Dimanche 22 juin 2008

                                     COMMUNIQUE DU CADTM-FRANCE  
  
(Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde(www.france@cadtm.org)

 

« Libéralisme et solidarité à l’européenne ! »       
Au Sud, ils meurent d’avoir été contraints d’ouvrir leurs frontières aux exportations agricoles européennes par la mécanique infernale de la dette imposée par le FMI et la Banque Mondiale. Au Nord, l’Europe publie sa directive transformant en délinquants passibles de plus d’une année d’enfermement les immigrants qui viennent gratter à notre porte pour demander le droit de vivre. Sans doute « la stratégie du choc » décrite par Naomi Klein dans son dernier ouvrage ?                                                                          
Nous sommes loin de l’inconscient collectif compassionnel et solidaire de la majorité des citoyens. Alors que nous connaissons les causes de cette catastrophe planétaire, l’Europe veut endormir les inquiétudes de sa population par des annonces de dons : quelques centaines de millions de dollars comme des cachets d’aspirine pour soigner les symptômes trop visibles des morts annoncées. Remettre en cause la politique ultra libérale permettant de piller les richesses des pays dits, avec hypocrisie, en développement, le dumping par les exportations agricoles subventionnées qui ruinent leurs agricultures ou la dette illégitime qui saigne depuis 30 ans leur maigres finances, vous n’y pensez pas ! Voulez-vous casser la sacro-sainte croissance par le partage ?
« Nous ne pouvons pas accepter toute la misère du monde », nos pays riches ne sont ni responsables, ni coupables ! Renforçons la ligne Maginot de la forteresse Europe, radars, hélicoptères et avisos contre pirogues
surchargées d’africains démunis, barbelés et prisons pour ceux qui passent au travers des mailles électroniques de nos remparts !
Allez, gouvernants, continuez à nous faire croire qu'en consommant sans fin pétrole, matières premières et nourriture la planète va se refroidir par la magie de notre technologie. Non, la désertification avance et les affamés ne bénéficient toujours pas des miettes de notre argent, que les riches spéculateurs placent sur les denrées alimentaires : l'effet de ruissellement est un mirage déculpabilisant.
L'équipe du CADTM France

par BANDERA ROSSA publié dans : pcfcapcorse communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Vendredi 20 juin 2008
                                                                                    

 

JEUDI 19 JUIN 2008

DES COLONS ISRAELIENS INCENDIENT PLUSIEURS DIZAINES D’OLIVIERS ET DES CHAMPS DE BLE A BORINE, UN VILLAGE PALESTINIEN PRES DE NABLOUS

SANS COMMENTAIRE !!!!!

 



par BANDERA ROSSA publié dans : pcfcapcorse communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Vendredi 20 juin 2008

1)Selon RCFM  ("Radio Corse Frequenza Mora" pour ceux qui l'ignorent encore), 25 000 personnes, soit 10% de la population insulaire, seraient "pauvres".

2) Sauver le traîté de Lisbonne, c'est l'obsession des  partisans de l'Europe du Capital contre l'Europe des peuples. Le gouvernement britannique a ratifié ce traîté, car le peuple  du Royaume Uni aurait pu voter NON.
 J. Barroso déclare qu'il faut respecter la position du "peuple irlandais"(sic) mais considère que celle des états (re-sic) membres doit l'être aussi.
 
   Notez bien la nuance: "peuple" d'un côté, "états" de l'autre.


           

Chaque fois que les peuples sont consultés par référendum sur le traité européen , le résultat est NON.




                    
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Mercredi 18 juin 2008

 Le 18 juin 2008, le Parlement européen a adopté  la Directive "Retour", qualifiée de "directive de la honte" par les associations, et  concernant les étrangers en séjour irrégulier dans l’Union européenne.

