Mardi 27 février 2007

                         MARECHAL NOUS VOILA!     

  LES DEUX FACES DE LE PEN  : LE BRUN FAIT FUREUR
                                                    Par Jean-Michel Hureau


Le Pen est toujours très soucieux de soigner son image. Il faut dire que, comme c’est à peu près tout sauf un imbécile, il a bien compris qu’il fallait qu’il apparaisse comme un candidat ordinaire. Ordinaire dans le sens où il ne serait finalement que comme les autres dans sa course à l’Elysée, en se situant dans le cadre strictement républicain. Alors, il fait des efforts pour se montrer rassurant. Il va faire une petite escapade à Valmy pour glorifier les valeurs de la République, il fait une petite excursion au moulin de Verzy, près de Reims, pour y exposer sa vision de la République et de la Nation, il rend hommage à De Lattre de Tassigny et Clémenceau en pleine Villierie. Ah, quand même, là, il fait une petite gaffe dans ce beau paysage républicain en saluant « les vestiges de la chouannerie, étendards éternels de la vieille France catholique et royale ». A la fête du Front National, il salut cordialement Dieudonné, dont on se demande bien, d’ailleurs, ce qu’il est allé y faire. Bref, il ratisse large en portant ses efforts sur les zones urbaines où il sait que son électorat est déficitaire ou alors, vers des catégories socioprofessionnelles comme il va le faire en novembre dans le Vaucluse avec les agriculteurs et les viticulteurs. Le but étant de se présenter comme une espèce de Père de la Nation, rassembleur et constructif, afin de ne pas prendre au deuxième tour une casquette comme celle de 2002. Car, au deuxième tour, il s’y voit déjà, ce en quoi il n’a, malheureusement, peut-être pas tort.
Seulement voila. A chaque fois qu’il nous fait le coup, il y a toujours quelque chose qui vient le remettre à sa juste place. Soit il dérape lui-même avec une petite phrase dont il a le secret, soit c’est un de ses proches. Les dernières bien connues sur l’occupation allemande pas si inhumaine ou le petit détail de l’Histoire, par lui, ou sur l’existence des chambres à gaz, par Gollnisch. Cette fois, pas de petite phrase, ses discours sont réglés au cordeau, les réponses à la presse sont brèves et il joue parfaitement dans la modération.
Il s’agit maintenant d’un autre évènement, complètement en dehors de ses interventions, mais qui dévoile bien où sont ses amis politiques. Le Front National veut créer un nouveau groupe d’extrême-droite au Parlement européen. Gollnisch et Lang en sont les inspirateurs et les bâtisseurs. La création d’un groupe nécessite 19 eurodéputés de 5 nationalités. Pour le moment, les membres potentiels siègent en qualité de non-inscrits. Et tout ce joli monde était attendu à la Grande Kermesse du Front. Quel est donc ce beau linge ? Heinz-Christian Strache, du FPÖ autrichien, parti xénophobe qui trouve Jorg Haider trop mou, Frank Vanhecke, du Vlaams Belang belge, dont plusieurs associations proches ont été condamnées pour racisme et xénophobie, Luca Romagnoli, du MSFT italien, néofasciste.
D’autres se bousculent au portillon et aimeraient bien faire partie des fondateurs, et pour cela, il faudrait attendre le 1er janvier 2007, puisqu’ils ne sont aujourd’hui qu’observateurs au Parlement européen : Volen Siderov, du Ataka bulgare, ultranationaliste, xénophobe et antisémite, présent au second tour de la présidentielle en octobre 2006, Vadim Tudor, du PRM roumain, xénophobe et antisémite. Ont été contactés aussi : Ashley Mote, du UK Independence Party britannique, les 3 eurodéputés dissidents de la Ligue des Familles Polonaises, Gerhard Frey, de la DVU allemande, antisémite, Udo Voigt, du NPD allemand, néonazi, Nick Griffin, du British National Party britannique, antimusulman, Blas Pinar, du Frente Español (Il dirigeait Fuerza Nueva, phalangiste), Roberto Fiore, de Forza Nuova italien, ouvertement fasciste, Istvan Csurka, du Parti de la Justice et de la Vie hongrois, condamné pour antisémitisme, Vojislav Seselj, du Parti Radical Serbe, emprisonné à La Haye. Bref, toute la fine fleur de l’extrême-droite, fasciste, néonazie, raciste, xénophobe, antisémite, ultracatholique et ultranationaliste.
Et le Dérapeur Borgne voudrait encore nous faire avaler qu’il s’est assagi et est devenu un bon républicain pantouflard ? Eh, eh...

