Dimanche 30 septembre 2007
Août 2007 au Liban: un an après la victoire du Hezbollah sur l'armée israélienne 
 
"La résistance fait partie de notre culture et de notre histoire."
 
Interview de Khaled Hadadeh, pcliban.jpg
secrétaire général du PCL, parti communiste libanais
 
par Chris Den Hond, Mireille Court et Nicolas Qualander
traduction de l'arabe par Hussein Sabbah
 
 
Le Parti communiste libanais participe à la résistance contre l'occupation israélienne, résistance politique, sociale, mais aussi armée, malgré le peu de moyens dont il dispose. Nous avons passé une journée entière à Jamaliya, dans la vallée de la Bekaa, où 7 militants communistes sont tombés les armes à la main lors d'une opération israélienne en août 2006. Nous avons aussi rencontré Khaled Hadadeh, secrétaire général du PCL.
 
Est-ce que la diplomatie française sous Sarkozy est différente de celle de Chirac ou de Bush concernant le Moyen Orient?
On constate une modification de la façon dont le gouvernement français exerce sa politique au Liban et au Moyen Orient en général, mais ce n'est pas un changement important. C'est plutôt une réponse à ce qui s'est passé en Irak. Avec le recul de la mainmise nord américaine, il semble que l'Union européenne essaie de profiter de cette faiblesse pour regagner un peu de terrain perdu. J'ai l'impression que le nouveau gouvernement français essaie de compenser ce qu'il a perdu pendant l'occupation de l'Irak et la chute de Saddam Hussein, mais cela ne change pas grande chose dans le conflit israélo-arabe. L'Union européenne a toujours les mêmes relations, les mêmes points de vue dans l’ensemble que le gouvernement nord américain, comme s'ils étaient en train de se compléter pour défendre les intérêts d'Israël dans la région. La solution de paix, prônée par l'UE et le gouvernement américain, vise à préserver les intérêts israéliens militaires et politiques dans la région.
 
Dans un communiqué de presse récent, le PCL se dit partisan d'une modification de la constitution pour changer le modèle confessionnel au Liban. Pourquoi?
Le modèle confessionnel au Liban est à l'origine de problèmes et de guerres civiles depuis la création du grand Liban en 1926. C'est le représentant du mandat français au Liban qui l'a imposé et jusqu'à aujourd’hui les guerres civiles à caractère confessionnel se succèdent. La classe politique au Liban est comme une classe de féodaux, où des groupes humains géographiquement bien délimités suivent un chef politique ou tribal et où le régime libanais reflète une union de ces chefs féodaux qui représentent les intérêts de leur propre groupe communautaire. En plus, cette logique pousse les chefs de sectes à chercher l'appui de forces étrangères pour consolider leur pouvoir. Cette composition confessionnelle rend le Liban instable, ce qui est renforcé encore par l'instabilité régionale. N'importe quel changement dans le rapport de force régional se reflète au Liban en guerre civile, parce que le Liban est le maillon faible de la région avec le système politique le plus fragile. Nous pensons que ce système confessionnel et clientéliste est devenu la cause principale du problème du Liban. Nous proposons un début de solution pour établir un système laïc et démocratique au Liban, en se basant sur une réforme politique qui abandonnerait le système confessionnel et qui établirait une nouvelle loi électorale, basée sur la proportionnalité. Un Sénat pourrait alors représenter les intérêts des différentes confessions.
 
Le PCL s'est déclaré partisan de la résistance contre Israël?
Le Parti communiste ne soutient pas seulement la résistance, nous avons initié la résistance. Nous avons commencé dans les années 60 avec la création de la garde populaire pour faire face aux agressions israéliennes au Liban. Lors de l'invasion israélienne au Liban en 1982, le Parti et d’autres organisations communistes ont lancé le Front de la résistance nationale libanaise qui a libéré Beyrouth et la partie du Liban occupé jusqu'à la rivière Litani entre 1982 et 1985. La résistance contre l'occupation étrangère fait partie de notre culture et de notre histoire. Nous luttons également pour un changement démocratique à l'intérieur du Liban. Ce qui distingue notre résistance nationale par rapport à la résistance actuelle dominée par le Hezbollah, est que la résistance que nous voulons est une résistance avec un aspect national global et pas un aspect confessionnel. La résistance qu'on a voulu est une résistance qui fait le lien entre la libération des territoires occupés et le changement démocratique laïc interne au Liban. Mais nous nous considérons toujours comme faisant partie de la résistance, même si notre participation dans la dernière période est plus ou moins faible en raison de la faiblesse de nos moyens logistiques.
 
