Mercredi 27 juin 2007
                                     

 COMPRENDRE     

                       
هل يعمم المشروع الأميركي : « العرقنة »

 

Le projet étasunien est-il passé au stade de « l’irakisation » de l’Orient arabe ?

 

 

par Marie NASSIF-DEBS(Parti Communiste Libanais)


   Le projet étasunien, préparé pour la région arabe, continue à frapper à la porte de ses Etats, l’un à la suite de l’autre, tantôt sous le nom du « Grand Moyen Orient », qui porte le manteau de la démocratie, coloré par les appels au changement des structures politiques du passé, tantôt sous le nom du « Moyen Orient nouveau » qui adopte la « tempérance », à travers le rassemblement de quelques régimes présidentiels (mais à caractère militaire) ou monarchiques arabes, afin de mettre fin à toutes les formes de résistance et d’entrer de plain pied dans l’ère mondiale nouvelle où la lutte arabo-israélienne n’a plus de mise...

Et, tandis que le vent de la discorde passe de l’Irak en Palestine et au Liban, soufflant à travers les divisions et les combats confessionnels ou partisans, des dizaines de victimes tombent, chaque jour, emportés par les objectifs du projet précité ; et le terrorisme progresse, prenant de nouvelles formes qui rappellent à s’y méprendre un autre terrorisme, celui qui fut pratiqué, durant la première moitié du siècle dernier, par les sionistes en Palestine : des groupes armés, à nouvelles consonances, sont créés tandis que d’autres sont renouvelés... Tous, sur des bases militaires et financières solides. Quant à l’appui, il leur vient, directement ou indirectement, de Washington et de Tel Aviv, en premier lieu, mais aussi de certains régimes qui entourent l’Irak et le Liban et dont les dirigeants ne savent pas, dirait-on, qu’ils se jettent dans la gueule du loup en soutenant ces terroristes qui ne manqueraient pas, à la première occasion, de se retourner contre eux.

D’ailleurs, la radicalité du projet de ces groupes terroristes les rapproche du projet américain pour la région, avec lequel ils s’étaient déjà entrecoupés, durant les années quatre-vingts du vingtième siècle, quand il s’est agi de détruire la force de l’ex Union soviétique et d’imploser la région des Balkans. Ce qui veut dire que les deux projets peuvent se trouver de nouveaux points communs et que ce est dit, chaque jour, à propos de l’aide présentée à ces groupes par les Ultras de l’administration de Georges W. Bush, les « Born again Christians », représentés par le vice-président étasunien Dick Chenney, ne relève pas de la simple rumeur visant à nuire à l’image de l’oncle Sam...

Le projet étasunien : Piétinement ou changement de cap ?

Deux questions s’imposent, ici : le projet étasunien pour la région arabe a-t-il échoué ? Piétine-t-il ou bien les changements introduits ne sont pas fondamentaux et relèvent seulement de la manière utilisée pour l’exécution, et non des objectifs fixés ?

Certains voient que ce projet a échoué dans la réalisation des objectifs qui lui furent fixés, puisque les projets de changements politiques, c’est-à-dire le renouvellement de certaines formes archaïques du pouvoir (comme en Arabie Saoudite) grâce à de nouvelles équipes formées à « l’occidentale », piétinent. Ce piétinement, poursuivent-ils, a obligé les Etats-Unis à en changer, à diverses reprises, la forme et le contenu ; ce qui veut dire que le projet du « Nouveau Moyen Orient » est différent de celui qui parlait du « Moyen Orient élargi » et, avant cela, du « Grand Moyen Orient ».

Et pour appuyer leurs dires, ils appellent à leur secours un groupe de raisons, tous réels, et de manifestations, dont :

1. Le projet a, d’une part, échoué sous les coups de la Résistance au Liban, à asseoir le rôle de dirigeant qui y était échu à Israël et qui se résumait dans la direction de cette région après une période de normalisation des relations avec les régimes arabes... Israël, aujourd’hui, surtout à la suite de l’échec de son agression de juillet-août 2006, est au plus bas : le rapport du juge Vinograd exprime clairement que la société israélienne est très perturbée, vu l’incapacité de ses gouverneurs à la défendre.

