Lundi 17 décembre 2007
Yvan Colonna a été condamné, mais l'affaire n'est pas terminée puisque ses avocats ont décidé de faire appel. 
 Il n'est donc pas iunutile de rappeler ce qu'écrivait Michel Stefani dans Terre Corse du 1° décembre 2007, ni l'article de Noël Graziani.

Editorial TC      décembre  2007

 

Vérité et justice

Le 8 février 1998, après l'assassinat du Préfet Erignac, les Corses sont massivement descendus dans les rues de Bastia et Ajaccio pour montrer leur traumatisme et condamner cet acte. Cet homme, parce qu'il était le plus haut représentant de l'Etat, venait d'être abattu de sang froid de trois balles dans la nuque. Les forfaitures inacceptables de son successeur, comme les errements des services de police dans l'enquête, ne peuvent en atténuer le caractère abject et lâche de ces faits.

Aujourd'hui, par delà les imperfections de l'instruction, Yvan Colonna doit faire face aux premières dépositions des autres accusés dont les rétractations tardives sèment trouble alors que la responsabilité de l'exécution du préfet ne sera endossée par Pierre Alessandri qu'après sa condamnation à perpétuité.

Madame Erignac et ses enfants n'attendent pas réparation, c'est impossible. Ils réclament avec dignité vérité et justice. On ne peut que partager cette exigence qui est également un enjeu de démocratie pour la Corse. Cela ne s'oppose pas au respect de la présomption d'innocence d'Yvan Colonna, d'autant que le concernant elle fut bafouée à la tribune d'un meeting politique par l'actuel président de la République à l'époque encore ministre de l'intérieur.

Cependant, force est de reconnaître que les droits élémentaires de la personne ne furent pas respectés par les assassins de Claude Erignac. Au regard du degré de développement d'une civilisation, autant dire que cet assassinat prémédité nous renvoie à l'époque moyenâgeuse.

Pour autant, dégager une analyse critique de sa dimension politique est nécessaire dés lors que l'accent est mis sur celle-ci. Après des années de guerre fratricide entre branches clandestines de la mouvance nationaliste, il s'agissait, apparemment, de créer un choc pour en sortir et remettre la revendication indépendantiste au centre du débat politique en pleine campagne des régionales.

Alors effectivement si l'acte n'a rien de glorieux, le cheminement vers celui-ci est le fruit du nationalisme lui-même et de la logique qu'il a engendré selon des principes facteurs de dérives graves et persistantes. Pierre Poggioli, figure historique du mouvement nationaliste corse ne disait-il pas que le FLNC avait "enfanté des monstres" bien avant ce sinistre soir de février 1998 ?

Force est de constater que les différentes organisations se réclamant du nationalisme n'ont pas été en mesure d'enrayer cette mécanique mortifère. Les frustrations dues à des négociations occultes menées au grès de tactiques politiciennes, les manipulations politiques par des pouvoirs cyniques, on se souvient de Tralonca, ne peuvent servir de justification.

Est manipulé qui est manipulable. C'est pourquoi il était, et il demeure toujours décisif, d'élucider les nombreux meurtres qui ne le sont encore, notamment ceux qui ont causé la mort de nationalistes, pour satisfaire là aussi à l'exigence de démocratie et de justice.

Les Corses aspirent après des années de plomb à un fonctionnement normal, transparent, serein de la société insulaire auquel le terrorisme fait obstacle en dévoyant ou en étouffant le mouvement populaire porteur de transformation sociale.

Rarement, la Corse a connu de mobilisations populaires aussi fortes que dans les grandes luttes sociales. Pourtant ce 8 février 1998, plus de 40 000 personnes descendront dans les rues de Bastia et Ajaccio pour exprimer résolument le refus des dérives du nationalisme poussées à leur paroxysme avec l'assassinat du préfet Erignac.

Ce retour en arrière, sur des événements dramatiques, invite à réfléchir sur le présent et l'espoir d'un autre avenir pour la Corse. Sans opposer le Corse au continental, l'ouverture de cette perspective passe par le rassemblement de celles et ceux qui aspirent à des changements de société conformes à leurs attentes dans les domaines de l'emploi, des salaires, du pouvoir d'achat, de la santé, du logement, de l'éducation et du service public.

