Samedi 31 mars 2007

 Contre le retour à Pétain par le biais d'"un ministère de l'immigration"voulu par N.Sarkozy...

Droit et Devoir de Résistance  (L'Affiche Rouge suite)
Dernière Lettre de Missak Manouchian
Mont-Valérien, le 19 février 1944.

Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,
Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, je n’y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.
Que puis-je t’écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.
Je m’étais engagé dans l’Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous... J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendue heureuse, j’aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d’avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l’armée française de la libération.
Avec l’aide des amis qui voudront bien m’honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d’être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l’heure avec le courage et la sérénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n’ai fait de mal à personne et si je l’ai fait, je l’ai fait sans haine. Aujourd’hui, il y a du soleil. C’est en regardant le soleil et la belle nature que j’ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t’embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari.
Manouchian Michel.
P.S. J’ai quinze mille francs dans la valise de la rue de Plaisance. Si tu peux les prendre, rends mes dettes et donne le reste à Armène. M. M.

  Missak Manouchian a 19 ans lorsqu’il arrive en France en 1925. Il est né le ler septembre 1906 dans une famille de paysans arméniens du petit village d’Adyaman, en Turquie. Il a huit ans lorsque son père est tué par des militaires turcs au cours d’un massacre . Sa mère mourra de maladie, aggravée par la famine qui frappait la population arménienne. Les atrocités du génocide marquent Missak Manouchian pour la vie. De nature renfermée, il deviendra encore plus taciturne ce qui le conduira, vers l’âge de douze ou treize ans, à exprimer ses états d’âme en vers :

"Un charmant petit enfant
A songé toute une nuit durant
Qu’il fera à l’aube pourpre et douce
Des bouquets de roses".