Au Liban les partis politiques présents, sauf le Parti communiste libanais, sont tous des partis à caractère confessionnel. Le Hezbollah n'est pas le seul parti islamique. Le Courant du futur, présidé par Monsieur Hariri, est un courant sunnite, donc un courant islamique. Ce courant devient même un espace pour l'émergence des courants islamiques intégristes comme Al Qaida. Le Parti socialiste est un parti des Druzes, qui défend le point de vue druze. Les Forces libanaises, c'est un parti intégriste chrétien. Tous les partis libanais sont des partis à caractère confessionnel, pas seulement le Hezbollah. Notre parti a payé le prix fort pour sa position laïque et démocratique. Dans les années 80, il y a eu des confrontations entre nous et les forces chiites, Amal et Hezbollah. Dans les années 70, il y a eu des confrontations avec les forces chrétiennes. Nos camarades d'origine chrétienne ont été tués ou chassés de leur domicile dans la région dominée par les Forces libanaises. Les intégristes sunnites qui sont maintenant avec le courant de Hariri et le Courant du futur à Tripoli nous ont fait payer un prix très cher en tuant nos camarades à Tripoli. Toutes ces forces intégristes confessionnelles ont assassiné nos camarades.
 
Le Hezbollah a changé?
Avec le Hezbollah, la situation est un peu différente. Depuis les années 80, le Hezbollah a changé. Il a changé ses relations avec notre parti et les autres forces de la résistance. Je pense que le Hezbollah est persuadé qu'il ne peut pas créer un Etat islamique au Liban. Hassan Nasrallah l'a dit pendant son dernier discours lorsqu'il a parlé de deux vérités. Il n'évoque pas l'idée d'un Etat islamique ce qu'il avait fait dans une autre période quand d'autres clans évoquaient un Etat pour les chrétiens ou que chaque région soit dirigée par un clan. Nasrallah a abandonné cette option. Il appelle à un Etat partagé par tous les Libanais. Il a aussi mis l'accent sur le rôle national de la résistance à travers les partis qui l'ont initiée, donc à travers notre parti. Finalement la relation entre le Hezbollah et le PCL pendant la dernière guerre a créé des liens plus étroits entre nos militants et les partisans du Hezbollah. Ces facteurs nous poussent à dire que la possibilité de travailler ensemble entre le Parti communiste libanais et le Hezbollah est réelle. Bien sûr que cette coopération ne va pas se transformer en alliance forte entre les deux partis. Il reste des problèmes sérieux. Le Hezbollah ne fait pas suffisamment le lien entre le processus de libération de l'oppresseur étranger et le processus de changement démocratique et social au Liban.
 
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Dimanche 30 septembre 2007

Un point de vue communiste.                      

Il faut revenir sur cette conquête sociale la plus anticapitaliste de notre époque. Le régime unique de notre Sécurité sociale est basé sur les principes de solidarité entre générations et tire l'essentiel de ses recettes (les 2/3) d'une partie de la masse salariale constituée par du salaire socialisé (faussement désigné charges patronales) et pour le reste, des cotisations salariales.

L'originalité anticapitaliste imposée par les ordonnances de 1946 consiste à financer la protection sociale sur les richesses crées par le travail. N’est-i1 pas temps de transmettre les

fondements de cette conquête sociale aux nouvelles générations ?  
                                                 (par ROUGES VIFS)
                       

                                     
       POING-BLOG.jpg

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Dimanche 30 septembre 2007

                                                                                                                                    
               La "révolution" de la fonction publique est une forfaiture                    danger_1.jpg

                                                                                       par Anicet Le Pors

 

L'intérêt général est en France une catégorie noble, éminente, distincte de la somme des intérêts particuliers. Il s'ensuit une distinction franche entre le public et le privé, que matérialise dans notre pays un service public important, fondé sur des principes spécifiques (égalité, continuité, adaptabilité, laïcité), et une fonction publique qui en est le coeur.

 

C'est dans cet esprit qu'a été élaboré à la Libération le premier statut général des fonctionnaires démocratiques, institué par la loi du 19 octobre 1946, et qu'a été mise sur pied en 1983-1984 une fonction publique "à trois versants" (Etat, collectivités territoriales, établissements publics hospitaliers) faisant relever du statut général 5,2 millions d'agents publics, soit près du quart de la population active, placés, en raison de leur service d'intérêt général, dans une position statutaire, réglementaire et non contractuelle.

