Mardi 25 mars 2008

L’Union Juive Française pour" la Paix exige la levée des sanctions contre Bruno Guigue

Par l’Union Juive Française pour la Paix

Bruno Guigue, sous-préfet de Saintes en Charente-Maritime, vient d’être démis de ses fonctions par Madame Alliot-Marie, ministre de l’intérieur. Son crime ? Un texte publié sur Oumma.com où Bruno Guigue s’en prend au lobby pro-israélien en France. Les phrases reprises en boucle qu’on lui reproche sont celles-ci :

« À propos de terrorisme, l’Etat d’Israël, qui plus est, peut se targuer d’un palmarès hors compétition.(…) Ses admirateurs occidentaux doivent certainement s’extasier sur les prouesses d’une armée capable de tuer aussi aisément des enfants avec des missiles. Ils doivent aussi se confondre d’admiration devant les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer durant le shabbat. »

Hélas ce que la ministre Alliot Marie qualifie de « violemment anti-israélien est la vérité nue : l’Etat d’Israël a commis et commet encore tous les jours des crimes de guerre.Depuis le début de la deuxième Intifada, 7000 Palestinien-ne-s, pour la quasi-totalité des civils désarmés ont été tués par les forces d’occupation. Depuis 1967, 650000 Palestinien-ne-s ont connu la prison et souvent la torture. Les assassinats politiques soi-disant ciblés, le blocus d’un million et demi de personnes dans Gaza affamée et privée de médicaments, la destruction du Sud-Liban, les confiscations incessantes de terre, bafouent tous les jours les Droits de l’Homme et le Droit International. S’il n’est sans doute pas le seul, comme le propose à tort B. Guigue dont les snippers tirent sur des petites filles à la sortie des écoles, Israël est par contre le seul Etat qu’ il est aujourd’hui interdit de critiquer en France.

 Notons, puique Madame la Ministre de l’Intérieur se révèle si sensible au « devoir de réserve » d’un sous-préfet, que le  14 avril 2006, un autre sous-préfet, celui de Calvi,  s’est ouvertement affiché comme  membre de la confrérie(catholique) St Antoine, et que le journal « La Corse »,ne s’embassant pas de circonvolution diplomatique a usé de l’xpression « le représentant de l’Etat »(…à la cérémonie religieuse ?)
    

  " La Corse", 14 avril 2006               


                                                                                     

par BANDERA ROSSA publié dans : pcfcapcorse communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Mardi 25 mars 2008

Liban : 17ème report de la présidentielle

mardi 25 mars 2008.                                          IMAGE-LIBAN-copie-1.jpg

 


Pour la 17e fois depuis le mois de septembre, la séance du Parlement libanais destinée à élire le président, qui était prévue ce mardi 25 mars, a été reportée au 22 avril, alors que les factions rivales campent sur leurs positions quant au partage du pouvoir dans le futur gouvernement.

Le président du Parlement, Nabih Berri, a reporté lundi la séance. Le Parlement devait se réunir mardi pour élire à la présidence le chef de l’armée Michel Sleimane. Sa désignation est le seul dossier sur lequel s’entendent la majorité parlementaire et l’opposition.

Les deux camps restent en désaccord sur le partage du pouvoir ainsi que la composition du futur gouvernement, l’opposition réclamant un droit de veto sur les décisions du prochain cabinet, ce que refuse la majorité.

Le Liban est sans président depuis l’expiration du mandat du président Emile Lahoud le 23 novembre 2007 à minuit

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Lundi 24 mars 2008

                                                                                                                    
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Le PCF a besoin d’une thérapie de choc :
Le coup de colère de André Gerin,  maire de Vénissieux et député de la 14ème circonscription du Rhône.)

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Les résultats de ces dernières élections municipales et cantonales ont un goût amer.

