Samedi 10 novembre 2007

 

Déclaration de Michel Stefani                 stefani-michel.jpg

Administrateur de la CCM

 

Attirer les low cost c'est tuer le service public

Finalement, après la visite de Nicolas Sarkozy en Corse, on retiendra une seule chose : la remise en cause des principes de continuité territoriale et l'attaque lourde contre les compagnies délégataires du service public CCM et Air France.

Par cynisme ou par inconséquence, on nous dit à présent que le débat doit être dépassionné mais les salariés des deux compagnies ne l'entendent ainsi. Ils ont raison car, avant tout, il s'agit de leur avenir et de leurs emplois et non d'un discours théorique devant une classe de collégiens.

Dans la Région de France métropolitaine qui dispose des compétences les plus étendues notamment dans le domaine des transports nous assistons ainsi à un renversement de situation. Nous savions que la nouvelle gouvernance rendait le premier Ministre totalement transparent nous savons maintenant que les décisions des Régions sont soumises à l'approbation de l'Elysée.

En s'attaquant ainsi au service public aérien et plus précisément à l'enveloppe de continuité territoriale, Nicolas Sarkozy, a tenu à indiquer la marche à suivre pour le prochain appel d'offres de 2008 conformément aux exigences formulées par les CCI et affirmées en avril 2006 par Camille de Rocca Serra dans son interview au Monde.

Cette démarche est intellectuellement malhonnête parce qu'on ne peut pas comparer la continuité territoriale au PEI pour l'engagement financier. Le PEI comme son nom l'indique est exceptionnel pour rattraper le retard constaté en infrastructures alors que la continuité territoriale arrachée par les luttes populaires est destinée à surmonter le handicap permanent de l'insularité.

Ensuite, elle est scandaleuse parce qu'elle tend à opposer l'intérêt des salariés et celui des usagers. En effet il ne peut y avoir de confusion entre obligations de service public et low cost. La prétendue libre concurrence pour faire baisser les tarifs est un leurre. Aucune compagnie low cost ne fera Paris Bastia et Paris Ajaccio trois fois par jour sept jours sur sept à 30 euros par passager. Il en est de même pour Marseille et Nice.

Voila pourquoi il y a incompatibilité entre service public et low cost sur un marché aussi étroit que celui de la Corse. Ce sera l'un ou l'autre mais pas les deux à la fois. La venue de nouveaux opérateurs sera mauvaise pour la CCM et pour Air France, mauvaise pour les usagers dont les besoins sont quotidiens contrairement à ceux de la clientèle touristique.

Nicolas Sarkozy le sait parfaitement comme il sait parfaitement que la seule façon de faire baisser les tarifs entre la Corse et le continent ce n'est pas d'attirer ces compagnies écrémeuses de trafic pour tuer le service public mais bien de renforcer la solidarité nationale et donc la participation de l'Etat à l'enveloppe de continuité territoriale.

En même temps l'Etat doit exiger une révision de la réglementation européenne afin de revenir aux conventions de longue durée pour stabiliser la vie des compagnies délégataires du service public Air France et CCM comme celle des 1200 familles concernées.

Le président de la République s'est dit attentif au bon usage des deniers publics mais alors pourquoi refuse-t-il la Commission d'enquête, que nous lui demandons, sur l'utilisation de l'enveloppe de continuité territoriale et les mécanismes de formation des prix ?

LES  ELUS  COMMUNISTES  TRAVAILLENT POUR VOUS...
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Samedi 10 novembre 2007
                                                                                bush_imagejpg.jpg

La rumeur veut que George W. Bush, ce président qui est de plus en plus abandonné par ses principaux conseillers, a dit, à la fin de son allocution télévisée: «Viva el Cuba libre!» Normalement, il aurait dû dire: «Viva Cuba libre!» En disant « Vive le Cuba libre », il a confondu le pays avec un fameux drink connu mondialement. Sans doute à cause de son passé d´alcoolique...