 

Trois principes ont présidé à cette construction. Le principe d'égalité, fondé sur l'article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : "Tous les citoyens étant égaux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents." Nous en avons déduit que seul le concours permet, en droit, d'assurer l'égalité d'accès des citoyens à la fonction publique.

 

Le principe d'indépendance, conduisant à distinguer le grade, propriété du fonctionnaire, de l'emploi, à la disposition de l'administration, afin de protéger l'agent public (et par là le service de l'intérêt général) de l'arbitraire administratif et des pressions politiques partisanes. C'est ce que l'on appelle le système de la carrière opposé au système de l'emploi en vigueur dans nombre de pays anglo-saxons.

 

Le principe de responsabilité, fondé aussi sur la Déclaration de 1789, qui dispose en son article 15 que : "La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration." Il s'ensuit que le fonctionnaire, parce qu'il est soumis à cette obligation de service du bien commun, doit avoir la plénitude des droits et devoirs du citoyen et non être regardé comme le sujet du pouvoir politique ou le rouage impersonnel de la machine administrative.

 

C'est cette histoire et cette conception française du service public et de la fonction publique qui fait qu'en France la corruption y est réduite à l'extrême et que son efficacité est reconnue dans le monde. Le président de la République, à l'évidence dépourvu de cette culture, a entrepris de la mettre à bas. Il n'a pas été mandaté de quelque manière que ce soit à cette fin, contrairement à ce qu'il affirme en ce domaine et en d'autres, comme si son élection lui avait délivré un blanc-seing sur toute question qu'il se réserverait le droit d'évoquer.

 

Le statut général des fonctionnaires a déjà subi de graves atteintes. C'est ainsi que la loi Galland du 13 juillet 1987 a réduit la comparabilité de la fonction publique de l'Etat et de la fonction publique territoriale, et par là les possibilités de mobilité de l'une à l'autre. A la même époque, la troisième voie d'accès à l'ENA, ouverte à des syndicalistes, des dirigeants d'associations et des élus locaux ayant fait la preuve de leur attachement à l'utilité commune, a été supprimée ; le droit de grève des fonctionnaires a été placé sous des contraintes restrictives ; le recours aux personnels contractuels a été élargi en infraction au statut général dans un contexte de privatisation et de déréglementation qui n'a pas cessé depuis.

 

L'entreprise annoncée aujourd'hui est autrement grave. En dénonçant le "carcan du concours" et en le mettant en balance avec le contrat, à l'instar de ce qui a été fait à La Poste, à France Télécom ou au GIAT avec les résultats que l'on sait (bureaucratie, division du personnel, financiarisation des objectifs), en prônant l'individualisation des rémunérations pour mieux esquiver les demandes de revalorisation de l'ensemble des organisations syndicales et encourager le clientélisme partisan sous prétexte de reconnaissance du mérite, en encourageant les départs de la fonction publique au bénéfice d'un humiliant "pécule", le président engage une véritable "contre-révolution culturelle" sans mandat du peuple français. Cela s'appelle une forfaiture.

 

Anicet Le Pors est ancien ministre de la fonction publique et des réformes administratives (1981-1984).

 

 

Le site
http://perso.orange.fr/forumcommuniste/index.htm

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Samedi 29 septembre 2007

 Contre le Protocole de Londres

URL de la pétition : http://www.lapetition.be/petition.php?petid=217

A l'attention de  

: Monsieur Nicolas Sarkozy Président de la République Française

 

LANGUE FRANCAISE : CHRONIQUE D'UNE MORT ANNONCEE
2000 EMPLOIS MENACES
  Qu'on ne s'y trompe pas: la normalisation linguistique touchera aussi les langues régionales!

