Mardi 13 mai 2008

                                     

La nouvelle guerre: La responsabilité et la solution

 

La situation au Liban est très dangereuse, puisque les combats entre la "majorité" et "l'opposition" s'étendent à toutes les régions qui avaient déjà vécu la guerre civile, entre 1975 et 1990.

Le gouvernement de Fouad Sanioura a commis une erreur grave, plutôt mortelle, en prenant à la hâte des décisions concernant la Résistance et le Hezbollah, dont la plus importante est l'arrêt du réseau téléphonique qui fut concédé à la résistance pour des raisons stratégiques. Pourquoi ces décisions furent-elle fatale? Parce qu'elles  ont fait suite à des nouvelles parues en Israël sur l'échec d'une opération contre la Banlieue sud de Beyrouth qui aurait dû avoir lieu le 25 avril et dont le but était l'assassinat de Hassan Nasrallah et de son état-major... Opération passant justement par l'Aéroport international de Beyrouth.

Il est à penser que ce sont les Etats-Unis qui ordonnèrent de telles mesures, même si c'est Walid Joumblat qui mit le feu à la poudre en menant une campagne outrancière contre le réseau de communicatioons du Hezbollah et en demandant, en plus, le départ d'un officier de l'armée ami de ce parti, par suite de la présence d'une caméra dirigée vers la piste 17 de l'AIB...

En effet, comme je l'avais signalé alors, la venue de David Walsh, conseiller de Condoleeza Rice, avait exacerbé les tensions déjà existantes. De même, il ne faut pas oublier ni les agissements de certains guvernements européens, dont celui de Berlusconi, qui demandent un changement radical dans le rôle de la Finul renforcée et son déploiement sur les frontières avec la Syrie, ni les changements opérés sur le terrain par la Finul dans certains secteurs du Liban sud (je vous avais parlé de cela aussi).

D'ailleurs, aujourd'hui, et pendant que les ministres arabes des affaires étrangères étaient réunis, le même David Walsh est venu en hâte au Caire où il a rencontré Amro Moussa pour demander une décision musclée contre le Hezbollah et la Syrie concernant les événements sanglants du Liban. Il faut dire que Washington voudrait faire payer au Liban, au Hezbollah surtout, la cuisant défaite de l'été 2006; et comme Israël n'est pas prêt à recommencer, la consigne est de faire en sorte que ses amis libanais et arbes (les Saoudiens, Egyptiens, Jordaniens et autres) puissent faire en sorte de mettre ce parti hors d'état de nuire. C'est ainsi que nous comprenons l'assassinat de Imad Moghnieh, l'opération du 25 avril et toutes les violations qui se font quotidiennement contre notre territoire, en plus des campagnes virulentes menées par Saad Hariri et Walid Joumblat contre Damas, Téhéran et le Hezbollah.

Bien entendu, l'opposition est aussi fautive, parce que la réaction de Hassan Nasrallah, si elle est compréhensible quant à sa volonté de défendre ses armes, a abouti à ce de quoi nous avions peur depuis la fin de l'agression israélienne en 2006, à savoir : une guerre sunnite-chiite, ou ce que j'avais appelé, il y a deux ans, l'irakisation du Liban, surtout que les fondamentalistes sunnites, dont Al Qaëda et autres factions du genre, sont désormais bien présents au Liban (cf. ce qui s'est passé à Nahr elBared avec le Fath alIslam).

Les combats font tache d'huile; et, même s'ils s'arrêtent, les esprits sont survoltés et l'engrenage est déjà mis en route. La guerre civile ou une de ses formules a commencé, même si les opposants à Sanioura disent que c'est une guerre de la Résistance contre le projet étasunien dans la région.

La seule issue possible, qui doit être rapide, est un retour au dialogue, mais nous pensons qu'un dialogue interconfessionnel ne va pas aboutir ou, s'il aboutit, ne fera pas long feu.

Il faut ouvrir le dialogue à toutes les forces politiques, dont les forces non confessionnelles, et à tous les représentants de la société civile (dont, surtout, les syndicats). Les bases de ce dialogue seront:

1. L'élection d'un nouveau président de la République.

2. La formation, au même moment, d'un gouvernement de transition dont la tâche sera:

-La formation de la Haute commission pour la suppression du confessionnalisme, selon le contenu de l'Accord de Taëf.