2.Le projet a, d’autre part, échoué en Irak , après avoir reçu des coups mortels en Afghanistan, et le coût payé devient de plus en plus grand, tant en vies humaines (plus de cent morts et beaucoup de blessés et d’handicapés) que sur les plans financier et politique.

3. L’échec du projet se voit, surtout, au sein de l’administration étasunienne, surtout à la suite de l’échec cuisant au Congress et les appels, devenus de plus en plus pressants, visant à mettre un agenda pour le retrait des troupes de la « coalition » hors d’Irak, tel que le préconise le rapport Baker-Hamilton.

4. L’échec se voit, enfin, dans les propositions contenues dans le rapport Baker-Hamilton et concernant la nécessité de négocier avec la Syrie et l’Iran (après que les Etats-Unis aient reculé le projet d’un coup porté à ce pays). A cela s’ajoute la remise en question de la politique que la Maison blanche applique dans la région du Golfe arabique, en général, et vis-à-vis des tentatives turques dans la région du Kurdistan irakien.

Toutes ces données sont réelles et importantes, il est vrai. Cependant, elles ne montrent qu’une partie de l’image ; de même, elles ne font pas cas de certains phénomènes essentiels.

Les projets étasuniens... et le terrorisme

En effet, ces raisons ne prennent pas en considération une caractéristique qui marqua la politique étasunienne depuis la période dite de « la guerre froide » et jusqu’à nos jours (période dite de guerre contre le « terrorisme », dans lequel les Etats-Unis incluent les Résistances nées contre l’immixtion de Washington dans le monde et le Terrorisme qu’il a créé) : le pragmatisme en politique. Ce qui veut dire que les plans, mis au point pour réaliser les projets, ne sont pas rigides ; bien au contraire, ils sont changés en fonction de la nécessité du moment...

Sur cette base, nous devrions dire que les Etats-Unis n’ont pas présenté trois projets pour le seul Moyen Orient, mais un seul, et que ce projet n’a pas commencé dans les années quatre-vingt-dix, mais, plutôt, dans les années soixante-dix, puisque sa première copie détaillée fut présentée par Henry Kissinger, le Secrétaire d’Etat étasunien du moment.

Ce projet se résume dans la nécessité d’émietter la région arabe en mini Etats confessionnelles (entendre : sunnites et chiites) et ethniques qui se font la guerre entre eux et qui ont, tous, besoin de la protection de la Grande puissance qui régit la Planète. Il est vrai qu’Israël n’a pas pu réaliser les performances qui lui étaient demandées et que les troupes de Washington ont dû intervenir directement, mais le projet n’a pas subi des changements, seule la manière de le réaliser a changé... jusqu’à maintenant, puisqu’il est dit que les troupes étasuniennes auraient les seules régions pétrolières à protéger tandis qu’elles cèderaient graduellement la tâche de la sécurité dans le reste de l’Irak aux autochtones, après leur avoir pourvu l’entraînement et les armes nécessaires (ce qui ne veut pas dire que ces autochtones feraient mieux là où Israël avait échoué). Donc, ce que visent les Etats-Unis, c’est le retour à la « vietnamisation », mais une « vietnamisation » modifiée, à partir de l’expérience déjà vécue et de la situation du moment.

Et, tandis que ce projet est mis à feu doux, que le pétrole du Golfe arabique, dont celui de l’Irak, est exploité à outrance et qu’on prépare la mainmise de Washington sur la région « pétrolière » du Darfour soudanais, la région arabe est émiettée, à l’exemple des Balkans, le mouvement de libération arabe fait ce qu’il peut pour contrecarrer la politique étasunienne, mais il n’est pas encore assez fort, après les déboires qu’il avait subis dans la dernière décennie du siècle passé.

