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La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, ex-avocate d'affaires à Chicago, a été interpellée en anglais dans
l'hémicycle de l'Assemblée nationale par le Député-Maire de Montreuil Jean-Pierre Brard (app-PCF), mardi, lors du débat sur le projet de budget 2008.
"I want to know if we are at your discretion in French or in English (...) as the newspapers le Canard enchaîné has written", a lancé M. Brard à la ministre tout sourire. ("Je veux savoir si nous
devons vous écouter en français ou en anglais (...) comme le Canard enchaîné l'a écrit").
L'élu de Seine Saint-Denis faisait allusion à un écho du journal satirique mercredi dernier selon lequel la ministre envoie des notes en anglais à ses collaborateurs de
Bercy.
Nicolas Maury
NDLR : Selon u cursinu rossu, il semble également que l'anglais soit largement utilisé, au détriment du français, entre les differents services du Ministère (Français) des
Affaires Etrangères .

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, a dénoncé mardi une volonté de Nicolas Sarkozy et de la droite de "réviser l'histoire" en
"taisant l'engagement communiste" de Guy Môquet. "Nous ne souhaitons alimenter aucune polémique", a affirmé à l'AFP le porte-parole du Parti communiste français.
Mais, souligne-t-il, "dans sa volonté de toujours brouiller les valeurs, les repères et l'histoire", Nicolas Sarkozy a pris, dès après son élection l'initiative de rendre hommage au jeune
résistant fusillé par les nazis le 22 octobre 1941, mais "n'a bien sûr pas précisé qu'il s'agissait d'un jeune résistant communiste". "Il ne nous rend pas sa mémoire en taisant son engagement
politique" alors qu'il est établi que Guy Môquet a été arrêté car il distribuait des tracts du Parti Communiste.
M. Dartigolles relève aussi que dans la circulaire décrétant le 22 octobre journée de commémoration de la mort de Guy Môquet, "ne figure à aucun moment la précision de son appartenance politique
à la jeunesse communiste". "Tout cela est une révision de l'histoire", souligne-t-il.
Le porte-parole reproche aussi au ministre de l'Education Xavier Darcos de procéder dans sa note aux recteurs à "une bien misérable réécriture de l'histoire", en "transformant les militants
communistes en +compagnons+". "Cette misérable polémique ne grandit pas ceux qui s'acharnent à réviser l'histoire de France en bafouant la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour un idéal de
justice et de paix", ajoute le porte-parole dans un communiqué.
"L'hommage que rend traditionnellement le PCF aux 27 fusillés de Châteaubriant - tous communistes- prend cette année un relief particulier", souligne M. Dartigolles. Le PCF organise avec
notamment la GGT et les jeunesses communistes un rassemblement le 22 octobre au Métro Guy Môquet, au cours duquel sa secrétaire nationale Marie-George Buffet prendra la parole.
Négationnisme dans
la presse ?
Toujours la même rengaine contre la résistance communiste lors de la Seconde Guerre Mondiale. Le Figaro, inspiré par le révisionniste Stéphane Courtois en rajoute une couche
Depuis que Sarkozy utilise Guy Môcquet pour appuyer sa politique antisociale, les médias (en général Le Monde et Le Figaro) tentent de faire oublier qu'il fût un résistant communiste. Pour ce faire rien de tel que de cracher sur le Parti Communiste voir sur la mémoire des résistants mort pour la France.
Au passage ils ressortent le Pacte Germano-soviétique pour faire oublier les Accords de Munich de 1938 (Le PCF isolé face à Munich appel a "balayer l'esprit de Munich pour l'esprit de Valmy"), les slogans de la droite en France "plutôt Hitler que le Front Populaire", les relents anti-soviétique des pays occidentaux en 1938 (car le traité de Munich brouille les pistes, l'URSS souhaitait faire de la question tchèque un moment décisif du rapprochement avec la France contre l'Allemagne. Or Français et Britanniques ont du mal a se dégager des vieux rêves de destruction de l'épouvantail bolchévique et ils cèdent aux nazis).
