nouveaux résultats de l'enquête Emploi après le changement de méthode : elle converge si miraculeusement avec la courbe « spéciale présidentielle » qu'il est impossible d'y voir une coïncidence.

 

Les changements de méthode auxquels l'Insee a procédé sont au nombre de quatre, le premier justifié, les trois autres beaucoup moins :

l'intégration des DOM: c'est une bonne chose en soi car l'exclusion des DOM des statistiques du chômage n'avait aucune justification.

l'exclusion des personnes qui, lorsqu'elles répondent à l'enquête Emploi, déclarent être inscrites à l'ANPE mais ne signalent pas d'autre démarche de recherche d'emploi : ce changement permet de faire baisser le taux de chômage de 0,7 point.

l'intégration des répondants à l'enquête « non-répondants » dans l'échantillon de l'enquête Emploi : ce changement permet de faire baisser le taux de chômage de 0,1 point.

la modification des méthodes de pondération des données et la restriction du champ aux ménages ordinaires (en excluant les personnes vivant en foyers, internats, hôpitaux, prisons).

 

Cette analyse confirme qu’au moins deux des trois changements apportés par l'Insee dans le mode de calcul du chômage au sens du BIT n'ont pas de fondements solides : leur but essentiel est bien d'éviter à l'Insee de se déjuger et de déjuger le gouvernement aux yeux du grand public, en maintenant la fiction selon laquelle le taux de chômage se situe à 8% et a fortement baissé depuis 2 ans.

Nous avions demandé à l’Insee de ne pas modifier le mode de calcul du chômage BIT, et reconnaître clairement que sur les deux dernières années, la baisse affichée de deux points (de 10% à 8%) du taux de chômage officiel en France métropolitaine était largement exagérée.

Malheureusement, la publication d'aujourd'hui montre que M. Cotis, le nouveau directeur de l'Insee, n'a tiré aucune leçon de la désastreuse gestion de cette affaire par son prédécesseur. L'Insee doit renoncer à ses tours de passe-passe solitaire, et attendre les conclusions du groupe de travail du Comité national de l'information statistique (CNIS) sur « les statistiques de l'emploi, du chômage, de la précarité et du sous-emploi » pour mettre en place un système d'indicateurs enfin crédible, transparent et légitime.

par Collectif "Les autres chiffres du chômage"

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Mercredi 21 novembre 2007

                 Nicolas Sarkozy et Maurice ThorezMAURICETHOREZjpg.jpg

    "Il faut savoir terminer une grève":  a déclaré le Président de la République en plagiant Maurice Thorez,  secrétaire général du PCF de 1930 à 1964 . C’était à l’occasion du 90e congrès des maires de France.

N. Sarkozy a cru mettre en porte-à-faux les grévistes et la célèbre déclaration  de notre défunt et regretté camarade Maurice. En fait, le chef de l’Etat ne connaissait pas (ou faisait semblant de ne pas connaître) l’INTEGRALITE de la déclaration de Maurice Thorez.       

Ce n’est pas la premièère fois que des citations sont tronquées à des fins volontairement ou non falsificatrices ( Ex : la celèbre expression de Marx « La religion est l’opium du peuple », citation que l’on clot généralement par un point  de ponctuation alors qu’elle n’est que le début d’une phrase(cf oeuvres de Karl Marx). Rétablissons donc :

 
  Maurice Thorez a dit exactement ceci : 
«  Si le but est d'obtenir satisfaction pour les revendications de caractère économique, tout en élevant progressivement le mouvement des masses dans sa conscience et son organisation, alors il faut savoir terminer[ la grève. NDLR ]dès que satisfaction a été obtenue. Il faut même savoir consentir au compromis si toutes les revendications n'ont pas encore été acceptées, mais si l'on a obtenu la victoire sur les plus essentielles et les plus importantes des revendications. » (M Thorez Œuvres- Ed. Sociales 1954- Livre Troisième, tome 12 ; p 48 )

 

 

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