Pour se souvenir de la composition de l’extrême-droite au Parlement européen : http://www.touteleurope.fr/fr/nc/print/observatoire-europe/europe-enidees/entretiens/pascalperrineau/comparatif.html

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Mardi 27 février 2007

L’imposture (BAYROU 2)
 La caricature d'hier, Bayrou hésitant entre  droite et  gauche, c’était pour rire. C’est pourquoi, en parlant de Bayrou, il faut reprendre Coluche : « pas de droite, mais surtout pas de gauche, faut pas déconner ! ».

 La réalité du jeu politique « centriste »(sic) c'est plutôt qu'à   droite et au MEDEF, certains en  rêvent:
Après cinq ans d’un pouvoir absolu, un second tour entre deux hommes de la famille de ceux qui sont du côté du manche.

  Nicolas Sarkozy et François Bayrou. Un remake soft du 21 avril, qui, pour le coup, nous ramènerait quarante ans en arrière. À l’époque, en 1969, le second tour de l’élection présidentielle avait opposé le successeur de De Gaulle, Georges Pompidou, au centriste Alain Poher. Mais pour l’heure, ce n’est qu’un rêve. Et à y regarder de plus près, cela ressemble même à une grossière opération politique. L’hypothèse de la présence de François Bayrou dans le duel final n’est en réalité validée par aucune enquête d’opinion : pas une ne le place en seconde position, toutes continuent de le donner loin derrière Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Et pourtant, qu’importe, les instituts de sondage font mine de prendre au sérieux cette hypothèse que leurs propres études invalident, et la testent sous toutes les coutures. François Bayrou est devenu la nouvelle coqueluche des sondeurs et des médias.
Alors, pourquoi une telle opération à ce moment précis de la campagne, si ce n’est pour tirer encore et toujours
le centre de gravité de tous les débats vers la droite, pour fermer décidément la porte à toute autre alternative ?

Car Bayrou recycle le programme de Sarkozy

La « priorité » de son programme est de réduire les déficits publics(sic).
F. Bayrou fait mine de donner des gages aux électeurs de gauche. La déclinaison des grandes lignes de son programme par son bras droit et président du groupe UDF à l’Assemblée nationale, Hervé Morin, ne laisse pourtant pas de doute : il est bien de droite.
Priorité des priorités : « réduire les déficits publics ». François Bayrou ne fait pas d’économie, mais plutôt des économies, en voulant gérer la France comme un ménage. Son projet, toujours pas chiffré (la présentation officielle devrait intervenir début mars) est « fondé sur une idée simple » : les « 20 milliards de dépenses nouvelles seront compensés par 20 milliards d’économies ». Trois « axiomes », selon Hervé Morin, sous-tendent la politique de son candidat. Tout d’abord, il veut inscrire, « dans la nouvelle Constitution, l’interdiction du déficit budgétaire de fonctionnement de l’État ». Ensuite, « toute baisse des prélèvements obligatoires doit être compensée par des économies ». Enfin, suite logique de cette politique, « la structure publique doit être remise à plat ». Hervé Morin développe ce qu’a toujours été la vraie politique économique de la droite : rigueur budgétaire, baisse des impôts de solidarité et réduction des effectifs de la fonction publique. Ce que confirmait François Bayrou lui-même sur France 3, avouant vouloir « réduire le nombre de fonctionnaires dans les secteurs où l’État peut être plus léger qu’il ne l’est ».
Le candidat de l’UDF s’inspire-t-il du programme de l’UMP, ou est-ce le contraire ? François Bayrou ne propose certes pas le contrat unique, car les « différents types de contrats correspondent à des situations économiques différentes »nous dit H.Morin. Mais il dispute à Nicolas Sarkozy la paternité de sa proposition de « réduction des cotisations sociales sur ces heures » supplémentaires. « Nous proposons cela depuis 2002 », rappelle Hervé Morin, qui souligne que Sarkozy va plus loin en demandant « l’exonération d’impôt sur le revenu sur les heures supplémentaires », ce qui est, selon lui, « contraire à la Constitution et au principe d’égalité ». Comme le candidat de l’UMP, François Bayrou dit ne pas vouloir revenir sur les 35 heures. Une précision d’Hervé Morin fait pourtant craindre une décision dans ce sens : « la durée du travail pourrait, sur le long terme, être fixée par les partenaires sociaux dans le cadre des branches ». Le Code du travail plié aux désirs des dirigeants des branches professionnelles ? Sans doute une idée de gauche selon Bayrou...
Encore une fois, pourquoi une telle opération à ce moment précis de la campagne ?
La candidature socialiste peine à convaincre, elle laisse des pans entiers du peuple de gauche sur sa faim. En multipliant les appels du pied aux « hommes de bonne volonté » issus de la gauche, François Bayrou occupe le terrain laissé vacant ; tout en tirant la charrette vers la droite en recyclant les thèses classiques du grand patronat sur l’excès de dépenses publiques et l’excès de charges pour les entreprises.
Une partie de la gauche, tentée par le compromis social-libéral, voit dans la menace Bayrou l’opportunité de tirer le PS dans cette voie. Au point qu’on a dit, ne riez pas, « que la candidate socialiste, contrairement à ce qu’elle faisait durant la campagne interne, était redevenue « l’otage du PS et de l’extrême gauche » Et qu’ elle traînait « les boulets de la gauche »,
Qu’elles viennent d’un côté ou de l’autre, les sollicitations poussent toutes dans la même direction : fermer la porte à toute réorientation résolue de la gauche vers une politique antilibérale. Tout ce qui vise à provoquer ce débat, à ouvrir une réelle confrontation sur les insuffisances manifestes du programme Royal pour résoudre les grands problèmes sociaux et combattre avec succès la droite, est volontairement minimisé, marginalisé, voire ignoré. Il n’y aurait donc qu’une alternative pour les insatisfaits du duo Royal-Sarkozy, le vote Bayrou.
En ce sens, la candidature centriste fournit une belle béquille à l’opération de bipolarisation, l’aidant à tenir debout quand elle boîte trop fort. Car les promoteurs du bipartisme le savent bien. Malgré le lancement,
à droite avec Sarkozy, à gauche avec Ségolène Royal, de candidatures présentées comme rompant avec l’ancien système politique, l’opération ne fait pas totalement illusion. Les citoyens continuent de chercher des réponses qu’ils ne trouvent pas dans ce scénario sur mesure.
Pour prévenir toute recherche d’alternative à gauche, il faut donc continuer de brouiller les cartes. François Bayrou est un atout de plus dans ce jeu de dupes.

