Mardi 29 mai 2007



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                                                                                 MICHEL STEFANI

 
    Plus que jamais en Corse comme dans tout le pays il faut une politique de gauche pour changer la vie quotidienne du peuple. Pour cela il faut refuser la loi des gros actionnaires, des puissants et lutter contre les inégalités, pour assurer à chaque jeune, à chaque femme, à chaque homme, un salaire décent, une éducation de qualité, un emploi stable, un logement, une bonne retraite, l’accès à la culture, une vie digne et sereine. Voila pourquoi il faut construire une 6ème République sociale et démocratique, changer l’Europe et agir pour un monde de paix, juste et solidaire, agir pour un développement respectueux de l'environnement.

Tel est le sens des candidatures communistes : affirmer les exigences populaires et construire l'espoir à gauche en portant un projet ambitieux qui prolonge en politique les mobilisations sociales et populaires. En Corse comme dans tout le pays elles ont empêché le CPE et permis la victoire du NON à la Constitution libérale européenne.

Le 10 juin, si des milliers d'électrices et d'électeurs en Corse, si des millions dans toute la France, votent pour ces idées, pour ce projet, cette force comptera. L'expérience montre que la gauche perd toujours quand sa composante communiste est affaiblie. Ainsi, dans les deux circonscriptions de Haute Corse les candidatures communistes sont à la disposition de toutes les femmes et les hommes de progrès, de tous les jeunes qui ne veulent pas d'une société où l'insolence de l'argent l'emporterait définitivement sur l'homme.

publié dans : pcfcapcorse communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Lundi 28 mai 2007

Le geai paré des plumes du paon.

« Il est assez de geais à deux pieds comme lui,

Qui se parent souvent des dépouilles d’autrui. »

La fable de La Fontaine aurait-elle été écrite pour Sarkozy ? Nous serions tentés de le croire, tant le portrait est saisissant.

  A peine intronisé, le Président de la droite décomplexée et s’affirmant comme tel s’est empressé de rendre hommage à Guy Môquet, le jeune résistant communiste de 17 ans fusillé par les nazis, le 22 octobre 1941.

  Geste fort associé au déplacement présidentiel à la cascade du Bois de Boulogne où furent exécutés 35 résistants.

  Et la dernière lettre de Guy Môquet à ses parents sera lue dans les écoles.

  La communication fait donc des miracles. Sarkozy réussit ainsi le tour de force d’honorer les valeurs qu’il combat.

  Le jeune résistant communiste symbolise l’esprit de sacrifice pour la Nation, pour la liberté, pour le combat émancipateur et progressiste.

  Où Sarkozy peut-il s’y retrouver ? Pour lui l’identité nationale est indexée à l’immigration. Il se plait à glorifier la colonisation et honnit la repentance.

  Et quelle place la Nation occupe-t-elle dans ses projets, lui qui, quittant le Bois de Boulogne, s’envole pour Berlin, afin de rencontrer la Chancelière et de remettre en selle la Constitution européenne destinée à faire le lit des Nations ?

  Dans l’esprit sarkozyste, la communication n’est pas destinée à éclairer l’opinion mais à brouiller les pistes, à dresser des rideaux de fumée, à donner le change, à dissimuler derrière des dorures la noirceur des intentions.

« Un paon muait : un geai prit son plumage

Puis après se l’accommoda

Puis parmi d’autres paons tout fier se panada,

Croyant être un beau personnage.

Quelqu’un le reconnut : il se vit bafoué,

Berné, sifflé, moqué, joué

Et par messieurs les paons plumé d’étrange sorte

Même vers ses pareils s’’étant réfugié,

Il fut par eux mis à la porte »

L’illusion ne durera qu’un temps. Les actes finiront par parler d’eux-mêmes.

   Patrice Carvalho, député communiste de l'Oise (1997-2002) candidat aux législatives.


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Lundi 28 mai 2007

 

PRIS SUR LE SITE :

CQFD N°044


                                                                  NOIR C’EST NOIR

                                                             SARKOZY L’AFRICAIN

Mis à jour le :15 avril 2007. Auteur : Jonathan Ludd.

Au petit jeu du marketing électoral, Sarkozy n’a pas fini de nous surprendre. Fustigeant la politique africaine de Chirac, il affirme qu’il mettra fin à la Françafrique et au soutien des dictatures africaines. Vraiment ? Au placard les Sassou N’Guesso (Congo), les Bongo (Gabon) et autres « racailles » de l’oligarchie africaine ? CQFD a mené l’enquête.

BÉNIN, 19 MAI 2006. Le ministre de l’Intérieur est en tournée « extérieure » pour améliorer le contrôle de l’immigration. À cette occasion, il dénonce la politique africaine de Chirac : « Il nous faut la débarrasser des réseaux d’un autre temps, des émissaires officieux qui n’ont d’autre mandat que celui qu’ils s’inventent. Le fonctionnement normal des institutions politiques et diplomatiques doit prévaloir sur les circuits officieux qui ont fait tant de mal par le passé. Il faut définitivement tourner la page des complaisances, des secrets et des ambiguïtés. » Quelques mois plus tard, Sarkozy récidive. Se définissant comme « l’ami des Africains », il s’engage, une fois élu, à mettre fin à la Françafrique et « cesser de traiter indistinctement avec des démocraties et des dictatures  » [1].

