Jeudi 31 mai 2007

ALAIN MINC : PETITS CONSEILS ET GRANDES COMBINES

Par Yann Fievet

Article publié le dimanche 20 mai 2007.

 

Beaucoup a déjà été écrit sur la nature étriquée du capitalisme à la française. Le fait que les « grands patrons », ceux du CAC 40, siègent au Conseil d’administration des sociétés dirigées par leurs acolytes est désormais bien connu et parfois dénoncé comme le signe d’un capitalisme de copains s’entendant tels des larrons à la foire. Les juteuses « indemnités de départ » - octroyées généreusement même en cas de gestion calamiteuse avérée - les « parachutes en or » faramineux ou les réalisations sonnantes et trébuchantes des stocks options sont à l’évidence les conséquences visibles de ce copinage. En revanche, on connaît beaucoup moins bien ce qui se cache derrière les tractations conduisant aux grandes opérations de restructuration du capital de ces firmes désormais tentaculaires. Si la bonne marche du capitalisme a besoin d’une certaine dose de secret, la démocratie ne peut s’accommoder durablement de l’opacité de cette économie financière dont profitent abusivement quelques concitoyens sans scrupules.

L’étroitesse du monde des affaires en France est formidablement renforcée par l’omniprésence d’un homme dont l’ombre plane sur la plupart des grandes opérations qui ont contribué à structurer le paysage industriel et financier de ce pays au cours des vingt-cinq dernières années. Le nom de ce personnage lui-même tentaculaire ? Alain Minc. Avec lui, l’expression « homme d’influence » prend tout son sens, il en est la quintessence. Pourtant, la force de cette influence n’a d’égale que le troublant mystère que constitue l’entretien constamment renouvelé de sa notoriété. Énarque, il se fit connaître à la fin des années soixante-dix en cosignant avec Simon Nora, pour le Commissariat au Plan un rapport célèbre sur « l’informatisation de la société ». Si les thèses développées dans ce document de prospective sont loin d’avoir été toutes vérifiées, il constituera cependant pour son auteur une sorte de certificat de rigueur intellectuelle lui conférant le titre d’expert éternel pour temps de « pantouflage ». En effet, le bonhomme n’avait pas fait l’Ena pour servir l’État mais entendait bien utiliser ce que l’État lui octroya un temps pour se servir ensuite dans le privé.

Fort de ce « capital social » de départ, il constitua son réseau de relations à triple géométrie : monde des affaires privées, univers des grands médias d’informations, scène politique multipartiste. Une telle géométrie peaufinée par un seul homme devrait choquer le moindre des démocrates apprenant que grâce à elle son fabriquant génial est aujourd’hui tout à la fois conseiller financier de dix-huit des quarante plus grands patrons français, Président du Conseil de surveillance du quotidien Le Monde, conseiller économique de M. Nicolas Sarkozy, candidat à la magistrature suprême. Ça devrait choquer mais ça ne choque pas. Voilà le mystère. Comme Alain Minc s’est aussi imposé comme intellectuel et publie des livres avec une régularité de métronome, chaque nouvelle parution est saluée par les éditorialistes de renom comme un événement, un nouveau progrès de la pensée. L’homme étant partout où une présence compte, partout on parlera de lui. Dans une époque où nombre de médias sont dans les mains des affairistes, le système Minc s’apparente au « jeu de la barbichette ». Ailleurs, dans la presse indépendante - au périmètre hélas trop réduit - on ne louange jamais les livres de cet écrivain. Curieux, non ?

