Lundi 10 décembre 2007

Société d’individualisme contre société solidaire voilà le choix posé

Déclaration de « Communistes de France »

 

Résister au capital, unir les communistes, rassembler le peuple de gauche

Chacun le voit bien la droite mène une politique d’une dureté rarement atteinte ces dernières années. Nous avons tous en tête le propos de Kessler qui a le mérite de dire clairement le choix de société que la droite veut imposer. Les luttes en cours montrent bien les résistances que rencontre cette politique.

Société d’individualisme contre société solidaire voilà le choix posé

C’est par rapport à ce choix que les communistes doivent affirmer haut et fort leur point de vue pour ouvrir une perspective politique. Face à cette droite revancharde et dangereuse pour les libertés il faut que les communistes offrent un autre choix de société et réaffirment que le capitalisme n’est pas invincible. C’est de ces affirmations, de ces combats, que renaîtront l’unité des communistes.

De ce point de vue le soutien, la participation, l’animation des luttes est une responsabilité première pour les communistes, comme est de leur responsabilité de peser dans le débat politique national à chaque moment important de la vie politique de ce pays. Les échéances électorales municipales qui s’annoncent peuvent être un moment de débat important par delà les diversités locales qui peuvent entraîner des choix stratégiques différents. Débat non pas d’un point de vue électoraliste, mais parce que les villes peuvent être un échelon de résistance au capital. Le logement, les transports, l’aménagement du territoire, l’emploi, un grand nombre de services peuvent être autant d’enjeux de pouvoir et de reconquête par et pour la population à l’échelon communal. Pouvoir et reconquête non pas pour eux-mêmes, mais pour que le bien commun serve au mieux vivre de tous et de chacun.

 

Peser sur les choix, conquérir le pouvoir, dans bien des endroits les communistes ne peuvent y arriver seuls. Ils peuvent par contre contribuer au rassemblement sur un projet et créer des majorités d’idées. La bataille sur la constitution européenne l’a bien montré : il y a un peuple de gauche en France, il a voté NON à la constitution.

Nous affirmons qu’il y a une ligne de rupture politique entre partisans du NON et partisans du OUI.

Prendre part à la bataille politique des municipales veut dire pour les communistes d’aujourd’hui mettre en débat des choix de gestion qui soient autant d’appuis pour la population dans sa résistance au capitalisme : interdiction des saisies, expulsions, coupure de fluides, remunicipalisation des services et des transports, réquisition des logements vides, lutte contre la spéculation et les délocalisations…

C’est sur la base de ce projet qu’un rassemblement peut s’opérer, hors de toute combinaison politicienne. C’est sur la base de ce projet que les communistes peuvent œuvrer à l’union de la gauche, la vraie, celle du peuple. Pas celle artificielle d’organisations qui n’ont plus de gauche que le nom.

C'est à ces tâches que "Communistes de France" va s’atteler prioritairement.

Paris le 23 novembre 2007.



N.B.: « Communistes de France » est le nom que ce sont donnés les participantes et participants à l’assemblée de Vénissieux qui veulent pour leur pays, quelque soit leur engagement personnel, un parti communiste porteur d’un projet révolutionnaire..

El diablo

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Lundi 10 décembre 2007

Dimanche 9 décembre 2007

Le Téléthon : jusqu’à quand ?

Malentendu, promesses inconsidérées, pouvoir d’achat en baisse …

l’avenir du Téléthon est incertain !

 

Depuis plus de 20 ans, le Téléthon met en avant la souffrance des enfants et la détresse des parents pour récolter des fonds pour la recherche sur les maladies génétiques, l’aide au handicap, l’accès au soin des malades.

 

Un malentendu

 

Mais le financement de la recherche par les associations de malade repose sur un malentendu. Les associations financent pour que des traitements soient issus de la recherche, alors que le but premier de la recherche en biologie n’est pas de soigner mais de comprendre les mécanismes du vivant. C’est une condition indispensable pour envisager d’éventuelles avancées thérapeutiques.

 

Le mythe de l’ « ADN médicament » : des promesses inconsidérées !

