Dimanche 20 janvier 2008

et de treize...

 

Liban

Nouveau report de la présidentielle, au 11 février 2008

 

L'élection du président libanais prévue initialement lundi a été reportée au 11 février, annonce le président du Parlement Nabih Berri.

Le Liban est privé de chef de l'Etat depuis l'expiration du mandat du président Emile Lahoud, le 23 novembre 2007.

Les factions rivales se sont entendues sur le choix d'un candidat de consensus, le général Michel Souleïmane, chef d'état-major de l'armée libanaise, mais les discussions bloquent toujours sur la formation d'un nouveau gouvernement.

 

 

Al-Oufok

 

Le site sur
http://www.aloufok.net/

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Dimanche 20 janvier 2008


14 partis communistes et progressistes du Moyen-Orient se sont réuni ce week-end à Athènes, invités du parti communiste grec (KKE), dont la Secrétaire générale Aleka Papariga, a prononcé samedi le discours d'ouverture des travaux. AlKKE-ALEKA-PAPARIGA2.jpgeka Papariga a dénoncé l'antagonisme des "grandes puissances" pour le contrôle du pétrole dans la région et a appelé au développement d'un "front populaire panarabe".      

Aleka Papariga avait précédemment insisté dans une conférence de presse que "ce qui se passe dans la région est trés grave, nous vivons une période particulièrement inquiétante, c'est pourquoi nous (les partis communistes) devons développer sur des critères de classe un front populaire panarabe pour éviter que les peuples des pays arabes de la région et des alentours soient les victimes de la rivalité des grandes puissances pour le pétrole de la région".


Dans son discours d'inauguration, Aleka Papariga a ensuite développé que le Moyen-Orient devrait faire l'objet de nouveaux évènements importants en 2008, car la région est devenue le carrefour des rivalités les plus exacerbées mais aussi de la résistance des peuples et des gouvernements.

La Secrétaire Générale du KKE a poursuivi en notant que la nouvelle donne dans cette région est l'apparition de nouvelles puissances antagonistes, comme la Russie, la Chine et l'Inde, qui s'ajoute à la concurrence traditionnelle pour le partage des richesses entre les Etats-Unis, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni.

Aleka Papariga a ensuite pointé "l'échec des Etats-Unis en Irak et au Liban" dénonçant parallèlement la présence grandissante des forces armées américaine et euro-atlantique dans les Balkans, au Kosovo, en FYROM, mais aussi l'ouverture de nouvelles bases américaines en Bulgarie et en Roumanie, qui renforcent, a-t-elle souligné, celles déjà existantes en Grèce et en Turquie.


Nicolas Maury

 

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Dimanche 20 janvier 2008

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Michel Stefani, secrétaire de la Fédération de Haute-Corse du PCF: 
" Le Parti demeure l'outil indispensable"



L’Assemblée générale des 8 et 9 décembre, première étape d’un processus de préparation extraordinaire du congrès de 2008, s'est conclue par l'adoption à plus de 70 % d'un mandat qui fixe le champ politique dans lequel la direction nationale devra impulsée l'activité du parti. L'heure n'est ni à sa dissolution ni au refus d'une transformation conforme à l'attente des communistes.

Outre les quelques 1300 délégués, ce sont 35 000 adhérent(e)s qui sont intervenus d'une manière ou d'une autre dans cette phase préparatoire articulée autour de plusieurs thématiques retrouvées dans les travaux en ruches au terme de la première séance de cette assemblée. Le mandat adopté en découle avec légitimité.

Le communisme, l'avenir du parti, le combat contre le capitalisme mondialisé, la riposte à la politique de Nicolas Sarkozy, la construction d’un rassemblement, l'ouverture d'une perspective de changement ont été au cœur de cette réflexion individuelle et collective.

Les mouvements sociaux engagés contre la politique de la droite depuis le mois de septembre, comme la crise politique profonde de la gauche ont été souvent rappelés pour souligner l’urgent besoin d’initiatives communistes.

Il s'agit à la fois d'amplifier la riposte et de dégager des horizons nouveaux sans perdre de vue les échéances électorales de 2008 premier grand rendez-vous politique depuis l'arrivée au pouvoir d'une droite sous l'étroite tutelle du Medef.                                                                                  

Ce débat se poursuivra jusqu'au Congrès fin 2008. En définitive, ce processus inhabituel, d'une durée de plus d’un an, devrait permettre de produire l’effort d’élaboration, de création théorique, politique et organisationnelle indispensable à un élan nouveau du combat auquel nous ne renonçons pas.

