Vendredi 31 août 2007

Le Medef veut « jouer le jeu » mais les dés sont pipés

Par : Bureau de presse du PCF                                                                                  DES3.jpg

Cette année, l’université d’été du Medef a pour thème : « jouer le jeu. ». L’organisation présidée par Laurence Parisot affiche décidément un cynisme à toute épreuve et se plonge avec délectation dans « les eaux glacées du calcul égoïste. » Pour le syndicat patronal, jouer le jeu, c’est surtout faire respecter les règles injustes d’un capitalisme mondialisé qui lui sont si profitables.

Dans la continuité du gouvernement précédent, les cent premiers jours du gouvernement Fillon ont exaucé de nombreux souhaits du Medef. Exonération de cotisations sociales, droits de succession, bouclier fiscal, mise en cause du droit de grève, l’imagination de la droite française est décidément sans limite quand il s’agit d’augmenter les profits de la classe dominante. Tout cela évidement au détriment des salariés qui devront payer de nouvelles franchises médicales, subir une TVA « social » et voir leurs services publics se dégrader avec les suppressions massives d’emplois dans la fonction publique.

Dans le journal Le Monde, daté du 29 août, Laurence Parisot se réjouit de la venue du Président de la République ; et pour cause ! La liste des cadeaux du patronat est encore longue, allongement de la durée de cotisation pour le départ en retraite, permis de licencier avec le contrat unique, abandon de l’ISF, pour ne citer que ces exemples. La Présidente du Medef se frotte déjà les mains avec les cadeaux qui ne manqueront d’accompagner le discours de Nicolas Sarkozy.

A contrario des applaudissements que lui réservent les grands patrons, une toute autre musique est réservée au Président de la République lors de la prochaine fête de l’Humanité. Ce sera celle de la colère de plus d’un demi millions de personnes décidées à ne pas se laisser faire. Alors que le Medef annonce sa volonté de « jouer le jeu » avec des dés pipés, la résistance et la construction d’une véritable alternative doit émerger dans l’ensemble du peuple de gauche.

Parti communiste français

Paris, le 29 août 2007.

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Jeudi 30 août 2007

 QUE LES BOUCHES S'OUVRENT!...(3)Soviet---Hammer-02.gif
           
(Maurice Thorez)

               Michel PEYRET   ( ROUGES VIFS)

 

 

                PEUPLES DE TOUS LES PAYS...!

 

 

A l'évidence , rien de ce qui se passe en ce monde ne permet de dire que nous connaîtrions la fin de l'histoire , que les peuples n'auraient qu'à s'inscrire dans la perduration d'un système capitaliste qui , même si s'en était le seul aspect , la seule caractéristique de son existence , vient de vivre une crise financière dont on ne sait si elle est terminée , mais qui témoigne que rien n'est figé , tout au contraire . Elle met en évidence de nouvelles fragilités du système qui apparaissent , se renforcent , se portent jusqu'en son coeur , son centre , constitué par ce qui demeure encore son principal rempart , l'Empire , les Etats-Unis d'Amérique .

NOUS AVONS CHANGE DE SIECLE .

A l'évidence encore , nous ne sommes plus dans la dernière décennie du siècle qui vient de s'achever où l'on pouvait encore penser qu'un monde unipolaire était né et que la puissance constitutive de ce pôle serait en mesure d'imposer sa domination sur la longue durée à toute l'humanité .

Cependant déjà , pour qui voulait bien se remémorer l'histoire passée des empires , apparaissait que les trajectoires de leurs évolutions passaient par des phases successives , de la naissance au développement et à la montée en puissance , jusqu'à l'apogée et au summum des possibilités de domination , avant d'emprunter les voies du déclin progressif et finalement de la désagrégation et de l'écroulement .

Toutefois , on le sait , l'histoire ne se reproduit jamais à l'identique et c'est en conséquence à l'étude concrète de l'évolution des contradictions de ce monde et de cet Empire à laquelle il convient de procéder pour déterminer la phase actuelle de cette histoire .

Rien n'est moins simple . Au stade avancé de mondialisation que nous connaissons , l'intrication des contradictions de ce monde est telle qu'il apparaît impossible de considérer isolément tel ou tel ensemble ou

pays , a fortiori lorsqu'il s'agit de l'encore première puissance mondiale . Cependant , quand on se revendique première puissance dans un monde unipolaire , c'est l'ensemble de ce monde qui est surdéterminé par ses contradictions qui l'imprègnent fortement .

