Mardi 13 novembre 2007
Le Nouvel observateur relate le 27 octobre 2007, reprenant une information de l’hebdomadaire Marianne, dans son édition du même jour, que le directeur de cabinet de l’actuelle ministre de l’Economie, Mme Christine Lagarde, a du s’acquitter d’un redressement fiscal d’un montant de 660 000 euros le 12 octobre 2007, afférent à sa bonne fortune acquise en un temps record en qualité de dirigeant de Nexity. [ C’est bien cette  ministre qui ne voulant en aucune façon taxer les capitalistes du pétrole ni baisser le lontant des taxes de l’Etat sur les carburants, suggère aux citoyens de délaisser la voiture au profit du vélo. Du reste, elle-meme  utiliserait la bicyclette quand c’est nécéssaire. Pour faire des écomomies sur son budget personnel, sans doute ?NDLR]

 

Selon le magazine, la Direction générale des impôts (DGI) aurait découvert que M. Stéphane Richard, ainsi qu’ un autre dirigeant de Nexity auraient placé "dans des plans d’épargne en actions (PEA), bénéficiant d’une fiscalité très allégée, près de 900.000 euros qui auraient dû être, selon elle, assimilés à des revenus, assujettis à une fiscalité beaucoup plus lourde".

L’hebdomadaire évoque un éventuel "conflit d’intérêt" compte tenu des fonctions qu’occupe M. Stéphane Richard, au ministère de l’Economie et des Finances.

Interrogé sur ce sujet, le directeur de cabinet a déclaré à l’AFP : "Par chance, le problème a été réglé le 15 mai, à un moment où personne, à commencer par moi, ne pouvait imaginer que j’irai à Bercy".

Il a assuré par ailleurs n’avoir "bénéficié d’aucun traitement de faveur", et a indiqué que deux autres dirigeants de Nexity avaient trouvé après lui "un accord similaire" au sien avec le fisc.

 

 
  C’est bien cette  ministre qui ne voulant en aucune façon taxer les capitalistes du pétrole ni baisser le montant des taxes de l’Etat sur les carburants, suggère aux citoyens de délaisser la voiture au profit du vélo.
   Du reste, elle-même  utiliserait  la bicyclette quand c’est necéssaire, dit-elle. Pour faire des économies  sur son budget  personnel, sans doute?

                                            
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Dimanche 11 novembre 2007
La pauvreté prospère                                                           
 Sources : L’Humanité Date : 09/11/2007

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  Le rapport d’activité 2006 du Secours catholique fait état de 667 400 situations de pauvreté, ce qui représente plus de un million et demi de personnes. 91% de ces personnes gagnent moins de 817 € par mois (seuil de pauvreté français). 64% des familles recensées ont des impayés, soit 3% de plus qu’en 2002.

Le Secours catholique constate qu’ « une partie de plus en plus importante de la population décroche des circuits économiques et sociaux » (L’Humanité).

Rendant compte de cette enquête intitulée « Géographie de la pauvreté en France », La Tribune insiste pour sa part sur « le coût du logement [qui] pèse de plus en plus sur les ménages pauvres ».

 

 En parallèle
 
 La scandaleuse déclaration du patron de Total: (de mémoire) Selon lui, le prix de l'essence ne saurait  baisser car Total, qui a engrangé des profits fabuleux, investirait (sic) dans la recherche(de nouveaux sites pétroliers) et celle de Madame Lagarde demandant  gentiment aux patrons du pétrole de bien vouloir se modérer.... Les cheminots et autres travailleurs  sommés,  eux, de plier les genoux devant les diktats du pPCFjpg.jpgatronat, directement au pouvoir, apprécieront.

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Dimanche 11 novembre 2007

Un mausolée pour Arafat       

dimanche 11 novembre 2007.
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Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, a inauguré samedi un mausolée à la gloire de son prédécesseur, Yasser Arafat, sur sa tombe de Ramallah et s’est engagé à poursuivre son combat.
"Nous allons continuer sur la voie de la création d’un Etat palestinien avec Jérusalem pour capitale", a-t-il dit en estimant que le souhait du fondateur du Fatah, noyau historique de l’Organisation de libération de la Palestine, de reposer dans la ville sainte pouvait encore être exaucé.
Abbas devra au préalable réussir là où Arafat a échoué, par exemple en parvenant à un accord avec les autorités d’occupation à la conférence de paix d’Annapolis, aux Etats-Unis, qui doit se tenir à la fin du mois ou début décembre.
Pour assurer le succès de ce rendez-vous, le président palestinien, qui n’a pu empêcher la partition des territoires entre le Fatah et le Hamas, s’efforce de faire la preuve que ses services de sécurité restent en mesure de s’opposer aux militants.Depuis un mois, les forces de l’ordre ont ainsi été déployées en nombre à Naplouse, ville de Cisjordanie considérée comme un bastion des partisans de la lutte armée. Elles ont mis la main samedi sur une importante cache d’armes."La police et d’autres services de sécurité ont saisi plusieurs dizaines d’objets suspects et d’engins explosifs de fabrication artisanale", a dit à Reuters le chef de la police locale, Ahmad Charkaoui.
Les autorités d’occupation, qui cherchent à renforcer l’autorité d’Abbas face au Hamas, ont approuvé le déploiement de Naplouse et promettent d’en autoriser d’autres s’il est couronné de succès