Au fil de nos congrès, nous avons, en effet tiré, de nombreux enseignements sur la façon dont le communisme a été incarné à l'époque dite du "socialisme réel" par les partis s'en réclamant, comme sur les apports et les échecs de ce qui restera l'un des événements politiques marquants du 20ème siècle.

Pour autant, la réalité aussi dure soit-elle qui affecte plusieurs des anciens partis communistes, n’invalide pas le sens et la portée émancipatrice du communisme. Telle est l'analyse qui se dégage. Dans l’affrontement de classe actuel, en tant que visée et projet de société, sa pertinence est renforcée face au capitalisme mondialisé, aux conditions d'exploitation et d'aliénations qu'il impose aux peuples comme à la planète.

Le défi existentiel auquel nous sommes confrontés à ce moment charnière de notre histoire et de celle de la gauche française, implique une grande créativité politique pour ouvrir des chemins nouveaux, révolutionnaires et démocratiques. C’est à cet objectif que les communistes, majoritairement, se proposent de travailler avec la force que constitue leur parti mais également avec celles et ceux qui partagent la volonté de transformer la société.

Toutes les opinions en présence ont été explorée et le seront encore. Cependant plusieurs délégué(e)s ont exprimé du scepticisme à l'égard de la direction, ont souligné son manque de lisibilité politique et la considère inaudible. Des avis et des prises de position multiples existent. Les interrogations sont nombreuses il faudra de l'écoute et du respect et enfin des décisions.

Les exigences de renouvellement du combat communiste et de l’organisation pour le mener efficacement n'échappent à personne. Néanmoins, les discussions expriment très largement un attachement "politique" des communistes au PCF accompagnée de l'exigence affirmée que d'importants efforts soient entrepris par la direction nationale afin de stimuler son activité et son renforcement.

L'accent a été mis sur la nécessité de travailler les contenus (enjeux de société, mutations du travail, nouvelle logique économique, propriété sociale des services essentiels, des grands moyens de production et d'échange) pour reprendre pied dans la bataille idéologique actuellement dominée par la droite.

Sur les questions stratégiques, le sentiment le plus largement partagé est que la construction politique commencée au début des années 70 avec l'union de la gauche et le programme commun se sont achevés avec l'échec de la gauche plurielle sans que l'expérience ouverte avec les collectifs antilibéraux ne soit plus probante.

Une nouvelle dynamique de rassemblement majoritaire et populaire est à construire "en bas" et "en haut" en appui sur notre objectif politique essentiel de dépassement du capitalisme. Sans quoi nous continuerons à constater que le PS renonce à une transformation radicale de la société et que l'extrême gauche, sans se défaire de la contestation stérile, conduit au même résultat.

Le débat doit donc se poursuivre sans exclure aucune opinion. Nos statuts garantissent cette confrontation démocratique pluraliste. Mais indépendamment de cet aspect réglementaire, il demeure nécessaire d'agir pour maintenir notre unité et parvenir ensemble au bout de ce processus en faisant obstacle aux pratiques sclérosantes des tendances.

Sans crainte des opinions exprimées, quelles qu'elles soient, il s'agit de permettre à chaque adhérent(e) de se prononcer le moment venu en toute connaissance de cause non pas de manière définitive mais pour fixer une ligne politique cohérente et lisible.

Toutes les questions seront ainsi appréhendées dans un esprit d’ouverture et de construction collective, avec la volonté fermement affirmée que les adhérent(e)s maîtrisent de bout en bout le processus et les décisions à prendre en particuliers celles déterminant l'avenir de leur parti.

En prise avec la vie quotidienne, les luttes sociales et populaires contre la droite et sa politique, l’effort d’analyse souhaité accompagnera de la sorte l'élaboration de notre projet en relation avec les salariés et les gens. C'est pourquoi il est prévu de renforcer l'activité du parti dans les entreprises et les quartiers populaires.

Dans ces conditions, il est possible de recréer une dynamique sociale et populaire qui associe engagement communiste et ouverture, proximité populaire et participation institutionnelle, efficacité politique et démocratie.