 Le président Bolivien Evo Morales avait en vain lancé un appel solennel aux dirigeants européens pour qu’ils l’abandonnent.(cf. en fin de texte)                                                             

Ce texte approuvé par le conseil des Ministres de l’UE prévoit que le temps de détention administrative des immigrés en séjour irrégulier pourra être prolongé jusqu’à 18 mois : La durée de cette rétention sera de six mois maximum et pourra être prolongée de douze mois, soit 18 au total (la norme allemande) si le retour est compliqué par un manque de coopération de l’intéressé ou de son pays d’origine.

Cette durée est actuellement inférieure à 18 mois dans seize pays dont la France (32 jours). Ces États
                                                                                                   étrangers en situation irregulière  2007
pourront conserver leur législation et le ministre français de l’Immigration, Brice Hortefeux, a annoncé que la France ne modifierait pas la sienne.

C’est une une véritable criminalisation des immigrés qui se voient privés de liberté, et qui sont détenus dans des lieux inhumains et dégradants, alors même qu’ils n’ont commis aucun délit. La directive de la honte prévoit aussi la possibilité d’incarcérer et d’expulser des mineurs non accompagnés, de déporter les immigrés vers des pays qui ne sont pas leurs pays d’origine et de leur interdire de revenir dans l’Union européenne pour une période pouvant aller jusqu’à cinq ans à compter du jour de leur expulsion.
Diverses garanties(recours légaux avant expulsion, droit à l’asile politique) ont été supprimées, directement ou de fait,  dans la dernière mouture du texte.
Celui-ci, résultat d'un compromis conclu avec les 27 Etats membres, a été approuvé par 367 voix contre 206 et 109 abstentions, grâce à une alliance entre conservateurs, libéraux et eurosceptiques, facilitée par les hésitations et divisions du groupe socialiste. C'est la première fois que le Parlement européen était amené à co-décider avec les Etats membres un texte relatif à l'immigration. Officiellement contre, le groupe socialiste était très divisé, les socialistes allemands, espagnols et britanniques étant plutôt favorables au compromis. "Ce n'est la victoire ou la défaite de personne, nous pouvons nous réjouir d'avoir au moins obtenu une réglementation européenne", commentait ainsi le social-démocrate allemand Wolfgang Kreissldörfler qui a voté en faveur du texte, contre la consigne officielle de vote du groupe PSE.

Le conservateur Manfred Weber, qui a négocié l'accord avec les 27 gouvernements de l'UE, s'est félicité de la "victoire de la raison", tout en soulignant qu'il n'était pas possible de s'entendre avec les Etats membres sur des normes plus strictes.

L’Irlande, le Royaume-Uni et le Danemark, trois pays qui ne participent pas à l’espace Schengen, ne seront pas liés par le texte.

 

Ci-dessous l’appel d’Evo Morales, président de la République de Bolivie :

L'appel de Evo Morales                                                                                                            

Le président Bolivien Evo Morales vient de lancer un appel à la conscience des dirigeants et citoyens d’Europe pour que soit abandonné la "directive retour". Un texte remarquable publié lundi dans l’Humanité.

Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du monde, je fais appel à la conscience des dirigeants et citoyens pour que ne soit pas approuvé le texte de la « directive retour ».                                                                                          

Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe était un continent d’émigrants. Des dizaines de millions d’habitants partirent pour les Amériques, pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques.

Aujourd’hui, je suis avec préoccupation le processus de ladite « directive retour ». Ce texte, validé le 5 juin dernier par les ministres de l’Intérieur des 27 pays de l’Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu’il durcit de manière drastique les conditions de détention et d’expulsion des migrants sans papiers, quel qu’ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.

Les Européens sont arrivés dans les pays d’Amérique latine et d’Amérique du Nord en masse, sans visa, ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l’Amérique. Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIe et le XIXe siècle.

Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés. Aujourd’hui, l’Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d’espace de prospérité et de libertés publiques. L’immense majorité des migrants vient dans l’Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens.

Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l’UE.