 Orphelin, il est recueilli par une famille Kurde puis par une institution chrétienne.
A son arrivé en France, il apprend la menuiserie, mais acceptera toutes les tâches qu’on lui proposera. Parallèlement il fonde 2 revues littéraires, Tchank (Effort) puis Machagouyt (Culture). Missak Manouchian fréquente les "universités ouvrières" créées par les syndicats ouvriers (CGT), et en 1934, il adhère au Parti communiste et intègre le groupe arménien de la MOI (Main d’Œuvre immigré). En 1937, on le trouvera en même temps à la tête du Comité de secours à l’Arménie, et rédacteur de son journal, Zangou (nom d’un fleuve en Arménie).
Après la défaite de 1940, il redevient ouvrier puis responsable de la section arménienne de la MOI clandestine. En 1943, il est versé dans les FTP de la MOI parisienne dont il prend la direction militaire en août, sous le commandement de Joseph Epstein. Missak dirige donc ce réseau de 22 hommes et une femme.
Depuis fin 1942, ces hommes ont mené dans Paris une guérilla incessante contre les Allemands : ils ont réalisé en moyenne une opération armée tous les deux jours : attentats, sabotages, déraillements de trains, pose de bombes. Leur grand coup d’éclat a lieu le 28 septembre 1943 lorsqu’ils abattent Julius Ritter, responsable du S.T.O. en France et général S.S.
Le 16 novembre 1943 Missak Manouchian doit rencontrer Joseph Epstein sur les berges de la Seine à Evry. il ignore qu’il est suivi depuis son domicile parisien lorsqu’ils sont arrétés sur la rive gauche par des policiers français en civils. en fait ce sont toutes les unités combattantes de la MOI parisienne qui seront démantelées ce jour là ou les jours suivants. S’agit-il d’un travail de police bien mené ou d’une dénonciation ?.... Certains historiens pensent que les circonstances dans lesquelles eut lieu l’arrestation du groupe Manouchian demeurent obscures et relèvent de la dénonciation. Il semblerait que le groupe ait été utilisé dans des actions trop périlleuses pour ses moyens et qu’il n’ait pas été suffisamment prévenu par la direction de la Résistance communiste des risques qu’il encourait.
Les Allemands donnent une publicité inhabituelle à leur procès. La presse est invitée : une trentaine de journaux français et étrangers sont représentés. Les services de la propagande allemande envoient une équipe cinématographique. C’est un procès de 3 jours à grand spectacle. Son but est évident, le président de la cour martiale le précise : il faut " faire savoir à l’opinion française à quel point leur patrie est en danger ". Pensez-vous, des étrangers....
De fait, le groupe est essentiellement composé d’étrangers : huit Polonais, cinq Italiens, trois Hongrois, deux Arméniens, un Espagnol, une Roumaine et trois Français seulement. Parmi eux, neuf sont juifs et tous sont communistes ou proches du P.C. Leur chef est l’Arménien Missak Manouchian.
Dans le même temps les murs de France se couvrent d’une affiche les désignant comme des criminels : l’Affiche Rouge. La propagande allemande veut montrer que ces hommes ne sont pas des libérateurs mais des criminels, des terroristes, des droits communs. Les auteurs de l’affiche ont essayé de réaliser une composition apte à marquer les esprits :
1 / Le choix de la couleur : le rouge, couleur du sang, le sang des meurtres perpétrés par " l’armée du crime ".
2 / En haut de l’affiche, une question : " Des libérateurs ? ". En bas, la réponse : Non, ce sont des criminels. Et entre les deux, des preuves (caches d’armes, sabotages, morts et blessés).
3 / Sous le mot de libérateur , telle une légende, les dix visages mals rasés présentés dans des médaillons cerclés de noir et répartis symétriquement. Sous chacun de ces visages, un nom à consonnance étrangère, et juif pour sept d’entre eux. Bien entendu, aucun des Français du groupe n’y figure. Missak Manouchian y est qualifié de " chef de bande ". Ce n’est pas un résistant, ce n’est pas un libérateur, mais un criminel de droit commun.
Les 10 médaillons s’intègrent à une flèche dont Manouchiant forme la pointe et qui met le focus sur les "crimes"
Lorsque l’affiche rouge est diffusée sous forme de tracts, c’est pour rajouter au verso le commentaire suivant :
" Si des Français volent, sabotent et tuent, ce sont toujours des étrangers qui les commandent ; ce sont toujours des chômeurs et des criminels professionnels qui exécutent ; ce sont toujours des Juifs qui les inspirent. "
Les Allemands et Vichy ont voulu transformer ce procès en propagande contre la Résistance. Ils veulent montrer que la Résistance n’est que du banditisme et un complot étranger contre la France et les Français. Ils misent sur la xénophobie, l’antisémitisme et l’anticommunisme supposés de l’opinion publique. La radio et les journaux de Vichy reprennent le thème du " judéo- bolchevisme, agent du banditisme ". Il s’agit de déstabiliser la Résistance à un moment où elle est organisée et pose des problèmes de plus en plus importants aux forces de répression.
Missak Manouchian tombera au Mont-Valérien, avec vingt-et-un de ses camarades, sous les balles de l’ennemi, le 19 février 1944. La femme fut décapitée à Stuttgart ultérieurement. Joseph Epstein et vingt-huit autres partisans français seront fusillés le 11 avril 1944.


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Samedi 31 mars 2007

          "  Nicolas Sarkozy se livre à une quête permanente des électeurs d'extrême-droite"

                Marie-George Buffet dénonce "les candidats préchoisis" par les sondages

La candidate communiste à la présidentielle Marie-George Buffet, en meeting électoral vendredi à Labège (Haute-Garonne), a mis en garde les électeurs contre "les candidats préchoisis" par les sondages, et a appelé à "un vote qui porte une gauche vraiment à gauche".
"On vous dit, comme aux enfants, dans un scénario bien ficelé depuis des mois: +Vous n'avez plus qu'à prendre le moins pire pour chasser le plus pire+, mais une élection, c'est autre chose que ça, c'est voter pour un projet, pour des valeurs, pour un combat", a-t-elle expliqué devant environ 2.500 personnes réunies dans la banlieue toulousaine.
Elle a ensuite vigoureusement attaqué Nicolas Sarkozy "dont le programme est celui de la présidente du Medef" et "qui a échoué complètement" au ministère de l'Intérieur.
"Il a cassé la police de proximité, montré du doigt la justice, stigmatisé la jeunesse et mis en place des lois liberticides contre les étrangers", a estimé Mme Buffet.