 

LE DECLIN DE L'EMPIRE .

 

Toutefois , depuis plusieurs années maintenant , historiens , géographes , sociologues , ... qui se penchent sur cet ensemble pour en déterminer les tendances évolutives s'accordent pour considérer que le concept de «déclin» serait le plus approprié au stade actuel de l'évolution de l'Empire . Il conviendrait alors d'en étudier tout à la fois le caractère absolu qui apparaît indiscutablement lorsque l'on détermine et analyse les différentes «crises» qui affectent le modèle , et sa relativité qui fait que le modèle s'impose encore partout dans le monde , surtout pour le pire .

 

LA CRISE FINANCIERE .

 

La récente crise financière , à considérer qu'elle serait terminée , ce qui n'est vraisemblablement pas le cas , a mis en évidence l'aspect déterminant des fragilités et des faiblesses qui affectent le « centre » et se transmettent dans les périphéries , contrairement d'ailleurs aux précédentes crises qui concernaient principalement les marges de l'Empire .

Ce changement d'origine est en lui-même significatif de ce que l'Empire et ses contradictions sont devenus eux-mêmes la cause d'une crise plus généralisée qui s'étend , mondialisation oblige , à l'ensemble du monde , obligeant les principales puissances à réagir par l'injection de centaines de milliards de dollars pour éviter d'être entraînées elles-mêmes dans la tourmente . La financiarisation forcenée qu'impose l'actuel capitalisme du modèle s'est étendue et détermine les caractéristiques principales de la mondialisation .

 

ILS SONT DEVENUS FOUS !

 

Ainsi , il y a peu , le journal suisse « Le Temps » titrait : « Le marché financier pèse déjà trois fois plus que le PIB mondial ». En effet , selon une étude de McKinsey , les actifs mondiaux représentaient 140 000 milliards de dollars en 2005 et devraient monter à 214 000 milliards d'ici à 2010 . Et l'article posait la question pertinente suivante : « Comment la valeur des actifs financiers peut-elle être le triple de celle de l'économie ? » C'est en effet la question des questions puisque l'article précisait ensuite que seulement le tiers de ces sommes considérables était investi en actions . Les deux autres tiers de ces 140 000 milliards ne l'étaient donc pas , c'est un capital parasitaire , uniquement spéculatif , qui prolifère aux dépens des investissements utiles , mais exige sa rénumération supérieure à deux chiffres . Et c'est en même temps une belle bulle financière qui peut éclater d'un jour à l'autre et des milliers de milliards de dollars ou d'euros disparaîtront parce qu'ils ne trouvent plus nécessairement leur rétribution , ce que Marx appelait « dévalorisation du capital » , laquelle peut se concrétiser sous différentes formes , qui sont des destructions pures et simples de capital , le capital restant pouvant alors reprendre son accumulation avec à nouveau les rapports financiers souhaités... jusqu'à la crise suivante .

« Ils sont devenus fous » , disait récemment Claude Bébéar qui fustigeait ainsi ses compères capitalistes . Et l'on comprend pourquoi les analystes financiers ne sont pas rassurés par la dernière purge , sévère pour certains fragments du système mais qui n'a pas mis en cause l'ensemble du système qui demeure comme suspendu à sa bulle susceptible de se dégonfler à chaque instant . Décidément , ce que certains qualifiaient d'euphorie des marchés dissimule le danger qui mine le système .

La politique d'Etat des Etats-Unis s'inscrit bien évidemment dans ce contexte et le favorise , sinon l'initie dans cette base du capitalisme mondial .

 

LA PAUPERISATION ET L'ENDETTEMENT .

 

La paupérisation des salariés et l'endettement sont deux des principaux moyens de cette politique , l'objectif étant de diriger le maximum d'argent vers les marchés financiers .