Pourtant ces journalistes oublient que le le 26 août 1939 l'Humanité titre "Union de la nation française contre l'agresseur hitlérien!". Les communistes ont déjà décidé leurs attitudes en cas de conflit: ils se battront les armes à la mains contre les hitlériens honni mais c'est peine perdue, la répression s'abat impitoyablement sur les militants actifs, tandis qu'une campagne anti communiste sans précédent déferle et culmine le 26 septembre avec la dissolution officielle du PCF.
Aujourd'hui même après l'opération Barbarossa en juin 1941, date mystique pour la presse bourgeoise qui leur faire croire que le PCF n'était pas en résistance avant, les révisionnistes contestent les 75.000 communistes morts pour que vive la France. Ils parlent de manipulations, et autres débilités de ce genre. Depuis la chute du mur de Berlin, la mode est a la casse du système social français et même de son histoire.
Encore un effort et le maréchal Pétain et Pierre Laval seront réhabilités par les révisionnistes !
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Aux accents de la "Marseillaise" de "l'Internationale", aux cris de "vive Staline et vive la France", face aux tortionnaires et devant les fusils , dans les prisons de Vichy ou dans les camps de concentration , à Compiène ou à Buchenwald, se forge dans le drame l'image du communiste indomptable. Le PCF , "le parti aux 75.000 fusillés", du dactylo clandestin, de l'agent de liaison, du diffuseur de l'Huma, du FTP, du Syndicaliste clandestin rejoignent les grandes figures du panthéon communistes: Jean Pierre Timbaud, Guy Môcquet, Pierre Semard, Lucien Sampaix, Jean Catelas, Arthur Dalliet, Felix Cadras, Gabriel Peri et tant d'autres. |

Contre l’offensive des « refondateurs » : maintenir et renforcer le PCF !
La préparation de l’Assemblée extraordinaire du PCF, qui se tiendra en décembre, a fourni l’occasion à Patrick Braouezec , Roger Martelli, Jean-Claude Gayssot et autres « refondateurs » de redoubler leur offensive – complaisamment relayée par les médias capitalistes – pour aboutir à ce qui reviendrait, dans les faits, à la dissolution du PCF. Ils remettent en cause ce qu’ils appellent « la forme parti », lui préférant une vague « mouvance sociale ». En substance, les « nouvelles logiques d’organisation » qu’ils proposent reviendraient, dans la pratique, à une réédition des « forums anti-libéraux » – mais, cette fois-ci, sans le PCF.
Dans une interview publiée dans L’Humanité, Gayssot déclare qu’il est favorable à l’abandon du mot « communiste », dans le nom du parti, avant d’ajouter : « Mais je pense honnêtement qu’il faut surtout en finir avec la conception de l’organisation qui a prévalu jusqu’ici. À mes yeux, la force transformatrice qu’il faut créer ne peut l’être sous le label ou la houlette du parti ! » Quelques lignes plus loin, il explique qu’il faut être « indépendant », mais « ne pas négliger la conquête de positions dans les institutions. » Autrement dit, Gayssot et consorts ne refuseraient pas des positions confortables dans les « institutions », mais ne voient pas la nécessité d’une étiquette communiste ou d’un parti auquel il faudrait rendre des comptes. Ce sont effectivement des choses encombrantes dans le milieu bourgeois des « institutions ». Autrement dit, le PCF était « utile » lorsqu’il hissait l’ex-ministre Gayssot vers les sommets. Mais s’il ne permet plus cela, à quoi sert-il ?
Rappelons que lorsqu’il était Ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot qualifiait la privatisation d’Air France de « grand succès populaire ». Il n’a jamais levé ne fut-ce qu’un petit doigt contre les projets de privatisation du gouvernement Jospin, sous lequel le transfert de biens publics vers le secteur capitaliste a été le plus important de toute l’histoire du pays (31 milliards d’euros).
Et maintenant, après avoir affaibli l’assise sociale et électorale du parti par ce genre de capitulation, par des révisions successives du programme qui l’ont vidé de son contenu communiste, et par la campagne « boviste » menée contre la candidate du parti aux présidentielles, les refondateurs prennent prétexte d’un affaiblissement dont ils sont responsables, même s’ils ne sont pas les seuls, pour inciter les communistes à détruire leur organisation ! Ce ne sont pas des refondateurs, mais des liquidateurs.