1. Le protocole de Londres
Le protocole de Londres est un traité qui vise à supprimer la traduction des brevets d'invention. Il a été signé, en 2001, par une majorité de pays de l'Europe du Nord, mais la plupart des pays latins (Espagne, Portugal, Italie, Grèce) et l'Autriche, entre autres, ont refusé de le signer.
À l'origine, quelques multinationales françaises, appuyées par la direction du MEDEF (et non la totalité du MEDEF), ont exercé une pression sur les divers gouvernements successifs, relayant une exigence formulée, il y a une dizaine d'années, par l'Office américain des brevets qui avait déclaré « Il faut que le monde entier comprenne que l'anglais est LA langue en matière de propriété industrielle ». Elles ont trouvé un soutien inespéré en la personne de M. Christian PIERRET, secrétaire d'État à l'Industrie dans le gouvernement de M. Lionel JOSPIN. Le but annoncé était de réduire les coûts de dépôt d'un brevet européen pour augmenter le nombre de dépôts nationaux, le but avoué étant tout simplement que ces multinationales réalisent une économie substantielle.
Des institutions (Académie française, Académie des sciences morales et politiques, Délégation générale à la langue française, etc.), des professionnels (Compagnie des conseils en propriété industrielle, Association des professionnels de la traduction des brevets d'invention, Association des informaticiens de langue française, Société française des traducteurs, etc.), des associations de défense de la langue française (Défense de la langue française, Avenir de la langue française, etc.) et de nombreux parlementaires, en juin 2001, ont exprimé des avis défavorables et ont souligné les dangers de ce traité. Cependant, à l'issue d'une « mission de concertation », qui n'avait d'autre objectif que d'entériner une décision prise à l'avance, le gouvernement français a signé le protocole de Londres, acceptant ainsi l'hégémonie de l'anglo-américain en matière de propriété industrielle.
2. Conséquences industrielles
Du fait qu'un brevet européen pourrait, en cas de ratification du protocole de Londres, être déposé en Europe dans l'une des trois langues officielles de l'Office européen des brevets (OEB), à savoir l'anglais, l'allemand et le français, il est manifeste que les brevets seraient alors rédigés exclusivement en langue anglaise. Pour preuve de cette future hégémonie linguistique, certaines multinationales françaises rédigent et déposent déjà leurs brevets en anglais !
La deuxième conséquence inévitable serait le raz de marée de brevets américains et japonais que subirait l'Europe, et la difficulté croissante pour les entreprises françaises à protéger leurs inventions.
La troisième conséquence concerne l'accès à l'information des PME-PMI françaises. Le dépôt de brevets pour ces entreprises est actuellement un chemin de croix ; il est vraisemblable que les démarches seraient encore plus compliquées avec des documents rédigés dans une langue étrangère, car il est clair que, au sein des PME-PMI, la langue de travail n'est pas l'anglais et que ces petites entreprises ne disposent pas d'un service interne de traduction. Il apparaît que ce traité, en cas de ratification, serait néfaste aux PME-PMI et n'aboutirait pas à une augmentation du nombre de dépôts nationaux.
3. Conséquences juridiques
Il est donc implicite que des textes rédigés dans une langue étrangère auraient force de loi en France, pays dont la Constitution stipule que "la langue de la République est le français...." (Article 2 de la Constitution).
En outre, en cas de procès en contrefaçon, faudrait-il se référer à des documents en langue étrangère ?
Nul n'est censé ignorer la loi ou... nul n'est censé ignorer l'anglais ?
4. Conséquences économiques et sociales
En cas de ratification de ce traité, le coût de dépôt d'un brevet européen pour un déposant français diminuerait légèrement. Cependant, est-ce vraiment la solution pour augmenter le nombre de dépôts nationaux ?
On peut réellement en douter quand on sait que :
- le nombre de dépôts français n'a pas augmenté bien que la taxe de recherche (la plus élevée) ait été nettement diminuée (source INPI) (Institut national de la propriété industrielle) ;
- le nombre de dépôts allemands est beaucoup plus important alors que le coût d'un brevet allemand est bien plus élevé que le coût d'un brevet français.
Du point de vue social, on ne peut pas négliger près d'un millier de professionnels de la traduction des brevets (principalement des professionnels libéraux), qui, du jour au lendemain, se retrouveraient sans emploi et sans revenus et dont certains devraient licencier leur personnel. Cela toucherait alors plusieurs dizaines de milliers d'emplois au sein de l'Union européenne. Ce serait la première fois qu'un gouvernement et un parlement, tout en exprimant leur attachement à l'emploi et à la diversité linguistique, sacrifieraient à la fois des forces vives et la langue de leur pays.
De plus, le gouvernement précédent avait l'intention de faire traduire les revendications sous maîtrise d'ouvrage de l'INPI (ce qui entraînerait une augmentation du déficit public de la France) par le biais d'appels d'offres européens, aux frais du contribuable français, de quoi satisfaire les déposants étrangers, sans parler du risque que ces traductions soient effectuées au plus bas prix, au détriment de la qualité et de la fiabilité de la traduction.
5. Conséquences linguistiques
Le protocole de Londres entérinerait définitivement la mort de la diversité culturelle et linguistique qui a fait (et qui fait encore, mais pour combien de temps ?) la richesse de l'Europe. Le langage scientifique français, qui est actuellement très en pointe dans les divers domaines techniques, disparaîtrait à terme. En effet, une invention ayant, par définition, un caractère novateur, le brevet qui est destiné à la protéger contient presque toujours des mots nouveaux. Renoncer à la traduction des brevets d'invention consisterait à consacrer définitivement l'enrichissement exclusif de l'anglo-américain et à accepter l'appauvrissement des autres langues européennes. Une langue qui n'évolue plus au rythme du progrès technique et scientifique est une langue qui se meurt.
CONCLUSION
L'avenir des brevets en Europe est, à plus ou moins long terme, le brevet communautaire qui devrait être traduit intégralement au moins dans les trois langues officielles de l'OEB. Les différents pays concernés ont cessé toute discussion lors de la dernière réunion sur le brevet communautaire, dans le cadre du sommet européen de Laeken, en raison des questions linguistiques posées par le protocole de Londres. Il serait impensable de vouloir à tout prix ratifier ce traité en compromettant le brevet communautaire qui devrait régler les vraies difficultés rencontrées par les petites entreprises françaises et européennes lors du dépôt d'un brevet d'invention. L'OEB a trois langues officielles, l'une d'elles, la langue française, ne doit pas être sacrifiée au profit des intérêts financiers de quelques multinationales !
Un pays qui traite de l'usage de sa langue en termes de rentabilité est un pays qui a déjà renoncé à sa culture. En ne ratifiant pas le protocole de Londres, la France pourrait s'enorgueillir d'avoir contribué à la sauvegarde et à la promotion d'un vrai plurilinguisme européen et à la construction d'une Europe des citoyens qui pourraient avoir accès aux informations dans leur langue maternelle.