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Lundi 26 février 2007
tire de: legrandsoirinfo
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Lundi 26 février 2007

La Tele Libre a Marseille
Vidéo envoyée par Le75
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Dimanche 25 février 2007

               AVEC SARKOZY, VERS UN CAPITALISME SANS RIVAGES

                       Exemple pris chez son maître Bush

Un hôpital abandonne un paraplégique sur un trottoir de Los Angeles, AP.
Associated Press/La Press, Los Angeles, vendredi 9 février 2007.

   Le fourgon d’un hôpital de Los Angeles a déposé un paraplégique dans une rue du quartier pauvre de Skid Row et est parti en laissant l’homme ramper, vêtu d’une simple chemise de nuit et portant un sac de colostomie déchiré pour recueillir les selles, selon la police.
Des témoins de la scène, qui s’est déroulée jeudi, ont noté le numéro de téléphone inscrit sur le véhicule ainsi que celui de la plaque minéralogique, ce qui a permis aux enquêteurs de remonter jusqu’au Hollywood Presbyterian Medical Center, d’après le site Web du « Los Angeles Times ». La police interrogeait des responsables de l’établissement, qui n’a pas retourné l’appel téléphonique d’Associated Press.
« Je ne peux pas imaginer plus insensible. Il n’y avait pas de mission sociale ni de services dans les parages. C’est le pire coin du quartier », a affirmé le détective Russ Long.
C’est le deuxième cas présumé d’« abandon de sans-abri » en peu de temps à Skid Row, où vivent de très nombreux sans domicile fixe. Il y a trois mois, le procureur de la ville avait entamé des poursuites contre l’organisation caritative de santé Kaiser Permanente pour un acte semblable commis un peu plus tôt dans l’année. Une vidéo de surveillance montrait un patient du centre médical de l’hôpital Bellflower, âgé de 63 ans, errant dans les rues en chemise d’hôpital et chaussettes.
Les autorités municipales accusent une dizaine d’hôpitaux d’avoir abandonné des patients et délinquants à Skid Row, ce que les responsables hospitaliers nient ; certains disent avoir amené des SDF à des centres d’aide du quartier. En 2005, le Hollywood Presbyterian avait déjà été soupçonné d’abandon de SDF ; un haut responsable avait expliqué que les services sociaux de Skid Row prenaient en charge certains patients n’ayant nulle part où aller.
                    Vu sur El Correo www.elcorreo.eu.org

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