Mardi 6 mai 2008


                                                                                                    



                                  Hors-série Esclavage 1848-200829X22
                                                    84 pages. 10 euros

ESCLAVAGE, L’HISTOIRE INAVOUÉE


En 1848, la France abolissait la servitude. 160 ans plus tard, la mémoire est omniprésente.
A cette occasion, L’Humanité
édite un hors-série exceptionnel. 82 pages +DVD "Retour à Gorée". En vente en kiosque à partir du lundi 5 mai 2008
 ou au siège de  l'Huma 


                                    

par BANDERA ROSSA publié dans : pcfcapcorse communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Samedi 3 mai 2008

Bolivie: "l'épreuve du feu" pour le socialisme et la démocratie    

                      

 
                                                                            

     Ce premier mai, Evo Morales a annoncé une série de nationalisations qui marquent un point de non-retour dans sa politique de construction du socialisme en Bolivie.


    Le 21 avril dernier, à l’ONU, il avait confirmé sa volonté d’ « en finir avec le système capitaliste », responsable selon lui de la dégradation de l’environnement, de l’accroissement des inégalités et des guerres impérialistes. Ce premier mai, il a démontré une nouvelle fois qu’il savait mettre ses actes en accord avec ses discours.

     Il a poursuivi la renationalisation des hydrocarbures – quatre filliales appartenant à des multinationales telles que Repsol, Shell ou BP ont été nationalisées – et a « remis entre les mains du peuple bolivien » l’entreprise nationale de Telecommunications (ENTEL), détenue par une multinationale italienne. Certes, ce n’est pas une première, déjà le premier mai 2006, il avait entamé le processus de nationalisation des hydrocarbures, en forçant les multinationales à signer des contrats avantageux pour l’Etat et le peuple bolivien. Ces nouvelles nationalisations montrent que le soutien mais aussi la pression du peuple bolivien poussent toujours plus Morales et son gouvernement vers la socialisation de l’économie.

 

     La bourgeoisie bolivienne, appuyée par l’impérialisme américain, a compris le danger et livre toutes ses forces dans la bataille pour renverser Morales. L’oligarchie compte sur le soutien des quatre provinces les plus riches, dont celle de Santa Cruz, qui concentrent les gisements d’hydrocarbures. Porte-drapeau de l’autonomie, l’oligarchie ne cache plus désormais ses vélléités sécessionnistes. Pour arracher des mains du peuple bolivien les richesses de sa terre, elle est prête à remettre en cause l’indépedance et l’unité de la Bolivie, chèrement conquise au colonisateur espagnol.
     
      Les oligarques de la région de Santa Cruz qui tiennent les pouvoirs locaux, soutenus financièrement par le gouvernement états-unien, organisent ce dimanche un référendum local, illégal et anticonstitutionnel, sur l’autonomie de la province. C’est une véritable déclaration de guerre lancée au gouvernement bolivien ; ennemie de la lutte de classes en théorie, la bourgeoisie sait la pratiquer, en transformant une guerre civile larvée en guerre civile affichée. L’histoire se répète en Amérique Latine. Face à une construction pacifique, démocratique et légale du socialisme, la bourgeoisie, qui a déjà trahi les intérêts du peuple et de la nation boliviennes, est prête désormais à lancer le pays dans une guerre civile fratricide.

 
     Fidel Castro a parlé fort justement, dans sa lettre du 1er mai, d’une « épreuve du feu » pour le peuple bolivien et plus largement pour les peuples latino-américains. La bourgeoisie sait qu’elle ne peut plus laisser faire et que la construction du socialisme en Bolivie serait un espoir pour tous les peuples dominés par l’impérialisme. Morales doit désormais passer une nouvelle étape dans la construction du socialisme en Bolivie, y compris en dépassant un strict légalisme, que la bourgeoisie a d’ores et déjà jeté par dessus-bord. Dans cette tâche, il a le soutien de son peuple, celui des Etats anti-impérialistes latino-américains, et celui de tous les sympathisants du socialisme à travers le monde (cf appel d’intellectuels).

 Vive le Parti Communiste Français

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Vendredi 2 mai 2008
 UN NUMERO SPECIAL DE L'HUMA


                           
                                à commander à l'Huma,
                                                                ou
                   à la Fédération de Haute-Corse du PCF, boulevard Campinchi, BASTIA
                                     PCF2B@wanadoo.fr
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Vendredi 2 mai 2008

Menace d'un coup d'Etat en Bolivie

Le président Morales, premier président "indigène"(indien)_ de toute l'histoire bolivienne


Les multinationales pétrolières et autres n'acceptent d'avoir "perdu" la Bolivie. Les Etats-Unis s'efforcent donc de renverser le président légalement élu, Evo Morales.

                                                                            

 

Après avoir tenté un coup d'Etat militaire contre Chavez en 2002, après avoir saboté l'échange de prisonniers en Colombie et menacé militairement les pays voisins, Washington utilise à présent le séparatisme pour faire éclater la Bolivie. L'ambassadeur US parle de la "République de Santa Cruz" dont les riches propriétaires terriens refusent les réformes sociales et l'émancipation des Indiens. Les multinationales pourraient ainsi récupérer une partie des richesses du pays.