C'est le rôle d'une organisation politique et il est naturel que le Parti communiste français, demeure aux yeux de l'immense majorité de ses adhérent(e)s, l'outil indispensable à la concrétisation de cette ambition.

Bastia le 18 décembre 2007

 

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Samedi 19 janvier 2008

Si le lait vient à manquer à Gaza, il sera demandé à Ehud Barak d’en approuver une livraison et elle pourra entrer
                                                                     GAZA.jpg

L’autorité d’occupation a fermé vendredi ses passages frontaliers avec la bande de Gaza et détruit un bâtiment du ministère palestinien de l’Intérieur, en réponse aux tirs de roquettes de la Résistance. Le bâtiment de quatre étages, vide au moment de l’attaque, a été complètement détruit par une forte explosion, due probablement à une frappe aérienne. Une femme a été tuée et au moins 30 autres personnes ont été blessées aux abords du site, ont déclaré des médecins.

Il s’agit de la première attaque des forces d’occupation contre un bâtiment du gouvernement palestinien depuis juin dernier.

"C’était comme un tremblement de terre", a témoigné une habitante, Oumm Fahmi. "Ma maison n’a pas seulement tremblé, elle a décollé de ses fondations avant de retomber. Comment peuvent-ils lancer une telle bombe dans un quartier résidentiel, au-dessus de la tête des gens ?"

Un deuxième raid aérien, quelques minutes plus tard, a endommagé le "quartier général naval" dans le centre du territoire.

"C’est une partie de notre riposte aux tirs de (roquettes) Kassam contre Israël", a déclaré une porte-parole de l’armée d’occupation.

Le ministère de l’Intérieur chapeaute les forces de sécurité gouvernementales contrôlées par le Hamas, mais pas la branche armée du mouvement, qui a revendiqué la plupart des tirs de roquettes depuis la mort de 18 de ses combattants mardi dans des affrontements avec l’armée d’occupation.

Jeudi, Ehud Olmert avait promis d’intensifier les actions contre les résistants qui ont tiré plus de 110 roquettes au cours des trois derniers jours.

Depuis lundi, l’armée d’occupation a tué au moins 30 Palestiniens dans la bande de Gaza, dont un résistant et un civil victimes vendredi matin d’une attaque au missile. A Naplouse, en Cisjordanie, elle a abattu un résistant lié au Fatah de Mahmoud Abbas.

Selon une décision du ministère de la Défense de l’autorité d’occupation, les points de passage entre Israël et la bande de Gaza sont fermés à tous les biens, à l’exception des "cas humanitaires" qui doivent recevoir par avance l’autorisation d’Ehud Barak.

"Si le lait vient à manquer à Gaza, il sera demandé au ministre d’approuver une livraison de lait et elle pourra entrer", a dit un porte-parole du ministère de la Défense de l’autorité d’occupation.

Les camions humanitaires de l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine), n’ont pas été autorisés à passer vendredi matin, comme ils le font habituellement. "La bande de Gaza est totalement bouclée. Cela ne fera qu’aggraver une situation déjà terrible", a déclaré Christopher Gunness, porte-parole de l’UNRWA.

L’autorité d’occupation imposait déjà de sévères restrictions aux acheminements humanitaires vers la bande de Gaza, dont la majorité de la population de 1,5 million d’habitants dépend en grande partie de l’aide internationale.

Le gouvernement palestinien du président Mahmoud Abbas a condamné les opérations de l’autorité d’occupation en les qualifiant de "gifle" infligée à George Bush, qui espère un traité de paix israélo-palestinien avant la fin de son mandat en janvier 2009.

La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a exhorté Israël à faciliter la liberté de mouvement et de commerce pour les Palestiniens afin d’améliorer leur vie quotidienne, pour contribuer au processus de paix.

"Nous avons lancé le processus, la conférence de Paris a libéré des ressources, mais sur le terrain (...) il faut des résultats pour que la population commence à croire au processus", a déclaré Ferrero-Waldner en marge d’une conférence en Allemagne.

Selon une source onusienne, le Conseil des Droits de l’homme des Nations unies tiendra mercredi une séance extraordinaire pour se pencher, à la demande de pays arabes et musulmans, sur les nouvelles mesures prises par les Israéliens à Gaza.