« L’Irakisation » ou le sort réservé à la Palestine et au Liban ?

Tout cela nous amène à la nécessité de nous arrêter sur les points suivants :

1. Nous nous trouvons, aujourd’hui, au commencement de l’étape durant laquelle les Etats-Unis cherchent à légitimer l’émiettement de l’Irak en trois Etats dans lesquels, chaque jour, la lutte fratricide tue des dizaines de personnes, sans compter les blessés, et éloigne encore plus les chances d’un retour à l’unité. D’ailleurs, tout le monde mesure exactement les répercussions de cette lutte fratricide, de caractère confessionnel sunnite-chiite, non seulement sur l’Irak, mais sur la région arabe tout entière. Et, là, une question se pose : les Etats-Unis cherchent-ils à imploser toute la région du Golfe arabique, dont l’Arabie saoudite, anticipant ainsi sur la possibilité que les mouvements « salafistes » fondamentalistes (qu’ils avaient, eux-mêmes, formés pour faire face au communisme) ne mettent la main sur le gouvernement de ce pays et, par suite, sur les sources d’énergie que son sol recèle ?

2. La scission, très dangereuse, de la Palestine en deux parties dirigées par deux gouvernements et les événements sanglants qui avaient précédé cette scission ne présagent que des malheurs, surtout que l’aviation israélienne poursuit ses « missions » meurtrières dans les deux régions et que le « mur » s’étend et dans tous les sens, dessinant les nouvelles frontières de « l’Etat d’Israël ». Sans oublier le retour au projet formé par Ariel Sharon et basé sur le « transfert » de quelques 300 000 familles palestiniennes vers la Jordanie qui deviendra un Etat confédéral jordano-palestinien et dont les frontières, comme celles de la Palestine occupée, resteraient fermées à un possible retour des réfugiés disséminés dans les pays arabes voisins, dont le Liban qui accueille, actuellement, à lui seul quelques 370 000 réfugiés.

3. Quant au Liban, les derniers événements sanglants qui se déroulent toujours au camp palestinien de Nahr El-Bared (au nord du pays) ont montré clairement l’avance prise par le projet terroriste étasunien qui se recoupe, comme nous l’avons déjà précisé, avec le projet « salafiste ». Et ce qui est le plus inquiétant, c’est l’éclosion de dizaines de groupes armés qui gagnent de plus en plus de terrain à l’intérieur des camps palestiniens au Liban et qui jouent de plus en plus un rôle ouvert dont l’influence sur la situation intérieure libanaise ne présage rien de bon. En même temps, les Etats-Unis augmentent leurs pressions, tant à travers les délégués nombreux qui ont presque élu domicile chez nous que par les ingérences de l’ambassadeur Jeffry Fieltman. Et tout cela laisse des empreintes indélébiles sur la situation politique ainsi que sur l’économie.

4. Les discussions vont bon train sur la question de la présidence de la République et la possibilité d’avoir recours, une fois de plus, à la création de « deux gouvernements », comme entre 1988 et 1990, si les parties en présence ne s’entendent pas avant la date fatidique de septembre sur un nouveau président pour remplacer Emile Lahoud. Cette perspective suscite, surtout parmi les forces de gauche, beaucoup d’appréhension.

Comment faire face ?

Le Liban est confronté, une nouvelle fois, à une situation extrêmement dangereuse, à cause de la guerre des tranchées menée par le gouvernement et aussi par l’opposition qui ont ouvert les portes du pays aux vents des conflits internationaux et régionaux. Et cette situation vient de s’envenimer, plus encore, par l’explosion qui a tué six soldats espagnols de la FINUL.

Que doivent faire les Libanais, les masses libanaises s’entend ? Quelle initiative doivent-ils adopter ?