Nicolas Sarkozy, fossoyeur de la Françafrique ? Ce terme, rappelons-le, désigne le système de domination néocoloniale mis en place dès 1960 par le général de Gaulle et son bras droit Jacques Foccart. Objectif : instaurer ou maintenir des dictatures africaines « amies de la France », afin de garantir les intérêts économiques et diplomatiques dans les anciennes colonies. Pour y parvenir, tous les moyens sont bons : trucage d’élections, assassinats, coups d’État, détournement de l’aide au développement, etc. Ce vaste système d’ingérence et de corruption, entretenu par tous les présidents français depuis 1960, est l’un des « plus longs scandales de la République » [2] Face aux promesses sarkoziennes, le doute nous saisit. Est-ce le même homme qui expulse 50 000 immigrés en trois ans ? Qui refuse l’asile politique aux dizaines de milliers d’Africains fuyant des régimes tortionnaires soutenus par la France ? Qui proclame le rôle positif de la colonisation française : « La vérité, c’est qu’il n’y a pas eu beaucoup de puissances coloniales dans le monde qui aient tant oeuvré pour la civilisation et le développement et si peu pour l’exploitation. » [3] ?

Oui, c’est le même. Les discours de Nicolas Sarkozy, c’est un peu comme à la Foir’fouille. On trouve de tout. Un patchwork contradictoire destiné à séduire le plus large public possible. Ainsi, quand le candidat UMP dénonce les réseaux françafricains, il tempère aussitôt : « Aucun pays du nord ne porte autant d’attention à l’Afrique que la France. Aucune nation n’a autant à coeur la stabilité, le développement, la réussite des pays du continent africain.  » [4] Cherchez l’erreur... Et le pillage des matières premières, l’affaire Elf, la Cogema au Niger, Bouygues au Mali, Bolloré partout ? « Il faut cesser de répéter que la France est présente en Afrique pour piller ses ressources car, à tout bien peser, c’est vrai, nous n’avons pas économiquement besoin de l’Afrique [...] La France est en Afrique avec des ambitions plus amicales. » [5] Et Nicolas Sarkozy de s’ériger en ardent défenseur des multinationales françaises : « Bouygues, Air France, Bolloré, n’ont pas besoin de la diplomatie française pour exister et se développer en Afrique. S’ils y sont dynamiques, c’est grâce à l’ancienneté de leur implantation, ils ont cru à l’Afrique avant beaucoup d’autres. C’est au talent de leur management et de leurs collaborateurs qu’ils le doivent et à eux seuls.  » [6] Cocorico ! Deux ans plus tôt, le même, alors ministre de l’Économie, offrait plus d’un milliard d’euros de subventions aux entreprises françaises installées en Algérie, record historique. Raison de plus pour Martin Bouygues de mettre à la disposition de son ami Sarkozy, le temps de la campagne présidentielle, son conseiller Afrique Michel Lunven. Cet ancien ambassadeur de France au Gabon était le conseiller de Jacques Foccart, principal architecte de la Françafrique.

Mais au fait, Nicolas Sarkozy entretient-il des relations avec des dictateurs africains ? Oui. Il rencontre régulièrement Omar Bongo, dirigeant du Gabon depuis 1967. Omar Bongo, qui est à la démocratie ce que l’arsenic est à l’apéritif, déclarait récemment : « Avec Nicolas Sarkozy, il y a une différence parce qu’on est amis. Si demain il me renie parce qu’il est président, je lui dirai : “Ce n’est pas sérieux Nicolas’’. [...] Je crois que le fondement même de la Françafrique restera, quitte à l’améliorer.  » [7] Si c’est lui qui le dit... Nicolas Sarkozy est par ailleurs ami de Denis Sassou N’Guesso, parvenu à la tête du Congo par un coup d’État. Il soutient également la monarchie marocaine de Mohammed VI et le pouvoir militaire de Bouteflika. Pour s’introduire auprès des oligarchies africaines, le candidat gaulliste s’est entouré d’un directeur de campagne de premier choix : l’ancien bras droit de Charles Pasqua, Claude Guéant, spécialiste des questions africaines.

Résumons : Nicolas Sarkozy est ami d’Omar Bongo, apôtre des multinationales françaises, conseillé par un ancien du « réseau Pasqua ». Mais il se déclare « contre la Françafrique ». Ah, les présidentielles et leur festival de promesses ! De quoi méditer sur ce proverbe africain pour les semaines à venir : « Ne te laisse pas lécher par qui peut t’avaler.  »

Article publié dans CQFD n° 44, avril 2007.
À lire également, l’article
PS et Françafrique : une amnésie d’éléphant paru dans le même numéro.