   "Nicolas Sarkozy se livre à une quête permanente des électeurs d'extrême-droite (...) il a défiguré quelque part l'image de la France", a-t-elle déclaré, avant d'ironiser sur "son frère jumeau" François Bayrou, "plus libéral, tu meurs".
Elle a aussi critiqué "la course au drapeau tricolore, à la Marseillaise, qui appartiennent en fait au peuple et non à un candidat ou une candidate ou un parti".
"Pour battre la droite", a-t-elle ajouté, il faut une gauche populaire, une gauche de combat, je ne sens pas cela dans le discours de Ségolène Royal".
"La candidate populaire antilibérale", qui avait rencontré avant le meeting des représentants syndicaux d'Airbus, a de nouveau dénoncé "la logique financière" de l'avionneur européen. Elle a répété son opposition au plan de restructuration Power8 présenté le 28 février par sa direction, et qui prévoit entre autres 10.000 suppressions de postes.

 Marie-George Buffet a ensuite développé les grandes lignes de son programme, qui prône notamment la régularisation des sans-papiers, l'interdiction des expulsions locatives, la construction de 600.000 logements sociaux par an et une grande réforme de la fiscalité.

 Sur le plan international, elle a redit son souhait d'un grand débat sur un nouveau traité européen et d'une conférence internationale pour ramener la paix au Moyen-Orient

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Samedi 31 mars 2007

La droite autosatisfaite de sa politique d'injustice sociale !
Le gouvernement a annoncé, hier, que le chiffre du chômage vient de battre un record vieux d’un quart de siècle. Pourtant la parution du rapport annuel de l’INSEE sur la situation de l’emploi a été reporté après l’élection présidentielle. Le ministre de l’économie, Thierry Breton, a par ailleurs salué « le résultat historique » de la baisse du taux d’endettement. Ces annonces arrivent à point nommé, trois semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle.


Le gouvernement monte de toute pièce un bilan qui ressemble fort à un conte pour enfant, mais le maquillage des chiffres ne trompe personne, et surtout pas les françaises et les français. A l’heure où, la France compte près de sept millions de travailleurs pauvres, et où la réalité du chômage approche les cinq millions de personnes, les annonces du gouvernement ont de forts accents électoralistes.
La droite laisse la France dans une situation de précarité et de casse des services publics telle que la satisfaction autoproclamée du gouvernement montre un mépris et une indécence insupportable. C’est le point d’orgue d’une politique sociale et économique irresponsable placée sous le signe de l’injustice sociale.

  Car"Pour battre la droite, il faut une gauche combative" s'insurge Marie-George!
"Le vote utile, c'est voter pour la gauche populaire",et"La gauche n'est pas finie", a-t-elle  souligné  devant 3.000 militants , après avoir évoqué "l'échec" du bilan de Nicolas Sarkozy dans la lutte contre l'insécurité et "ses lois liberticides".
La candidate communiste a également rendu l'ancien ministre de l'Intérieur "responsable d'avoir contribué à banaliser des idées de haine et de repli" et d'avoir "défiguré l'image de la France des droits de l'humain". Elle a également rapproché le programme du candidat de l'UMP à celui de "Mme Parisot, la patronne du MEDEF", et dénoncé le discours de François Bayrou, "le frère jumeau de Nicolas Sarkozy".
A l'adresse de la candidate socialiste, Marie-George  a déclaré que "pour battre la droite, il faut une gauche combative". "Je ne sens pas ça dans le discours de Ségolène Royal".
Interrogée sur son score dans les sondages, l'ancienne ministre des Sports de Lionel Jospin a répondu que "la campagne, il faut la mener jusqu'au bout", et précisé que "beaucoup d'hommes et de femmes, notamment à gauche", sont "indécis" et "cherchent la candidature qui est à la fois pour rassembler à gauche, mais aussi pour porter réellement un projet pour améliorer la vie quotidienne des hommes et des femmes de ce pays".
"Depuis des mois, on leur dit, on va vous pré-choisir vos candidats à travers les sondages, maintenant vous n'avez plus qu'à prendre le moins pire pour chasser le plus pire, comme diraient les enfants", a ajouté Marie-George Buffet, en précisant à l'adresse de la gauche que "le vote utile, c'est le vote qui porte une gauche vraiment à gauche".
"Qu'on puisse battre la droite et qu'on puisse cette fois réussir, ne pas renoncer, ne pas décevoir. J'ai le sentiment que c'est la démarche que je porte".
Interrogée sur la controverse autour des chiffres du chômage, Marie-George  a rappelé que les chiffres sont "déjà contestés par l'organisme européen" et que, selon elle, "il y a le double d'hommes et de femmes privés d'emplois aujourd'hui que ceux qui sont annoncés officiellement".