Et d'où provient cet ambassadeur US ? Pendant dix ans, Philip Goldberg a servi en Yougoslavie où il a contribué à provoquer les séparatismes et les guerres civiles servant les intérêts des Etats-Unis. Son expérience ressert. Et rappelons que la CIA déverse des dizaines de millions de dollars en Bolivie à travers ses ONG-paravents : NED, USAID, Freedom House...

Le 4 mai, avec un prétendu « référendum », se prépare une journée de provocations. Et de désinformation internationale. C'est donc la responsabilité de chacun de nous de faire circuler l'info - avant et pendant - pour déjouer ces manoeuvres. Le 4, de jeunes Français émettront en radio en continu depuis Caracas. En français et en anglais.


Nicolas Maury

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Vendredi 2 mai 2008

Rosa Luxembourg : Quelles sont les origines du Premier Mai ?                            

Rosa Luxembourg : Quelles sont les origines du Premier Mai ?

L’heureuse idée d’utiliser la célébration d’une journée de repos prolétarienne comme un moyen d’obtenir la journée de travail de 8 heures (1), est née tout d’abord en Australie. Les travailleurs y décidèrent en 1856 d’organiser une journée d’arrêt total du travail, avec des réunions et des distractions, afin de manifester pour la journée de 8 heures. La date de cette manifestation devait être le 21 avril. Au début, les travailleurs australiens avaient prévu cela uniquement pour l’année 1856. Mais cette première manifestation eut une telle répercussion sur les masses prolétariennes d’Australie, les stimulant et les amenant à de nouvelles campagnes, qu’il fut décidé de renouveler cette manifestation tous les ans.

De fait, qu’est-ce qui pourrait donner aux travailleurs plus de courage et plus de confiance dans leurs propres forces qu’un blocage du travail massif qu’ils ont décidé eux-mêmes ? Qu’est-ce qui pourrait donner plus de courage aux esclaves éternels des usines et des ateliers que le rassemblement de leurs propres troupes ? Donc, l’idée d’une fête prolétarienne fût rapidement acceptée et, d’Australie, commença à se répandre à d’autres pays jusqu’à conquérir l’ensemble du prolétariat du monde.

Les premiers à suivre l’exemple des australiens furent les Etats-uniens. En 1886 ils décidèrent que le 1° mai serait une journée universelle d’arrêt du travail. Ce jour-là, 200.000 d’entre eux quittèrent leur travail et revendiquèrent la journée de 8 heures. Plus tard, la police et le harcèlement légal empêchèrent pendant des années les travailleurs de renouveler des manifestations de cette ampleur. Cependant, en 1888 ils renouvelèrent leur décision en prévoyant que la prochaine manifestation serait le 1° mai 1890.

Entre temps, le mouvement ouvrier en Europe s’était renforcé et animé. La plus forte expression de ce mouvement intervint au Congrès de l’Internationale Ouvrière en 1889 (2). A ce Congrès, constitué de 400 délégués, il fût décidé que la journée de 8 heures devait être la première revendication. Sur ce, le délégué des syndicats français, le travailleur Lavigne (3) de Bordeaux, proposa que cette revendication s’exprime dans tous les pays par un arrêt de travail universel. Le délégué des travailleurs américains attira l’attention sur la décision de ses camarades de faire grève le 1° mai 1890, et le Congrès arrêta pour cette date la fête prolétarienne universelle.

A cette occasion, comme trente ans plus tôt en Australie, les travailleurs pensaient véritablement à une seule manifestation. Le Congrès décida que les travailleurs de tous les pays manifesteraient ensemble pour la journée de 8 heures le 1° mai 1890. Personne ne parla de la répétition de la journée sans travail pour les années suivantes. Naturellement, personne ne pouvait prévoir le succès brillant que cette idée allait remporter et la vitesse à laquelle elle serait adoptée par les classes laborieuses. Cependant, ce fût suffisant de manifester le 1° mai une seule fois pour que tout le monde comprenne que le 1° mai devait être une institution annuelle et pérenne.

Le 1° mai revendiquait l’instauration de la journée de 8 heures. Mais même après que ce but fût atteint, le 1° mai ne fût pas abandonné. Aussi longtemps que la lutte des travailleurs contre la bourgeoisie et les classes dominantes continuera, aussi longtemps que toutes les revendications ne seront pas satisfaites, le 1° mai sera l’expression annuelle de ces revendications. Et, quand des jours meilleurs se lèveront, quand la classe ouvrière du monde aura gagné sa délivrance, alors aussi l’humanité fêtera probablement le 1° mai, en l’honneur des luttes acharnées et des nombreuses souffrances du passé.

Rosa Luxembourg, « Sprawa Robotnicza », 1894

(1) L’usage était alors une journée de travail d’au moins 10 à 12 heures par jour.
(2) Il s’agit du premier congrès de la II° internationale.
(3) Raymond Lavigne (1851- ?), militant politique et syndicaliste.


                        par Vive le Parti Communiste Français

 

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