 

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Dimanche 11 novembre 2007

Scandale : quand le Pape béatifie des tortionnaires

Assassiné durant la guerre civile, le père Gabino Olaso Zabala faisait partie de l’ordre des Augustins. Pourtant, il a lui-même martyrisé un autre prêtre. Sa victime : Mariano Dacanay, un prêtre philippin accusé de sympathiser avec un mouvement qui demandait le départ des Espagnols de leur ancienne colonie.

Le traité de Paris du 10 décembre 1898, mettant fin à la guerre hispano-américaine, prévoyait que l’Espagne cède ses dernières colonies, dont le Philippines où les combats pour l’indépendance se poursuivront jusqu’en 1902.

Dans la biographie d’Olaso Zabala, le récent béatifié, rien n’évoque cet aspect peu glorieux de son parcours. Il est simplement annoncé : “Il a été ordonné prêtre en 1893. L’année suivante, il a été envoyé aux Philippines comme missionnaire et professeur du séminaire Conciliar de Vigam. Il est retourné en Espagne en 1900.”


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Les 498 martyrs de la guerre d’Espagne place Saint Pierre
crédit : Golias [revue catholique.NDLR]

 

DES CADAVRES DANS LE PLACARD DES BEATIFICATIONS.

Mariano Dacanay, qui a eu la chance de survivre à son supplice, a laissé dans ses écrits un témoignage de ce qu’il a enduré : “La victime est obligée de se tenir accroupie. On lui attache les mains à une canne de bambou placée sous ses genoux. Dans cette position, elle est comme un ballon qui roule sur le sol au moindre mouvement. Dans cette position humiliante et douloureuse, des gardes me frappaient et m’insultaient chaque fois que je ne disais pas ce qu’ils voulaient entendre, me laissant le corps enflammé et terriblement meurtri. Au lieu d’être solidaires de ma souffrance, le prieur et sept responsables du séminaire observaient mon martyre avec des signes visibles de plaisir. Parmi ceux qui demandaient aux gardes de me traiter avec plus de cruauté, il y avait le père Gabino Olaso. Quand je tombais à cause des coups et roulais sur le sol, je recevais des coups des pieds comme si j’étais une balle, et on me frappait la tête contre un poteau. Une fois, alors que je roulais près du père Gabino, en train de contempler tranquillement la scène, ce dernier me donna un terrible coup sur la tête qui me laissa anéanti.”

Il y a dans ces faits comme un air d’Inquisition... Le cas de Mariano Dacanay n’est sûrement pas unique, et sans doute pas mal d’autres y ont-ils laissé leur vie. Comme les prêtres et religieux basques exécutés par les franquistes, Dacanay fait partie des laissés pour compte de l’histoire.

Le national-catholicisme cher à Franco et à la hiérarchie catholique espagnole ne donne pas dans le détail.

 

BEATIFICATIONS : FOI OU NOSTALGIE D’ UN ORDRE ANCIEN ?

Avocat et membre du Forum pour la mémoire de Tolède, Emilio Sales Almazan s’exprimait en octobre dans le mensuel espagnol Rebelion . Texte dont nous reproduisons de larges extraits, qui développe une réflexion à partir de l’exécution d’un prêtre engagé dans une action à caractère politique en faveur des milieux fortunés et conservateurs.

En guise de préambule, Emilio Sales Almazan entend répondre aux interventions de Lopez Teulon dans la revue du parti d’extrême-droite Fuerza Nueva . Résidant à Talavera, en Castille, confesseur des sœurs du collège religieux de Santo Domingo, ledit Lopez Teulon est par ailleurs l’un de promoteurs des 497 béatifications célébrées à Rome le 28 octobre. “Un événement qui devrait être inscrit au Mondial des records Guinness”, note Emilio Sales Almazan. “D’entrée il y a un sérieux doute que les supposés martyrs soient morts pour la cause de leur foi, et j’ai ici l’un d’eux auquel on va rendre hommage dans cette localité” ( Talavera ).