Transparence, démocratie et progrès social sont ainsi les éléments constitutifs d'une démarche politique dont la Corse a besoin pour s'opposer efficacement aux effets d'un libéralisme dévastateur et pour préserver durablement une identité, un patrimoine, culturel et environnemental, remarquables. L'action démocratique et populaire est le seul instrument de cette démarche citoyenne qui permet à chacune et chacun d'être acteur de son propre avenir.

Les luttes sociales de 1989 et 1995 pour le pouvoir d'achat, celles plus récentes pour les retraites et la fonction publique, la forte mobilisation après l'assassinat du préfet le démontrent, comme elles ont montré et montrent aujourd'hui une Corse solidaire, généreuse et déterminée dans son combat démocratique pour une vie meilleure.

Dans les conditions politiques actuelles, aucune formation ou organisation politique, à fortiori clandestine, ne défendra les intérêts du peuple aussi bien que le peuple lui même. Cette existence là, autonome et consciente du peuple, ne provient ni d'un décret, ni d'une reconnaissance juridique. Pourtant c'est elle qui lui attribue un rôle incontournable et déterminant.

Michel STEFANI

 

 

Procès d'Yvan Colonna

Accusé d’avoir tiré sur le préfet de Corse il y a près de dix ans, Yvan Colonna comparaît devant les magistrats de la cour d’assises spéciale de Paris.

Près de dix ans après l’assassinat de Claude Érignac, Yvan Colonna, accusé de l'avoir exécuté de trois balles dans la nuque, le 6 février 1998 à Ajaccio, comparaît devant la cour d’assises de Paris, spécialement composée de sept magistrats en raison de la qualification d’acte de terrorisme. Ses six complices présumés ont été condamnés en juillet 2003 lors du premier « procès Érignac » à des peines allant de quinze ans de réclusion à la perpétuité (1). Deux autres, Vincent Andriuzzi et Jean Castela, présentés comme les cerveaux de l'opération, ont été acquittés en appel le 22 février 2006.

Si Yvan Colonna comparaît seul aujourd’hui, c’est que la police ne l’a appréhendé qu’au terme de quatre ans de cavale et d'une enquête calamiteuse polluée par une guerre de chefs à la tête des services de police. Depuis son arrestation, le 4 juillet 2003, celui qui fut « l’homme le plus recherché de France » clame son innocence. Il assure que le soir du drame, loin d’avoir pris la fuite, il cherchait dans la montagne des chèvres égarées. Ensuite, il n’a plus donné aucun signe de vie, parce que, il se considérait « condamné d’avance ».

L’interpellation a eu lieu alors que ses amis étaient jugés devant les assises. Un premier procès que les juges refuseront d'interrompre malgré ce rebondissement. Conséquence de cette disjonction, Yvan Colonna doit répondre, quatre ans après ses coaccusés, d’« assassinat en relation avec une entreprise terroriste ». Il est également renvoyé pour l’attaque de la gendarmerie de Pietrosella, le 6 septembre 1997, au cours de laquelle l’arme du crime avait été dérobée.

Pour l’accusation, Yvan Colonna appartient bien au « groupe des anonymes » : des militants nationalistes déçus par les affrontements fratricides au sein de leur mouvance et qui ont planifié cet assassinat avec l'objectif d'en sortir ainsi. Ce sont eux qui le mettront en cause dès le mois de mai 1999. Tous l’ont désigné comme étant le « tireur ». Tous se sont rétractés après octobre 2000 alors qu'Yvan Colonna avait envoyé une lettre affirmant son innocence à l’hebdomadaire nationaliste U Ribombu, les uns le feront devant le juge d’instruction, les autres au cours de leur procès. Finalement, Pierre Alessandri, condamné à perpétuité, s’accusera en septembre 2004 d’être le tireur.

Reste que sans aveux ni éléments matériels, contrairement aux autres accusés, la présence d'Yvan Colonna sur le lieu du meurtre n'est pas établie. Mais pour la veuve du préfet, Dominique Érignac, et ses enfants, il ne fait aucun doute que c’est bien l’assassin de leur mari et père qui est assis en face d'eux.