La seule manière de faire face à cette crise dangereuse en perspective réside, peut-être, dans les propositions émises, il y a plus d’un an, par les Parti Communiste libanais, à la suite du vote de la résolution 1559 par le Conseil de sécurité de l’ONU.

Les principaux points de cette initiative : la création d’un gouvernement de salut national dont le but sera de promulguer une nouvelle loi électorale, des élections anticipées suivies de l’élection d’un nouveau président de la République et de la création d’un gouvernement d’entente nationale sur la base de l’application des réformes prévues par l’Accord de Taëf, devenu partie intégrante de la Constitution libanaise.

Marie NASSIF-DEBS
(A partir d’un article écrit le 21/6/2007,  paru dans le journal « AS-Safir » du 25/6/2007)

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Mercredi 27 juin 2007

Constitution d'un groupe de la "gauche démocrate et républicaine" à l'assemblée: NON à l'effacement du PCF à l'Assemblée - 
                           Communiqué du PCF-Paris-15

 

La première séance de l’Assemblée nationale nouvellement élue s’est tenue aujourd’hui. Les statuts d’un groupe dit de la « gauche démocrate et républicaine » ont été déposés. Il compte 24 membres dont les 16 députés élus comme communistes, 2 apparentés, 4 verts et deux députés d’outre-mer. Sa constitution est présentée comme technique et provisoire dans l’attente d’un éventuel abaissement du seuil de députés nécessaires. Mais une « présidence tournante » est prévue jusqu’en 2012.

La constitution d’un groupe strictement technique, rendue inévitable par le caractère antidémocratique du scrutin majoritaire, afin de se répartir les moyens et du temps de parole liés au statut de groupe parlementaire entre formations politiques différentes, sans accord politique, ne nous choque pas.

Mais l’absence dans l’intitulé du groupe de toute référence au caractère communiste de sa composante principale est pour nous absolument inadmissible. Uniquement en 1939 après l’interdiction du Parti, les députés communistes avaient abandonné leur nom, contraints et forcés, pour devenir le groupe « ouvrier et paysan ».

Une appellation du type « groupe technique PCF, Verts et républicains » était le dernier compromis envisageable. L’avantage matériel ne saurait compenser le lourd poids politique de l’acceptation par notre parti de la disparition d’un groupe communiste.

Cette résignation à l’Assemblée est d’autant plus grave qu’elle se situe dans un contexte où une vaste campagne médiatique, relayant des positionnements de groupes dirigeants du PCF appelle à une disparition, à un sabordage de notre Parti. 

Le choix des électeurs doit être respecté. L’action du Parti communiste, relayée par des députés clairement communistes, est essentielle pour combattre la politique de Sarkozy-Fillon.

Nous appelons la direction du PCF et chacun de nos camarades députés à revenir le plus tôt possible sur le compromis de ce jour, à continuer d’exiger l’abaissement du nombre de députés nécessaires à la constitution d’un groupe.

Mais plutôt siéger parmi les non-inscrits que donner un signe de reniement de ce que représente le PCF dans le pays comme à l’Assemblée !

                                                                    Paris le 26 juin 2007

 

 

* en 1997, un groupe "technique" a été constitué rassemblant les radicaux de gauche, les verts et le mouvement des citoyens. Il était dénommé "groupe Radical - Verts et Citoyens RCV" 

 

 

 

 

 

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Lundi 25 juin 2007

L'énergie prochainement libéralisée

Libéralisation de l’énergie dernier acte !*

 
                                               
URGENT:

SI VOUS N'AVEZ PAS LE TEMPS DE LIRE LE TEXTE CI-DESSOUS OU SI, L'AYANT LU, VOUS N'EN TENEZ PAS COMPTE, VOUS RISQUEZ DE LE PAYER TRES CHER.

Dés le 1er juillet, les particuliers pourront faire le grand saut ! Abandonner EDF-GDF pour aller vers la concurrence. Faut il sauter le pas ?

