Dimanche 25 mars 2007

              CET HOMME EST DANGEREUX

     Mainmise sur la presse tricolore  (par Hamel)
Depuis 2002, Nicolas Sarkozy a placé des hommes à lui dans presque toutes les rédactions parisiennes, dans la presse écrite comme dans la presse audiovisuelle

Les Français ne connaissent pas la société audiovisuelle ETC (Etudes, techniques et communication). Pourtant, ils ne cessent de voir ses productions à la télévision. C'est cette entreprise, appartenant à l'UMP, le parti de Nicolas Sarkozy, qui filme le candidat Nicolas Sarkozy et qui ensuite vend (ou plus souvent donne) ses reportages aux chaînes de télévision françaises. «Le plus grave, ce n'est pas que Sarkozy organise ses propres reportages, mais que les télévisions acceptent ce procédé car il leur fait économiser de l'argent», proteste un journaliste parisien sous couvert d'anonymat.

Pourquoi se gêner? La société ETC jouit d'une excellente réputation professionnelle, elle offre des images parfaitement maîtrisées, avec des caméras face à la tribune, sur les côtés, et survolant la foule. Nicolas Sarkozy a même organisé le retour de Cécilia, son épouse, au domicile conjugal. Son photographe a pris soin de prendre les clichés à distance afin de faire croire qu'il s'agissait de photos volées par un paparazzi... Rien d'étonnant à cela. Comme le rappelle Frédéric Charpier dans son livre «Nicolas Sarkozy. Enquête sur un homme de pouvoir» (1), l'actuel ministre de l'Intérieur avait imaginé un temps devenir journaliste.

Les journalistes au pain sec
Maire de Neuilly, dans la région parisienne, et président des Hauts-de-Seine, le département le plus riche de France, Nicolas Sarkozy courtise de longue date les patrons de presse, qui sont souvent ses administrés, comme autrefois Robert Hersant, propriétaire du Figaro et de 30% de la presse française, et aujourd'hui Martin Bouygues, le patron de TF1, dont le journal télévisé est regardé par 8 millions de personnes. «Il est non seulement l'ami des patrons de presse, mais il est aussi l'ami des rédacteurs en chef et des chefs des services politiques qu'il appelle tout le temps au téléphone. Sarkozy s'est aussi constitué une cour de sans-grade qui espionnent pour lui à l'intérieur des rédactions, recevant en compensation des informations exclusives ou des promesses de promotion», raconte un enquêteur connu de la presse parisienne.

Le climat est devenu tellement étouffant que ce journaliste demande non seulement que son nom n'apparaisse pas, mais que son journal ne soit pas mentionné non plus. «Je suis contraint de me méfier de mes propres collègues», déplore-t-il. Ministre de l'Intérieur, à la tête de deux services secrets, la DST et les Renseignements généraux (RG), Nicolas Sarkozy est un homme tout-puissant. Alors que ses «amis» journalistes sont abreuvés de scoops sur la délinquance ou sur le terrorisme, les autres rédacteurs se retrouvent au pain sec: les policiers ne leur parlent plus. Pire, ils découvrent que les Renseignements généraux ne font pas seulement des enquêtes sur les collaborateurs de Ségolène Royal, la candidate socialiste, comme Bruno Rebelle, ancien directeur de Greenpeace. Mais qu'à l'occasion, ils s'intéressent aussi à la vie privée des rédacteurs un peu trop à gauche. «Un proche de Sarkozy vous appelle au téléphone et lâche le nom de votre maîtresse, menaçant de le faire savoir à votre épouse si vous ne devenez pas davantage conciliant avec le candidat de l'UMP», s'étrangle un journaliste du Figaro. Un proche de Sarkozy que Karl Laské, journaliste à Libération appelle carrément «le lanceur de boules puantes».

Le livre à charge intitulé «Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus» (2), écrit par plusieurs journalistes parisiens sous le pseudonyme de Victor Noir, s'est vendu à plus de 25 000 exemplaires. Il est réédité en livre de poche.

Sarkozy propulse les ventes
«On montre du doigt le magazine Le Point pour ses 10 couvertures consacrées à Nicolas Sarkozy ces derniers mois. Le problème, c'est que ces 10 couvertures ont bien vendu. Les journalistes qui ne sont pas sarkozystes ne peuvent pas reprocher ce choix journalistique à leur direction», souligne François Malye, président de la Société des rédacteurs du Point.