-L'instauration d'une nouvelle loi électorale non confessionnelle.

-La restauration du Conseil économique et social afin d'étudier les mesures nécessaires pour faire sortir le Liban de la crise dans laquelle il se trouve.

-La mise au point d'une vision claire sur les relations syro libanaises.

Ce gouvernement aura six mois pour réaliser la mission qui lui échoit.

Nous pensons que ces points constitueront le minimum possible. Sinon, le Liban va sombrer, une fois de plus, dans le chaos.

Il est nécessaire que les forces politiques de la gauche européenne, que le PCF surtout, fassent campagne dans ce sens.

 

Pour le Parti Communiste Libanais :

                                                          Marie Debs (12/05/2008)


 

 

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Lundi 12 mai 2008


           Birmanie : la junte entrave l’aide humanitaire !

   Alors que le bilan du cyclone Nargis ne cesse de s’alourdir, on parle d'un nombre de 23 000 morts, 37 000 disparus, 1,5 million de sinistrés, sans toit, sans nourriture, sans soins …mais à quel chiffre se fier, on découvre avec stupeur une réalité non moins épouvantable : la junte militaire au pouvoir refuse l’entrée des organisations humanitaires et des secours extérieurs de crainte que cela contribue à la déstabiliser sur le plan politique ! Ainsi des quantités de denrées et de médicaments sont bloquées aux frontières, dans les ports, les aéroports, le pouvoir entendant se charger de l’utilisation de ces aides sans accorder le moindre visa aux personnes : le comble de la paranoïa. Ce qui a des conséquences terribles sur les populations manquant de tout et risquant les épidémies notamment de dysenterie et de paludisme. Ce n’est plus de l’incurie, c’est du génocide organisé, par non-assistance à personnes en danger à une très vaste échelle.
A côté, les évènements du Tibet relèvent de l’anecdote. Mais la Birmanie, en dehors du cyclone, ça n’a pas l’air de passionner les rédactions
.
Il est vrai que le scandale dure depuis 46 ans avec le pouvoir des généraux et leur sens aigu de l’ordre et de la discipline. On s’y est habitué, c’est comme la « démocratie » en Colombie et ailleurs.
Enfin, les médias bien-pensants…
En place depuis 1962, la junte s’est livrée à une violente répression en 1988, suite à un mouvement populaire puissant qui avait débouché sur des élections tellement libres qu’elles ont donné la victoire à la Ligue nationale démocratique de Aung San Suu Kyi avec 80% et le pouvoir militaire les a annulées ! Prix Nobel de la paix en 1991, Aung San Suu Kyi, est depuis assignée en résidence et la vie continue avec des centaines de morts en septembre 07, à la suite d’une manifestation de moines boudhistes puis des Birmans contre les augmentations en chaîne, préfiguration des émeutes de la faim de ces dernières semaines. Et puis, le 3 mai dernier, le cyclone Nargis s’est abattu, signalé 48 heures avant aux autorités birmanes par l’Inde. Mais les généraux font davantage confiance aux astres qu’à la science, car ils consultent régulièrement les astrologues qui n’avaient pas prévu la catastrophe et encore moins les dispositions à prendre pour protéger les populations et les assister dans l’épreuve. Et, en plus, ils étaient tout à leur référendum prévu le 10 mai qu’ils ont maintenu, on n’arrête pas l’indécence. Sarkozy s’est indigné contre l’attitude du gouvernement, il pouvait difficilement se taire, Bush a fait de même après avoir fermé les yeux sur ce régime des généraux qui accueille tout de même les très grosses entreprises, comme Total qui exploite le gaz en mer dont 90% est vendu à la Thaïlande et qui se justifie en écrivant sur son site que son programme a permis « la paix civile et l’éradication du travail forcé…dans la région du gazoduc ». On se sent impuissant à faire évoluer une telle situation et à porter secours par le don d’argent, de médicaments, de vivres…doutant de leur acheminement ! Au 21 è siècle, alors qu’on a les informations en temps réel sur toute la planète et que quelques heures d’avion suffisent pour s’y rendre. Pas une autorité internationale capable de faire entendre raison à un gouvernement refusant les aides humanitaires ! On ne soutient pas le droit d’ingérence bien qu’il existe de fait sous des tas de formes notamment économiques et militaires. On attend que les gouvernements et l’ONU mettent en demeure de tels usurpateurs de ne pouvoir refuser l’aide humanitaire bénévole destinée aux populations civiles qui souffrent, qui ont perdu tout ou partie de leurs familles, de leurs biens et dont la survie dépend de la rapidité de l’acheminement de ces aides…que le pouvoir militaire s’emploie à ralentir !
Une honte !

