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COMMUNE DE CAGNANO
ELECTIONS MUNICIPALES DES 9 ET 16 MARS 200
LISTE UNION DEMOCRATIE PROGRES
Nous sommes un certain nombre de personnes de gauche qui, après concertation, a décidé de présenter une liste ouverte à toutes les bonnes volonté, afin, de créer une dynamique qui permettra à notre commune de prospérer et de se développer, de manière que ses habitants s’y sentent bien, dans un havre de paix, de tranquillité et de prospérité.
La société dans laquelle nous vivons étant ainsi faite, il est évident que l’on ne peut vivre ni entreprendre sans argent. Pour cette raison essentielle, notre priorité sera de rentabiliser ce qui est rentable.
Donc, révision générale des impôts locaux de la manière la plus juste possible (foncier, taxes locales, etc.…) afin d’obtenir les fonds nécessaires pour réaliser les projets qui seront en cours.
Quels seront ces projets ?
Toujours dans un but de rentabilité et de créations d’emplois :
1) Afin de faire vivre notre village, création d’une salle polyvalente (sports, culture, réunions, fêtes, distractions…). Elle sera rentabilisée par la vente de boissons, et ceci pourrait employer une personne.
2) Toujours dans un but de rentabilité : création d’un camping municipal, pouvant employer au moins deux jeunes pendant l’été et à proximité duquel pourrait se greffer un petit commerce (ex : une supérette) et aussi un terrain de sport.
3) Toujours dans un but de rentabilité, il s’agit d’améliorer le port de Porticciolo, auquel il faudra prévoir, en premier lieu, un accès par terre ferme. Quelques anneaux pour pêcheurs et plaisanciers permettront également une ou deux créations d’emplois. Avec l’intention de laisser s’installer autour quelques petits commerces.
Ceci dit :
Nous ne négligerons pas les choses essentielles qui sont :
a) L’eau :
*Obtenir toutes les autorisations de prélèvements ;
*Délimiter les périmètres de sécurité autour des prélèvements ;
*Finir les tranches de travaux subventionnées et qui n’auraient pas été réalisés au 30 juin 2007 ;
*Vérifier l’excédent cumulé, afin de voir si celui-ci permet la réalisation des travaux d’assainissement ;
*Pratiquer un suivi rigoureux de la qualité de l’eau ; étudier une gestion des ressources pour l’avenir (réaffectation des réservoirs abandonnés pour fournir l’eau brute pour l’irrigation des jardins)…
b) L’assainissement :
*Tous les hameaux sans exception doivent avoir accès au tout-à-l’égout ;
*Prévoir le développement futur ;
*Il faudra analyser la prévision d’équipements écologiques ;
*Afin de pouvoir profiter au plus vite des crédits du PEI, certains travaux doivent être réalisés rapidement.
c) Les déchets :
*Il est important d’effectuer des études afin de trouver un lieu convenable pour une décharge dans la commune ou ailleurs.
*La mise en place de containers propres et un ramassage régulier s’imposent.
d) Aménagement des hameaux :
*Propreté des hameaux (d’où la nécessité de créer un emploi) ;
*Débroussaillage de parcelles communales pour contrer le risque d’incendie, en concordance avec le Conseil Général de Haute-Corse ;
*En concertation avec la population des hameaux : création d’un parking dans chaque hameau.
*Seulement dans le cas d’intérêt public, l’expropriation s’impose, naturellement rémunérée.
*Naturellement, annulation des emplacements réservés pour les parkings, sans consultation des propriétaires de ces parcelles.
*Compléter l’éclairage des ruelles et hameaux, y compris dans la zone d’urbanisation de la plaine de Misincu.
*Eclairage solaire de certains bâtiments (église, couvent, tour de l’Osse, chapelles)
*Embellissement des hameaux (zones fleuries, bancs, pavage des ruelles)…
*Afin d’éviter les coupures de courant à répétition, à cause des intempéries, enfouissement des lignes électriques et téléphoniques.
e) Porticciolo :
Comme il est écrit plus haut, ce hameau marin (marina di Cagnanu) serait beaucoup plus agréable avec un port utilisable. Mais c’est surtout la vitrine de notre commune et un site touristique que nous devons entretenir, afin que puissent s’y développer, les commerces existants et que d’autres puissent s’y installer. Sur la chaussée, quelques « dos d’âne » y seraient nécessaires. Il faut donc :
* Prévoir des éclairages sur le quai ;
*Valoriser la chapelle de Saint-Antoine ;
*Finir les aménagements de trottoirs et sécuriser la circulation ;
*Aménagement d’un terrain de boules sur le port, bancs, fleurissement…
*Matérialisation des places de stationnement sur le port (d’où une route d’accès) dans le hameau et à l’extérieur.