Le « quotidien de révérence », quant à lui, ne parlera pas du dernier livre de Laurent Mauduit consacré à notre éminence « grise ». Intitulé Petits conseils (1), ce livre écrit par l’ancien responsable de la rubrique Entreprises du journal Le Monde décortique le système Minc, met à plat la toile d’araignée du centre de laquelle l’homme intrigue et s’enrichit. Ainsi, le quotidien du soir s’est interdit en son temps de publier un article de Laurent Mauduit consacré à la restructuration de la Caisse d’Épargne. Ce fut le début de l’enquête du journaliste qui découvrit alors que le Président du Conseil de surveillance de son journal était sérieusement impliqué dans les tractations financières de cette affaire. Ainsi encore, lorsque Vincent Bolloré revendit en 2005 son gros paquet d’actions Vallourec, achetées deux ans plus tôt, en réalisant l’un des plus lucratifs coups de bourse - 1,6 milliard d’Euros - Alain Minc, en vertu d’un accord stipulant que toutes les transactions conclues par l’homme d’affaires rapporteront 1% à son conseiller, perçut seize millions d’Euros. Sans bouger le petit doigt.

À ce niveau de manigances médiatiques et financières l’homme de l’ombre ne pouvait que rejoindre et conseiller au grand jour le candidat des riches élu Président. Entre hommes de réseaux on doit pouvoir s’entendre. Si cette ultime entreprise minciste devait réussir - heureusement, ce faiseur s’est souvent trompé dans le passé - la démocratie, la cohésion sociale et l’indépendance de la presse en France devront abandonner de nouvelles plumes à une oligarchie minuscule mais toute puissante.

(1) Laurent Mauduit, Petits conseils, Stock, 2007

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Jeudi 31 mai 2007

Un maire communiste à Volgograd (Stalingrad) 
(POURQUOI  PAS UN DEPUTE COMMUNISTE EN HAUTE-CORSE?)

En Russie, pour la première fois depuis des années, un communiste élu maire d’une grande ville : à Stalingrad (Volgograd) !

 
Le parti communiste de Russie a réussi une véritable percée lors de l’élection municipale anticipée tenue le 20 mai dernier à Volgograd (Stalingrad). Avec 32,57%, son candidat, Roman Grebennikov, 31 ans, a largement distancé le candidat du parti du Président Poutine « Russie unie » (20,35%). Il y avait 13 autres candidats, dans un scrutin qui semble avoir, exceptionnellement en Russie, échappé à la fraude. Pour la première fois depuis plusieurs années, une ville russe de plus de 1 million d’habitants va retrouver un maire communiste. Le jeune dirigeant communiste va prendre la place d’un élu que les pratiques de corruption et de dilapidation du patrimoine municipal ont conduit en prison. Le succès électoral des communistes a été totalement occulté par les télévisions et journaux officiels de Russie, le journal « les Izvestia » allant même jusqu’à titrer le lundi 21 mai que le candidat de Poutine était en tête. Cette élection dans une ville dont le nom est indissociablement lié à la victoire historique du peuple soviétique contre le fascisme hitlérien, constitue un encouragement pour tous les communistes, et pas seulement dans l’ex-URSS.


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Jeudi 31 mai 2007
 

  Vutemu e femu vuta pe Michel Stefani et René Fini

 

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1°JUILLET PRIVATISATION DE EDF

 

La libéralisation défavorable aux consommateurs

Énergie . L’UFC-Que choisir affirme que les consommateurs n’ont rien à attendre de bénéfique de l’ouverture à la concurrence.

L’ouverture à la concurrence aux particuliers des marchés de l’électricité et du gaz à compter du 1er juillet prochain est dans le collimateur d’UFC-Que choisir. Hier, au cours d’une conférence de presse, son président, Alain Bazot, a clairement invité les consommateurs à « rester aux tarifs réglementés », leur conseillant de rejeter les offres que leur feront les différents opérateurs, « dont ils n’ont rien à attendre » de bénéfique. L’association, qui a étudié les conséquences de la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz à l’étranger, en particulier en Grande-Bretagne, et celles de l’ouverture à la concurrence pour les entreprises, est formelle : « Aucune baisse durable des prix n’est envisageable. » Au contraire, il existe « une tendance lourde à l’augmentation ». L’UFC- Que choisir rappelle ainsi qu’en France « 78 % de l’électricité consommée est d’origine nucléaire » et que cette spécificité fait que « son coût, stable et constant, est inférieur à celui de l’électricité produite à partir de ressources fossiles », qui sert justement de référence à la fixation des prix du marché. L’association note que les parlementaires, eux-mêmes, ont reconnu que l’ouverture à la concurrence serait facteur d’augmentation en introduisant dans la loi sur le logement un amendement qui permet de maintenir l’existence de tarifs réglementés. Les députés écrivant alors : « On sait que le niveau des tarifs réglementés est très sensiblement inférieur à celui des prix du marché [...]. Contracter au prix du marché [...] augmenterait ainsi le coût de leur fourniture d’environ 60 %. »