                         site: blog antilibéral du Var

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Lundi 12 mai 2008

                   

              Sur la démarche de la LCR...

Alain, Olivier, votre démarche vise-t-elle à construire un nouveau « grand » parti anticapitaliste ou à participer à détruire le PCF ?

 

Nous sommes peut-être les mieux placés pour savoir que ce résultat ne résout pas tout. Mais la nette remontée du PCF, 9,3% aux cantonales, sur la base de 1300 campagnes locales ne masquant pas l’identité communiste, est une bonne nouvelle pour tous les militants révolutionnaires.

Il ne reste à ceux qui spéculent sur le « déclin inéluctable » du PCF que les colonnes du Monde pour expliquer qu’un bon score en est en fait un mauvais (Martelli, Grador…) ou celle de Rouge, l’hebdomadaire de la LCR. Alain Krivine, en politologue, s’y évertue à relativiser la « résistance au déclin » du Parti communiste.

Viendrait-elle contrecarrer les plans de la direction de la LCR ? Dans la motion majoritaire de son congrès, le « déclin du PCF » est présenté comme « continu et irréversible », notre parti comme « une force du passé », « incapable de rassembler » etc. Cet effacement du PCF serait l’une des principales validations de la constitution du NPA, le Nouveau parti anticapitaliste.

Alain Krivine, Olivier Besancenot, si vous voulez vraiment renforcer la lutte politique anticapitaliste en France, vous faites fausse route.

Militants aguerris, comment ne vous inquiétez-vous pas de l’extraordinaire complaisance médiatique dont vous bénéficiez, à l’heure où tout ce qui bouge un peu trop dans le mouvement social subit étouffement et répression ?

Aux élections municipales (il n’y avait quasiment pas de candidats aux cantonales), télévision et presse rangent la LCR parmi les gagnants, sinon les grands gagnants alors qu’ils minorent les résultats du PCF. Pourtant les listes LCR ou apparentées n’étaient présentes que dans un nombre limité de communes et obtiennent des résultats contrastés. 

A y regarder de près, les listes LCR+ dépassent 5% dans une trentaine de ville (sur 80 où elles étaient présentes) avec quelques pointes au dessus de 10, mais aussi des résultats décevants par rapport à 2001. Surtout, l’extrême gauche dans son ensemble (LCR+LO+PT) est en repli sur 2001 dans la majorité des villes : Paris (3,3% à 2,7%), Angers (9,3 à 6,4), Blois (8 à 6), Bordeaux (4,4 à 3,6) ; Caen (5,3 à 4,8) ; Créteil (10,5 à 5,5) ;  Lille (9,4 à 6,3) ; Le Havre (4,7 à 2,9 où une liste conduite par le PCF a obtenu 29%)…

Certes, la LCR supplante souvent LO mais l’irruption de l’extrême gauche aux élections municipales se produit de façon nettement atténuée par rapport à 2001. Des alliances étonnantes, par exemple avec des nationalistes régionaux, qui n’ont pas grand’ chose à voir avec la gauche, faussent aussi certains résultats.

Il ne fait pas de doute pour nous que les votes pour vos listes sont à ranger, comme ceux pour les candidats PCF, dans l’expression du refus de la politique au service du Medef et nous les apprécions comme tel, mais à leur juste niveau.

