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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 09:35
 
 
 

Présidentielles : 2017, uni-e-s pour l'Humain d'abord avec Jean Luc Mélenchon

Alors que Mélenchon cristallise les attaques depuis sa percée dans les sondages, la peur du rouge fait toujours recette en campagne, estime Yves Bordenave, journaliste au service politique au « Monde », dans sa chronique

 
Au secours, les communistes reviennent !
 
On croyait ces temps révolus. Rangés au musée des frayeurs anciennes. Classés au rayon des horreurs de l’histoire. Relégués dans les coins de mémoire qui se referment peu à peu. Las. En cette campagne finissante et par moments longuette, voilà que refait surface le monstre du bolchevisme, hirsute comme toujours et aux dents encore menaçantes, quoique lestées du fameux couteau. C’est un peu, comme le clamaient en avril 1986 les socialistes à propos de la droite : « Au secours, les communistes reviennent ! » Chiffon rouge autour du cou et bannière idoine en bandoulière. Les revoilà prêts sur les marches du Palais d’hiver, tandis que, sur la Seine à la hauteur du pont de l’Alma, un cuirassé Potemkine amarré au pied du zouave lorgne en direction de l’Elysée.

A n’en pas douter, la percée de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages provoque des sueurs froides. Vraies ou simulées. Ces derniers jours, ses succès cathodiques lors des débats du 20 mars et du 4 avril et la réussite de son meeting marseillais du 9 avril ont fait du candidat de La France insoumise la cible privilégiée de ses alter ego. Après l’avoir brocardé dimanche à la porte de Versailles en « capitaine du Potemkine qui négociera la ferraille du Titanic », François Fillon a brandi le spectre d’un « programme communiste », mardi 11 avril à Marseille. Exactement comme le faisaient les dirigeants de la droite lors des échéances présidentielles de 1974 et de 1981, tandis que l’alliance du PS et du PCF allait porter François Mitterrand à l’Elysée et les communistes au gouvernement pour la première fois depuis la Libération.

Parfum de « seventies » et de guerre froide

L’un des fidèles de François Fillon, Bernard Accoyer, l’actuel secrétaire général du parti Les Républicains, a dénoncé le même jour dans L’Opinion le « candidat d’extrême gauche avec des raisonnements primaires ». Et pour que...

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Published by BANDERA ROSSA
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