Ainsi , selon Joseph E. Stiglitz , prix Nobel d'économie , cela fait trente ans que les salaires des moins favorisés ne cessent de décroître . Les bas salaires aujourd'hui sont 30% inférieurs à ce qu'ils étaient il y a trente ans . En même temps , les foyers se sont de plus en plus endettés , à l'égal d'ailleurs du gouvernement qui perd beaucoup d'argent en Irak et en réduisant les impots sur les plus riches et vit en s'endettant honteusement auprès des autres peuples et pays . Cette fragilité de l'économie nord-américaine est inquiètante , poursuit Joseph E. Stiglitz,

qui ajoute ne pas savoir si un miracle pourrait sauver l'économie . Les Chinois financent avec le produit de leurs exportations aux Etats-Unis cette dette colossale . Chine et Etats-Unis dépendent ainsi étroitement l'un de l'autre. Mais la Chine peut adopter une autre stratégie , celle de faire bénéficier le peuple chinois des produits de son travail et réduire ainsi sa dépendance vis-à-vis des Etats-Unis . Cette menace grandissante ajoute aux fragilités dénoncées par Stiglitz .

 

LA CRISE DU LEADERSHIP.

 

La crise de la domination planétaire se superpose et amplifie celle de la financiarisation de l'économie et plus encore que d'autres contribue à questionner l'unipolarité jusqu'alors indiscutée .

Les circonstances troubles des évènements de septembre 2001 qui se sont confirmées au fil des ans , l'immense condamnation par les peuples et certains gouvernements de l'envahissement de l'Irak au nom de la lutte antiterroriste puis de la démocratie et du Grand Moyen-Orient , accentuée aujourd'hui par l'opposition toujours plus renforcée du peuple américain lui-même , la perpétuation sans perspectives du soutien à l'Etat d'Israël dans sa volonté d'empêcher la création d'un véritable Etat palestinien , les tentatives d'extension de l'action de l'OTAN en Europe de l'Est ou en Asie centrale , la reprise d'un certaine course aux armements nucléaires et l'évolution de la doctrine nucléaire par l'abandon de la dissuasion au profit de l'utilisation , la contestation grandissante du rôle d'institutions internationales comme l'OMC , le FMI , la Banque mondiale , isolent de plus en plus nettement Georges Bush et sa volonté d'entraîner le monde dans une guerre de civilisations .

L'ambition de contrôler les ressources pétrolières et gazières de nombre de pays en ces temps de crise énergétique sous-tend déjà nombre de ces actions qui pourraient être étendues à l'Iran . Mais l'Iran n'est pas l'Irak , les atouts dont il dispose , les contradictions entre les différents impérialismes , le rôle des opinions publiques , des réalités nouvelles ont jusqu'à présent empêché le déclenchement d'une nouvelle aventure qui serait vraisemblablement plus désastreuse que les précédentes .

 

LE DERNIER FAUCON ET LE CHAMP DE RUINES .

 

Le départ du dernier faucon , dit Yves Harté , rédacteur en chef de Sud Ouest Dimanche , n'annonce pas seulement la fin du règne de Georges Bush , la véritable défaite des néoconservateurs et de leur politique : « Ce qu'ils laissent est un champ de ruines que personne ne sait comment relever . L'empire américain a non seulement perdu dans cette aventure infiniment de puissance , mais il a signé en même temps son acte de cession du contrôle mondial ... »

Et Yves Harté va jusqu'au plus profond dans l'appréciation quelque peu prémonitoire : « Dès lors qu'un empire s'effrite , les successeurs se pressent . Demain , l'axe du monde ne sera plus à Washington . En quelques années , le centre de gravité de notre civilisation va se déplacer , et la désastreuse aventure irakienne scellera la fin des cinq cents ans de domination de l'Occident dont les Etats-Unis étaient finalement les derniers et les plus puissants rejetons . Il est facile de prédire qu'au delà de l'océan , de l'autre côté du Pacifique , émergera le futur maître du monde dans une rotation de civilisations semblable à celle de notre terre ».

Nous laisserons à Yves Harté la paternité de ces derniers propos . On peut penser que les peuples du monde , qui viennent de faire l'expérience de la domination d'un Etat-système , des méfaits de la mainmise des multinationales sur les pays et les peuples , comme sur tout notre monde , chercheront plutôt une nouvelle mondialisation débarrassée de la dictature des maîtres actuels , dans le respect des souverainetés des peuples étroitement liées au développement des solidarités et des coopérations , de la paix et du désarmement , dans le nouvel internationalisme d'une époque également nouvelle . Les peuples ont d'ailleurs contribué par leurs luttes à cet échec retentissant de l'empire qui n'est pas seulement celui du développement des logiques internes du système capitaliste . Marx disait bien que ce sont les masses , c'est-à-dire les peuples , qui font l'histoire .