 

[1] Jeune Afrique, 05/11/2006.

[2] La Françafrique, François-Xavier Verschave, Stock, 1998.
Voir également le site de l’association
Survie .

[3] Meeting de Caen, 09/03/2007.

[4] Bénin, 19/05/2006.

[5] Jeune Afrique, 05/11/2006.

[6] Africatime, 20/05/2006.

[7] NouvelObs, 18/02/2007.

 


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Lundi 28 mai 2007

La présidence Sarkozy veut aller vite, très vite. Elle mène son entrée en scène comme sa campagne, tambour battant, sous un flot de communication. Elle usurpe tout, les noms, les symboles, les mots, pour brouiller toutes les cartes. Avant l’élection, il fallait enterrer 68, mais, hier, on célébrait déjà un « Grenelle de l’environnement », qui n’avait pas eu lieu, bien sûr. Qu’importe... Les médias relaient le message. Il en restera toujours quelque chose. Et, d’ici aux élections législatives, l’objectif est de se donner le maximum de moyens, de pouvoirs, de marges de manoeuvre pour aller ensuite le plus loin possible dans le remodelage ultralibéral de la société française. Du fond, évidemment, personne ne parle.
Nous  n’embarquons  pas dans le train fou de cette propagande étouffante. 
Un rapport stratégique remis au gouvernement il y a près de six mois et depuis tenu très largement à distance du grand public,  le rapport Jouyet-Lévy,  préconise la marchandisation à outrance des intelligences, des savoirs, de la culture. Pour Pierre Musso, l’un des chercheurs qui a travaillé pour nous à ce décryptage, « c’est le point ultime de l’extension de la logique financière à toute la société ». Or, l’homme qui en a coordonné la rédaction, Jean-Pierre Jouyet, vient d’entrer au gouvernement. C’est, paraît-il, un des symboles de « l’ouverture » façon Sarkozy. Il faut lire ces cinq pages, et le rapport entier disponible sur Internet, pour vite comprendre qu’à part l’ouverture maximale à la logique des marchés, on voit mal où celle-ci pourrait se nicher. Et c’est en réalité pour mettre en oeuvre ce type d’orientations ultralibérales, et aucune autre, que le gouvernement Fillon vient d’être mis sur orbite par l’Élysée.
Face à l’offensive Sarkozy, nous   voulons être utiles, pour comprendre les enjeux des transformations en cours, comprendre la France qui bouge sous nos yeux, décrypter la politique de la droite pour ce qu’elle est, et ouvrir les débats indispensables à la reconstruction d’une alternative politique à gauche. À ce moment clé de l’histoire politique de notre pays, tout est fait pour endormir la vigilance des forces démocratiques face au remodelage de la société française dont la présidence Sarkozy a fait son objectif. Nous voulons contribuer à réveiller le débat public.. Chacun a conscience que le défi à relever après la victoire de la droite passe par cette exigence. À l’effort de compréhension du réel, que nous voulons mener en allant sur le terrain à la rencontre de notre peuple, des acteurs du mouvement social, de leurs expériences comme de leurs idées, nous voulons mêler l’analyse des mutations, le décryptage des thèmes de la droite et de leur emprise sur le débat populaire. Nous voulons à notre place impulser le débat d’idées à gauche, et aider à mettre au coeur de ce débat des pensées innovantes. Nous  parlons  à toute la gauche, à toutes les gauches, et nous interpellons l’indispensable effort de réinvention d’un projet de transformation sociale.

Les communistes et leurs élus sont  les plus déterminés à exprimer leur Résistance à la contre révolution sociale.

Les candidats Communistes  ne font pas de la résistance au libéralisme et de la contre offensive populaire un slogan de campagne, mais un objectif de reconstruction d’une Gauche véritable. C’est pour cette raison que le vote communiste au 1° tour à tant d’importance.

 Michel Stefani et René Fini, candidats du PCF  participeront à deux  réunions publiques dans le Cap Corse:
 le 2 juin à Luri à 17 H(confrérie), le 3 juin, à Canari(17h) à la Mairie. Mais vous pouvez aussi les rencontrer dans les communes où ils vont passer pendant ces deux jours.




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Samedi 26 mai 2007

                          1° CIRCONSCRIPTION DE HAUTE-CORSE

                   AVEC LES CANDIDATS PRESENTES PAR 
                   LE  PARTI COMMUNISTE FRANCAIS

                                   

                                            

                                         MICHEL STEFANI, 
                         conseiller régional,
           membre de la direction nationale du PCF,

secrétaire régional du PCF

                            

et son suppléant:  RENE FINI,
membre du Comité Départemental du PCF
,

REUNIONS  PUBLIQUES 
le 2 juin à 17 H à la Confrérie de LURI,
le 3 juin à 15H à OLMETA DI CAPICORSU (Mairie)
et à 17 H. à CANARI(Mairie)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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