Le même cynique  Ehoud Barak  sera en France le mercredi 23 janvier 2008

 

Non au terrorisme de l'État d'Israël
contre les peuples palestinien et libanais
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=32

 

 

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Vendredi 18 janvier 2008

Michel STEFANI

Adoption du plan de développement des énergies renouvelables et de la maîtrise de l'energie

 

               

Chers collègues, c'est un lieu commun que de dire que la question du réchauffement climatique interpelle chaque individu. Dans cet esprit, toute mesure allant dans le sens d’un abaissement des émissions de gaz à effet de serre a un caractère important. Concernant notre collectivité, même si de prime abord il semble minime en terme d’impact et au regard de la problématique à laquelle nous sommes confrontés, c’est-à-dire une problématique mondiale.

Chaque Etat, particulièrement ceux des pays les plus développés qui ont fait la révolution industrielle et connaissent à présent la révolution informationnelle, a un devoir vis-à-vis des générations futures auxquelles il est indispensable de laisser un environnement de qualité, afin qu’elles puissent vivre correctement. C’est donc – n’ayons pas peur des mots - un enjeu de civilisation et nous ne sommes pas réticents à saluer l’engagement, au niveau qui est le sien, de la CTC dans un processus de développement des énergies renouvelables.

En même temps, on ne le soulignera jamais assez, en la matière, la Corse - et c’est positif bien entendu – arrive en tête des régions françaises avec plus de 20 % de sa production énergétique à partir des ressources hydrauliques. Et pour être complet, il faut également souligner que l’entreprise nationale EDF y est pour beaucoup.

Sur cet acquis, viser les 30 % de production électrique à partir des ENR en 2020 est un objectif que nous partageons quand bien même – et j’insiste là-dessus -  nous avions voté contre le plan énergétique en raison de la liaison SARCO. Comme cela est indiqué dans le rapport, ce plan a été adopté après la crise énergétique de l’hiver 2005 et bien entendu, l’enjeu décisif de ce choix à l’époque était de créer les conditions afin qu’une telle déconvenue ne se reproduise plus.

La PPI, outre l’engagement de l’Etat, avalisera le plan énergétique de la Corse fondé sur le triptyque : thermique, énergies renouvelables et câble. Voilà pourquoi il est amusant de constater que l’annonce principale de la visite du Président de la République, comme du Conseil des ministres le lendemain à Ajaccio, s’est en fait limitée à une banale lecture de la partie de ce plan consacrée aux énergies renouvelables.

Les formules selon lesquelles leur développement constituerait une chance pour faire de la Corse une vitrine européenne en ce domaine paraissent ainsi trop flatteuses, pour ne pas considérer qu’elles étaient destinées un peu à détourner l’opinion de quelques questions brûlantes.

C’est notamment le cas de la remise en cause, quelque peu sournoise, de l’enveloppe de continuité territoriale, ou encore de l’étonnante passivité de l’Etat face au scandale de la vie chère, ou encore de l’absence de visibilité sur l’avancement du projet de raccordement au GALSI.

Indépendamment de l’intérêt économique et social qu’il revêt, ce projet permettrait de diminuer les rejets de CO2 des centrales thermiques, à condition bien sûr qu’elles se fassent. A ce point de mon intervention et compte tenu de la rapidité avec laquelle les choses se développent concernant la réalisation du plan, nous avons quelques soucis, d’autant que nous avons pu entendre ces derniers jours, à propos du choix du terrain, un certain nombre de choses qui nous laissent perplexes.

Dans ce cas, par la force des choses, une seule solution resterait, la seule évidemment si les choses continuent en l’état : celle du câble pour Ajaccio et la Corse du Sud. A l’évidence, la question des rejets de gaz à effet de serre ne se poserait plus, également le raccordement au GALSI qui perdrait tout son sens avec une seule centrale thermique en Haute-Corse.

 

Ainsi, le rapport que nous examinons aujourd’hui se projette en 2020, mais compte tenu du retard pris dans l’exécution de ce plan, nous sommes là à nous poser des questions. En effet, il peut sembler de bon sens de dire « à quoi bon s’interroger pour l’année 2020, si dans trois mois, nous nous retrouvons dans la situation de l’hiver 2005 ». La mise en service précipitée d’une TAC montre bien cette fébrilité.