 

A partir de 1993, l’AFM, malgré le scepticisme des chercheurs, a mis l’accent et la majeure partie de ses moyens sur la thérapie génique dont elle fit son cheval de bataille. Cette politique reposait sur une vision particulièrement réductrice de la biologie. L’introduction dans la cellule d’un gène normal devait compenser le défaut génétique responsable de la maladie. Le mythe de l’ « ADN médicament » rendait superflue l’étude des mécanismes de régulation de la cellule. Le bilan des Téléthons successifs, des promesses inconsidérées, des simplifications abusives, est bien modeste. Aucun résultat positif hormis le succès du déficit immunitaire combiné sévère (SCID-X1). Mais les complications apparues dans le traitement relativisent ce succès en mettant le doigt sur les limites de la thérapie génique, celle de l’insertion mutationnelle. Pour que la thérapie génique ait un avenir elle doit éliminer ce risque. Ce qui nécessite des recherches sur les vecteurs et les modèles animaux qui n’ont de sens que si elles reposent sur une recherche fondamentale non finalisée. Or pour la présidente de l’AFM « si on est dans la recherche fondamentale pour la recherche fondamentale, sans être sur la recherche du médicament, cela ne nous intéresse pas, l’objectif est de sauver nos enfants ». Confrontée au piétinement de la thérapie génique, l’AFM a cherché à entretenir l’espoir en misant sur la thérapie cellulaire. Mais la thérapie cellulaire, notamment celle via les cellules souches, n’en est qu’à ses balbutiements.

 

La réduction des financements de l’Etat aux laboratoires

 

La nature des financements associatifs a changé au fur et à mesure de la baisse des financements récurrents de l’Etat. D’aide à la recherche, ces financements ont évolué en programmes à visée de plus en plus finalisés. Le Pacte pour la Recherche, en attribuant l’essentiel des moyens financiers à l’ANR et en créant une agence d’évaluation, l’AERES, rattachée directement au ministère de la recherche, a conduit à un contrôle direct du pouvoir politique sur l’ensemble de la recherche publique. Celle ci n’a plus pour fonction de développer les connaissances mais uniquement d’appliquer les stratégies à court terme définies par l’Etat, les entreprises et divers groupes de pression. Par manque de financements publics, les laboratoires n’ont plus d’autres solutions pour travailler que de demander des contrats de recherche à des agences, des entreprises, des fondations, des associations … Pour obliger les scientifiques à travailler à la commande, le ministère a fait de la capacité à décrocher des contrats un critère de l’évaluation des laboratoires et des chercheurs. Le scientifique n’est plus celui qui fait avancer la connaissance mais celui qui sait « chercher l’argent ». Dans le domaine du biomédical cette politique donne un poids considérable aux associations dite caritatives dans la définition des orientations scientifiques.

 

Les dérives du financement associatif

 

Les stratégies de recherche ne peuvent être dirigées par la douleur et la révolte des parents face à un mal inexorable qui frappe leur enfant. L’AFM se fourvoie en s’illusionnant sur des stratégies médicales à court terme. Il faut consacrer beaucoup plus d’effort aux problèmes de bases. L’intervention croissante des associations caritatives dans le soutien à la recherche les place en concurrence dans la récolte des dons. D’où l’affirmation réitérée que la thérapie est à portée de main. Mais le volontarisme a ses limites qui sont celles de la réalité de la recherche. Malgré tout le show médiatique, le chemin vers la thérapie apparaît beaucoup plus long et incertain que ne le proclament les dirigeants de l’AFM et les organisateurs du Téléthon.

 

La stagnation des sommes récoltées depuis 3 ans traduit une lassitude à l’égard d’une émission qui déborde de promesses qui tardent à se concrétiser. Ceci d’autant que la générosité des français a une limite qui est celle de leur pouvoir d’achat. Le pouvoir politique grâce à la télévision publique est complice de ce qu’il faut bien appeler une mystification, car le Téléthon lui permet de faire financer les recherches et l’aide aux malades par la charité. Soulager par la charité ceux qui en ont besoin est louable mais contribue au recul d’un système organisée de solidarité collective financé par l’impôt. Les plus faibles se retrouvent sous une situation de dépendance vis-à-vis des donateurs.

 

Pour les plus faibles, la charité ; pour les nantis, des cadeaux fiscaux !

 

Des questions aussi cruciales que les stratégies de recherche, la prise en charge des plus fragiles ne peuvent décemment pas devenir des questions de bonne conscience et de bons sentiments. Mais, l’Etat sait se montrer généreux ! N’a-t-il pas versé, en 2006, 65 milliards d’euros d’aides diverses aux entreprises. ? Qu’en ont-elles fait ? Elles ont continué pour la plupart d’entre elles de réduire l’emploi et de délocaliser.

Résultat : moins de ressources pour l’Etat. Moins de ressources pour l’Etat, c’est moins de services publics, moins de fonctionnaires, moins de moyens pour la Santé, pour l’enseignement et pour une recherche libre, et … c’est plus de dépenses à la charge des salariés. Et c’est à ces derniers dont les salaires n’augmentent plus « pour ne pénaliser pas la compétitivité des entreprises ou grever les finances de l’Etat » qu’il est demandé encore une fois de mettre la main au porte monnaie pour financer la recherche et l’aide au handicap !!

