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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 10:46

Chroniques Latines

Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains... Toujours un oeil vif sur l'Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien...
Jean Ortiz

La macronite aigüe, une maladie mortelle pour le progrès social, les services publics

Ils ont tous la macronite aigüe, les sens tristes, les anciens cocos, passés sur le trottoir d’en face. 

Hue, hue, Robert Hue ! Lui qui n’a pas réussi à liquider le parti communiste, il donne un spectacle pathétique. Les « barons socialistes » qui trouvent ce brave, digne et honnête Hamon trop « gauchiste » lui sabotent la campagne, alors que Hamon est tout simplement un social-démocrate. Le PS n’a décidément plus rien de socialiste... à quoi bon s’accrocher à des chimères ? Bartolone, Delanoë, des ministres et non des moindres, Hollande qui tire les ficelles, s’arc-boutent (écrivez-le comme vous le voudrez). « Tout sauf la gauche-gauche », le capitalisme est « l’avenir de l’humanité ». Ils avancent comme les crabes, de travers et à reculons.

Macron, il est partout, et ici, et ailleurs. Il est antisystème comme moi le roi des paradis fiscaux. Il n’est pas dans les partis, il est hors parti, au-dessus des partis, mais son parti-pris, derrière le costume lisse, n’a rien de neutre ni de gauche. Il nage, comme dirait Marx, « dans les eaux glacées du calcul égoïste ». Macron, on voudrait nous faire croire que c’est une auberge espagnole sympathique... alors que ce n’est rien de moins que la continuité de mise en cage par le marché. Macron, Macron, Ma com’. Ils se rallient tous à la politique sans rupture de ce personnage (que l’on nous pardonne), mais qui doit encore travailler sa stature pour ressembler éventuellement à un président de la République française. De plus, il n’est pas du peuple. Il n’est pas des nôtres. Par conséquent, comment nous représenterait-il ? Ses bonnes manières, empruntées, puent le fric, le cynisme à peine rentré. Il a la condescendance de ceux qui pensent gagner à tout coup, parce qu’ils ont la finance avec eux.

Enarque, coopté par d’autres énarques, Macron se fout bien du peuple. Il est passé de la banque d’affaires aux affaires du pouvoir. Lui aussi, il a suffisamment de casseroles au cul pour devenir quincailler. Qui finance ses frais de campagne « en marche » vers une politique spectacle de plus en plus mégalo-libérale ?

Ministre de l’économie en 2016, il a fait organiser à Las Vegas, par « Business France » et le groupe Havas, une soirée où il se fit acclamer par 500 personnalités de la finance et des dirigeants de start-up. Cette grande messe officiellement de « l’Innovation technologique », nous aurait coûté la bagatelle de 381 759 euros. Pour « séduire » quelques friqués. Malgré sa mise en scène, le programme de Macron n’est que le prolongement de celui de Hollande et du Fillon allégé.

Il dit qu’il était proche de sa grand-mère, jadis principale de collège, et qu’il a appris par elle le service public. Comme nous ne doutons pas de la fidélité de la grand-mère, il a dû rater quelques leçons... Son conseiller santé a démissionné. Les affaires, toujours les affaires. Il avait réalisé plus de 60 prestations payées par le laboratoire Servier.

Le programme de Macron est celui de la continuité austéritaire, des saignées pour les mêmes, toujours les mêmes. 60 milliards d’économie en 5 ans sur le dos du peuple. De nouvelles amputations des budgets sociaux. La baisse des prestations et pensions sociales. Ce Macron-là est un montage des classes dominantes, une immense duperie. Accepterons-nous d’être les dindons d’une farce aussi peu ragoutante ?

 
Toujours un poing levé et une main tendue, Jean Ortiz est un internationaliste assumé.
terminal et l’utilisation éventue

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Published by BANDERA ROSSA
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