 

DEPASSER LA MULTIPOLARITE.

 

Dans l'immédiat , la multipolarité est désormais à l'ordre du jour . Le nombre des aspirants à la domination ne se limite pas à la Chine . Les peuples n'auraient rien à gagner à laisser se perpétuer d'autres formes de domination , celles de nouveaux impérialismes , tel celui de l'Europe , d'autres encore , qui apparaissent avoir des ambitions , qui coexisteraient dans la concurrence et les inégalités , qui finalement n'auraient d'autres objectifs que de continuer à pressurer les peuples , voire à les entraîner dans de nouvelles aventures semblables aux désastreux affrontements du siècle dernier .

Bernard Cassen est clair : « L'altermondialisme , c'est terminé . Voilà le fond de ma pensée . C'était un cycle . Nous pourrions nous inspirer des pays d'Amérique latine ( Venezuela ou Bolivie notamment ) où l'on n'a pas peur d'employer les mots « souveraineté populaire » et « nationalisations » . Visiblement , il se passe quelque chose là-bas et nous devrons en tirer les leçons .»

 

L'ANNONCE DE TEMPS NOUVEAUX .

 

A bien y regarder toutefois , ce qui se passe en France et dans d'autres pays est annonciateur de temps nouveaux. Si l'altermondialisme a été une étape dans cette voie , les limites qu'il s'était lui-même imposé peuvent et doivent être dépassées . Nous avons rappelé que nous ne vivions pas la fin de l'histoire qui nous installerait à perpétuité dans les évolutions et les fins d'un capitalisme indépassable . Il faudra bien nommer cette société qui sortira notre monde du capitalisme dominant . En France , dès la Révolution de 1789 des républicains avancés la baptisèrent communisme . Les luttes pour le communisme s'inscrivent ici dans le temps long de l'histoire et quand aujourd'hui 61% des Français considèrent le capitalisme comme négatif on peut penser que le temps est venu de la renaissance créative . 
           
             Et avec Samir Amin , au niveau mondial , c'est une cinquième internationale qui est proposée pour faire vivre  le « Prolétaires de tous les pays , unissez-vous ! » de notre temps .


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Jeudi 30 août 2007

La lecture de la lettre de Guy Môquet aux lycéens  sera faite le 22 octobre

 

La lecture aux lycéens de la lettre de Guy Môquet, volonté du président de la République, aura lieu le 22 octobre, dans le cadre d'une journée de commémoration du souvenir de ce résistant  et de ses 26 compagnons fusillés le 22 octobre 1941, a indiqué le ministre de l'Education.

La lettre sera lue "le 22 octobre", le jour anniversaire de la mort du résistant communiste, fusillé par l'occupant allemand le 22 octobre 1941 à Châteaubriant (Loire-Atlantique) à l'âge de 17 ans, a déclaré mercredi Xavier Darcos, lors de sa conférence de presse de rentrée.

Sa note explicative aux équipes éducatives, présentée également mercredi, précise que "la commémoration au cours de la matinée du 22 octobre commencera par la lecture, en classe ou en grand groupe (...) de la lettre de Guy Môquet".

"Cette lecture pourra être confiée à tous ceux qui, résistants ou déportés, peuvent aujourd'hui encore témoigner directement des sacrifices consentis", ajoute le ministre, qui invite "les équipes éducatives à se rapprocher des fondations et associations de mémoire".

Selon M. Darcos, "il sera également possible de solliciter toute personnalité dont l'engagement, le rayonnement ou la notoriété pourraient sensibiliser les élèves". Il a ainsi cité mercredi les "élus - députés, maires - le monde sportif, les artistes". Le ministre entend le faire lui-même dans sa mairie à Périgueux.

"Cette lecture pourra être suivie d'autres, laissées à l'initiative de chacun". Ainsi un cahier, contenant des lettres d'autres résistants ou encore le poème d'Aragon "La Rose et le Réséda" sera à disposition des enseignants.

"Le programme se poursuivra par une réflexion collective menée dans le cadre de la classe", ajoute le ministre.

Il précise que "les établissements pourront mettre en place d'autres initiatives à leur convenance (évocation de lieux de mémoire, jumelages interculturels, expositions, productions de documents, etc.)".

Le temps qui sera consacré à la lecture de la lettre et son intégration dans l'organisation des cours des élèves le 22 octobre sont également laissés à la convenance des établissements.

