ou
à la Fédération de Haute-Corse du PCF, boulevard Campinchi, BASTIA
PCF2B@wanadoo.fr
commentaires (0) recommander
Après avoir tenté un coup d'Etat militaire contre Chavez en 2002, après avoir saboté l'échange de prisonniers en Colombie et
menacé militairement les pays voisins, Washington utilise à présent le séparatisme pour faire éclater la Bolivie. L'ambassadeur US parle de la "République de Santa Cruz" dont les riches
propriétaires terriens refusent les réformes sociales et l'émancipation des Indiens. Les multinationales pourraient ainsi récupérer une partie des richesses du pays.
Et d'où provient cet ambassadeur US ? Pendant dix ans, Philip Goldberg a servi en Yougoslavie où il a contribué à provoquer les séparatismes et les guerres civiles servant les intérêts des
Etats-Unis. Son expérience ressert. Et rappelons que la CIA déverse des dizaines de millions de dollars en Bolivie à travers ses ONG-paravents : NED, USAID, Freedom House...
Le 4 mai, avec un prétendu « référendum », se prépare une journée de provocations. Et de désinformation internationale. C'est donc la responsabilité de chacun de nous de faire circuler
l'info - avant et pendant - pour déjouer ces manoeuvres. Le 4, de jeunes Français émettront en radio en continu depuis Caracas. En français et en anglais.
Rosa Luxembourg : Quelles sont les origines du Premier Mai ?
L’heureuse idée d’utiliser la célébration d’une journée de repos prolétarienne comme un moyen d’obtenir la journée de travail de 8 heures (1),
est née tout d’abord en Australie. Les travailleurs y décidèrent en 1856 d’organiser une journée d’arrêt total du travail, avec des réunions et des distractions, afin de manifester pour la
journée de 8 heures. La date de cette manifestation devait être le 21 avril. Au début, les travailleurs australiens avaient prévu cela uniquement pour l’année 1856. Mais cette première
manifestation eut une telle répercussion sur les masses prolétariennes d’Australie, les stimulant et les amenant à de nouvelles campagnes, qu’il fut décidé de renouveler cette manifestation tous
les ans.
De fait, qu’est-ce qui pourrait donner aux travailleurs plus de courage et plus de confiance dans leurs propres forces qu’un blocage du travail massif qu’ils ont décidé eux-mêmes ? Qu’est-ce qui
pourrait donner plus de courage aux esclaves éternels des usines et des ateliers que le rassemblement de leurs propres troupes ? Donc, l’idée d’une fête prolétarienne fût rapidement acceptée et,
d’Australie, commença à se répandre à d’autres pays jusqu’à conquérir l’ensemble du prolétariat du monde.
Les premiers à suivre l’exemple des australiens furent les Etats-uniens. En 1886 ils décidèrent que le 1° mai serait une journée universelle d’arrêt du travail. Ce jour-là, 200.000 d’entre eux
quittèrent leur travail et revendiquèrent la journée de 8 heures. Plus tard, la police et le harcèlement légal empêchèrent pendant des années les travailleurs de renouveler des manifestations de
cette ampleur. Cependant, en 1888 ils renouvelèrent leur décision en prévoyant que la prochaine manifestation serait le 1° mai 1890.
Entre temps, le mouvement ouvrier en Europe s’était renforcé et animé. La plus forte expression de ce mouvement intervint au Congrès de l’Internationale Ouvrière en 1889 (2). A ce Congrès,
constitué de 400 délégués, il fût décidé que la journée de 8 heures devait être la première revendication. Sur ce, le délégué des syndicats français, le travailleur Lavigne (3) de Bordeaux,
proposa que cette revendication s’exprime dans tous les pays par un arrêt de travail universel. Le délégué des travailleurs américains attira l’attention sur la décision de ses camarades de faire
grève le 1° mai 1890, et le Congrès arrêta pour cette date la fête prolétarienne universelle.
A cette occasion, comme trente ans plus tôt en Australie, les travailleurs pensaient véritablement à une seule manifestation. Le Congrès décida que les travailleurs de tous les pays
manifesteraient ensemble pour la journée de 8 heures le 1° mai 1890. Personne ne parla de la répétition de la journée sans travail pour les années suivantes. Naturellement, personne ne pouvait
prévoir le succès brillant que cette idée allait remporter et la vitesse à laquelle elle serait adoptée par les classes laborieuses. Cependant, ce fût suffisant de manifester le 1° mai une seule
fois pour que tout le monde comprenne que le 1° mai devait être une institution annuelle et pérenne.
Le 1° mai revendiquait l’instauration de la journée de 8 heures. Mais même après que ce but fût atteint, le 1° mai ne fût pas abandonné. Aussi longtemps que la lutte des travailleurs contre la
bourgeoisie et les classes dominantes continuera, aussi longtemps que toutes les revendications ne seront pas satisfaites, le 1° mai sera l’expression annuelle de ces revendications. Et, quand
des jours meilleurs se lèveront, quand la classe ouvrière du monde aura gagné sa délivrance, alors aussi l’humanité fêtera probablement le 1° mai, en l’honneur des luttes acharnées et des
nombreuses souffrances du passé.
Rosa Luxembourg, « Sprawa Robotnicza », 1894
(1) L’usage était alors une journée de travail d’au moins 10 à 12 heures par jour.
(2) Il s’agit du premier congrès de la II° internationale.
(3) Raymond Lavigne (1851- ?), militant politique et syndicaliste.
par Vive le Parti Communiste Français
Nicolas Sarkozy prétend que l’allongement de l’espérance de vie impose pour seule et unique solution d’allonger la durée de cotisation. Derrière une apparence bêtement logique se cache une dramatique impasse. 50% des retraités touchent une pensions inférieure au SMIC, les salariés ont de plus en plus de mal à atteindre le nombre d’années de cotisations et enfin, l’espérance de vie d’un cadre est supérieure à celle d’un ouvrier.
Ces statistiques démontrent que le gouvernement conduit la France vers la fin pure et simple du régime de retraite.
Pour le Parti communiste français, il existe une réponse évidente à la question du financement : faire cotiser au même niveau que les salaires, les revenus financiers. Cela permettrait de répondre à l’ensemble des besoins et même au-delà. Ensuite, parler de réforme des retraites sans aborder la question de l’emploi est irresponsable.
Là encore, les statistiques démontrent l’échec de la politique du gouvernement : un tiers des emplois créées sont précaires, et la chasse aux chômeurs contribuent pour beaucoup à faire disparaître les chômeurs des chiffres sans pour autant les conduire à l’emploi. Il faut au contraire instaurer un système de sécurité de l’emploi et de la formation permettant d’assurer à chacun une emploi en rapport avec ses qualifications à un bon salaire.
La réforme des retraites proposée par le gouvernement est dans la droite ligne des précédentes, c’est une machine infernale qui n’a qu’un objectif : abolir le droit à la retraite.
Parti communiste français