(1) Frédéric Charpier, «Nicolas Sarkozy. Enquête sur un homme de pouvoir», Editions Presses de la Cité, 304 pages

(2) Victor Noir, «Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus», Editions Denoël, 306 pages

Source :Nouvelobs.com, 21 mars 2007.


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Samedi 24 mars 2007

    VOUS VOULEZ VOTER UTILE ? VOTEZ MARIE GEORGE !


Au-delà des désaccords que l’on peut avoir avec le PCF, la candidature de Marie-George Buffet pour les élections présidentielles est la seule à repondre aux besoins et aux intérêts populaires.
Quelques exemples qui illustrent les raisons.
Sur l’emploi, les salaires, le logement, la candidate du PCF est la porte-parole des revendications immédiates des travailleurs et de leurs familles. Sur l’immigration, elle fait des propositions qui aident à construire l’unité de classe des travailleurs. Sur l’Europe, elle propose la fin des traités actuels, notamment le Traité de Maastricht.
Toutes ces revendications méritent d’être entendues et portées dans la campagne.
Parce qu’elles font la différence avec les candidats du système : Le Pen, Sarkozy, Bayrou, Royal.
Au-delà des différences d’approche, à l’unité sur l’essentiel. Etl’essentiel, pour les travailleurs, est d’avoir une voix qui porte leurs principales revendications, une voix populaire qui se situe dans le prolongement du combat commun gagné le 29 mai 2005, une voix de gauche authentiquement anti-libérale.
C’est cela le vote utile.

Emploi et retraite, préoccupation n°1 des travailleurs : au coeur du programme de Marie-George Buffet.
En matière d’emploi et de retraite, le programme de Marie George Buffet s’inscrit bien dans une logique sociale
progressiste. Il s’attaque aux profits et entend « faire payer les revenus financiers ». Il propose de multiplier par
deux l’ISF pour les personnes qui déclarent de 750 000 à 1 200 000 € de revenus et de le tripler au-dessus de  cette somme.
Marie George Buffet affirme que le CDI et les statuts protecteurs doivent être la règle, ce qui est essentiel à l’heure où le MEDEF et la droite réécrivent le code du travail. Le PCF reprend une revendication du puissant mouvement social de la jeunesse du printemps 2006 en exigeant l’abrogation de la loi dite « d’égalité des chances » et il revendique des « CDI pour toutes ettous avec une période de formation si nécessaire et transformation des CDD et intérim en mplois stables ». En matière d’emploi, la candidate s’alarme de la baisse inquiétante de ’emploi industriel dans notre pays et elle fait référence à une proposition de loi récente du PCF (non soutenue par les députés socialistes sous prétexte des « engagement communautaires e la France »), qui vise à combattre les délocalisations, notamment en :
- Mettant en place des « taxations communes dissuasives », en fonction des différentiels sociaux, sur les importations de produits délocalisés dans les pays à faible coût salarial ;
- Exigeant de faire rembourser par l’employeur toutes les aides publiques dont il a pu bénéficier.