Pendant des années, la LCR a cherché les mots les plus durs pour fustiger l’électoralisme supposé des communistes. N’avez-vous pas conscience de tomber en plein dans cette déviation ? Olivier est sur tous les plateaux, dans tous les magazines. Sa figure stylisée est devenue un logo sur toutes vos affiches de France. Une chose est de se saisir d’une opportunité après la présidentielle, une autre de tomber dans le piège conduisant à l’opportunisme. Là encore, vous ne pouvez pas ne pas avoir mesuré cet aspect.

Construire un « grand parti anticapitaliste » sur les bases de résultats électoraux fugaces (voir l’expérience de Laguiller) et de la complaisance des media du capital : c’est illusoire.

Votre démarche nous frappe sur un autre point. Pendant des années, vous avez critiqué, souvent violemment, les reculs idéologiques sinon les compromissions, selon vous, du PCF. Maintenant vous n’imaginez pas constituer un parti de masse sans effacer les mots « communiste » et « révolutionnaire » du nom de votre parti. Pourtant l’anticapitalisme ne désigne pas un projet de société, encore moins la formule « 100% à gauche ». Si nous sommes pour redonner son sens au mot « gauche », force est de constater qu’il ne porte pas aujourd’hui une perspective politique anticapitaliste.

Pour ne prendre qu’un exemple, votre campagne pour une meilleure « répartition des richesses » relève du plus pur réformisme. Pour un parti marxiste, la remise en cause de la production capitaliste et de l’exploitation est centrale. L’expérience, notamment du PCF, montre qu’elle arrache aussi des concessions concrètes au capital.

La LCR existe sous une forme ou une autre depuis 40 ans. Depuis 40 ans, elle n’a jamais réussi à devenir un parti de masse et de classe comme le PCF. C’est un constat. Elle compte aujourd’hui officiellement 3100 adhérents dans toute la France, c’est moins que le nombre de candidats communistes aux dernières élections locales.

Nous pensons qu’un positionnement en apparence extrémiste s’est montré non productif dans la lutte des classes, qu’une forme d’organisation élitaire s’est avérée incompatible avec un ancrage dans les masses. Tenir des discours déterminés à la porte des entreprises qui sont liquidées et contribuer à organiser la lutte sont deux choses différentes. Nous pourrions en écrire beaucoup plus long sur nos différends historiques, mais ce serait vain aujourd’hui. L’une des constantes historiques de la LCR aura quand même été aussi d’attaquer le PCF…

Aujourd’hui, vous décidez de changer et de lancer un nouveau parti. C’est votre choix. Vous savez d’où vous partez et combien les « mutations » des formations politiques sont lentes. L’idée d’un changement de nom de la LCR n’est d’ailleurs pas nouvelle. La direction l’a avancée il y a déjà plusieurs congrès. Il est prévu aussi que le « nouveau » parti reste adhérent de la 4ème internationale, trotskyste.

Nous nous retrouvons le plus souvent en ce moment du même côté dans les luttes. Des alliances politiques locales ont pu se nouer. Pas de problème. Mais si vous êtes des révolutionnaires, il serait irresponsable (en plus d’être illusoire) d’imaginer fonder le développement de votre parti sur le déclin du PCF.

Le PCF connaît une crise interne. Nous pensons que la ligne de la direction d’effacement de l’identité et des positions de notre parti en est principalement la cause. Elle laisse un grand espace vide dans les media et aussi dans le pays. Momentanément. Encouragés par les résultats des élections locales, déterminés devant l’aggravation de la politique au service du Medef, des milliers de communistes dans toute la France entendent faire vivre leur Parti et ses organisations sur une base de lutte.

Par sa théorie, sa forme d’organisation, les combats de ses militants, le PCF a fait ses preuves et a contribué de façon déterminante à toutes les avancées sociales et démocratiques dans notre pays. Le capital le sait bien et ne relâche jamais ses campagnes anticommunistes.

Si vous voulez vraiment lutter contre la politique du patronat et du pouvoir, vous n’avez pas intérêt à rechercher l’affaiblissement du PCF, à livrer, même à votre corps défendant, avec l’aide des relais du capital, une « concurrence faussée et déloyale » au parti historique des travailleurs en France.