Il s’agit de Don Saturnino Ortega, qui fut curé de Santa Maria la Mayor et archiprêtre de Talavera .

” Une mort qui n’est sans doute pas étrangère à ses activités politiques, si l’on se réfère à l’ouvrage de José Perez Conde, Juan Carlos Jimenez Rodriguez et Benito Diaz Diaz intitulé : la Guerre civile à Talavera de la Reina, conflit armé, répression et vie quotidienne, couronné par le prix Jimenez de Gregorio 2006. “Dans ses pages 196 et 197, l’ouvrage établit le profil de Don Saturnino Ortega. Celui-ci était un clair représentant de l’Eglise la plus conservatrice, ferme soutien des secteurs économiques les plus puissants de la ville. Face aux revendications des associations ouvrières qui essayaient d’améliorer de lamentables conditions de travail et de vie, Saturnino Ortega plaidait pour la résignation chrétienne, l’acceptation des injustices et la pratique de la charité. Avec l’intention d’affaiblir les syndicats et les partis ouvriers, il fonde un syndicat dit Syndicato de la aguja, établi dans le collège des religieuses de la Ensenanza.

Loin de formuler une quelconque revendication pour de meilleures conditions de travail, ce que cherchait ce prétendu syndicat était d’endoctriner les jeunes et leur faire la morale, en les éloignant des associations domiciliées dans la Casa del Pueblo (maison du peuple). Il voulut aussi créer un syndicat pour les ouvriers, mais sur ce point il connut un échec retentissant. Son attitude entraîna des affrontements continus avec le monde ouvrier et réformiste, étant donné la défense outrancière que le curé faisait des milieux les plus fortunés et conservateurs.”

 

LES OUBLIES DE L’ EGLISE.

Don Saturnino Ortega sera exécuté par un groupe de républicains, après avoir été emprisonné et molesté. “Dites-moi, poursuit Almazan, si sa tâche n’excédait pas ses responsabilités spirituelles, et s’il ne se posait pas en soutien des puissants comme c’est habituel dans la hiérarchie catholique. (...) Son idéologie politique ne justifie pas sa mort. Pas plus que cette mort justifie qu’on le considère comme un martyr. Il n’a pas été tué pour avoir récité le rosaire ou avoir donné une aumône aux pauvres.”

“Son assassinat, si déplorable soit-il, ne justifie pas le coup d’Etat de Franco, les fusillés de Badajoz , ni les exécutions qui eurent lieu à Talavera lorsque le troupes de Yagüe entrèrent dans la ville. (général Juan Yagüe Blanco, un des acteurs du complot militaire avec Franco, après la victoire du Frente Popular aux élections du 16 février 1936). Sa mort ne justifie pas davantage l’attitude de l’Eglise qui s’est ralliée à la junte militaire, laquelle assassinait en masse les paysans, les syndicalistes, les républicains, les gens de gauche, dont le seul délit était de défendre leurs idéaux... Ce qui en soi est parfaitement anti-chrétien.”

“Retour sur les béatifications, qui coïncident avec l’élaboration de la loi sur la mémoire historique. “On pourrait le considérer comme un hasard ou un manière de vouloir occulter les milliers de tombes anonymes dans les fossés, l’emprisonnement d’hommes en lutte pour la légalité, et une répression qu’on peut considérer comme la plus grande tuerie d’Espagnols de toute l’histoire du pays. (...) L’assassinat de Don Saturnino ne fut pas un acte planifié, consenti, par le gouvernement de la République, mais une réponse incontrôlée, la haine semée durant des décennies, lorsque la misère absolue est face à un pouvoir exercé au nom du Christ. (...)”

“A la différence de la République, les putschistes planifièrent l’assassinat au plus haut niveau de tout élément d’opposition, fusillant sans justice, ni pitié, plus de sept cents personnes rien que dans les prisons de Talavera . Victimes toujours oubliées de l’Eglise catholique, si ce n’est un Don Saturnino Ortega qui prêchait la soumission et l’acceptation de la pauvreté, fruit de la volonté divine à laquelle l’homme doit se plier (...) Bien que l’Eglise prédise une meilleure vie après la mort, elle veille à ce qu’il ne manque rien à ses alliés de classe.”