Le 16 mai 2007, jour de prise de ses fonctions, Nicolas Sarkozy avait annoncé que "sa première décision de président" serait de "demander que cette lettre soit lue en début d'année à tous les lycéens de France".

 

 

***

 

 

La lettre de Guy Môquet à la veille de sa mise à mort

 

"Ma petite maman chérie,

mon tout petit frère adoré,

mon petit papa aimé,

 

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.

17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.

Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d'enfant.

 

Courage !

Votre Guy qui vous aime.

 

Guy

 

Dernières pensées : Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !"

 

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=3864

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Jeudi 30 août 2007
Incendies en Grèce: l'analyse de nos camarades du KKE PCgrec-kke.jpg

Pour le Parti communiste grec (KKE): la politique agraire est responsable des feux

La secrétaire générale du KKE, Aleka Papariga, lors d’une conférence de presse lundi 27 août, a rejeté l’idée selon laquelle les feux qui ont ravagé la Grèce et entraîné 63 morts jusqu’à maintenant constitueraient la conséquence “d’une menace asymétrique” et accuse la politique agraire. 

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Aleka Papariga, présentant un communiqué du Bureau politique du KKE, a souligné que les tentatives du gouvernement de présenter cette tragédie en termes de “menaces asymétriques” (de complot terroriste - NdT), selon le dogme du nouvel ordre impérialiste mondial, était destiné à “intimider la population pour détourner sa réaction, à la fois pendant la campagne électorale et pour l’avenir”. 

 

Le KKE a appelé la population à participer à la lutte contre les feux qui se propagent dans tout le pays, et a répété que ses militants et ses organisations étaient complètement à la disposition des autorités locales, des organismes publics et des responsables officiels, pour participer aux efforts de lutte contre les feux, porter assistance aux habitants et contribuer à résoudre les problèmes dans la mesure de leurs possibilités.

 

En ce qui concerne la cause des feux, Aleka Papariga a affirmé qu’ils n’ont pas surgi soudainement mais qu’ils sont le résultat d’une série de mesures et de lois réactionnaires adoptées depuis des années par les gouvernements successifs du parti de la “Nouvelle Démocratie” actuellement au pouvoir et du PASOK, principal parti d’opposition. Le KKE remarque que, depuis 1991, un onzième seulement des forêts détruites par les flammes ont été reboisées dans la région de l’Attique et 1/9ème dans toute la Grèce.

 

Le KKE souligne que, la voie qui mène à l’enfer actuel a été ouverte par la politique qui a marchandisé les terres et les forêts, qui a encouragé les accaparateurs, qui a sacrifié la prévention des incendies, qui a creusé le déficit criant des équipements, infrastructures et installations de lutte contre le feu et des services forestiers. Le sommet de cette politique a été atteint avec la révision constitutionnelle et plus spécialement celle de l’article 24 sur la protection des forêts.

 

"Nous faisons face à un plan organisé, qu’il ait existé préalablement ou qu’il ait surgi à l’occasion”, fait remarquer Aleka Papariga, ajoutant que les profits liés aux incendies criminels rejoignent les intérêts de groupes économiques et financiers à qui “on a ouvert l’appétit avec la marchandisation et la privatisation de la terre”.

 

Selon le KKE, le gouvernement porte de graves responsabilités pour avoir failli dans la mise en place d’une réaction efficace, organisée qui aurait pu atténuer les répercussions du désastre, grâce à des mesures de prévention et de protection des forêts.

 

Aleka Papariga a aussi dit que le PASOK cherche uniquement à masquer cacher ses propres responsabilités et à tirer profit du malaise légitime du peuple en vue des prochaines élections. En même temps, elle a fait remarquer que la « Coalition de la gauche radicale » ne réussit pas à montrer une autonomie politique en choisissant de s’aligner sur le PASOK et de le soutenir, malgré le lien évident entre les incendies et la politique de propriété foncière et d’utilisation des sols.