Nous ne vous y aiderons pas !


par Emmanuel Dang Tran, secrétaire du PCF Paris 15, membre du CN du PCF

 

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Lundi 12 mai 2008

Liban    11 Mai 2008 – 07h25 (heure de Beyrouth)

 

 Halba

La milice du Courant du Futur exécute les militants du Parti Nationaliste Syrien, en découpant en morceaux leurs corps.

Et comme cela ne leur suffit pas, ils pénètrent l’hôpital ayant accueilli les blessés et achèvent ces derniers sous les yeux des infirmières !!!

 

Depuis la libération de Beyrouth des griffes miliciennes, la terreur fasciste du Pouvoir se dessine et se concrétise au fil des jours sur le reste du territoire.

 

  HALTE AUX MASSACRES ET A LA TERREUR DES MILICES DU POUVOIR

  LE FASCISME NE PASSERA PAS

  DEMISSION IMMEDIATE DE SINIOURA



                    Réactions sionistes en vrac aux évènements libanais

 

Les autorités politiques et militaires ont suivi avec inquiétude et amertume les évènements qui se sont déroulés à Beyrouth…

 

Aujourd’hui même, l’ancien  ministre des affaires étrangères, élu au Knesset, appelle toutes  les nations à intervenir immédiatement au Liban car, je cite, « la main mise iranienne sur le Liban constitue un prolongement de l’influence chiite jusqu’au bord de la Méditerranée menaçant la sécurité, non seulement de la région, mais aussi du monde entier… »

 

Un autre élu du Knesset ajoute que les affrontements au Liban représentent une occasion en or pour notre pays qui ne se répètera pas ; ainsi, nous devons l’exploiter jusqu’à l’anéantissement du Hezbollah.

Il poursuit en demandant aux responsables de multiplier les efforts en direction des U.S.A., de l’Europe et des régimes arabes sunnites en vue d’un soutien matériel et moral des forces ennemies de la Résistance jusqu’à la victoire…

 

La section militaire de l’espionnage créé une cellule spéciale qui devra suivre de très près le déroulement des évènements et qui, à la lumières de ses analyses, aura à élaborer plusieurs scénarios d’évolution et à tirer les conclusions sur les impacts qu’ils peuvent avoir sur Israël…

 

Les hauts responsables de l’Armée Israélienne déclarent être horrifiés de la rapidité par laquelle la Résistance Libanaise neutralisa quelques milliers de miliciens du Pouvoir dans Beyrouth ; ils ajoutent être très surpris de la haute capacité de cette résistance à conclure rapidement tant dans des combats de rues que durant les affrontements avec leur armée…

 

Le crocodile du Sérail devra immédiatement faxer ses remerciements au Knesset et aux hauts responsables de l'Armée Israélienne

 

 DR JEAN EL CHEIKH
Parti Communiste Libanais

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Dimanche 11 mai 2008

Liban : Combats dans le nord

dimanche 11 mai 2008.

 Des combats à l’arme lourde                                             

Des combats à l’arme lourde opposaient partisans de Hariri et de l’opposition dimanche matin dans le nord du Liban, où les tensions restent vives malgré le début d’apaisement la veille dans le capitale.

Une femme a été tuée lors de ces combats à Tripoli, la grande ville côtière du nord, et plusieurs personnes ont été blessées, a annoncé à l’AFP un responsable des services de sécurité. Quelque 7.000 personnes ont fui les accrochages, qui se produisent dans le nord de la ville, a-t-il dit.

Les combats à la mitrailleuse et au lance-roquette, opposent des partisans de Hariri et des Alaouites, branche dissidente des chiites, alliés du Hezbollah.

La veille, le Hezbollah et ses alliés de l’opposition avaient pourtant donné un signal de conciliation en commençant à retirer leurs combattants des quartiers ouest de Beyrouth conquis la veille, à l’appel de l’armée, à qui le gouvernement s’en est remis pour rétablir "la paix civile". L’armée avait annoncé qu’elle gelait les récentes décisions du gouvernement contre le Hezbollah, à l’origine de violences entre partisans de la majorité et de l’opposition qui ont fait depuis jeudi 37 morts, les pires depuis la fin de la guerre civile (1975-90).