Pour nous, nos émigrants représentent l’aide au développement que les Européens ne nous donnent pas - vu que peu de pays atteignent réellement l’objectif minimum de 0,7 % du PIB d’aide au développement. L’Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l’aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 % de son PIB en transferts de fonds des migrants (1,1 milliard de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.

Il apparaît que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du tiers-monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d’oeuvre qualifiée en laquelle, d’une manière ou d’une autre, nos États, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières. Il est regrettable que le projet de « directive retour » complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque État ou groupe d’États puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains.

La directive retour prévoit la possibilité d’un enfermement des migrants sans papiers jusqu’à dix-huit mois avant leur expulsion - ou « éloignement », selon le terme de la directive. Dix-huit mois ! Sans procès ni justice !

Tel qu’il est, le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Et en particulier l’article 13 qui énonce :

"1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. »

Et, pire que tout, il existe la possibilité d’emprisonner des mères de famille et des mineurs sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides.

Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papiers, dont l’immense majorité travaillent et s’intègrent depuis des années ? De quel côté est aujourd’hui le devoir d’ingérence humanitaire ? Où est la « liberté de circuler », la protection contre les emprisonnements arbitraires ? Parallèlement, l’Union européenne tente de convaincre la Communauté andine des nations (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou) de signer un « accord d’association » qui inclut en son troisième pilier un traité de libre-échange, de mêmes nature et contenu que ceux qu’imposent les États-Unis. Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la protection juridique, on nous reproche notre processus de nationalisation de l’eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des travailleurs.

Je demande, dans ce cas, où est la « sécurité juridique » pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ? Promouvoir d’un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu’en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement… cela est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques. Dans ces conditions, si cette « directive retour » devait être approuvée, nous serions dans l’impossibilité éthique d’approfondir les négociations avec l’Union européenne et nous nous réservons le droit d’imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visa qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l’avions pas exercé jusqu’à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l’UE.

Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles connaissent d’importantes difficultés globales : le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité, alors qu’augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu’ils soient sans papiers ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux n’est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l’Europe ne sont pas la faute des migrants, mais le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.

Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l’Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d’Europe, pour que ne soit pas approuvé le texte de la « directive retour ». Telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est une directive de la honte.

J’appelle aussi l’Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l’homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l’énorme dette historique, économique et écologique que les pays d’Europe ont envers une grande partie du tiers-monde et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l’Amérique latine. Vous ne pouvez pas faillir aujourd’hui dans vos « politiques d’intégration » comme vous avez échoué avec votre supposée « mission civilisatrice » du temps des colonies.

Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier notre solidarité envers tous les « clandestins ».

Appel publié dans l’Humanité du lundi 16 juin 2008.

par BANDERA ROSSA publié dans : pcfcapcorse communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Mercredi 18 juin 2008

 LES BIENFAITS DU CAPITALISME:

DE l’HUILE DE MOTEUR DANS LES PRODUITS ALIMENTAIRES


http://www.lefigaro.fr/sante/2008/05/14/01004-20080514ARTFIG00602-de-l-huile-de-moteur-dans-des-produits-alimentaires-.php
           
Ca fait froid dans le dos...
M'enfin, faut bien crever de quelque chose, non ?