Le parti, c’est un outil indispensable dans notre lutte contre le capitalisme. Il permet d’élaborer notre programme, de discuter des questions de stratégie, d’organiser et de financer nos activités, d’élire nos représentants et candidats. Sans cette organisation, les communistes ne seraient rien. Il faut résister de toutes nos forces au discours démoralisé et démoralisant des liquidateurs, et engager la lutte au niveau des idées pour contrecarrer leurs arguments et réduire leur influence. Les médias se font largement écho de leurs idées. Il faut que les militants et sympathisants du parti entendent un autre son de cloche. Les sections qui refusent la liquidation du parti devraient s’exprimer, par voie de résolutions et de textes.
Lors des élections au congrès de 2008, nous appelons toutes les sections et fédérations du parti à éliminer des instances nationales et fédérales tous les représentants de cette tendance liquidatrice. Un parti qui installe dans sa direction des gens qui veulent sa mort – risque fort d’en mourir, justement. Martelli, Braouezec, Gayssot et compagnie ont parfaitement le droit de ne plus vouloir du PCF et de ne plus se réclamer du communisme. Mais le PCF n’a jamais forcé personne à en être membre. S’ils veulent partir, qu’ils partent ! Nous autres maintiendrons le parti et travaillerons pour le renforcer, sur le plan des idées comme sur le plan organisationnel.
Le programme du parti
L’affaiblissement du parti n’est pas dû à des causes externes. Il n’est pas dû à des « évolutions sociologiques », comme le prétendent les soi-disant refondateurs. Il est dû à l’abandon des idées et objectifs révolutionnaires dont il se réclamait, dans le passé. Le remplacement de ces idées par les notions soporifiques de l’« anti-libéralisme » réformiste a eu comme conséquence de desserrer les liens entre le parti et la couche la plus militante, la plus politiquement consciente de la jeunesse et des travailleurs. Ils ont besoin d’idées claires, d’analyses et d’explications solides, de théorie marxiste, de perspectives et d’un programme sérieux pour mettre fin au capitalisme.
Mais le programme que présente actuellement le parti ne contient aucune mesure qui constitue une remise en cause de la propriété capitaliste de l’économie. Il se limite à de petits bricolages superficiels : des crédits moins chers pour les employeurs qui embauchent, des amendes pour les mauvais patrons, de vagues allusions à une « nouvelle citoyenneté » et d’autres notions sur le thème d’un meilleur « vivre ensemble » ou encore d’une réorientation « équitable » de l’économie capitaliste.
Ce charabia « anti-libéral » se veut plus moderne que le marxisme. Mais en réalité, il constitue un retour en arrière, un retour aux idées réformistes, naïves et utopistes du début du XIXe siècle, avant Marx.
Le comportement des dirigeants communistes, lors des participations gouvernementales de 1981-1984 et de 1997-2002, a convaincu la masse de l’électorat populaire que même si le discours du PCF est plus radical et plus militant que celui des socialistes – dans la pratique, leur politique est au fond la même.
Expliquer le « stalinisme »
A cette expérience collective s’ajoute la confusion créée par l’effondrement des régimes totalitaires du bloc de l’Est, régimes que les dirigeants du parti ont présenté comme autant d’exemples du « socialisme » à plusieurs générations de travailleurs. A ce jour, aucune tentative sérieuse de fournir une explication à la dégénérescence de la révolution russe et au phénomène du stalinisme n’a été entreprise par le parti, ce qui laisse la porte ouverte à l’idée, relayée massivement par les apologues du capitalisme, que le communisme est synonyme de dictature totalitaire.
La politique de plus en plus ouvertement réformiste défendue par la direction du parti ne permet pas au PCF de se distinguer nettement du réformisme du PS, et le transforme, objectivement et dans la conscience populaire, en une annexe politique de ce dernier. Mais l’affaiblissement du PCF n’a rien d’irréversible. Il est entièrement à la portée des militants du parti de reconstruire son influence et son implantation dans le mouvement syndical, chez les jeunes et chez les travailleurs en général. Mais pour cela, il est nécessaire de revenir aux idées fondamentales du communisme – aux idées du marxisme révolutionnaire.
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La Riposte