 

Le 3 décembre 2007

 

Syndicat National des Travailleurs de la Recherche Scientifique CGT

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Lundi 10 décembre 2007

MOTION ADOPTEE PAR LA FEDERATION DU PCF DU PAS DE CALAIS  

Depuis des années, nous déplorons les choix stratégiques de la direction du Parti en alertant, à chaque Congrès, les communistes sur les conséquences catastrophiques.

L’assemblée des 8 et 9 décembre prochain ne nous semble pas être la solution pour remobiliser le Parti. La démocratie aurait au moins voulu que le projet de mandat qui sera présenté aux délégués de section ait été discuté dans le Parti, par les communistes. Ce ne sera pas le cas, puisqu’il ne sera élaboré par le CN que quatre jours avant l’assemblée.

 

1-    La première de ces exigences c’est un bilan autocritique.

Si le Parti n’a pas besoin de se flageller sans cesse, un bilan doit être fait de la période 1995-2007. En particuliers de la « mutation » ; la participation au gouvernement Jospin ; la stratégie électorale adoptée à l’occasion des régionales de 2004 (où nous sommes partis, à deux exceptions près, sur des listes menées par le PS dès le premier tour) ; le rassemblement dans les collectifs anti-libéraux pour une candidature unique à la présidentielle de 2007. Incontestablement, le renoncement à un positionnement communiste parfaitement identifié a contribué à accélérer le recul de notre Parti. L’électorat populaire ne nous suit plus et s’égare dans le vote « utile » pour le PS, le vote protestataire pour les gauchistes, voire le vote en faveur de la droite et de l’extrême droite. Nous n’avons pas su tirer profit des rares expériences positives, comme par exemple, celle de la liste communiste menée aux régionales de 2004 par Alain Bocquet en Nord-Pas-de-Calais, ou celle de la campagne contre le Traité Constitutionnel Européen.

 

2-    La seconde exigence : pas de dissolution du PCF comme Parti politique.

 

On ne nous fera renoncer ni au communisme ni au Parti Communiste Français. Il s’agit de travailler à un redressement du Parti Communiste Français, pas de s’engager dans un processus de dissolution, ou de dilution comme composante d’une « nouvelle formation politique de gauche », un autre parti fédérant ou fusionnant des communistes, des socialistes, des gauchistes. L’action d’un PCF développant son apport original est nécessaire pour les luttes, et pour construire un rassemblement transformateur du peuple. Le dialogue indispensable avec les autres forces de gauche doit être conduit pour construire un rassemblement populaire majoritaire, pas pour construire un nouveau parti, type « Links Partei ». Il faut également en finir avec les « tendances »  qui nous minent de l’intérieur ! Comment peut-on être encore dirigeant ou élu du Parti, après avoir appelé à voter, voire dirigé, la campagne de José Bové ?!! A tous les échelons, il faut également revisiter notre pratique politique, des cellules au Conseil National.

 

3-La troisième exigence, c’est l’affirmation de notre choix de société : la construction du socialisme du XXI ème siècle.

 

Nous devons affirmer un choix de société qui doit s’appuyer sur une conception marxiste, marquée par le progrès social, l’humanisme, l’écologie, le féminisme, la paix et la justice. Socialisme et communisme sont l’avenir du monde. Loin de l’image ringardisée véhiculée par la pensée dominante, ils sont la solution aux contradictions que le capitalisme, à bout de souffle, ne peut plus résoudre. Il faut que le prochain Congrès pousse l’analyse du système capitaliste et éclaire sur ses ravages, à l’échelle nationale et internationale. Il est aujourd’hui confronté à ses contradictions : baisse du niveau de vie des salariés, délocalisation des entreprises, mise en concurrence des travailleurs… etc. Il faut que le prochain Congrès précise notre projet pour la France et notre solidarité avec tous ceux qui, dans le monde, partagent ce combat.

 

4-La quatrième exigence, c’est celle de l’action !

 

Notre Parti n’est pas un club de discussion dont la fonction essentielle serait d’organiser des forum, des assises pour faire vivre des concepts attrape-tout de « gauche », qu’elle soit « plurielle », « anti-libérale » ou autre… C’est d’abord un Parti d’action qui organise les solidarités avec les travailleurs en lutte.