Rappelons brièvement les faits :
       - La société Saipol, propriétaire de la marque Lesieur, et grossiste en huile, a acheté à vil prix un lot de 40 000 tonnes
       d'huile de tournesol ukrainienne.
        - Exerçant son métier, cette société a revendu avec profit cette huile à d'autres multinationales de l'agroalimentaire.
        - Un contrôle a posteriori a mis en évidence la présence frauduleuse dans ce lot d'huile minérale destinée à la lubrification des moteurs.
       - Même s'il n'est pas établi que ce mélange peu ragoûtant soit méchamment toxique, eussions nous eu affaire à des gens responsables que ce lot eût immédiatement rejoint la seule destination qui lui seyait : la poubelle.
        - Que croyez-vous qu'il arriva ? Ces empoisonneurs dont l'avidité autant que la veulerie sont sans limite, ont néanmoins décidé d'utiliser sciemment cette huile pour composer leurs produits de merde.
        - Le pire, c'est qu'ils ont eu l'accord des autorités (françaises et européennes) qui ont décrété que tant que les produits n'en contenaient pas plus de 10%, personne ne devait tomber trop malade.
        - Ils ont 40000 tonnes à écouler, un peu plus de 5000 pour la seule France. Cela fait eviron 100 grammes de saloperie par habitant  à faire ingurgiter !
        - La Grèce, dont les autorités semblent moins irresponsables que les nôtres, vient de réagir et d'interdire l'utilisation de tous les  lots depuis le 1er janvier.
        Mais chez nous, dans nos hypermarchés, il y a donc en ce moment dans des produits contaminés à l'huile de moteur !
        C'est le Canard Enchaîné qui a révélé l'affaire il y a 2 semaines, avec des reprises le jour même dans la presse nationale. Puis plus rien, tout le monde s'en fout.
        La semaine dernière, le Canard publie une liste de marques et des types de produits concernés. Aucune réaction cette fois:
        Enfin hier, le Canard publie des notes internes de l'ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires), qui montrent  l'envers du décor, comment les industriels vivent la crise, en chiant dans leur froc et priant que l'info ne soit pas reprise et que le temps efface rapidement cette histoire.
        "Il a été décidé hier en réunion de crise à l'ANIA de ne pas répondre au Canard enchainé formellement. Un projet de communiqué de  presse, préparé la semaine dernière, a été réactualisé.
        Le communiqué de presse ne sera pas diffusé en proactif. Nous attendons la prochaine parution du Canard Enchaîné et les  éventuelles reprises par la presse pour réagir."
        "Par rapport à l'article de mercredi dernier,cette nouvelle parution n'apporte pas d'éléments clés supplémentaires et n'est pas à la Une du journal. En revanche, de nombreuses marques sont citées, ainsi qu'une liste à la Prévert de nombreux produits incorporant de  l'huile de tournesol, ce qui n'était pas le cas la semaine dernière mais que l'on craignait"
        Ces gens là sont capables d'importer n'importe quelle denrée alimentaire de l'autre bout du monde, dans le seul but de gagner de l'argent. Ils n'ont plus la moindre emprise sur la "traçabilité" des produits qu'ils achètent ainsi, qui peuvent être trafiqués, bourrés  de pesticides ou de n'importe quelle autre merde. Et qu'ils ne viennent pas prétendre le contraire, puisque cette sombre affaire en
fournit une preuve éclatante.
        D'ailleurs un produit importé au prix le plus bas est une quasi certitude de mauvaise qualité doublée d'exploitation des humains qui ont servi à le produire, triplée d'une pression sur l'emploi et le salaire des salariés français.
        Ce sont les mêmes qui vendent leurs produits au prix fort en geignant sur la hausse des matières premières, et nous gavent de  pubs ineptes avec enfants blonds et mamans épanouies qui éprouvent un plaisir intense à bouffer leurs saloperies suremballées dans d'affriolants plastiques aux couleurs vives.
        Il faut lutter contre ces pratiques ! Ils faut lutter contre ces salopards ! Et il faut rappeler à Monsieur Delanoë que c'est ça, le   libéralisme !
        Comme on l'a vu, leur plus grande trouille est que le nom des marques s'ébruite, ce qui pourrait occasionner une baisse de leurs ventes et de leurs sacro-saints profits, qui les aveuglent à un point tel qu'ils sont capables pour cela d'empoisonner leurs clients  sans remords.
       Alors dénonçons les, ces sinistres pleutres ! Et vous camarades lecteurs, relayez l'information ! Selon vos moyens, parlez-en autour  de vous, dans vos blogs, dans vos journaux, et surtout, CITEZ LES MARQUES, c'est de ça dont ils ont la trouille !
        Les marques concernées, à boycotter d'urgence et durablement, sont les suivantes :
        Lesieur, bien évidemment, puisque leur avidité est à l'origine du problème et toutes les marques du groupe :
       > Fruit d'or
       > Epi d'or
       > Frial
       > Isio 4
       > Oli
       > Carapelli
       > Saupiquet
       > Toutes les marques du groupe Unilever , par exemple
       > Amora
       > Planta Fin
       > Maille
       > Knorr
       > Magnum
       > Miko
       