Elle souhaite donner de nouveaux droits aux salariés :
les élus de personnel disposeront d’un « droit de vetosuspensif » sur les décisions de licenciement collectif et de délocalisation. Concernant les licenciements, la mesure phare est « l’interdiction des licenciements pour les entreprises qui réalisent des profits ».
Il s’agit de mesures défensives immédiates positives, réclamées par les travailleurs. Sans doute, la notion « d’interdiction des délocalisations »,présente sur les affiches de campagne, mériterait- elle, toutefois d’être précisée, en allant plus loin en mettant en avant une revendication simple : la sauvegarde de l’outil industriel par la prise de contrôle par l’Etat(c’est-à-dire la nationalisation) en cas de fermeture d’entreprise et/ou délocalisation.
Pour ce qui concerne les retraites, Marie-George Buffet rappelle sa préférence pour le système par répartition et la solidarité intergénérationnelle. Aucune retraite en dessous du SMIC, qu’elle propose de porter à 1500 euros brut dès le 1er juin (puis d’aller rapidement vers les 1500 € nets). Un droit à la retraite à taux plein dès 60 ans basé sur 37,5 annuités et les dix meilleures années. Le maintien des régimes spéciaux présentés comme une référence pour tousles autres salariés. L’abrogation de la loi Fillon sur les retraites.
Elle souhaite aussi l’augmentation des taux de cotisations sociales des entreprises, l’arrêt des exonérations patronales de charges sociales (23 milliards en 2006 !) . Elle revendique que les revenus financiers contribuent aux régimes de retraites au même taux que les salariés. De plus, elle propose de sécuriser les fonds de l’épargne retraite par leur conversion en obligations d’état plutôt qu’en actions boursières.
Toutes ces propositions justes s’inscrivent plus dans une logique antilibérale que dans une logique anticapitaliste, en ce sens qu’elles peuvent être satisfaites sans changer de système.
Mais à l’heure actuelle où le capital n’accepte aucun recul, ces axes de lutte nécessitent un combat social d’ampleur !
Il suffit d’observer ce qui se passe au Venezuela, pour se rendre compte que sans les luttes sociales et le soutien populaire rien n’est possible, même pour un gouvernement réellement de gauche, anti-libéral.
L’histoire contemporaine de la France nous montre que les périodes de progrès social ont toujours été précédées de luttes ouvrières victorieuses. L’absence d’appel aux luttes pour porter cette politique est le point faible du programme électoral de Marie-George Buffet.

SMIC à 1500 Euros : Buffet contre Royal, anti-libéralisme contre social-libéralisme

L’expérience de la victoire du NON à la Constitution Européenne en 2005 montre qu’une majorité d’électeurs ne signe plus de chèque en blanc. Ils ont appris à lire entre les lignes des programmes, démasquer les omissions volontaires et les « nuances » lourdes de conséquences (on se souvient par exemple du « droit de rechercher un emploi » dans le projet de Constitution Européenne, remplaçant le « droit au travail », des « SIEG, services d’intérêts économiques généraux » ou « missions de services publics »,remplaçant les « services publics », etc.).
En matière de pouvoir d’achat, sujet particulièrement important pour une majorité de salariés, lourdement touchés par les politiques d’austérité, l’augmentation des prix et la baisse des salaires par chantage à la délocalisation, plusieurs programmes de candidats annoncent un « SMIC à 1500 Euros ».
Ségolène Royal, soucieuse de « satisfaire » les exigences de ces milieux populaires qui se souviennent du projet de chaos social qu’elle soutenait corps et âme en 2005, annonce un audacieux « SMIC à1500 Euros brut avant la fin de la législature ».
Le SMIC actuel – 1254,28 Euros mensuels – devrait donc être porté de 8,27 € de l’heure à 9,88 € de l’heure en 2011, date de fin de la prochaine législature.

De l’argent, il y en a ! … Dans les poches du patronat ! Sachant que de 2001 à 2006, ce SMIC est passé de 6,67 à 8,27 € de l’heure, l’augmentation souhaitée par Madame Royal ne dépasse que d’un centime d’Euro celle qui suivrait une simple reconduction de la politique actuelle (augmentation de 1,61 € dans les cinq prochaines années, après les 1,60 € d’augmentation au cours du mandat du champion de la « fracture sociale » !). Voilà donc une « promesse de campagne » qui, pour une fois et sans aucune difficulté, ne peut qu’être tenue, si toutefois la candidate du « OUI de gauche » était élue… Prudente, elle prévoit quand même, pour rassurer le MEDEF au sujet de ce centime révolutionnaire en 2011, « une conférence nationale sur les salaires et les revenus avec les partenaires sociaux dès 2007»…
Marie George Buffet quant à elle, se prononce pour un « SMIC brut à 1500 Euros dès l’été 2007 ». Cet engagement s’inscrit dans une dynamique de hausse des salaires qui portera « rapidement le SMIC à 1500 Euros nets » et intégrera « les primes et indemnités dans les salaires ». La hausse du SMIC s’accompagnera d’une « augmentation des minima sociaux de 300 Euros », de leur indexation à terme sur le SMIC, et d’une revalorisation des retraites qui ne tomberont plus sous le SMIC. Marie George Buffet annonce ici une politique offensive d’augmentation du salaire direct (augmentation forte et immédiate du SMIC pour 2,5 millions de salariés, mais aussi pour tous les travailleurs dont le salaire est indexé sur le SMIC) et du salaire différé (minima sociaux, chômage, retraites), basée sur une taxation du capital (notamment par « modulation des cotisations chômage des employeurs pénalisant ceux qui précarisent »), dans le contexte actuel d’apogée des profits capitalistes où l’argent ne manque pas (en particulier d’ailleurs dans les caisses de « ceux qui précarisent »).
Le programme social-libéral consiste donc à surenchérir d’un centime le réajustement naturel du SMIC par rapport à l’augmentation du coût de la vie, sans toucher aux allégements actuels des charges patronales sur les bas salaires et sans revaloriser les minima sociaux de ceux que le PS considère encore comme des « assistés » (la seule revalorisation promise, de 5%, concerne les personnes handicapées), bref, à ne rien changer. En ce sens, Royal est fidèle à la doctrine du maître à penser britannique et socialiste Tony Blair ; « ne rien promettre qu’on ne puisse réaliser » (et comme on ne veut rien réaliser, on ne promet rien !).
Le programme antilibéral et populaire porté par Marie- George Buffet consiste au contraire à inverser la tendance en pénalisant les patrons qui précarisent, en augmentant l’impôt des grandes fortunes, pour revaloriser immédiatement les salaires et combattre la misère, bref, pour répondre directement à l’urgence sociale.