Autant ils donnent des raisons d’espérer en l’avenir du PCF, autant ils sont marqués par la politique de soumission au Parti socialiste. Autant les communistes dans leur diversité ont su prendre des initiatives, souvent originales, mener des batailles formidables pour faire entendre leur voix et obtenir des résultats, autant l’équipe dirigeante s’est enfermée dans une vision ringarde d’union de sommet.

Il y a un fossé, une fracture entre les communistes et leurs dirigeants, entre le communisme de terrain et le discours national.

La perte du département de Seine St Denis est le résultat direct d’une politique nationale déconnectée des réalités et des souffrances populaires, le résultat d’une stratégie d’échec qui ne date pas d’hier. Nous privilégions les institutions au détriment des classes populaires d’où notre difficulté à élaborer des réponses adaptées aux aspirations du peuple. Quelles solutions proposons-nous face à l’insécurité et aux violences quotidiennes, face aux difficultés croissantes de l’existence sociale, face à la paupérisation, la précarité, le pourrissement social, moral, culturel ?

Ce contexte a nourri le vote FN que nous avons sous-estimé et banalisé depuis les années 1980, en refusant de reconnaître qu’il peut être choisi par les électeurs communistes comme un vote de protestation et de sanction.

Aujourd’hui, l’abstention populaire a atteint des records historiques jamais vus depuis la guerre. Un Français sur deux ne participe plus aux scrutins.

Une fracture civique et politique relègue massivement les milieux populaires, à l’instar de ce qui se passe aux Etats-Unis. La ségrégation sociale et spatiale se double d’une ségrégation électorale.

Cette grève des urnes, cette abstention protestataire doit interpeller directement le PCF, sous peine de disparition. La première des raisons d’être de notre parti, c’est de faire émerger les classes populaires dans le champ politique. Or les ouvriers, les employés se sont détachés du PCF. La mésentente entre le parti et les classes populaires a pris les allures d’un gouffre géant. Des millions de gens ont envoyé un message de protestation aux dirigeants nationaux.

Dans ces conditions, proposer une « union de la gauche innovante », au moment où le clivage droite/gauche se réactualise, c’est faire une gigantesque marche arrière jusqu’aux années 1960, c’est proposer une réponse ringarde qui revient à acter l’hégémonie du PS et placer un PCF affaibli en position supplétive. La direction propose tout simplement de nous aligner, alors qu’un espace considérable existe pour une gauche authentique avec un PCF en situation de rebondir.

Nous devons couper le cordon ombilical avec le Parti socialiste

S’il est une leçon à tirer de ces élections, c’est bien que l’union se construit sur le terrain avec les acteurs de la vie citoyenne et non pas dans un tête-à-tête au sommet entre des appareils qui nous a conduits, ni plus ni moins, à être dépendant de la bipolarisation de la vie politique française car le mode d’élection du président de la République au suffrage universel est mortifère pour les partis politiques. Cette stratégie est sans issue. Surtout, elle est en contradiction avec les potentiels, les énergies communistes, les rassemblements fiers d’être communistes, ces militants ouverts qui surprennent par leur volonté d’exister.

Nous devons travailler à une union du peuple de France avec le PCF en coupant le cordon ombilical avec le PS, tout en refusant une ligne  «antisocialistes » improductive. Devenons majeurs en nous adressant directement au peuple de gauche sans dépendre des logiques de sommet et d’appareil.

Les succès obtenus sont à mettre à l’actif des communistes, des militants, des élus. Mais on reste amer devant la posture de l’équipe de Fabien qui a plombé la dynamique portée dans les villes et les départements. Une direction absente dans l’affrontement politique national, prête à justifier n’importe quel accord pour avoir des élus à tout prix, à n’importe quel prix. Une direction qui poursuit l’effacement de l’identité communiste devant le PS : gauche plurielle avec Jospin, pour les régionales de 1998, les régionales de 2004, refus de mener les présidentielles sous l’étiquette PCF.