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*Afin d’éviter les conflits et d’avoir recours à la Justice, nous préférons dialoguer et arranger les choses à l’amiable entre belliqueux.
*Mettre à l’étude la question des taxes de séjour ;
*Pour éviter la spéculation, il faut remettre à l’étude le droit de péremption urbain et le droit de péremption du conservatoire du littoral.
*Revoit le coût de l’eau, surtout non potable.
*Révision de toutes les taxes (foncier, bâti…)
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Restructurer le lien social
*Un CCAS qui remplisse ses missions d’aide sociale, aide aux personnes âgées en lien avec l’ADMR.
*Un Comité des Fêtes chargé d’organiser l’animation du village, et que chaque fête importante soit mise en valeur (Noël, la Journée Internationale des Femmes, la Fête Nationale du 14 Juillet et bien d’autres….) en toute saison et assez régulièrement.
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EN CE QUI CONCERNE LE DEVELOPPEMENT DURABLE….
Notre commune possède suffisamment d’atouts pour être valorisée
1) Réhabiliter et valoriser par des sentiers à thèmes et un sentier relié à la dorsale (sentier des crêtes). Créer un véritable partenariat avec toutes les personnes de bonne volonté pour faire vivre la commune, afin de travailler en synergie.
2) un patrimoine végétal d’une grande richesse : oliviers, châtaigniers, houx.
La plantation au pied de l’Alticcione ;
La plaine agricole ;
Des sites naturels remarquables ;
Un patrimoine religieux (chapelles, église, couvent) et profane (patrimoine agro-pastoral, fours, moulions, ponts, ruelles voûtées_ exemple : Ghilloni, le plus ancien hameau de Cagnano, dont sont issus les plus anciennes familles du village, est en complet état d’abandon_) ;
Création d’un point d’accès multimédia et d’un site Internet valorisant le territoire de la commune et ses potentialités (hébergements, restauration, sites naturels et historiques, itinéraire de promenades et de randonnées)….
******Dans le cadre du PLU******
*Protéger et encourager l’agriculture et l’élevage, et, si possible, la pêche (d’où la volonté de restaurer notre port de Porticciolo) ;
*Encourager la construction autour des hameaux ;
*La commune dégagera des terrains constructibles et viabilisés qui permettront aux cagnanais qui le désirent de construire sur le territoire de la commune à un prix raisonnable ;
****** La plage******
*Un aménagement paysager de l’arrière plage et de la plage elle-même permettra de redonner à ce site la place qui était la sienne : un lieu de rencontre familial et d’échanges entre les habitants de Cagnano et des communes alentour.
*Un aménagement des places de stationnement et de trottoirs pour limiter les risques d’accident de la circulation estivale.
En conclusion, tout ceci est résumé dans l’énoncé de la liste :
« UNION_DEMOCRATIE_PROGRES »
Toute personne de bonne volonté désirant se joindre à nous pour réaliser nos projets sera
la bienvenue.
Ange Francioni et ses colistiers
Comprendre:
LIBAN
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Marie Nassif-Debs Parti Communiste Libanais
Liban : 1)Le spectre de la guerre civile dans la banlieue sud de Beyrouth
Il est clair que les événements sanglants du dimanche 27 janvier 2008, dans la banlieue sud de Beyrouth (qui n’est pas encore tout à fait remise de l’agression israélienne de juillet 2006), constituent la conséquence directe de la tension politique et socio-économique due à la crise qui sévit, depuis un an et demi, c’est-à-dire à la suite de l’agression israélienne contre le Liban.
Sur le plan politique, les accusations entre la majorité au gouvernement et l’opposition avaient envenimé la situation à tel point que la plus petite altercation dégénère vite en accrochage à caractère confessionnel et risque de faire éclater la paix civile, très fragile, à cause de la paralysie qui touchent toutes les institutions du pouvoir.
Cette paralysie a eu des répercussions très négatives sur la situation économique et s’est traduite par des faillites d’entreprises, des licenciements et, surtout, une escalade des prix : 7,5% pour le dernier quart de 2007 et 37,4% depuis la guerre israélienne de juillet 2006.