Devant une cour d’assises, c’est l’intime conviction des juges qui compte. Pas l’absence de preuve matérielle. Depuis sa cellule, Yvan Colonna a préparé sa défense, il a d’avance accusé cette « justice d’exception » de partialité. Il a déjà attaqué Nicolas Sarkozy devant les tribunaux, l’accusant d’avoir ignoré sa présomption d’innocence lorsqu’il se félicitait, en tant que ministre de l’Intérieur, de l’arrestation de l’« assassin du préfet Érignac » à la tribune d'un meeting.

Pour la famille de Claude Erignac, pour la Corse et la démocratie il est impératif que la vérité soit établie et la justice affirmée.

Noêl Graziani

(1) Pierre Alessandri et Alain Ferrandi, ont été condamnés à la perpétuité comme coauteurs du crime, Didier Maranelli à vingt-cinq ans de réclusion, Martin Ottaviani et Marcel Istria à vingt ans. Joseph Versini à quinze ans.

                          décembre  2007

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Dimanche 16 décembre 2007

                      LA VISTE DE M.  KADDHAFI

 
   On a tout entendu sur la visite de Kaddhafi. Des défenseurs autoproclamés des droits de l’homme comme Kouchner dont on n’évoque  plus le  profil bas mais la reptation, à Rama Yade, découvrant que le raïs libyen (en arabe, "ra'is" ne veut pas dire "dictateur" mais "président")était un dictateur, après avoir célébré son évolution positive vers la démocratie, au moment de l’affaire des infirmières bulgares ou au donneur de leçons professionnel  Bernard Henry Lévy…. Il reste qu’au-delà du semblant de cacophonie gouvernementale, Paris joue, comme Washington, la carte de la normalisation avec Tripoli, pour des raisons tant commerciales que stratégiques,  car personne, ni B.Kouchner «  par un heureux hasard en déplacement à Bruxelles pendant la visite du ra‘is, mais ni la susnommée Rama Yade, ni bien d’autres du reste, n’a jugé utile de condamner les projets de ventes d’armes à la Libye Les affaires, comme on sait, sont les affaires, et  jouer au défenseur des droits de l’homme, ça ne mange pas de pain , et comme le Loto, ça peut rapporter et vous donner une posture morale, sans que l’on soit obligé de dénoncer le camp de concentration états-unien de Guantanamo, par exemple.

Contrairement à ce qu’on entend le long des comptoirs,  la cacophonie gouvernementale n’est qu’une stratégie   de N. Sarkozy (une mystification de l’opinion disent certains) jouant tout à la fois l’apparent désordre et le véritable partage des rôles, pour masquer les vrais enjeux politiques et stratégiques de l’« opération Kaddhafi » dont  la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien  n’a été qu’une étape bien conduite. 
  Cette spectaculaire manipulation est à replacer dans l’alignement de la France sur la politique états-unienne de remodelage du monde. Cette dernière, dont l’agression contre l’Irak et l’Afghanistan et l’occupation de ces pays,  est l’un des éléments d’une stratégie visant à étendre l’hégémonie des « marchés » comme on dit aujourd’hui,(c’est-à-dire clairement de  l’impérialisme états-unien) sur les ressources énergétiques du Moyen-Orient, voire du reste du monde.. La démarche Sarkozy complète   celle des Etats-Unis, au nom de  ce que l’Elysée nomme  le pragmatisme  des affaires », qui  est en train  de transformer  la France en  paillasson de Bush  plutôt que  de Kadhafi.   

Ainsi, on comprend mieux  pourquoi , G. W. Bush a adressé,  Kadhafi un message de vœux,  à l’occasion de la fête musulmane de l’Aïd-el-adha qui ne sera pourtant célébrée  que le 20 décembre  selon le calendrier hégirien, message  dans lequel le président états-unien exprimait   son souhait de travailler ensemble «  pour réaliser la liberté et la paix dans toutes les régions du monde ».

Effectivement, la Libye est devenue un maillon essentiel de la stratégie US en Méditerranée, en Afrique et au Proche-Orient. C’est dès 2002 que Kaddhafi - considéré à l’époque comme le chef d’un « État voyou » - avait repris langue avec le monde anglo-saxon, via le premier ministre britannique.