Continuer à claironner « la gauche, la gauche, la gauche », tenir un meeting aux côtés de François Hollande, avant le premier tour, avec un PS qui cherche à nous trucider chaque fois qu’il en a l’occasion, c’est vraiment donner des verges pour se faire fouetter.

Oui, l’origine de nos difficultés est bien dans notre décrochage avec les classes populaires, le monde du travail et intellectuel. Notre direction nationale est en rupture avec le peuple de France, son discours politique est décalé, déconnecté de la France profonde. Ce sont les communistes qui ont sauvé l’honneur du PCF, notamment avec des milliers de « petits » candidats qui ont fait des centaines et des milliers de voix aux quatre coins de la France, dans des municipalités ou des cantons où ils n’avaient aucune chance d’être élus. Ils ont fait la preuve que la signification du vote communiste était loin d’être éteinte.

Nous devons être pugnaces pour reconquérir le terrain perdu

Avec 20 villes de plus de 30 000 habitants perdues en 2001, nous avons payé cash notre alignement sur la politique de Jospin. En 2008, Dieppe reconquise a sauvé l’honneur, mais 9 anciennes villes communistes sur 20 seront dirigées par le Parti socialiste. Pourquoi pas par nous ? Avons-nous tout fait  pour ? A quel moment la direction s’est-elle donné les moyens de les reconquérir ?

Sur les 9 villes de 20 000 habitants perdues en 2001, 3, Firminy, Fourmies et Portes-lès-Valence ont été reprises par le PCF, mais 4 seront dirigées par le PS. Pourquoi ? Et n’oublions pas la perte de Drancy, donnée à la droite pour convenance politicienne d’un dirigeant du PCF.

En 2001, rappelons-nous les gains par le PCF de Sevran, et surtout d’Arles, malgré l’accord national PC/PS. Quant à Tulle, ce fut la cerise sur le gâteau. La direction du PCF a accepté que François Hollande soit la tête de liste dans cette ville historiquement communiste.

En 2008, n’oublions pas Le Havre que nous aurions pu gagner si le PS n’avait pas tout fait pour nous empêcher coûte que coûte de diriger cette ville avec Daniel Paul. Prenons le temps de regarder de près ce qui s’est passé à Nîmes, Corbeil, Sète et Romilly, que nous pouvions regagner.

Les communistes ont mal avec les pertes de Calais, Aubervilliers, Montreuil, Pierrefitte, Denain. Pour ma part, je ne veux pas avaler ces pertes. Je veux comprendre les raisons locales mais aussi les raisons politiques de fond, en lien avec notre stratégie nationale. Surtout nous devons prendre l’engagement solennel de tout faire pour reconquérir ces villes en 2014 et prendre les dispositions d’organisation pour y parvenir. Non ! Nous ne voulons plus rééditer ce scénario sinistre où des villes communistes deviennent socialistes en passant par l’antichambre de la droite.

Nous devons prendre l’engagement solennel de reconquérir la Seine Saint-Denis, en 2011, de présenter des listes communistes aux élections régionales, en 2010, de reconquérir les villes perdues en 2001. Cessons d’être timorés face au suffrage universel et de nous comporter comme si celui-ci devait nous être fatalement défavorable.

Se contenter de dire, vis-à-vis du PS : « Pas d’attitude de revanche » revient  à passer l’éponge, à accepter les coups de jarnac et cette pratique si détestable qui consiste à se faire épauler par la droite pour battre les communistes.

Mais la direction espère-t-elle, peut-être, ainsi, escamoter sa responsabilité dans le fait que nous ayons rejoint, dès le premier tour, des listes avec le Modem ou des UMP masqués comme ce fut le cas à Grenoble ou à Marseille. Le Modem désormais présent à gauche et à droite dans des villes et des départements est loin d’être en échec. Sa politique de recomposition est à l’œuvre. Et il faudrait regarder de près les listes de Gérard Collomb, à Lyon. A gauche jusqu’où ? De quelle gauche parlons-nous ?