La préparation du Congrès 2008, doit se faire dans l’action. Il ne s’agit pas seulement de suivre les syndicats en apportant un soutien au mouvement social. Il s’agit aussi d’organiser la riposte des travailleurs contre les agressions de la droite et du MEDEF, dans des champs d’intervention qui permettent de dépasser les clivages corporatistes. Manifestations nationales, campagnes nationales d’affiches, comme celle engagée actuellement en faveur du référendum.

Le Parti a besoin d’exister nationalement et de démontrer son utilité. La réussite de telles campagnes passe par un travail d’organisation renforcé aux entreprises, le rétablissement de liens privilégiés avec le monde ouvrier et ses responsables syndicaux. Notre avenir passe également par le rétablissement du contact avec la jeunesse dans sa diversité. Des quartiers populaires à l’université, nombreux sont les jeunes qui rejettent les effets dévastateurs du capitalisme. Aidons-les à s’organiser à la Jeunesse Communiste et à s’armer idéologiquement pour donner de l’efficacité à leurs luttes.

 

Ces quatre points devraient être une base de travail pour préparer le Congrès 2008 mais aussi pour faire vivre le Parti, sans attendre.

par PCF 62

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Samedi 8 décembre 2007

Assemblée nationale "extraordinaire" du PCF aujourd'hui et demain à la Grande Arche de la Défense.

 

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Intervention de Claude Fainzang
(fédération de Paris) au Conseil national du PCF du 4 décembre 2007 

 

 

  Les racines du PCF sont profondes. Elles remontent à la Révolution française de 1789, à ses principes, la souveraineté nationale, la devise de la République « liberté égalité fraternité », l’internationalisme déjà. L’histoire de notre Parti est marquée par l’engagement inséparable à la fois pour la souveraineté nationale, le droit des peuples et l’internationalisme : les brigades internationales pendant la guerre d’Espagne, la Résistance à l’occupant nazi (dès l’appel du 10 juillet 1940), nos luttes pour la paix, l’action contre les guerres coloniales (Vietnam, Algérie) que seul le PCF en tant que parti a menée.

Il est nécessaire de maintenir la nature de cet engagement. L’orientation de se fondre dans un parti européen de la « gauche », promoteur de l’intégration européenne est néfaste. C’est nier le cadre national qui reste le plus le cadre essentiel de la lutte pour la démocratie et le socialisme.

Le parti a su résister dans le passé. Le monde du travail attend de lui qu’il le fasse aujourd’hui contre Sarkozy, alors qu’on attaque tous les acquis du Conseil National de la Résistance,  comme l’affiche Kessler, ancien dirigeant du MEDEF.

Le 1,93% a des raisons internes.

La mutation a détruit notre outil de transformation révolutionnaire de la société vers le socialisme : les cellules, les cellules d’entreprise. La formation des communistes a été délaissée, des revues abandonnées comme Avancées et les Cahiers du communisme. Tout cela formait des militants et des dirigeants issus des couches populaires, de la classe ouvrière, qui est aujourd’hui quasiment absente des organes de direction. On a licencié beaucoup de permanents et supprimé beaucoup de locaux. L’Huma relaye une ligne politique de « gauche ». Et il est même question de supprimer la section économique du CN !

Une rupture s’impose. Il faut affirmer clairement dans le mandat :

1) la volonté de continuer le PCF , un PCF amélioré, plus offensif, donnant la priorité au mouvement populaire. Pas de dissolution du PCF ! Pas de voie réformiste ! Pas de congrès de Tours à l’envers !

2) la nécessité d’un bilan de 15 années de stratégie de « mutation », cause principale de notre recul.

3) l’objectif d’approfondir nos bases théoriques en reprenant les concepts fondamentaux du marxisme toujours pertinents à notre époque: l’exploitation capitaliste, l’extorsion de la plus-value, la luttes de classes, le socialisme, la propriété collective des moyens de production et d’échange. Le capitalisme a évolué mais il est toujours à abolir, avec les ruptures nécessaires (pas seulement le « dépasser »).

Si on veut faire face à l’idéologie dominante, le besoin d’un parti révolutionnaire, disposant d’une théorie révolutionnaire, est décisif. Finissons-en avec les abandons qui ont contribué à un recul très grave des idées communistes.

 

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Jeudi 6 décembre 2007
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Venezuela: première analyse du PCV après le référendum constitutionnel

Compte-rendu de la conférence de presse du secrétaire général du PCV, le 3 décembre, paru dans « Tribuna Popular ». (Traduction : PCF Paris 15).

 

Nous avons perdu une bataille contre l’impérialisme, pas la guerre.