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Quand le 19 décembre 2003 le ra’is  a annoncé  vouloir se débarrasser définitivement des armes de destruction massive qu’il possédait, il évoquait  en réalité, quelques SCUD,  10 000 centrifugeuses nucléaires (encore emballées) fournies par le Pakistan, de deux tonnes d’hexafluoride d’uranium légèrement enrichi et de plus de deux tonnes de gaz moutarde.

 Immédiatement qualifiée de « courageuse » par le caniche de Bush, Tony Blair et de « sage et responsable » par son maître états-unien,  cette décision ouvre la voie au retour à la « respectabilité » (selon l’expression de Nicolas Sarkozy).

       « Le 10 juillet dernier, soit deux jours avant le verdict de la Cour suprême jugeant l’appel des infirmières bulgares et du médecin palestinien et - surtout - deux semaines avant la visite du président français à Tripoli, W. Bush donne son feu vert à ce déplacement :    « Nous avons déjà accompli beaucoup pour le rétablissement des relations […] », écrit-il à Kaddhafi.  ( M.Muller in L’Humanité ).

 Sans perdre de temps, le 25 juillet, N. Sarkozy annonce,  souhaiter une « coopération tous azimuts, dans tous les domaines » avec la Libye, devenue un « acteur stratégique » du pourtour méditerranéen.Derrière, il faut lire « la vente   à la Libye d’Airbus, de chasseurs-bombardiers Rafale, de missiles Milan et autres gadgets mortifères ainsi que d’une centrale nucléaire civile. 

 Ainsi, N.Sarkozy « est disposé  à  prêter la main au projet bushien de « Grand Moyen-Orient », dont on voit quotidiennement les sanglants ravages, tout en maintenant autant que possible la prébende de la Françafrique ou en développant des projets d’intégrations euro-africains parallèles, afin d’en tirer quelques bénéfices pour le compte des « investisseurs français » face à la « menace » chinoise et indienne… »( M.Muller in L’Humanité)

Comme par   hasard   Bush, toujours aussi futé, annonce rechercher un pays acceptant d’héberger le commandement central US pour le continent (Africom),  installation belliciste  qui permettrait aux forces d’intervention US - et pourquoi pas, un jour futur, de l’OTAN avec en sein la France réintégrée - de se déployer.  «  Ajoutons à cela que Paris a demandé à Tripoli de sous-traiter le refoulement à partir du sol libyen des migrants « clandestins » de la misère africains ; des dizaines de milliers d’entre eux ont déjà été expulsés, sans que Mme Rama Yade n’y trouve à redire…

On est donc aux antipodes d’une véritable politique étrangère française indépendante. Quoi qu’on en dise, cette visite ne contribuera pas à son rayonnement et son influence dans le monde arabe et encore moins à une paix véritable au Moyen-Orient. (M. Muller in L’Humanité)

 

 

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Vendredi 14 décembre 2007
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L’argent des cotisations sociales des assurés sociaux versé à des actionnaires des cliniques privées

 

Votée (on devrait dire « entérinées »), la loi sur les franchises médicales s’ajoute aux taxes déjà existantes (18E de ticket modérateur, 16 E de forfait journalier. Ceci au nom de la « rationalisation » (sic) des dépenses de santé. Nous sommes à l’heure des économies, nous dit-on. On a pu lire dans un aboiement précédent de cursinu rossu, que N. Sarkozy, grand prophète des économies d’état, s’était fait octroyer un allongement du versement de son traitement de ministre de l‘Intérieur, ce qu’il n’est plus, afin de ne pas avoir à tirer la langue comme le plus vulgaire des travailleurs qui prend sa retraite ou qu’on jette au chômage, entre sa cessation d’activité  ministérielle et son premier salaire de Président.  Eh bien, il n’est pas le seul  à s’en mettre plein les poches.

La Générale de santé, premier groupe de l’Hospitalisation Privée en France, détenue par une poignée de dirigeants avec l’association de banques d’affaires, va  distribuer à ses actionnaires,  le 17 décembre prochain, des dividendes d'un montant d'environ 420 Millions d'Euros.