Nous devons porter ces questions sur la place publique, nationale et ainsi nous démarquer, nous différencier des politiques de droite menées par le PS, à l’exemple de Guerini dans le département des Bouches-du-Rhône qui fait la chasse aux pauvres. A défaut, nous risquons de cautionner à notre insu une recomposition qui vise à écarter du champ politique la perspective d’un changement de société. Nous ne devons pas minimiser les dangers que notre marginalisation fait courir à notre peuple, visant à le borner au seul horizon du capitalisme. Il y en a marre de notre attitude nationale molle et de faire le dos rond quand on parle du PS.

Un examen approfondi, ville par ville, est nécessaire, tout comme l’analyse du déclin progressif de l’audience nationale du PCF depuis un quart de siècle, tombée au plus bas aux présidentielles de 2007 (1,93 %).

Les dirigeants du PCF n’ont rien compris à la nouvelle donne économique, sociale, culturelle, spirituelle, urbaine de la « banlieue ».

Où est l’analyse des émeutes de 2005 ? Ils sont incapables d’intégrer à leurs raisonnements les réalités auxquelles sont confrontées les classes populaires, à produire des réflexions théoriques débouchant sur des stratégies de territoire.
Il y a un vide politique, stratégique à un moment où l’évolution de la société capitaliste appelle de construire un nouveau modèle d’alliance entre la classe ouvrière et les couches intellectuelles et une nouvelle conception géopolitique.

Analysons ce que sont et ce que vivent les classes moyennes, y compris les patrons de PME/PMI. Prenons en compte le fait que l’érosion du pouvoir d’achat touche toutes les catégories de salariés, même les plus élevées tandis qu’elle épargne toutes les catégories de spéculateurs, même les plus petits. Imaginons une nouvelle alliance avec toutes les catégories de la population victimes de la précarité, de la grande pauvreté. Montrons toujours plus et mieux que les soubresauts de notre société sont le fait de la domination sans partage d’un capitalisme cynique et sans pitié.

La direction du PCF utilise les mêmes schémas que dans les années 1960 et 1970, des outils totalement dépassés par les évolutions de la société, de l’économie et des territoires. Notre discours est tellement large et imprécis que nous finissons par être totalement creux et dénués de sens politique.

Surmontons cette impuissance politique et intellectuelle pour affronter les nouvelles conditions de la mondialisation de l’économie, des mutations qui affectent des territoires régionaux, la prédominance des services sur l’industrie, le découpage lieux de travail et résidence, la mobilité, l’instabilité résidentielle et de nouvelles attentes sociales en matière de qualité de vie, de bien-être alors même que le lieu de vie devient inhumain, voire invivable. Comment éviter la transformation de villes populaires en ghettos sociaux, ghettos de la misère ?

Les conditions existent pour que le PCF rebondisse

Après ces élections municipales et cantonales, l’enjeu à long terme est la régénération, la renaissance de l’identité communiste sur la base d’un projet à définir, sur la base d’une alliance à trouver qui ne soit pas seulement   
électorale, orientée vers les partis, mais aussi et surtout des rassemblements politiques entre les catégories sociales.

La stratégie actuelle du PCF, loin d’être un point d’appui, le transforme en une force supplétive du PS. Elle le ballote entre la gauche réformiste et l’extrême gauche.

Je refuse d’être un allié faible, de ne plus envisager le PCF que dans un déclin irréversible. Les conditions existent pour que le PCF rebondisse comme le montrent les 9 % des voix obtenues au niveau national. Il n’y a aucune fatalité à notre perte d’influence.

Les résultats des présidentielles de 2007 et de 2002 nous obligent à une totale remise en cause des équipes qui se succèdent place du colonel Fabien et qui ont poursuivi une même stratégie, nous conduisant dans le mur. Nous devons changer d’époque et accepter les divergences au sein de la direction du PCF, refuser la pensée unique.