A en juger par l’expérience de ces trois dernières années faites par les entreprises grandes ou petites qui ont fait jouer la concurrence dans ce secteur la réponse est NON ! Les prix ont augmenté de 70%. Elles perdent ainsi un avantage compétitif indéniable car leurs coûts de fabrication augmentent au point que certaines d’entre elles et non des moindres ont menacé le gouvernement de délocalisation (ex : ST GOBAIN).

A un point tel que le parlement a adoptée un amendement à la loi sur l’énergie permettant aux industries ayant opté pour la libération des prix de revenir au tarif régulé pendant une période de deux ans majoré de 10 à 20%.

IL faut aussi préciser que la loi fait obligation à EDF d’indemnisé les anciens fournisseurs d’électricité de ces industries ! pour palier leur manque à gagner ! l’indemnisation se chiffre en plusieurs centaines de millions d’euros par an.

Ainsi, au nom de la libéralisation du marché de l’énergie avec l’intention affichée de faire baisser les prix on impose au fournisseur le moins cher d’indemniser ses concurrents qui sont plus cher lui.    

Coté ménage, les expériences d’ouverture totale du marché ont conduit les Britanniques à connaître en trois ans une augmentation de 90% sur le GAZ et de 60% sur l’électricité.

La commission européenne a commis une erreur d’appréciation grave : car les lois du marché ne peuvent s’appliquer à l’électricité. La preuve, elle entraîne une hausse des prix !

La raison : l’électricité ne peut se stocker. A chaque instant, l’écart entre l’offre et la demande d’électricité entraîne une variation de la fréquence, ce que le réseau et nos appareils électroménager ne peuvent supporter. Il n’est pas question d’attendre que se fixe librement le prix pour lequel l’offre égalera la demande par l’intermédiaire d’une bourse. Il faut agir instantanément, sinon, vos appareils ménagers comme tous les autres appareils électriques seraient en panne.

Pourquoi les prix ont ils augmenté ? Sur le marché de l’Europe de l’ouest, qui se compose pour l’essentiel de la France, du Benelux et de l’Allemagne, les prix des tarifs dérégulés se fixent à chaque instant, au niveau du KWh fourni par le dernier fournisseur auquel il faut faire appel pour faire face à la demande, donc au fournisseur le plus cher de ceux qu’il faut mobiliser. lequel est Allemand, et beaucoup plus coûteux comparé aux coups français. Ainsi, contrairement à d’autres secteur d’activité les prix ne s’alignent pas par le bas mais par le haut ! 

Les clients qui sont restés aux tarifs régulés grands ou petits continuent à bénéficier de l’offre EDF. Cette offre qui est une des moins chère d’Europe s’est constitué petit à petit, depuis la création d’EDF en 1946.

Ainsi les clients d’aujourd’hui bénéficient d’un prix de revient bien plus avantageux que celui de nos voisins, car ils bénéficient de tout ce qui a été construit précédemment : le parc nucléaire construit dans les années 80 qui couvre aujourd’hui 80% des besoins ,et qui offre aujourd’hui l’avantage d’un prix de revient bien plus bas que d’autres modes de production. mais aussi son parc hydraulique plus ancien et qui couvre environ 15% des besoins et qui de fait est une énergie renouvelable. Elle bénéficie surtout de ce qui fut la mission d’EDF des sa création, Créer un service public dont l’objet était de produire au coût minimum et de vendre au prix de revient. Le monopole de la distribution du courant qui a été confié par la nation lui interdisait de rançonner sa clientèle captive. Les clients ne l’auraient pas supporté pendant 60 ans !

Sa mission était aussi de constituer tout un maillage de ligne à haute, moyenne et basse tension, afin que le courant électrique arrive aux meilleures conditions économiques et de sécurité du réseau.

Sa mission était aussi d’assurer en toute circonstance l’approvisionnement en électricité de ses clients et ce, quelles que soient les circonstances. Assurer les demandes en pointe qui résultent simultanément d’un grand froid, d’une forte activité économique et d’une indisponibilité partielle du parc hydraulique du à une faible hydraulicité.