Emilio Sales Almazan s’attarde ensuite sur les incendies et destructions d’œuvres d’art, toiles et statuaire dans les églises, évoquées par Lopez Teulon dans la revue du parti Fuerza Nueva. “On parle du remplacement de ces biens, mais pas du travail de restauration assuré par des prisonniers. Travail assimilé, d’après les investigations faites par la suite, à l’esclavagisme. On peut citer la cathédrale de Vich , l’église del Carmen de Valladolid, le couvent des Adoratrices , le séminaire de Vich , celui de Ervedelas ... L’Eglise allemande a indemnisé, pour des motifs similaires, les esclaves du nazisme qui travaillèrent pour elle.”

“De tout cela, il y a une analyse que la Curie n’a pas faite” :

“pourquoi, dans un moment déterminé, des groupes ou des personnes focalisèrent-ils leur colère contre les prêtres et leurs églises ?”

“Comment fut-il possible, que profitant du secret de la confession, des prêtres aient pu réunir des informations de leurs paroissiens et... les transmettre aux chefs factieux ?”

“ Il est curieux de constater que les prêtres qui moururent de la main des phalangistes et des groupes franquistes ne soient pas dans la liste des béatifiés. Comme ces curés basques qui se positionnèrent contre Franco ”.

Voir cet article sur son site d'origine

Eva Lacoste www.golias.fr

 

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Samedi 10 novembre 2007

Qu’attendre d’un gouvernement qui donne 14 milliards de cadeaux fiscaux aux plus fortunés ?       
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A défaut de pouvoir répondre aux attentes nombreuses et légitimes de la Corse, comme du pays au demeurant, Nicolas Sarkozy a suivi le conseil du Président de l'Assemblée de Corse, son ami, et a finalement accepté de dépêcher sur l'île son gouvernement au grand complet. Dans la région classée deuxième au hit parade électoral de la présidentielle "il fallait un message fort" nous l'avons donc sans toutefois oublier la phrase choc du premier Ministre prononcée ici même il y a un mois" je suis à la tête d'un Etat en faillite".

Alors que peut on attendre aujourd'hui d'un gouvernement qui donne 14 milliards de cadeaux fiscaux aux plus fortunés en expliquant que les caisses sont vides pour faire les poches aux plus modestes ? Clairement, pas grand-chose. […]Depuis les décisions les plus injustes se sont accumulées contre les retraites des salariés sans toucher aux parachutes en or des stars du MEDEF, contre les fonctionnaires avec la suppression de 250 000 postes, contre le logement social avec la mise en vente d'un tiers du parc national, contre les travailleurs immigrés avec les test ADN de la honte…

La liste et longue trop longue et comme "chez ces gens là on ne rie pas" le dialogue social se réduit à trois fois rien, pire encore il est dit aux organisations syndicales si vous êtes dans la rue on ne vous reçoit pas, comme il est dit aux élus de l'Assemblée de Corse asseyez vous et écoutez.

Cette politique se heurte de plus en plus à l'incompréhension et à la résistance de celles et de ceux qui en souffrent le plus et qui l'ont montré le 18 octobre dernier dans toutes les rues du pays. Et c'est justement parce que nous étions parmi ces femmes et ces hommes, salariés, chômeurs, étudiants et retraités que nous serons dans l'hémicycle le 30 octobre et dans la rue le lendemain.

Dans le premier cas pour affirmer, dans le second pour faire entendre, l'exigence d'une autre politique dont les prolongements sur nos rivages se déclinent en termes de "désanctuarisation", de taxes nouvelles, de low cost, de zone franche, d'allégements de charges fiscales et sociales, de tourisme haut de gamme, de milliers d'anneaux de plaisance ou de destination golfique européenne…

Pour faire reculer la spéculation immobilière et la vie chère, pour s'attaquer à l'affairisme et au banditisme, pour sortir de l'impasse de la violence indépendantiste, nous continuerons à promouvoir une alternative à ce libéralisme, porté par une "droite décomplexée", parce que la Corse a besoin d'emplois stables, de pouvoir d'achat, de logements sociaux, de couverture sanitaire, de moyens modernes pour sa production énergétique, d'infrastructures de transports et de communication en rapport à sa spécificité.

Il ne s'agit pas d'assistanat mais de solidarité nationale, il ne s'agit pas de libre concurrence mais de valeurs républicaines, il ne s'agit pas de rentes économiques pour quelques uns mais de dynamique et d'emplois industriels, il ne s'agit pas d'intérêts particuliers mais d'intérêt général, pour permettre à la Corse de s'épanouir dans le respect de son identité, de sa culture et de son environnement.

 

                                                                     Dominique BUCCHINI,
                                            président du groupe CRC à l'Assemblée de Corse

 

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