Les propositions antilibérales de Marie George Buffet sur le logement vont dans le bon sens
En régime capitaliste, le logement fonctionne comme une marchandise. C’est pour cela que coexistent dans nos sociétés des logements vacants et des sans-abri. C’est aussi pour cette raison que la part du logement dans le budget des familles populaires va grandissant. La loi du profit fonctionne aujourd’hui sur le marché du logement, éliminant du droit au logement décent tous les travailleurs jugés « non solvables ». Bien sur, cette loi ne fonctionne pas dans sa logique « pure », du fait des conquêtes sociales antérieures. Des aides au logement existent, les droits du locataire sont formalisés dans des textes de loi, le droit au logement est constitutionnel, etc. Mais ces aspects ne peuvent soigner que quelques conséquences et non en supprimer les causes. Pour supprimer les causes, il faut supprimer le caractère de marchandise du logement c’est à dire le transformer en bien national.
Le programme de Marie George Buffet pose des revendications justes en matière de droit au logement :

- Interdiction des expulsions de logement, des coupures d’eau et d’électricité pour cause d’impayés,
- Plan d’urgence de réquisition immédiate des logements vacants,
- Mise en place d’une sécurité sociale du logement avec une garantie du risque locatif,
- Construction de 120 000 logements sociaux par an sur toute la législature,
A ces mesures touchant à l’urgence s’en ajoutent deux qui vont dans le sens d’une remise en cause du caractère de marchandise du logement :
- Le plafonnement du loyer à 20 % du revenu dufoyer,
- La création d’un service public national etdécentralisé du logement
Ces deux mesures ne suffiront pas à briser la logique capitaliste en matière de logement mais elles vont dans le bon sens.

La question de l’immigration dans le programme de Marie-George Buffet :
des propositions en phase avec les revendications du mouvement social


« Dès la mise en place du nouveau gouvernement, je proposerai que soit accordé le droit de vote et
d’éligibilité aux résidents étrangers à toutes les élections ». Ainsi commence la proposition 11 du programme anti-libéral de Marie George Buffet .C’est la première fois dans l’histoire des élections en France qu’un candidat à l’élection présidentielle se positionne d’une manière aussi précise sur cette question. En effet, les propositions les plus « progressistes » que l’on a pu avoir par le passé se limitaient au droit de vote aux élections locales d’une part et excluaient de fait le droit d’éligibilité. Y compris le PCF, en 2002, s’en tenait au droit de vote et d’éligibilité des étrangers aux élections locales.
En généralisant ce droit à toutes les élections et en proposant d’octroyer le droit d’éligibilité - selon elle, « le droit de vote ne peut pas être séparé du droit à l’éligibilité » - c’est une conception tout à fait révolutionnaire de la notion de citoyenneté qui nous est proposée. Est-ce la première fois dans l’Histoire de France ? Non, cette définition de la citoyenneté était inscrite dans la constitution de 1793, qui dans son article 4 stipulait :
« - Tout homme né et domicilié en France, âgé de vingt et un ans accomplis ;
- Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année, y vit de son travail, ou acquiert une propriété, ou épouse une Française, ou adopte un enfant, ou nourrit un vieillard;
- Tout étranger enfin, qui sera jugé par le corps législatif avoir bien mérité de l'humanité, est admis à l'exercice des droits de citoyen français. »
C’est donc une conception - la « citoyenneté de résidence » - qui ne conditionne pas la citoyenneté à la nationalité, une conception qui, comme le dit fort justement le PCF, « revalorise dans son principe et dans la pratique la souveraineté populaire ». Les arguments s’opposant à ce type de conception sont souvent marqués par le nationalisme chauvin et traversent tous les courants politiques sans exclusive (de la gauche à l’extrême droite). La proposition, faite par le sinistre Sarkozy, de création d’un Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale en est un bon exemple.

