Start-up : la face cachée de l’eldorado 2.0

Pierric Marissal
Lundi, 26 Décembre, 2016
Humanite.fr
Hamilton/REA
Derrière les discours électoraux sur le « tous milliardaires », la pompe à finances fonctionne à plein. Les start-up et entrepreneurs sont chouchoutés par nombre de candidats à la présidentielle, ils seraient innovants et créateurs d’emplois. Plongée au coeur de la réalité économique de ces jeunes pousses trop à la mode.
 

"Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires", lançait Emmanuel Macron début 2015 devant le fer de lance des start-up françaises. En dix ans, ce prétendu modèle de réussite s’est imposé. Ces jeunes pousses travaillent dans les nouvelles technologies, le traitement des données (big data) et les objets connectés. Elles espèrent toutes connaître le destin des Facebook ou Blablacar. Pour elles, l’argent coule à flots, entre investisseurs privés et généreux financements publics. Et, de François Fillon à Emmanuel Macron, les candidats à la présidentielle leur en promettent davantage encore. À les entendre, elles seraient créatrices des emplois et des activités économiques d’avenir, au cœur de l’innovation et de la recherche… Mais 9 sur 10 disparaissent dans les trois ans et les emplois créés sont peu nombreux. Pour le philosophe Éric Sadin, cet eldorado n’est qu’un mythe qui permet d’offrir une cure de jouvence au capitalisme et promet la monétisation de chaque moment de notre existence.