 

« On apprend plus d’une défaite que des victoires. »

 

Caracas, 3 décembre. Tribuna Popular. Oscar Figuera paraphrase Le Che : « on apprend plus des défaites que des victoires ». Le secrétaire général du Parti communiste vénézuélien a repris cette expression à l’occasion de sa conférence de presse hebdomadaire faisant une première analyse des résultats du référendum de dimanche sur la réforme constitutionnelle proposée par le Président de la République, Hugo Chavez.

 

Figueira a estimé que les résultats et les événements que vient de vivre le peuple vénézuélien sont riches d’enseignements pour le renforcement du processus révolutionnaire. Il a expliqué que « ce que nous avons vécu hier constitue un nouvel épisode de la lutte des classes, de l’intense bataille idéologique qui se joue dans notre pays pour sa transformation, l’avancée de la révolution et l’intérêt de notre peuple ». Il a ajouté : « une bataille a été perdue mais non la guerre contre l’impérialisme ».

 

Le PCV souligne que cette période électorale est la démonstration claire de l’affrontement entre les conceptions différentes du pays qui traversent la société vénézuélienne. « C’est ce qui était en jeu hier ».

 

D’un côté, l’oligarchie nationale s’est livrée à la manipulation, au mensonge, usant des media de masse à sa disposition dans l’objectif de maintenir son régime d’exploitation capitaliste. « Dans une offensive sans pitié, qui a ressorti les vieilles peurs ancestrales, les préjugés historiques » a insisté le dirigeant politique.

 

Il a ajouté : «  une proposition visant à approfondir la démocratie, à impliquer encore davantage le peuple à la transformation de l’Etat, porteuse d’une nouvelle organisation du territoire, destinée à élever la qualité de vie de la population s’est trouvée confrontée à toute une campagne sur la prétendue menace sur la propriété, sur la famille et sur la religion, trois valeurs ancestrales de la société capitalistes ».

 

Un sujet de satisfaction pour le Parti communiste vénézuélien réside dans le fait que la moitié des votants d’hier se sont prononcés pour l’avancée du socialisme avec une profonde conscience des choses. « Malgré le résultat du référendum, nous avons fait un saut qualitatif énorme dans la conscience populaire. Il ne faut pas sous-estimer que plus de 4 millions de Vénézuéliens et de Vénézuéliennes ont opté pour le socialisme, malgré la campagne médiatique infernale » a déclaré Oscar Figueira. Ce niveau de conscience collective n’existait pas, il y a 8 ans, a-t-il rappelé.

 

Les 3 millions d’abstentionnistes supplémentaires par rapport à 2006 [élection présidentielle] « font toujours confiance à Chavez » analyse le PCV. Car ils n’ont pas voté contre lui mais « n’ont pas été convaincus par la réforme constitutionnelle et ont été neutralisés par la peur ».

 

Le PCV, dans le cadre d’une première réflexion, tire plusieurs enseignements du vote : l’approfondissement de la bataille idéologique doit être dirigé afin de briser les peurs historiques. « Nous communistes, nous nous y efforçons », a-t-il dit ajoutant : « nous devons balayer les slogans primaires et porter la bataille idéologique au cœur de notre peuple ».

 

Autre enseignement pour les communistes vénézuéliens : « dans tout processus révolutionnaire, l’existence d’un instrument politique révolutionnaire et d’une direction collective unifiée pour conduire la révolution est nécessaire et irremplaçable. » Le PCV va continuer à travailler dans ce sens. « L’histoire montre en effet que face à l’armée des classes dominantes, la construction de l’instrument politique de la révolution est nécessaire et indispensable » a insisté son secrétaire général, Oscar Figueira.

 

Troisième enseignement de l’événement électoral : l’opposition a fini par reconnaître et entériner la constitution de la République bolivarienne du Venezuela. « C’est un progrès, après qu’ils l’ont combattue en 1999 et dans les années suivantes. L’opposition doit maintenant reconnaître que cette constitution est la plus progressiste du monde ».

 

Mais le PCV met en garde : cet argument défensif ne doit pas se retourner en prétexte pour nier les avancées et l’approfondissement que contient la réforme. A la suite des propos de Baduel [ex-ministre de Chavez qui a appelé à voter pour le non], on parle de nouvelle assemblée constituante. « Nous restons perplexes devant ceux qui ont défendu la constitution de 1999, qui l’ont acceptée comme projet pour le pays mais qui maintenant ne la servent pas ». Et le secrétaire général d’avertir : « il apparaît que certains tentent de lancer le mot d’ordre d’entretenir un climat de déstabilisation ».   

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