Sur cette question, une véritable rupture s’opère.

Sur un autre registre qui concerne l’approche sur les autres questions de l’immigration, les propositions de Marie-George Buffet sont également en phase avec les principales revendications portées par les mouvements sociaux. Cette approche s’appuie sur le constat que « Pour une bonne part, elles (les migrations, ndlr) résultent de la misère, conséquence des politiques colonialistes d’hier, et d’un ordre économique mondial injuste qui déstructure les sociétés et étouffe leurs possibilités de développement »
- Suppression immédiate de la loi CESEDA sur l’immigration « jetable » qualifiée de « politique néocoloniale » et mise en place d’une législation en adéquation avec un certain nombre de valeurs progressistes.
- Suppression de la double peine, pratique scandaleuse qui consiste à expulser des résidents ayant purgé une peine de prison, et ayant donc payé leur tribut à la société.
- Suppression des « centres de rétention », ces véritables zones de non-droit où sont parquées les étrangers.
- Régularisation de tous les sans-papiers avec un titre de séjour de 10 ans: cette revendication forte des mouvements des sans-papiers est aussi un élément important du programme car cette proposition sedistingue du fameux cas par cas prôné par la candidate social-libérale Ségolène Royal. De plus, la proposition d’une carte de 10 ans permet de stabiliserces populations. Cette stabilité de l’immigration est une des lignes de force des revendications pour que s’arrête l’instabilité structurelle dans laquelle la législation met ces populations, instabilité qui permet bien évidemment de renforcer leur exploitation et leur précarisation. Cette proposition est donc un deuxième point de
rupture avec les autres programmes.

Union Européenne
Marie George Buffet poursuit le combat gagné au Référendum du 29 mai 2005
Le programme de la candidate est clair(c’est le point 14 parmi les « 16 engagements ») : elle propose « la fin des traités actuels et leur remplacement par un nouveau traité à élaborer dans un processus démocratique et populaire et à adopter par référendum dans chaque pays ».
Il s’agit donc d’aller au-delà du combat gagné contre le projet de constitution et de mettre en cause les actuels traités, et notamment le Traité de Maastricht, tristement célèbre. Mais aussi le Traité de Schengen, fondateur de « l’Europe forteresse », justement dénoncée par le PCF.

Nous devons retenir surtout ici cette volonté réaffirmée de lutter contre tous ces traités de malheur qui n’ont servi qu’à renforcer le patronat et affaiblir les travailleurs. C'est un prolongement au combat du printemps 2005, un prolongement de la victoire du 29 mai.

Boilà que le PS invite maintenant les électeurs de gauche à se désister pour lui, dès le 1er Tour. Et ce pour conjurer la réédition d’un « naufrage Jospin » . C’est un débauchage électoral inqualifiable qui voudrait bâillonner la liberté d’expression plurielle!Nous mettons en garde contre ce piège antidémocratique! Les dirigeants du PS, en plein désarroi face aux mauvais sondages et à la lente et progressive dégringolade de leur candidate ne cessent de lancer des appels au vote utile.
Pour ne plus revivre les mêmes politiques anti-sociales du passé, pour ne pas servir de Samu au social-libéralisme, pour une autre politique à gauche qui change enfin nos vies :

     LE VRAI VOTE UTILE, populaire et anti-libéral, c’est Marie-George BUFFET !