Les pratiques, les expériences des communistes, des militants et des élus dans maints endroits sont des preuves palpables qui montrent que le renouveau est possible et qui indiquent le chemin de la reconquête. Au nom de quelle logique, ce qui est valable au plan local ne le serait pas au plan national ?

On l’a testé aux régionales de 2004 dans le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie et la région Centre, mais nous avons ignoré ces expériences pour justifier toujours et encore notre effacement devant le PS. Nous avons banalisé des résultats réalisés au nom du PCF et du rassemblement parce qu’ils faisaient désordre dans le décor.

Comment marquer notre différence à l’égard d’un PS qui penche pour le Blairisme et se sent les coudées franches avec une direction du PCF sur la défensive ? Cette question est névralgique pour reprendre le combat en vue  du changement de société et du renversement révolutionnaire du capitalisme, ce mode de production qui a fait son temps.

L’abandon de ce combat est à l’origine de nos difficultés. Nous n’avons pas voulu renouveler, revisiter, revivifier notre identité communiste pour incarner un autre avenir, une modernité révolutionnaire au cœur des défis de civilisation. Un PCF autonome, ouvert, rassemblé, capable de voler de ses propres ailes.

La direction nationale doit rendre son mandat

Plus que jamais nous avons besoin d’une thérapie de choc pour préparer un vrai congrès d’élaboration politique.

Il est grand temps de remettre les choses à plat, de rompre avec les stratégies des précédents congrès qui nous ont conduits au déclin et à la marginalisation politique. Sans quoi, nous risquons d’apparaître franchement ridicules à affirmer que nous sommes le troisième parti de France.

Nous devons affirmer notre volonté de conquérir le pouvoir, notre prétention à diriger la France, certes pas dans l’isolement mais tout au contraire en construisant une véritable alternative solide et durable avec le peuple de France, uni avec ses classes populaires et ses forces sociales.

- Je crois toujours que la consultation des communistes doit être organisée par référendum afin qu’ils se prononcent sur la pertinence de garder un parti politique qui s’appelle PCF.

- Je souhaite la mise en place d’une direction provisoire pour préparer le congrès, représentative de la pluralité des opinions.

- Je suis favorable à l’élection des dirigeants au suffrage universel, par les adhérents à tous les niveaux pendant le congrès et sa préparation.

 

par BANDERA ROSSA publié dans : pcfcapcorse
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Dimanche 23 mars 2008

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Amplifier la solidarité contre l’anticommunisme en République tchèque

Après le jugement du 19 mars confirmant l’interdiction de la Jeunesse communiste, amplifier la solidarité contre l’anticommunisme en République tchèque

 

Le tribunal de la ville de Prague a rendu son jugement en première instance mercredi 19 mars 2008. Il a validé l’interdiction de l’Union communiste de la jeunesse tchèque (KSM) par le ministère de l’Intérieur en octobre 2006. Dans le même temps, il a débouté la KSM de sa plainte contre le ministère. Le tribunal a estimé que la mesure d’interdiction est en conformité avec les lois en vigueur. Le ministère de l’intérieur avait considéré que le programme de la KSM était en violation avec la constitution de la République tchèque parce qu’il remet en cause la propriété privée des moyens de production et réclame leur socialisation. La KSM va probablement faire appel de ce jugement qui n’est pas exécutoire.

La procédure judiciaire, entamée il y a 18 mois, s’est étonnamment accélérée. L’ouverture du congrès de la KSM aura lieu samedi 22 mars. Pour ses dirigeants, ce n’est pas une coïncidence. Le pouvoir tente de faire pression sur les jeunes communistes pour qu’ils abandonnent les références théoriques fondamentales, marxistes et léninistes, de leur engagement politique.