La règle imposée à EDF était, de ne pas recourir à des coupures tournantes de la clientèle plus d’une fois tous les vingt ans (la dernière grande rupture d’approvisionnement date de 1979).

Sa mission était aussi d’offrir les mêmes tarifs sur tout le territoire et quelques soit les difficultés  d’accès. Ceci a permis l’émergence et le développement d’industries locales dans de petites localités éloignées des métropoles notamment en zone montagneuse ou dans les départements d’outre-mer.  

La loi sur l’énergie, promulguée en décembre 2006, entérine la fin des tarifs régulés, sur la demande pressante de la commission européenne.

Avant la libéralisation totale de l’énergie, des engagements avait été pris en 2002 par le ministre de l’industrie Mme Fontaine qui avait accepté sous la pression des syndicats le principe de l'ouverture totale à la condition expresse qu'elle soit précédée d'un bilan d'étape. Ce bilan n’a jamais été fait.

 

La direction de la concurrence et de la répression des fraudes ainsi que la commission de régulation de l’énergie s’étaient engagé à informer très largement les particuliers sur l’ouverture prochaine du marché de l’énergie. Ceci non plus n’a pas été fait.

  Demain, donc, chacun pourra changer de tarifs.

  Attention ! il faut y réfléchir sérieusement car il n’y a pas de possibilité de retour. Tout le monde a le droit de se tromper ou d’être trompé sauf le petit consommateur.

  Car si vous optez pour le tarif dérégulé ce choix pour le logement que vous occupé en tant que propriétaire ou locataire est définitif. Pour revenir au tarif réglementé il vous faudra déménager et emménager dans un logement resté au tarif réglementé.

  Ainsi au non du sacro- saint libéralisme économique le législateur n’a pas hésité à restreindre la liberté individuelle de chacun d’entre nous.

  Les loueurs de logement devront s’ils ne veulent pas que leurs biens se déprécient rajouter une clause dans leur contrat de location pour conservation du tarif régulé par le locataire. Cette clause sera peut être considérée comme abusive par la justice. 

  Car il faut préciser que la facture d’électricité est nominative, donc adressée, ce qui est logique à la personne physique ou morale qui consomme , l’éligibilité non ! elle est sur le logement ou sur le compteur.

  Il faut préciser qu’il ne sera plus possible apres le 1er juillet 2010 d’obtenir le tarif réglementé pour un logement neuf .

  Nous vous recommandons de faire très attention aux propositions commerciales qui vous seront faites dans les semaines et mois à venir. Vous pouvez sortir du tarif régulé sans vous en apercevoir immédiatement.

  Exemple : vous confiez vos deux energies électricité et gaz à un seul opérateur EDF ou GDF pour avoir une seule facture.

  Attention aux commerciaux d’EDF qui lors du règlement d’une facture, ou d’un changement de puissance auront l’occasion de vous proposer des offres au prix du marché plus rentables pour l’entreprise.

  Attention aux démarchage par téléphone, il suffit de dire oui une fois et ce sera fini.            

  Attention aux démarcheurs de POWEO qui n’ont aucun scrupule comme vient de le démontré un media.

  Partout, la libéralisation des services publics s’est accompagnée par moins de droits pour tous, moins de qualité pour les usagers, et des prix qui ne cessent d’augmenter. Les seuls bénéficiaires de ces mesures sont les actionnaires.

  Les gouvernements qui se sont succédé en France socialiste ou UMP ont eut pour conséquence un affaiblissement  des services publics en spoliant la nation.

 

  * le premier acte : date de 2000 ou seul les très gros clients ont eut accès au marché dérégulé, puis ce fut les gros clients en 2003(acte 2) et les clients professionnels 2004(artisans commerçants) acte 3.