 

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Samedi 31 mars 2007

       CHOMAGE: LE CHIFFRE MIRACULEUX

Cette campagne aura au moins servi à réconcilier l'humour et la mathématique. Dernier exemple en date, le merveilleux 8,4% de chômeurs fanfaronné par Breton, soit le plus bas taux de chômage depuis 1983. Les millions de pré-retraités d'office, de stagiaires, de temps-partiellisés et tous les déblayés des statistiques ont accueilli la nouvelle avec sans doute un peu d'incrédulité, leur situation ne leur laissant pas l'esprit suffisamment libre pour goûter le sel de cette rigolade.
C'est Ségolène qui avait lançé la mode de la plaisanterie arithmétique lorsqu'elle réduisit courageusement à un unique bâtiment, notre flotte de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins.
Mais on eu aussi le chiffrage des projets et l'empoignade à propos de leur financement, quelque chose comme 30 milliards pour Ségo comme Sarko, chacun s'escrimant pour grignoter ici ou là les marges budgétaires pour financer, qui un nouveau crédit d'impôt, qui une relance de l'industrie textile par la confection massive de drapeaux tricolores. Une évaluation certes moins sourcilleuse que celle de leurs patrimoines respectifs qui, dans cette quête de ressources nouvelles pour financer leur France d'après, avait à leur corps défendant montré la route à suivre : 30 milliards, c'était aussi l'évaluation de la fraude fiscale en France, un montant essentiellement généré par les tripatouillages des entreprises et leurs armées conseillers fiscaux.
Et puis il y eu aussi la dette publique, dont on reporta la charge sur d'innocents bébés à venir, le compteur à millièmes de seconde du site Web de Sarkozy, le suspens des 500 signatures et bien sûr les 10.000 personnes que plusieurs candidats ont réussi à rassembler dans des salles de 5.000 places.
Il y a enfin les sondages dont on connaît la grande fiabilité mais que l'on commente jusqu'à l'écoeurement, et qui avec la joyeuse collection de chiffres que j'ai rappelé, permet tranquillement au débat d'éviter les sujets moins passionnant que sont la justice fiscale, l'Europe sociale, la paix et l'éradication de la pauvreté dans le monde, etc...
Un dernier gag : il reste 23 jours pour débattre.
 blog antilibéral du Var

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Samedi 31 mars 2007
Le 10e numéro de "Pointe du Cap Corse", semestriel édité par l'association Finocchiarola-Pointe du Cap Corse vient de paraître.. L'association gère les espaces naturels de la Pointe du Cap Corse avec le soutien du Conseil Général de la Haute-Corse, de l'Office de l'Environnement de la Corse et de la Diren.
CONSERVATOIRE DU LITTORAL
3, rue Luce de Casabianca
F 20 200 BASTIA FRANCE
Tél. (33) 4 95 32 38 14 fax (33) 4 95 32 13 98
corse@conservatoire-du-littoral.fr
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