A cela s’ajoute le dysfonctionnement des services essentiels, l’électricité et l’eau en premier lieu. Pour donner un exemple concret, disons qu’à l’exception de la ville (administrative) de Beyrouth, où les coupures du courant sont de trois heures toutes les 21 heures, le Liban (qui avait payé 10 milliards de dollars pour restaurer ses centrales et son réseau électriques) vit presque dans le noir et, actuellement, dans le froid exceptionnel ; et les Libanais sont obligés, soit de rester dans le noir et le froid, puisqu’ils n’ont le courant que pendant quelques petites heures, soit de payer un prix exorbitant pour avoir leur maison reliée à un générateur privé. 50 dollars et plus ; ce qui veut dire le quart des salaires minimum gelés depuis dix ans et ne dépassant pas 300 000 livres libanaises (200 dollars). Salaires qui font vivre ( !) quelques 33% des familles du Liban.
De plus, le gouvernement actuel (ou ce qui en reste), pressé d’appliquer les accords contractés avec les « donneurs » (dont les Etats-Unis, la France et autres puissances occidentales) lors de la troisième Conférence de Paris, il y a un peu moins d’un an, a décidé de faire les bouchées doubles en ce qui concerne les privatisations de l’électricité, de l’eau et du téléphone portable ; ce qui explique son désintérêt à rechercher des solutions aux problèmes vécus par les secteurs importants dans la vie de la population. Bien au contraire, ses « experts » ont déjà préparé le plan visant à vendre le téléphone cellulaire que certains économistes appellent « l’or noir libanais », puisqu’il permet des rentrées qui dépassent 100 millions de dollars par mois et qui peut en donner beaucoup plus, si on améliore les services rendus par lui.
Cette situation de crise généralisée rend la vie étouffante dans un pays détruit par la guerre civile et les agressions israéliennes, un pays endetté à l’extrême (40 milliards de dollars), un pays où le gouvernement contracte toujours des dettes dont les taux d’intérêts perçus dépassent les 11% (d’ailleurs, il prépare une nouvelle dette de 650 millions d’euros afin de payer les intérêts et les échéances de la dette pour le mois de mars prochain).
Et ce sont les jeunes qui en pâtissent le plus. C’est pourquoi on les a vus dans la rue à plusieurs reprises. Ce qui veut dire que ce n’est pas la première fois qu’ils aient tenté de couper une rue ou de brûler des pneus, même si certains pensent que la manifestation du dimanche après-midi était liée à ce qui se passait au Caire, dans la conférence tenue par la Ligue arabe pour expliquer « son initiative » vis-à-vis de la situation libanaise et ses propositions concernant la solution de la crise politique vécue par ce pays.
Il faut dire que ce dimanche-là, la panne d’électricité était, contrairement à ce que prétend l’EDL, presque continue dans la banlieue sud et les quartiers de la capitale qui y sont à proximité. Des jeunes sont, donc, descendus dans la rue à Chiah et sur l’ancienne route de l’aéroport et ont coupé les routes avec des pneus en feu.
L’armée est intervenue pour les disperser. Pendant ce temps, des coups de feu ont éclaté, venant de la rue et, aussi, de certains immeubles qui surplombent les rues concernées, tuant deux manifestants et blessant une dizaine d’autres.
Aussitôt, le mouvement s’est renforcé, et la tache d’huile s’est élargie dans la banlieue sud, d’abord, puis à Beyrouth, au Liban Sud et dans la Békaa Nord. Les tueurs ont, eux aussi, poursuivi leur œuvre de la mort. Et les fusillades contre les manifestants non armés se sont soldées par 9 morts et plus de 50 blessés. Tous les morts et la majeure partie des blessés étaient atteints à la tête, au cou et à la poitrine ; ce qui signifie que ceux qui tiraient voulaient tuer...
Et, si on parle, aujourd’hui, de la présence de « snippers », de tueurs « inconnus » embusqués dans les immeubles qui dominent, de loin, les lieux, si l’armée libanaise a déclaré avoir fait des perquisitions dans le quartier de Aïn-Remmaneh (connu comme le quartier où la guerre civile fut déclanchée en 1975) et arrêté des personnes, à partir de certaines photos prises lors des accrochages, il n’en reste pas moins que la responsabilité du gouvernement (ou ce qui en reste) et de l’armée est engagée vis-à-vis des familles de ceux qui sont morts, mais aussi du reste de la population qui a vécu la terreur de la guerre civile qui s’est rappelée à son souvenir à travers les noms de Chiah et Aïn-Remmaneh et de la ligne de démarcation qui les avait séparés pendant plus de quinze ans.