Depuis longtemps, M. le Président, vous l’avez dit dans votre rapport, nous savons que la croissance de la consommation électrique, essentiellement domestique, est élevée et oblige à un dimensionnement du parc de production en moyens de base adaptés à cette donnée actuelle comme aux besoins futurs.

Le rapport LETEURTROIS, qui a inspiré le plan énergétique, après une analyse précise des raisons de la crise de l’hiver 2005, insistait sur cet aspect comme sur l’impérieuse nécessité de respecter le calendrier des réalisations et particulièrement des centrales thermiques, sans lesquelles l’ensemble de la production est fragilisée. De ce point de vue, la dernière réunion du Conseil Energétique, dont nous saluons nous aussi l’existence, n’est pas non plus de nature à nous rassurer.

Tout cela ne nous éloigne pas du développement des énergies renouvelables, au contraire, ça nous rapproche. Et j’en arrive là à la réalisation de deux ouvrages majeurs : le Rizzanese bien sûr et l’Olivese avec une double vocation agricole et domestique, d’une part, électrique, d’autre part, car on ne peut faire abstraction du fait que l’éolien est aléatoire et que le solaire reste limité à des usages spécifiques à faible consommation d’énergie.

La part d’éolien restant minime, il ressort, comme nous avons pu le constater dans l’élaboration du schéma régional, qu’il ne suffit pas d’avoir du vent en abondance pour développer ce type d’installations à caractère industriel soit dit en passant. La lecture de la page 82 de votre rapport est d’ailleurs édifiante à ce propos.

A cela, il convient d’ajouter quelques incertitudes concernant l’obligation de rachat de l’énergie produite au tarif fixé par décret ministériel. Déjà le taux bonifié favorable jusqu’à présent a disparu du décret de 2007, non pas par « erreur » comme l’indique le rapport, mais tout simplement parce qu’il existe une situation nouvelle concernant l’acheteur qui, vous le savez, a été privatisé depuis.

Le Conseil Exécutif a bien fait de se manifester auprès du Gouvernement. Il n’en demeure pas moins qu’à ce jour, sauf erreur de ma part, l’alignement sur la tarification de rachat dans les DOM n’a pas été obtenu. On ne s’en réjouit pas, c’est évident. Mais c’est comme ça que le Conseil des Ministres dépaysé, nous le constatons, n’y a rien changé.

Pour mémoire, il faut se replonger dans les précédents débats pour s’apercevoir que nous vous avions alerté sur ce risque et sur ce qu’il induit pour les usagers, puisqu’en définitive c’est à eux que la facture est présentée en bout de course. D’une manière ou d’une autre, ce sont eux qui payent. Ici, nous voulons vous rendre attentifs une nouvelle fois au nécessaire maintien de la péréquation tarifaire et de la fameuse CSPE (compensation des surcoûts de production électrique). Pourquoi ? Parce que l’envolée du prix du pétrole brut incite là-aussi à la plus grande vigilance.

J’en viens aux certificats d’économie d’énergie (CEE) dont la CTC peut disposer de deux façons : soit en réalisant des travaux d’économie d’énergie sur son propre patrimoine, soit en finançant des opérations engagées par des tiers. Ils peuvent, et nous en sommes nous aussi partisans, amener des changements de comportements, au quotidien, favorables à cette diminution de rejets de gaz à effet de serre.

Cependant, si nous comprenons cette nécessité, nous sommes réservés sur une extension à tous, mais vous avez devancé dans votre propos ce qui ne figurait pas dans le rapport, en proposant un chèque qui permettrait par avance aux personnes qui s’engagent dans ces réalisations dans leur maison à ne pas faire l’avance elles-mêmes sur ces améliorations. Et donc, c’est un pas important, sinon nous aurions connu une situation quelque peu discriminatoire entre ceux qui ont plus de moyens et ceux qui n’en ont pas, encore une fois.

Là aussi, question importante. On reste dans une région où les ménages sont en difficulté et lorsqu’il s’agit bien sûr d’améliorer son habitat ou encore même de construire une maison, ça n’est pas toujours facile. N’oublions pas que nous sommes dans la région de France la plus pauvre, selon l’INSEE. Et donc, si nous n’aidons pas les ménages les plus faibles, nous sommes dans une situation de culpabilisation et pas d’aide à ceux-ci pour répondre aux nécessités du moment, notamment sur cette question de l’environnement.