 A ce sujet, « L’UFAL, [Union des Familles Laïques NDLR] , association de défense des assurés sociaux, agréée par le ministère de la Santé, rappelle que le Groupe Générale de Santé a bénéficié indûment tout au long de ces dernières années, comme l’ont montré plusieurs journaux (le Canard Enchaîné du 14 février 2007, le Parisien dans son édition du 13 novembre, l’Humanité du 13 décembre dernier) de plusieurs millions d’euros versés à tort aux Cliniques de ce même Groupe par les Organismes d’Assurance Maladie et cela consécutivement à un bug informatique de leur logiciel. Même si une partie de ces sommes ont été depuis remboursées, […] les intérêts de ces sommes sont tombés dans l’escarcelle du groupe privé et […] le manque de transparence de la direction de la CNAM ne […] permet pas d’avoir une vue d’ensemble. » (Bernard Teper, président de l’UFAL.)

 Il est donc scandaleux d’arroser des actionnaires à partir du « salaire socialisé que représentent les cotisations sociales des assurés ».  «  Exigeons des cliniques privées le remboursement total des indus » (id).

 
     A part  ça, tout va bien ?

                                                                                       u-cursinu-rossu-copie-3.jpg  u  cursinu rossu

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Vendredi 14 décembre 2007

La lecture du  Canard Enchaîné  est très souvent passionnante.   
Sur le numéro du 12 décembre, « La double augmentation de Sarko »  nous apprenons avec stupeur, que N.  Sarkozy cumulerait actuellement  son traitement de président de la République et celui de ministre de l'Intérieur. Information confirmée par l'Elysée.

 

    On sait que le Président de la République, tout à sa politique de suppression des privilèges chez les cheminots, gaziers, enseignants, retraités, chômeurs et autres exploiteurs du bon peuple qui se tue au travail pour son patron, s’est augmenté 172% sous prétexte de l’alignement de son traitement  sur celui du Premier ministre.  A ce titre, il  percevra un salaire mensuel de 19 331 euros net.  Cependant, cette augmentation ne prenant effet que  le 1er janvier 2008, N.Sarkozy  est censé percevoir le même salaire que celui de son prédécesseur, soit 7 500 euros net. Comme il est un peu juste et a du mal à joindre les deux bouts, en ces périodes de fêtes, il a demandé à continuer de percevoir son salaire de ministre l'Intérieur jusqu'au 31 décembre 2007, soit 11500 E.

 Le total perçu est donc de :    7500+ 11 500 euros.

          En  continuant à percevoir son salaire de ministre de l'Intérieur en plus de son salaire de président de la République, Nicolas Sarkozy a réussi à anticiper sa hausse de salaire, et ce,  dès le 6 mai 2007. Entre le 6 mai 2007, jour de son élection, et le 31 décembre 2007, Nicolas Sarkozy aura donc perçu un total de 19 000 euros net... au lieu des 7 500 euros prévus. C’est pas mal pour un adepte des économies de l’Etat.

A partir du 1er janvier 2008, date de l’entrée en vigueur de son augmentation de salaire le président de la République percevra donc un salaire mensuel de 19 331 euros net.

POUR INFO : Salaire des ministres : la règle des 6 mois

Pour permettre à un ministre qui vient de quitter le gouvernement de retrouver un emploi,(c 'est beaucoup plus difficile que pour un ouvrier ou un employé?) ce dernier perçoit son traitement intégral pendant les six mois qui suivent son départ du gouvernement. Nicolas Sarkozy qui  a démissionné de son poste de ministre de l'Intérieur fin mars, a donc perçu son salaire de ministre jusqu'en septembre dernier. Ou plutôt il continue de le percevoir puisqu’ il a obtenu  la prolongation des   versements jusqu'en décembre 2007, avant l'entrée en vigueur de son augmentation de salaire au 1er janvier 2008.

    P.S. C'e n'est pas avec un information de ce type qu'on fera la révolution, mais  ça soulage!

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                                                                                                   u cursinu rossu

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Vendredi 14 décembre 2007
ILS DEMANDENT UN REFERENDUM

   
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