2)De l’huile arabe sur le feu libanais
La solution de la crise libanaise est renvoyée aux calendes grecques et, avec elle, les élections présidentielles, ajournées au fil des jours et dont la treizième séance est prévue pour le 11 février prochain ou celui de l’an 2009, c’est-à-dire à la suite de l’investiture du nouveau président des Etats-Unis.
Ce que nous disons ne relève pas d’une vision pessimiste de la situation au Liban, mais, plutôt, d’un état de fait qui dit que les problèmes politiques libanais sont très liés à ceux de la région (arabe, en premier lieu) et, par suite, aux intérêts des différents joueurs internationaux et régionaux : les Etats-Unis, Israël et la Syrie... A cela nous ajoutons que rien dans les développements internationaux et régionaux, durant ce premier mois de l’année nouvelle, ne prévoit que ces problèmes seraient mis rapidement sur la voie des solutions adéquates mettant fin aux divisions libanaises. Bien au contraire ! Le statu quo (tacite) entre les deux groupes confessionnaux qui s’affrontent est de plus en plus branlant. Il risque, même, de faire exploser le pays, non seulement sous l’impact des voitures piégées et des heurts sanglants qui deviennent monnaie courante dans certains quartiers de Beyrouth et de sa banlieue, mais aussi à cause des « initiatives » qui nous parviennent de toutes parts et dont la dernière en date est celle de la Ligue arabe.
La solution en trois points
Quel est le contenu de cette initiative ?
Elle prévoit une solution « sans vainqueur ni vaincu », disait fièrement Amro Moussa, le secrétaire général de la Ligue arabe.
Une solution en trois points :
1. Elle commencerait par l’élection d’un nouveau président de la République, dont le nom est déjà connu de tous, puisqu’il s’agit de Michel Souleiman, chef de l’armée.
2. Elle se poursuivrait par la constitution d’un gouvernement dans lequel le groupe ministériel du nouveau président ferait l’équilibre entre la majorité (pro étasunienne) et l’opposition (proche de la Syrie). Cet équilibre fut exprimé par l’équation suivante : le groupe des ministres du président sera formé de manière à interdire à la majorité de prendre des décisions sans tenir compte de l’avis de l’opposition, tout en empêchant l’opposition de parvenir à la réalisation de sa revendication majeure qui consiste à obtenir le tiers du nombre des ministres lui permettant de paralyser le pouvoir exécutif selon ses convenances.
3. Elle se terminerait par des élections législatives anticipées, selon une loi électorale basée sur le caza (la petite circonscription).
Les explications ambiguës
Cette solution, qui n’en est pas une en fait, est rapidement tombée sous les coups de ceux qui devaient la mettre en exécution.
Ainsi, d’une part, le conflit persistant entre l’Arabie saoudite et la Syrie a empêché les ministres arabes des Affaires étrangères de mettre au point une explication unique de leur initiative et, d’autre part, les « explications » données par Amro Moussa sur la constitution du gouvernement futur furent considérées comme « partisanes » par l’opposition, puisqu’elles donnaient à la majorité 13 ministres contre 10 à l’opposition, tout en laissant 7 au nouveau président. Tandis que l’explication de l’opposition, partant du slogan « ni vainqueur ni vaincu », divisait le gouvernement en trois parties égales...
A cela s’ajoutent les déclarations étasuniennes et aussi françaises sur une possible internationalisation de la solution du conflit libanais ; déclarations qui ont facilité la tâche de la majorité (poussée par l’ex ambassadeur étasunien Jeffry Feltman), puisqu’elles lui ont permis d’adresser à la Ligue arabe, mais aussi au Conseil de sécurité, des lettres dans lesquelles elle demandait, une fois de plus, son intervention directe dans les affaires intérieures du Liban, de la même manière qu’il avait déjà intervenu en 2004 (la résolution 1559) et 2006 (la constitution du tribunal à caractère international qui doit statuer sur l’assassinat de Rafic Hariri).
En attendant, la tension qui caractérise la situation politique libanaise ira augmentant.
D’abord, il y a le rapport de la « Commission Vinograd » sur la dernière guerre israélienne contre le Liban qui laisse présager le retour au problème des « armes détenues par la Résistance libanaise », c’est-à-dire par le Hezbollah. Surtout que ce problème est lié directement à un autre tout aussi important pour les Etats-Unis et l’Occident : le problème du nucléaire iranien.