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Samedi 24 mars 2007

COMBAT LAÏQUE

 Cinquante ans après le traité de Rome, défendre la laïcité et la liberté d'expression dans toute l'Europe
A l'occasion des cinquante ans du traité de Rome, le 25 mars 2007, l'Union des Familles Laïques, qui a fait campagne pour le non au TCE, tient à réaffirmer son attachement au respect du vote des Français, qui s'est exprimé le 29 mai 2005.
Il y a bientôt deux années, les électeurs ont refusé le modèle libéral et communautariste du traité constitutionnel européen (TCE), montrant leur attachement au modèle social solidaire, aux services publics et aux principes laïques de notre pays.
Depuis, l'Eglise catholique, en Europe, multiplie les pressions, relayée par quelques candidats aux prochaines échéances électorales, pour harmoniser, sur le Vieux-continent, les rapports du politique avec le religieux, et s'imposer comme un interlocuteur incontournable de l'exécutif.
En France, les représentants du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) et l'Eglise protestante réclament, encouragés par les propos de candidats qui veulent " toiletter " la loi du 9 décembre 1905, le possible financement public de la construction de lieux de culte, s'appuyant sur les travaux de la commission Machelon, mise en place par Nicolas Sarkozy.
Lors de la campagne contre le TCE, l'Union des Familles Laïques et d'autres organisations avaient démontré que certains articles proposés remettaient en cause la séparation de l'Eglise et des Etats et plus généralement les principes laïques.
Au nom de la conception anglo-saxonne de la liberté religieuse, les Eglises, soutenus par de nombreux libéraux, continuent leur croisade communautariste.
Sous la pression de l'Eglise catholique, des concordats, de type Alsace-Moselle, sont signés dans de nombreux pays européens, accordant d'abondantes subventions aux cultes. Les Eglises veulent utiliser la construction européenne pour attaquer, en France, la spécificité de notre modèle laïque, notamment la séparation du religieux et du politique, et le non financement du religieux par les finances publiques.
L'Ufal s'inquiète, dans ce contexte, des menaces de mort proférées, en Allemagne, contre la militante féministe Mina Ahadi, que notre association avait eu le plaisir d'accueillir, en septembre 2005, à l'occasion d'une action de solidarité avec les femmes canadiennes qui, derrière Homa Arjomand, refusaient l'implantation de tribunaux religieux, essentiellement islamistes, en Ontario.
En abjurant la religion musulmane publiquement, avec cent quarante femmes vivant sur le territoire allemand, Mina se voit aujourd'hui menacée de mort, et doit à présent vivre sous protection policière, comme en France notre camarade Mohamed Sifaoui, et hier en Hollande la députée Aayan Hirsi Ali.
A l'occasion de ce cinquantenaire, l'Ufal rappelle donc que seule la laïcité, et la séparation du religieux et du politique, en France et dans toute l'Europe, permettra de préserver la liberté de conscience des citoyens.
Ce n'est pas en reculant, en France, sur des principes laïques de base, qu'on aidera, en Europe, celles et ceux qui veulent s'émanciper de l'emprise des Eglises à avancer, au contraire.
Dans ce contexte, l'Ufal réaffirme sa détermination à combattre l'offensive de l'islam politique, et de tous les intégrismes religieux sans exception, et à promouvoir la laïcité et la liberté d'expression, notamment à la veille du résultat du procès, intenté par les islamistes et leurs alliés, de Charlie Hebdo (22 mars).
Elle affirme sa solidarité, quelques semaines après l'appel à la création d'un bureau international laïque(BIL), lors des journées de Montreuil, les 10 et 11 février, avec Mina Ahadi et toutes les militantes menacées dans leur vie quotidienne, en Europe, pour avoir défendu leur liberté de conscience.
                   par    L'Union Des FAmilles Laïques www.ufal.org

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Samedi 24 mars 2007

Statut officiel des églises eu conseil de l'Europe ?