                           par Papyves83 publié dans :
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Lundi 25 juin 2007
 

Appel « Franchise » sur les soins : l’assurance maladie solidaire en danger

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Quelque 40 935 personnes ont déjà signé la pétition à l’initiative de Christian Lehmann, médecin généraliste, écrivain ; Martin Winckler, médecin généraliste, écrivain ; Philippe Sopena, médecin généraliste, ancien vice-président de MGFrance.

Combattre les « franchises » = défendre la Sécu

Plus de 33 000 Français, professionnels de santé et usagers, avaient répondu à la pétition « Appel contre la franchise » que nous avions lancée pendant la campagne électorale.

Même si le résultat des élections a été ce qu’il a été, nous n’entendons pas baisser les bras et laisser, sans rien dire, porter atteinte à notre système de santé solidaire.

Quadruple forfait...

Comme nous l’avions dénoncé à l’avance, Nicolas Sarkozy et son gouvernement n’ont pas tardé à annoncer la mise en oeuvre, dès 2008, d’un quadruple forfait de 10 euros pour les consultations, les médicaments, les examens biologiques et l’hospitalisation. Soit 40 euros par assuré. On est loin de la franchise de « quelques euros » annoncée par le candidat.

La « prétendue justification » économique de cette décision c’est la « prétendue découverte » d’une dérive des dépenses (+ 5,5 % au lieu des irréalistes + 1,2 % pour les dépenses de santé hors hôpital) et d’une augmentation de 1,2 milliard d’euros supplémentaires du « trou de la Sécu » (5,5 milliards d’euros au total).

Tous éléments connus bien avant la campagne électorale.

Quant à la « prétendue responsabilisation » que permettrait la franchise c’est oublier qu’il y a déjà :

*Un « ticket modérateur » sur les actes (plus la pénalité de 1 euro par consultation), les médicaments et les analyses médicales.

*Un forfait journalier sur les hospitalisations (déjà 16 euros par jour !).

*Une extension progressive des traitements non ou mal remboursés : après la « constipation », la « diarrhée » et « l’allergie » ne sont plus remboursées qu’à 35 % !

*L’encouragement gouvernemental au développement des « dépassements tarifaires » (autant de moins que la Sécu aura à rembourser...).

Mieux vaut être riche et en bonne santé que...

La logique de ce discours c’est que le « trou » ce serait la « faute » des patients qui ont le mauvais goût d’être malades et de se soigner.

La conséquence c’est une incitation pour les plus modestes à reporter, à plus tard, les soins non urgents, au risque d’une aggravation de leur état et donc de soins plus coûteux. Une politique de gribouille.

Bien entendu les 4 forfaits de 10 euros ne « boucheront pas le trou ». On sera d’autant plus loin du compte que sur une année nous ne consommons pas tous, et pas tous pour chacun des quatre postes de franchises. Pour 2008 cela rapportera moins d’un milliard d’euros.

Mais l’objectif avoué de Nicolas Sarkozy c’est « d’amorcer la pompe ». De commencer petit (pas si petit que cela...) et d’augmenter année après année au fur et à mesure de l’inéluctable croissance des dépenses de santé. C’est-à-dire de remplacer le financement actuel (proportionnel aux revenus) par un financement non seulement identique quel que soit le revenu (c’est-à-dire plus douloureux pour les plus modestes) mais aussi un financement qui pénalisera d’abord ceux qui consomment.

La réalité de la franchise : c’est faire payer les pauvres, les familles, les malades et les vieux. L’illusion de la prétendue « ouverture à gauche » et de la « prise en compte du social » symbolisées par la nomination de M. Hirsch n’aura pas duré plus de quinze jours.

L’objectif du gouvernement c’est de tuer la Sécu solidaire

Nous appelons les Français à la défendre, tous ensemble.

Signer la pétition contre les franchises en matière de santé directement sur le site :

www.appelcontrelafranchise.org

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Dimanche 24 juin 2007
                                                                                               


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