Mercredi 6 février 2008
Hausse du prix du timbre : pour la Poste, toutes les petites filouteries sont bonnes
pour avancer vers la privatisation
Le 1er mars, le prix du timbre pour une lettre de moins de 20 grammes passera à 55 centimes.
Le gouvernement l’a autorisé en décembre. Rien ne saurait justifier cette nouvelle atteinte au pouvoir d’achat. Les bénéfices du « groupe La Poste » grimpent, 789 millions d’euros en
2006, plus attendus en 2007. Rien, sinon la marche à la privatisation. La direction de l’entreprise le reconnaît elle-même, la hausse du timbre doit contribuer à financer le plan « Cap
qualité courrier », restructuration supprimant des dizaines de centres de tri, des dizaines de milliers d’emplois dans l’ensemble du secteur courrier aux dépens du service public afin
d’augmenter la rentabilité financière dans la perspective de la mise en concurrence et de la privatisation.
Dans cet objectif, la direction de la Poste ne lésine sur aucune mesquinerie. En voilà un
exemple :
Elle prétend célébrer cette année le 40ème anniversaire de la « Marianne » du graveur Scheffer. A cette occasion, elle a fait imprimer une nouvelle série de timbres autocollants à
l’effigie de la
à l’effigie de la Marianne de 1968.
Pourquoi pas, s’il n’y avait une astuce !
Ces timbres portent la valeur faciale de 54 centimes d’euros. Ils sont vendus par 6 dans des
carnets de 12 comprenant également 6 timbres ordinaires, sans valeur faciale, valables indéfiniment (voir la photo).
Les usagers demandent des carnets de timbres ordinaires à un guichet. On leur refile ce type
de carnet mixte. Ils croient acheter des timbres à validité permanente. Mais à compter du 1er mars, ils devront ajouter 1 centime à toutes les « Marianne de
Scheffer » !
De Scheffer ou de Lamouche, Marianne n’en finit plus d’être trahie par les privatiseurs de la Poste, encore plus depuis que la mention
« République française » a disparu des timbres.
N’hésitons pas à dénoncer cette escroquerie et à exiger que les timbres « Marianne de
Scheffer » marquée à 54 centimes soient reconnus à validité illimitée.
Mercredi 6 février 2008 PCF - Section Paris 15ème