                   par Dranem

   La COMECE, organisme catholique de lobbying européen vient de publier un article dans " Europe Infos ", tendant à reconnaître un " Statut officiel des Eglises au Conseil de l'Europe.
Voici les arguments : " A cet égard, nous pouvons nous inspirer du traité de l'Union européenne établissant une constitution pour l'Europe, qui souligne le rôle joué par les Eglises et les organisations religieuses dans le processus d'intégration européenne. Il prône ainsi la nécessité de leur accorder un statut officiel pour reconnaître leur contribution essentielle, ainsi que cela a déjà été fait pour les organisations non confessionnelles comme les ONG1, les syndicats, les organisations d'employeurs, etc. "
Donc, le fait que le TCE ait été repoussé en France et en Hollande ne compte pas ! (100 fois sur le métier...). L'Eglise ( kto) a l'expérience de près de deux mille ans de domination : c'est en répétant et en contournant les obstacles que l'on obtient, plus ou moins par la force et/ou par la ruse, ce que l'on veut, c'est-à-dire le pouvoir.
Les autres arguments entretiennent de l'habituelle confusion entre culturel et cultuel.
Et on apprend que "les premiers ministres turc et espagnol (...) s'efforce(nt) de rapprocher et de faire coexister différentes cultures et religions et de surmonter toutes les formes de fanatisme et d'ignorance qui sont à l'origine de conflits et de l'extrémisme". La violence, le racisme, le machisme contenus dans les livres dits saints ne sont évidemment pas mis en cause, ni même rappelés ; il ne faut pas rêver.
Les domaines de prédilection revendiqués par ces gens-là sont ceux qu'ils ont perdus grâce à la laïcisation des pays et des peuples, "les valeurs familiales, les droits de l'enfance, la cohésion sociale entre groupes raciaux, ethniques ou religieux, l'encouragement de l'intégration de nos sociétés et la lutte contre le SIDA" (sans préservatif !). Cette énumération est bien sûr effrayante quand on connaît un tant soit peu les positions de l'église de Rome sur la famille (obligatoirement bisexuée), la cohésion sociale (association capital-travail), les groupes "raciaux" (rappelons-nous la position de l'église dans l'affaire Dreyfus et pendant l'Occupation et les rafles et déportations de Juifs)
Il s'agit d'une véritable offensive.
Mobilisons-nous !

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Samedi 24 mars 2007

Croquignol, Filochard et Ribouldingue veulent nous "niquer" !

  EH BIEN OUI ! Croquignol, Filochard et Ribouldingue veulent nous "niquer" !
Vous les avez reconnus, les trois "filous" en tête des sondages électoraux, ceux qui veulent "nous faire prendre des vessies pour des lanternes", mais oui, ces trois mêmes qui depuis des décennies défendent les valeurs de ce libéralisme dont vous êtes les victimes !
Vous les avez reconnus, les trois "filous" qui vantent les mérites du capitalisme à outrance et qui aujourd'hui veulent se refaire une virginité, les trois "innocents aux mains pleines", qui sollicitent et veulent capter vos suffrages le 22 avril prochain !
Vous les avez reconnus, les trois "filous", "blancs comme neige" qui au nom du vote utile vous appellent à l'aide pour continuer les massacres commencés depuis cinq ans : emplois, vie chère, précarité, pauvreté, retraite, santé, etc ... !

Vous les avez reconnus, les trois "filous", qui ont appliqué, signé, approuvé un système basé sur la recherche exclusive du profit boursier, sur la désertification industrielle de notre pays et sur l'exploitation des travailleurs pauvres des pays en voie de développement !
Vous les avez reconnus, les trois "filous", qui ne font, sois disant pas "d'idéologie" !
Mais si ! Vous les avez reconnus, les trois "filous", qu'il faut battre aux élections présidentielles, les trois "filous", c'est à vous , à nous tous de les "niquer" !

UN INSTANT, FERMEZ LES YEUX ! ET IMAGINEZ LEURS TÊTES À TOUS LES TROIS, LE 22 AVRIL AU SOIR DES ÉLECTIONS LORSQU'ILS SERONT BATTUS !

QUELLE VICTOIRE POUR VOUS, POUR LA GAUCHE, POUR NOTRE PEUPLE, POUR VIVRE MIEUX !

ON Y À TOUS DROIT !

Définition : NIQUER (Argot) (Vulgaire) Duper, avoir quelqu’un. Je t’ai bien niqué sur ce coup-là !

 Source:  le blog antiliberal du Var

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