Ensuite, il y a le Sommet arabe qui devra se tenir à Damas, durant le mois de mars, et qui aura à son ordre de jour des points explosifs, dont, en premier lieu, le sort de l’Irak et, surtout, de la Palestine. Là aussi, la Ligue arabe, dominée par les amis « modérés » de Georges W. Bush, est et sera incapable de prendre une décision claire et ferme, allant à l’encontre des diktats étasuniens (et israéliens), tant à propos des résolutions de la Conférence d’Annapolis que des déclarations du président étasunien sur Israël « Patrie des juifs dans le monde ». Ce qui va mettre en péril « le droit de retour du peuple palestinien », dont les 350 000 réfugiés vivant dans les camps libanais.
Donc, le Liban aura, au moins, quelques mois très difficiles devant lui.
Arrivera-t-il à les traverser sans mettre en péril la paix civile reposant sur le statu quo branlant ?
Marie NASSIF-DEBS
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4403La mort de Georges Habache ...
Georges Habache, fondateur du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), est mort, à l’âge de 81 ans samedi soir en Jordanie, à) Amman, où il vivait depuis1992, à l’âge de 81 ans, a annoncé une responsable palestinienne..
A l’annonce de la mort de Georges Habache, le président de l’Autorité palestinienne M
ahmoud
Abbas a décrété un deuil de trois jours et demandé que les drapeaux soient mis en berne. Il a rendu hommage à un "dirigeant historique" et annoncé qu’il recevrait les condoléances dimanche soir à
son bureau.
Issu d’une famille arabe chrétienne, le médecin Georges Habache, de son nom de guerre Al-Hakim , est né le 2 août 1926 dans la ville de Lydda (actuel Lod en Israël). Il avait dirigé la faction la plus radicale de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et s’opposait à tout pourparler de paix avec Israël. Le FPLP est la deuxième plus importante faction de l’OLP après le Fatah du défunt Yasser Arafat (mort le 11 novembre 2005) et de son successeur Mahmoud Abbas.En 1948, sa famille avait été expulsée de la Palestine pendant la guerre israélo-arabe par la Haganah. En 1951, avait ouvert une clinique dans les camps de réfugiés à Amman et fondé la même année le Mouvement nationaliste arabe avec Constantin Zureik, Hani el-Hindi et Wadie Haddad. Il s’agit d’un parti, socialiste, nationaliste et panarabe, fortement influencé par le nassérisme, et qui a pour but l’unification du monde arabe. En 1952, il crée l’Organisation pour s’opposer à la paix avec Israël. En 1955, il publie aussi avec Wadie Haddad la revue Al Rai. Cette revue sera interdite quelques mois plus tars . La revue reparait à Damas par jeune écrivain palestinien Ghassan Kanafani et qui fera son succès .Il s’implique en 1957 dans une tentative de coup d’état contre le roi Hussein de Jordanie avec certains cadres de la garde républicaine jordanienne. Au moment de la création de la République Arabe Unie, il s’enfuit vers Damas mais Haddad se fait arrêter et condamner à trois ans de prison. Il fonde alors en fusionnant son mouvement avec le Front de libération de la Palestine d’Ahmed Jibril : le Front populaire de libération de la Palestine. Un mouvement armé palestinien, nationaliste et marxiste. Il se fait brièvement emprisonné en Syrie en 1968 mais arrive à s’échapper de prison. Le FPLP se rend célèbre par la stratégie des détournements d’avion, le premier détournement à lieu le 23 juillet 1968 contre un avion de la compagnie israélienne El Al. En Jordanie, il appelle à la chute du régime hachémite jordanien, ce qui entraîne l’OLP à l’affrontement de Septembre noir. Il démissionne en décembre 2000 de son poste de secrétaire général, il se fera remplacé par son adjoint Abou Ali Mustafa qui se fera assassiner par l’armée israélienne quelques mois plus tard.
Georges Habache reste un homme politique très populaire en Palestine, qui est apprécié pour son idéologie révolutionnaire, sa détermination et ses principes. Georges Habache a été inhumé à Amman dans le cimetière de Sahab, en présence de milliers de partisans. Un office religieux avait été célébré un peu plus tôt dans une église orthodoxe grecque
Vétérans de la cause palestinienne, responsables politiques et représentants de la gauche laïque arabe sont venus rendre un dernier hommage au militant marxiste, victime d’une crise cardiaque. Il avait quitté le poste de secrétaire général du FPLP en 2000 et passé le relais à Abou Ali Moustafa, assassiné par les forces d’occupation en 2001 au cours d’un soulèvement palestinien.
A lire
Les révolutionnaires ne meurent jamais
Habache Georges et Malbrunot Georges
Ed. Fayard
Paru le 23 janvier 2008
ISBN 2213630917