Dans ce contexte, l’association juge « consternant » que le gouvernement ne lance aucune campagne information sur l’ouverture à la concurrence et sur les modalités de sa mise en oeuvre. L’UFC-Que choisir alerte particulièrement sur « l’irréversibilité du choix d’éligibilité ». « Les consommateurs qui auront opté pour la concurrence ne pourront plus revenir aux tarifs réglementés », prévient-elle, avant de préciser que « garder une offre au tarif réglementé ne sera possible qu’à condition que l’occupant précédent n’ait pas souscrit une offre de marché dans ce même logement ». L’association rappelle aussi que seule EDF, pour l’électricité, et GDF, pour le gaz, continueront de proposer les tarifs réglementés et que, dans ce cas, les offres bi-énergies que feront les opérateurs induiront au moins l’abandon de ce tarif pour ldes deux énergies. Outre ces dispositions particulièrement défavorables aux consommateurs, elle met en garde contre les risques « de démarches commerciales particulièrement agressives », en particulier de démarchage à domicile, et la forte probabilité de voir figurer dans les contrats un certain nombre de clauses abusives. Pour informer les consommateurs, l’UFC-Que choisir a décidé de lancer sa propre campagne d’information via ses 170 associations locales. Son site Internet et un numéro de téléphone sont également à disposition du public (1). L’association entend enfin revendiquer également « le maintien des tarifs réglementés pour tous » et « la réversibilité de l’exercice de l’éligibilité ».

(1) www.quechoisir.org

 

N.B. : Avertissement pour les obsédés de l’anticommunisme : l’organisation « Que Choisir » ne relève pas du PCF.

 

 

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Jeudi 31 mai 2007

          Education

       Les riches avec les riches

A l’occasion du congrès de la FCPE(Fédération des Conseils de Parents d’Elèves), première fédération de parents d’élèves, le ministre de l’Education, Xavier Darcos, a  réaffirmé sa volonté de supprimer « progressivement » la carte scolaire dès la rentrée prochaine. 
   Selon lui, ce dispositif n’est plus adapté(!!!). A quoi? ...Aux besoins  patronaux?
 Pour le président de la FCPE, hostile à cette suppression, ce serait « la voie ouverte au règne de l’arbitraire », le prétendu libre choix des parents n’étant que « la possibilité d’être librement choisi par le chef d’établissement ». 
                    Cette mesure signifiera la fin de la mixité sociale à l’école.

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Mercredi 30 mai 2007
Lisez ce qui suit, puis lisez de BAS EN  HAUT, en commençant par la dernière ligne et en remontant jusqu' au début
                                 c'est..... surprenant...... ou pas)!!!


A l'UMP, nous accomplissons ce que nous promettons.

Seuls les imbéciles peuvent croire que

nous ne lutterons pas contre la corruption.

Parce que, il y a quelque chose de certain pour nous:

L'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.

Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que

les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé.

Nous assurons, sans l'ombre d'un doute, que

la justice sociale sera le but principal de notre mandat.

Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s'imaginent que

l'on puisse continuer à gouverner

avec les ruses de la vieille politique.

Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que

soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d'influences

nous ne permettrons d'aucune façon que

nos enfants meurent de faim

nous accomplirons nos desseins même si

les réserves économiques se vident complètement

nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que

vous aurez compris qu'à partir de maintenant

nous sommes avec Nicolas Sarkozy, l'homme de "la rupture tranquille".


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