En revanche, je pense que nous pourrions aussi insister, en tout cas faire beaucoup pour diminuer le trafic des poids lourds, compte tenu des moyens que nous mobilisons à travers l’enveloppe de continuité territoriale en faveur des transporteurs en plus de la desserte de service public sur l’ensemble des ports de l’île. C’est quand même un problème important de voir le nombre de camions qui circulent sur nos routes.

Je ne parle pas ici d’une écotaxe. Nous ne partageons pas cette vision de la politique environnementale qui consiste à dire, comme ça, indistinctement, pollueurs-payeurs. Il y a de gros pollueurs, il y a des petits, puis, il y en a qui ne peuvent pas faire autrement. Mais nous rentrerions dans un débat beaucoup plus vaste.

Donc, les actions présentées dans ce rapport devraient permettre, d’une part, de rationaliser les usages de l’électricité dans l’habitat, dans le tertiaire bien sûr, et d’autre part, de substituer les usages thermiques de l’électricité par d’autres énergies. Sans entrer dans le détail, il s’agit d’optimiser les solutions les plus performantes à partir des ressources disponibles que sont le bois, le vent, le soleil et l’eau.

De ce point de vue, nous partageons aussi les orientations préconisées concernant : le chauffage central à eau chaude, l’amélioration des usages publics de l’électricité, la co-génération, l’hydroélectricité, l’énergie éolienne, le solaire photovoltaïque.

La réalisation de ces objectifs est estimée  à 30 M€ sur six ans. 500 emplois durables directs pourraient être créés. C’est important. Et il est tout à fait compréhensible que l’engagement de cette politique nécessite un renforcement des capacités de la Mission Energie qui devrait, outre l’aide à la réalisation, nous permettre d’évaluer et de contrôler les résultats dans tous les domaines, y compris sur ce domaine sensible de l’emploi, vous l’avez souligné, compte tenu de la situation du chômage dans notre région.

Notamment, nous pensons qu’il aurait pu y avoir une participation de l’Etat plus importante compte tenu de ce que nous avons, encore une fois, entendu ici lors de la visite présidentielle ou encore du Conseil des ministres.

Dans la situation budgétaire de la CTC, un financement à 50 % me semble élevé, surtout quand par ailleurs, dans le cadre des « pôles de compétitivité » la participation de l’Etat est bien souvent plus élevée.

M. le Président, chers collègues, au moment où se conclut la Conférence de Bali, un rapport de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE), prévoit que d’ici 2070… J’ai presque terminé, mais on n’est pas loin des questions qui ont été soulevées dans le rapport, notamment si on a réellement ce souci de la préservation de notre environnement et de la diminution des gaz à effet de serre. Donc, ce rapport prévoit que d’ici 2070, plus de 150 millions de personnes seront exposées au risque d’une inondation majeure due aux ouragans et à la montée du niveau des océans. Le nombre d’êtres humains potentiellement menacés pourrait ainsi tripler et les pertes financières atteindre la somme colossale de 35 000 milliards de dollars.

Le réchauffement climatique de la planète appelle ainsi des décisions urgentes pour inverser cette tendance. Que la CTC soit, à son niveau et par ses choix, partie prenante d’un tel processus est positif et nous l’encourageons.

Vous pouvez continuer Président. Vous pouvez continuer, c’est reposant un mouvement comme ça…

 

Le Président de ROCCA SERRA : Oui, c’est reposant quand on revient effectivement au sujet. Moi, j’apprécie maintenant vos propos.


Michel STEFANI

Je n’en avais pas l’impression, mais je termine.

Cependant, et peut-être que vous n’allez pas apprécier jusqu’au bout, nous le faisons avec lucidité car nous savons qu’il faut également un engagement à une échelle beaucoup plus grande pour changer le mode de développement des sociétés les plus avancées et soutenir celles qui sont en retard dans leurs efforts de progrès. Cela dépend des peuples et de leur mobilisation pour faire en sorte que l’intelligence humaine l’emporte sur la logique financière débridée afin que l’homme, et non les profits capitalistes, soit au cœur de ces enjeux.

 

 

 

 

 

 

 

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