Jacques Lanctot(www2.canoe .com) QUEBEC

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Samedi 10 novembre 2007

La loi élargit la possibilité aux facultés

de recourir à des fonds privés

 

La loi sur l'autonomie des universités,

un texte qui réforme la gouvernance des facultés

 

Rebaptisée "loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU)", la loi sur l'autonomie des universités ou "loi Pécresse", du nom de la ministre de l'enseignement supérieur, a été votée le 10 août 2007. Lors de son passage devant l'Assemblée nationale, seuls l'UMP et les centristes ont voté pour. Déplorant l'absence "d'une véritable réforme de l'université", la gauche a voté contre. Ce qui n'a pas empêché que le texte soit adopté sans difficulté, le président de la République ayant fait modifier le projet de loi un mois plus tôt.

 

En effet, alors que la contestation montait du côté des syndicats étudiants, Nicolas Sarkozy, dans un souci d'apaisement, avait fait retirer du texte initial, présenté le 4 juillet en conseil des ministres, les points les plus polémiques – le caractère optionnel de l'autonomie, la sélection en première année de master (bac + 4) et la limitation des conseils d'administration à vingt membres. Restait alors un texte assez technique qui remodèle cependant largement la gouvernance des établissements en prévoyant la généralisation de l'autonomie budgétaire et de gestion des ressources humaines à toutes les universités d'ici à cinq ans.

 

LES POUVOIRS DES PRÉSIDENTS RENFORCÉS

Les grands gagnants de ce texte sont les présidents d'université qui voient leurs pouvoirs confortés et élargis. Elus par le conseil d'administration, ils pourront désormais effectuer deux mandats de quatre ans et leur voix comptera double en conseil d'administration (CA). Ils pourront également recruter des personnels contractuels – sous réserve d'un pourcentage minimal inscrit dans le contrat d'établissement, soumis au conseil d'administration – et exercer un droit de veto sur le recrutement des personnels fonctionnaires et enseignants-chercheurs.

 

UN CONSEIL D'ADMINISTRATION RÉDUIT

Les présidents seront en outre chargés de désigner les sept à huit personnalités extérieures siégeant au conseil d'administration qui devient l'organe décisionnel central de l'université. Pour améliorer la gouvernance des universités, son effectif est en gros divisé par deux, avec désormais entre vingt et trente membres au CA, dont trois à cinq étudiants (en baisse par rapport à la règle précédente). A côté du CA, le conseil des études et de la vie universitaire disposera, en revanche, maintenant d'un vice-président étudiant.

 

POSSIBILITÉ DE RECOURIR À DES FONDS PRIVÉS

La loi permet enfin aux facultés qui le souhaitent de devenir propriétaires de leurs biens immobiliers, leur laissant la possibilité de les vendre pour en acheter d'autres ou pour dégager des moyens. Mais surtout, elle élargit leurs possibilités de recourir à des fonds privés, notamment par le biais de création de "fondations universitaires" dont les ressources proviennent des donations, legs ou mécénat. Cette disposition, ajoutée à la possibilité offerte aux présidents de désigner les personnalités extérieures siégeant au CA, cristallise les inquiétudes exprimées par les étudiants en assemblées générales qui y voient le danger d'un "désengagement financier de l'Etat" et d'une "privatisation" des universités.

 

En fichier pdf :

LOI no 2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités

http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20071109/976693_loisurautonomiedeluniversite.pdf

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Samedi 10 novembre 2007
                              HUMA-f--te3.jpg                                       



EXCLUSIF.

L’ ÉVÉNEMENT SUR HUMANITE.FR

LES DOCUMENTS OFFICIELS DU

 PROJET DE NOUVEAU TRAITÉ EUROPÉEN

Un référendum ? Retrouvez les débats, donnez votre opinion !

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Samedi 10 novembre 2007
  L'INFO DE LA SEMAINE
 
selon  l' Institut National de la Statistique et des Études Économiques                                   

 

 CORSE : Niveaux de vie et pauvreté
              
La Corse fait partie des régions les plus touchées par la pauvreté et les inégalités. En 2004, 18,8 % des personnes y ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté (788 euros par mois). En métropole, ce taux de pauvreté est de 11,7 %. L’île se caractérise par une pauvreté qui n’épargne aucune classe d’âge et aucune catégorie familiale.
             Insee Première, n° 1162
                                             

                                 

                     
        PS: ce n'est  pas de 174 % que s'est  augmenté N. Sarkozy. Selon  certains qui ont refait les calculs, ce serait de 204%.   
   
                                                                       
u cursinu rossu
                                                                                                             u-cursinu-rossu-copie-2.jpg

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