"Le mouvement Amal annonce que ses partisans ont commencé à se retirer des rues de Beyrouth", a déclaré un responsable de ce parti, allié du Hezbollah. Il a cependant ajouté que l’opposition poursuivrait son mouvement de "désobéissance civile".

A un journaliste qui lui demandait si le gel de ces décisions ne constituait pas une humiliation pour la majorité, un de ses leaders, Walid Joumblatt, a dit qu’il était "dans l’intérêt de la préservation de la paix".

L’armée, traditionnellement chargée du maintien de l’ordre, n’est pas intervenue dans les combats, de crainte de scissions. Samedi, les militaires étaient fortement présents sur les principaux axes de la capitale.

La vie avait timidement repris samedi dans l’ouest de Beyrouth, les commerces avaient rouvert et les habitants s’aventuraient dans la rue. La route menant à l’aéroport international de Beyrouth, où aucun vol n’était prévu dimanche, était toujours bloquée. Un responsable de l’opposition a déclaré à l’AFP que cet axe ainsi que d’autres routes resteraient bloquées. Les étrangers ont continué samedi de quitter le pays par la route, via la Syrie, alors que la Turquie et le Koweït évacuaient leurs ressortissants.

(Dimanche, 11 mai 2008 - 09h.30)

***

Combats à Tripoli (nord), Beyrouth calme

Beyrouth était calme dimanche mais les partisans du gouvernement et l’opposition se livraient d’intenses combats samedi dans le nord du Liban, principalement à Tripoli, où une femme a été tué, ce qui porte le bilan de cinq jours de violences à au moins 38 morts. Des accrochages ont été signalés dans la vallée de la Bekaa, selon des responsables de la sécurité.

Le calme est revenu dans les quartiers de Beyrouth (centre-ouest), après quatre jours de violences. Mais de nombreuses grandes routes, y compris celle qui mène à l’unique aéroport international, étaient toujours barrées par des empilages de sacs de sable réalisés par l’opposition, qui compte poursuivre sa campagne de "désobéissance civile" jusqu’à satisfaction de ses exigences.

Les heurts les plus violents de dimanche matin se sont produits dans la ville côtière de Tripoli, où des partisans de Hariri ont tiré à la grenade et à la mitrailleuse lourde contre un autre quartier où se trouvaient des opposants, d’après des responsables ayant requis l’anonymat.

Les combats ont gagné en intensité au fil des heures puis la situation s’est apaisée lorsque les troupes libanaises ont commencé à se déployer entre les deux camps. Une femme a été tuée, ce qui porte à 38 morts le bilan global de cinq jours d’affrontements. Ce sont les pires violences qu’ait connues le pays depuis la guerre civile de 1975-90.

Dans la vallée de la Bekaa, dans l’est du Liban, des accrochages entre les deux camps se sont produits dans différents villages et villes. Des partisans de Hariri continuaient de barrer la route menant au principal poste-frontière avec la Syrie, en réponse au barrage de l’accès à l’aéroport.

Après un discours de Fouad Siniora samedi, l’armée a appelé les groupes armés à quitter Beyrouth et rouvrir les routes. Elle a également annoncé que le chef de la sécurité de l’aéroport, limogé car il était soupçonné d’être proche du Hezbollah, conserverait son poste, et a recommandé au gouvernement de revenir sur sa décision de déclarer illégal le système de communications indépendant du mouvement.

Ces deux sujets étaient à l’origine de la tournure violente qu’avait prise la crise politique. La plupart des miliciens du Hezbollah se sont retirés après le communiqué de l’armée, ne laissant qu’une poignée d’alliés armés dans les rues.

(Dimanche, 11 mai 2008 - 11h.35)

***

Israël n’a pas l’intention d’intervenir au Liban

Israël a affirmé dimanche suivre attentivement la situation au Liban voisin sans toutefois avoir l’intention de s’en mêler.

Le vice-ministre de la Défense, Matan Vilnai, a déclaré à la radio de l’armée que l’Etat hébreu était prêt à faire face au cas où le Liban, secoué par des violences depuis mercredi, basculerait à nouveau dans la guerre civile.

Les accrochages entre partisans et adversaires de Hariri ont fait au moins 38 morts en quatre jours.

(Dimanche, 11 mai 2008 - 13h.10)

 

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