 

Enumérant les propositions du KKE pour la gestion des conséquences des incendies, Aleka Papariga a réclamé l’inventaire complet des dégâts provoqués par les incendies et des zones brûlées et le maintien, sans aucun changement, de la vocation des terres. Elle a demandé, en faveur des agriculteurs, le dédommagement intégral des récoltes perdues et des réserves détruites, une année d’exemption de primes d’assurances et de taxes, le gel du remboursement des emprunts. Elle a demandé également le dédommagement intégral des maisons et des infrastructures agricoles détruites, des plans détaillés et contraignants de reforestation, l’hébergement gratuit pour les victimes des incendies dans les hôtels les plus proches, les recrutements immédiats pour pourvoir aux postes vacants chez les sapeurs-pompiers, dans les services forestiers et dans le service public de santé, avec des embauches à temps plein et à l’année au lieu d’emplois saisonniers. Elle a enfin demandé des travaux pour limiter efficacement les dégâts liés à l’érosion, aux écoulements... 

Le KKE exige également l’adoption de mesures politiques urgentes :

  • * le retour sur la révision constitutionnelle et précisément sur la modification négative des clauses relatives à la forêt.
  • * la nationalisation de la grande propriété foncière des zones montagneuses et des forêts. 
  • * l’abrogation de toutes les lois et réglementations négatives pour la forêt, en particulier la loi 997/79 du gouvernement ND qui déclasse 2,5 millions d’hectares de zones forestières et la loi 1734/87 du gouvernement PASOK socialiste qui en déclasse 4,5 millions d’hectares.

par Vive le Parti Communiste Français

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Mercredi 29 août 2007

                              
   Assemblée de Corse                                          images-parti-et-autres-013-1.gif

Groupe communiste républicain citoyen

DECLARATION   

   Habitué des voyage en Corse, Nicolas Sarkozy a cette fois ci effectué le déplacement dans le cadre de ses nouvelles fonctions de Président de la République. L"Hypercommunicant" n'a pas failli à sa réputation et son périple a été ponctué de petites phrases choc savamment distillées à chaque étape. Nous sommes à présent rassurés le Président de la République aime la Corse au point de lui faire une "déclaration d'amour" selon ses propres termes. Si la situation sociale et économique n'était aussi dramatique pour les familles de modestes conditions cela prêterait à rire.

Nicolas Sarkozy a expliqué que l'Etat ne lèverait pas le pied dans son combat contre le racket. C'est le moins qu'on puisse attendre de lui sauf que quelques arrestations restent insuffisantes face à l'ampleur d'une dérive mafieuse qui ne découle pas seulement de "l'impôt révolutionnaire". Il faut effectivement s'en prendre à tous "les rackets" et faire preuve d'aucune complaisance avec "les poseurs de bombes" quels qu'ils soient. En revanche, le rapprochement vers leurs familles des détenus condamnés doit être appliqué conformément aux textes prévus à cet effet.

Pour autant la "fermeté" ne sera pleinement efficace que si dans le même temps on s'attaque résolument aux raisons et aux réseaux qui alimentent l'affairisme et structurent la spéculation foncière et immobilière. Par conséquent, sans remettre en cause la politique des avantages fiscaux, des golfs dix huit trous, du tourisme jet set, et des anneaux de plaisance partout, cette politique libérale de "désanctuarisation" pour reprendre le mot de Camille de Rocca Serra, les pratiques criminelles et la dérive mafieuse ont de beaux jours devant elles.

A prés quoi, le Président de la République peut sillonner les stations balnéaires, éviter les deux grandes villes de la Région et annoncer la tenue en Corse d'un Conseil des ministres décentralisé, cela n'est pas de même nature que la présentation de mesures concrètes contre l'emploi précaire et les bas salaires, pour le logement social ou la santé. Car concernant la question sociale nous n'avons rien entendu, comme lors des 24 précédentes visites de Nicolas Sarkozy. Et de cette façon, une fois de plus, l'Etat est resté désespérément muet sur la vie chère cette forme de racket des consommateurs que les élus communistes et les syndicats, dénoncent depuis des années.

La Corse a besoin de transparence, de démocratie et de progrès social cela implique une réorientation de la politique régionale en faveur d'un développement du secteur secondaire et de l'agriculture, s'appuyant sur une forte présence du service public à travers tout le territoire. C'est à ce titre que la solidarité nationale doit s'entendre et s'exprimer dans le respect de la culture et de l'identité de la Corse qui n'ont jamais représenté un danger pour l'unité nationale. Oui il faut agir en faveur de leur épanouissement et de l'enseignement du Corse sans exclusive ni rejet des uns ou des autres en raison de leurs origines. L'affirmation des valeurs républicaines gagnerait ainsi en crédibilité alors qu'aujourd'hui les effets d'annonces en éloignent.

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