L’action déterminée de la KSM contre la politique de casse sociale en République tchèque, contre l’implantation d’une base américaine de la « guerre des étoiles », la force et les combats du Parti communiste de Bohême-Moravie (KSCM) auquel elle est liée sont décidément insupportables pour les capitalistes.

Il est très important que soit réaffirmée la solidarité des communistes, des démocrates français avec la KSM que la mobilisation ne se relâche pas, alors qu’une nouvelle vague d’anticommunisme est lancée dans plusieurs Etats de l’Union européenne. En Hongrie, le gouvernement menace d’emprisonner les dirigeants du Parti communiste ouvrier (PCOH). Qui sera frappé demain par cette chasse aux sorcières ?

A l’occasion de son congrès, nous adressons à nouveau notre soutien total à nos jeunes camarades tchèques. Nous relançons notre campagne de signatures contre l’interdiction de leur mouvement.

Nous tenons à la disposition des organisations du PCF, de tous ceux qui veulent intervenir, des cartes postales de solidarité à faire signer et envoyer à la KSM.

Contact : PCF Paris 15, 01 48 28 60 05

par Vive le Parti Communiste Français

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Dimanche 23 mars 2008

Pourparlers en Égypte avec le Hamas et le Jihad

dimanche 23 mars 2008.

 Les autorités égyptiennes ont organisé samedi des pourparlers avec des représentants du Hamas et du Djihad islamique venus de la bande de Gaza, en vue d’obtenir une trêve entre la Résistance et les forces d’occupation, a-t-on appris de source autorisée.

Faouzi Barhoum, porte-parole du Hamas à Gaza, a précisé que Khaled al Batch, du Djihad islamique, et Djamal Abou Hachem, responsable du Hamas, avaient participé à cette rencontre dans un bâtiment officiel égyptien au poste de contrôle de Rafah.

Ismaïl Haniyeh, qui dirige le gouvernement Hamas de la bande de Gaza, a déclaré que les deux hommes allaient prendre connaissance d’une proposition de l’autorité d’occupation transmise par l’Égypte et que "la décision finale sera prise en accord avec les intérêts supérieurs du peuple palestinien".

L’Égypte tente, avec l’appui des États-Unis, de négocier la fin des hostilités entre l’armée d’occupation et les résistants de Gaza, qui ont poursuivi leurs tirs de roquette.

Les Égyptiens avaient informé les Palestiniens de la tenue de consultations "entre plusieurs parties" et les factions de Gaza vont désormais se réunir dans le petit territoire côtier palestinien, a ajouté Barhoum.

La délégation palestinienne a demandé la libération de 36 membres du Hamas incarcérés en Égypte après l’ouverture de la frontière par des militants gazaouis en janvier, a-t-on appris de source égyptienne proche des pourparlers.

"Les Égyptiens ont promis de libérer les détenus dans un proche avenir. Le Hamas attend des actes et pas seulement des promesses. Nous sommes très préoccupés par la détention prolongée et les tortures subies par les détenus", a déclaré Barhoum.

À Gaza, Ismaïl Haniyeh a jugé "anormale" la détention de Palestiniens en Égypte, "surtout si ce sont des combattants de la résistance". "Cette situation n’est pas normale et doit être corrigée (...) par la libération immédiate des prisonniers", a-t-il dit.

Cette semaine, un haut responsable du Hamas, Saïd Seyam, a affirmé dans une interview que les prisonniers palestiniens en Égypte étaient torturés et interrogés sur le sort de Gilad Shalit, capturé en juin 2006.

La source égyptienne a indiqué que Le Caire avait demandé des explications à la suite des propos de Seyam.

Les associations de défense des droits de l’homme affirment que la torture est systématique dans les prisons et les commissariats égyptiens. Le gouvernement dit condamner ces pratiques et précise qu’il n’hésite pas à engager des poursuites judiciaires quand les faits sont avérés.