Voilà ce qu'un défaut de traduction peut provoquer :
http://www.plusnews.fr/articles/000305_irradiations_cancer.php?part=lesfaits
ou encore
http://info.france2.fr/france/31106137-fr.php

 

 

 

Pays pour/contre le Protocole de Londres (Source OEB)

Etat partie à la CBE

Signature

Instrument

Déposé le

Allemagne

17.10.2000

ratification

19.02.2004

Autriche

 

a refusé le protocole de Londres

 

Belgique

 

a refusé le protocole de Londres

 

Bulgarie

 

a refusé le protocole de Londres

 

Chypre

 

a refusé le protocole de Londres

 

Danemark

17.10.2000

*

 

Espagne

 

a refusé le protocole de Londres

 

Estonie

 

a refusé le protocole de Londres

 

Finlande

 

a refusé le protocole de Londres

 

France

29.06.2001

 

 

Grèce

 

a refusé le protocole de Londres

 

Hongrie

 

a refusé le protocole de Londres

 

Irlande

 

a refusé le protocole de Londres

 

Islande

--

adhésion

31.08.2004

Italie

 

a refusé le protocole de Londres

 

Lettonie

 

adhésion

05.04.2005

Liechtenstein

17.10.2000

  

 

Lituanie

 

a refusé le protocole de Londres

 

Luxembourg

20.03.2001

 

 

Monaco

17.10.2000

ratification

12.11.2003

Pays-Bas

17.10.2000

 

 

Pologne

 

a refusé le protocole de Londres

 

Portugal

 

a refusé le protocole de Londres

 

République slovaque

 

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Samedi 29 septembre 2007

Birmanie : Kouchner n’a pas vu d’esclaves mais Total les indemnise, par Maxime Vivas.

 

 Afin d’éviter un procès, la société Total accepte de verser 10 000 euros à chacun des sept Birmans qui l’accusent d’avoir été contraints de travailler gratuitement pour elle sous la menace de l’armée birmane en 1995. Ces exactions ont eu lieu en 1992-1998 sur le chantier du gazoduc Yadana, construit par Total et une compagnie américaine pour relier un gisement maritime birman à la Thaïlande. Total accepte aussi de consacrer 5,2 millions d’euros à l’indemnisation d’autres personnes qui pourraient justifier d’un emploi comme travailleur forcé et à des « actions humanitaires collectives pour l’habitat, la santé et l’éducation ».

En 2002, Total avait fait appel à Bernard Kouchner pour la cautionner. Dans un rapport payé 25 000 euros, Kouchner avait affirmé que la compagnie pétrolière, contrairement à ce que certains esprits « mal informés » ont pu supputer, avait en réalité lutté contre le travail forcé en Birmanie

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