       Les produits les plus susceptibles de contenir de l'huile empoisonnée sont les suivants :
       > Mayonnaise
       > Tarama
       > Sauce Béarnaise
       > Chip

       >Vinaigrette allégée
       > Surimi
       > Céleri Rémoulade
       > Soupe de poisson en conserve
       > Poisson pané
       > Paupiettes de veau
       > Thon et sardines à l'huile
       > Pates à tartiner chocolatées
       > Gaufrettes à la confiture
       > Barres céréalières et sucrées pour les enfants
       > Cookies
        Merci d'avance, et faites tourner !
 
Voici l' article sur le FIGARO Santé (De l'huile de moteur  dans des produits alimentaires )Jérôme Bouin (lefigaro.fr) avec Le Canard Enchaîné
16/05/2008

Des préparations alimentaires auraient été conçues avec une dose d'huile de moteur mélangée à de l'huile de tournesol classique. Crédits photo : AFP
Le lubrifiant, mélangé à un lot de 40.000 tonnes d'huile de tournesol, a servi à la préparation d'un nombre indéterminé de produits n'ayant jamais été retirés des rayons français.

«De l'huile de moteur dans la mayo !» Derrière ce titre hallucinant, Le Canard Enchaîné révèle mercredi une affaire peu ragoutante pour les consommateurs de mayonnaise, vinaigrette industrielle, conserves à l'huile et autres plats cuisinés. Autant de préparations alimentaires qui auraient été conçues avec une dose d'huile de moteur mélangée à de l'huile de tournesol classique.

Tout commence fin février lorsque l'entreprise Saipol (propriétaire de Lesieur) numéro un de la transformation des oléagineux reçoit dans son usine de Sète une cargaison de 2.800 tonnes d'huile de tournesol brute en provenance d'Ukraine. Une cargaison elle-même issue d'un lot de 40.000 tonnes livré également aux Pays-Bas, en Italie et en Espagne

Les aliments contenant moins de 10% d'huile frelatée autorisés

Un mois plus tard, l'entreprise est avertie par un industriel du nord de l'Europe, destinataire du même lot, de la présence d'huile de moteur mélangée à l'huile de tournesol. Le 21 avril, soit un mois après avoir été informée du problème, et deux mois après avoir reçu l'huile frelatée, Saipol prévient enfin la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) française. Selon Le Canard, 19 des 2.800 tonnes d'huile livrées à Sète seraient en fait de l'huile de moteur et non de l'huile de tournesol.

Averties, la Répression des fraudes et la Commission européenne lancent une alerte et retirent les produits des rayons. Des produits qui, disent-elles, n'ont pas atteint le consommateur. C'est du moins ce qu'elles affirment dans un premier temps. Car en réalité, ni la DGCCRF, ni Bruxelles ne savent quelle quantité de produits a été contaminée. Aussi, le 2 mai, la Commission européenne produit, en catimini selon l'hebdomadaire satirique, une recommandation autorisant la vente de tous les aliments contenant moins de 10% d'huile frelatée. Comme l'affirme une note de la Répression des fraudes que s'est procurée Le Canard Enchaîné, aucun rappel n'a été effectué car l'huile ne présentait pas un risque de toxicité aigüe. Pour Bruxelles, l'huile utilisée comme lubrifiant n'ayant pas reçu ses additifs les plus toxiques, et c'est le cas du lot concerné dans cette affaire, un homme peut en avaler jusqu'à 1,2 grammes par jour.

         

 

 

 

 

 

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