Liban : retour au calme après les affrontements dans un camp palestinien

Le calme était revenu samedi dans un camp palestinien du sud du Liban après de violents combats entre des partisans du Fatah et un groupe islamiste qui ont remis en lumière la volatilité de la situation dans ces "îlots de non-droit" où la misère favorise l’extrémisme.

Les affrontements ont opposé vendredi soir des membres du Fatah, le mouvement du président palestinien Mahmoud Abbas, au groupuscule salafiste Jound al Cham, à Aïn Héloué, le plus grand des camps palestiniens du Liban avec 45.000 habitants, près de la ville de Saïda.

Les combats, qui ont donné lieu à des tirs de roquettes et de bombes artisanales, ont fait au moins quatre blessés, dont un du Fatah, en près de quatre heures, selon un haut responsable du Fatah, Mounir al-Makdah. Ils ont cessé dans la nuit après des négociations menées par l’intermédiaire d’un autre groupe extrémiste.

Samedi matin, un correspondant de l’AFP a constaté que la trêve tenait.

A l’intérieur du camp, le traffic était normal et les familles rentraient à Aïn Héloué après s’être réfugiées dans des mosquées de Saïda.

Des militants du Fatah se sont massivement déployés, y compris dans la zone des affrontements. Des dizaines d’échoppes portaient des traces de balles, tandis qu’au moins deux maisons ont brûlé.

M. Makdah avait déclaré dans la nuit qu’un cessez-le-feu était intervenu grace à la médiation d’un groupe salafiste proche de Jound al Cham, Osbat al Ansar. Il a assuré samedi à l’AFP que "situation est sous contrôle".

Aucune information n’était disponible du côté du Jound al Cham concernant le nombre de blessés ou tués. Selon un correspondant de l’AFP, des centaines de familles avaient quitté le camp pour fuir les affrontements.

Un responsable palestinien avait expliqué que les accrochages avaient été provoqués par l’interpellation par le Fatah d’un membre de Jound al Cham.

Jound al Cham est un groupe sunnite constitué majoritairement de Libanais, mais également de Palestiniens. Ses éléments ont été impliqués dans des combats sanglants entre l’armée et des islamistes en 1999, dans la région de Dinnieh, dans le nord du Liban. Les affrontements avaient fait 45 morts.

Il n’a pas de hiérarchie claire et compterait une cinquantaine de militants armés.

A la faveur de conditions de vie misérables, des groupes extrémistes accusés de liens avec Al-Qaïda ou les services de renseignements syriens se sont installés ces dernières années dans des camps de réfugiés palestiniens du Liban, en particulier à Aïn Heloué, transformant ces îlots qui échappent au controle des autorités libanaises en poudrières où des violences peuvent éclater à tout moment.

L’an dernier, des combats ont opposé pendant plus de trois mois l’armée libanaise au mouvement islamiste du Fatah al-Islam dans le camp de Nahr al-Bared (nord), faisant plus de 400 morts, dont 168 soldats libanais.

M. Maqdah a assuré samedi à l’AFP qu’"il n’y aurait pas un deuxième Nahr al-Bared" à Aïn Héloué.

Mais le fait que ces camps, créés depuis l’exil des Palestiniens à la suite de la création d’Israël en 1948, échappent au contrôle de l’Etat libanais et de son armée, fait toujours craindre des affrontements semblables à ceux de vendredi, voire une répétition du scénario de Nahr al-Bared.

A Nahr al-Bared, l’armée libanaise a pénétré pour la première fois dans un camp palestinien, des zones contrôlées par des formations politico-militaires palestiniennes.

Depuis la fin de la guerre civile (1975-1990), qui a débuté par des affrontements entre l’armée et des militants palestiniens qui voulaient utiliser le Liban comme plate-forme pour leurs opérations contre Israël, des voix se sont élevées pour appeler à désarmer les factions.

par BANDERA ROSSA publié dans : pcfcapcorse communauté : Un PCF de lutte des classes !
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