Mardi 28 novembre 2006
Déclaration du Parti communiste français
28 11 06

Les 9 et 10 décembre prochains, une très importante réunion nationale des collectifs unitaires pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes pour 2007 va se tenir. Elle aura pour tâche d’achever de construire un accord sur les objectifs, le programme et la candidature à la présidentielle. A l’approche de cette réunion, qui sera riche de l’apport de centaines voire milliers de délégué-es venu-es de toute la France, le débat sur la candidature à la présidentielle connaît une tension préoccupante. Dans cette situation, le Parti communiste entend appeler chacune et chacun à mesurer l’importance cruciale pour notre peuple de l’enjeu de la réussite du rassemblement que nous construisons toutes et tous ensemble, et à assumer ses responsabilités.
Notre entreprise collective – rassembler toutes celles et tous ceux, toutes les forces qui se sont engagés pour la victoire du « non » au référendum européen, et au delà toutes celles et tous ceux qui veulent enfin rompre dans notre pays avec les politique libérales – répond à une nécessité vitale pour notre peuple. Elle seule peut ouvrir l’espoir pour des millions d’ouvriers, d’employés, de précaires, de privés d’emploi, de jeunes qui souffrent et ont un besoin impérieux de changement concret immédiat, pour les femmes confrontées aux discrimination et aux violences, pour les étrangers vivant dans notre pays dans des conditions inhumaines, pour notre peuple qui se sent toujours davantage privé de parole et de possibilité de se faire entendre. Il y a urgence sociale. Il y a urgence politique. C’est pour cette raison que nous avons décidé ensemble de dépasser les clivages et les différences pour construire une solution politique crédible dont notre peuple puisse se saisir dès 2007 afin de bousculer la donne politique à gauche et ouvrir une alternative antilibérale.
Nous savons toutes et tous, depuis le début, que cette entreprise est difficile et exigeante. A chaque étape, des oiseaux de mauvais augures nous ont annoncé notre échec : les différences entre nous seraient trop grandes, notre rassemblement se briserait. Il n’en a rien été. La dynamique politique que nous avons collectivement contribué à créer a permis d’avancer. Sur toutes les questions, jusqu’à présent, même celles qui paraissaient les plus difficiles, nous avons réussi à dépasser les obstacles et à construire collectivement des choix communs. Et cette dynamique grandit. Des collectifs se créent par centaines dans tout le pays. Les meetings sont de plus en plus nombreux, enthousiastes, déterminés. L’espoir est en train de se construire.
Il nous reste à dépasser une difficulté qui n’est pas des moindres : celle de la candidature commune à la présidentielle. Nous connaissons depuis le départ la nature de cette difficulté : nous sommes divers, et le piège du présidentialisme nous oblige à ne choisir qu’un seul nom. C’est pourquoi nous nous sommes donnés des règles pour permettre là aussi de construire collectivement un choix commun. Or, depuis peu, des voix s’élèvent pour s’affranchir de ces règles et sommer le Parti communiste de retirer sa proposition. Toutes les autres candidatures pourraient être examinées, argumentées, évaluées. Mais celle de Marie-George Buffet devrait tout simplement être exclue d’office. Un appel intitulé : « La gauche antilibérale doit se ressaisir ! » a même été signé dans ce sens par des membres du Collectif national d’initiative, parmi lesquels d’autres candidats – Clémentine Autain, Yves Salesse – et les délégations de plusieurs composantes de ce rassemblement.
Cet appel dramatise de façon outrancière les conditions de cette discussion. Il affirme que « la dynamique unitaire est aujourd’hui menacée » et cite la LCR, José Bové et le Parti communiste.
Or, quels sont les faits ?
- La LCR présente la candidature d’Olivier Besancenot en concurrence avec celle de la gauche antilibérale. Elle le fait parce qu’elle est en désaccord radical avec les objectifs et la stratégie que les collectifs unitaires ont décidé ensemble, par un consensus quasi unanime, le 10 septembre dernier;
- José Bové s’est retiré du rassemblement pour la présidentielle au motif que O. Besancenot était candidat, et que le Parti communiste maintenait sa proposition, pourtant soumise à discussion sans préalable ;
- le Parti communiste, dont les militantes et militants contribuent activement, depuis son origine, au développement du processus unitaire, met en débat la candidature de Marie-George Buffet dans le cadre de ce processus et dans le strict respect des règles de discussion qu’il s’est données.
Pourtant, cet appel les met sur le même plan. Ils porteraient de la même façon la responsabilité de la division des forces du 29 mai 2005 ! Ce texte propose en conséquence à José Bové et à Olivier Besancenot de rejoindre le rassemblement, en estimant que les divergences avec la LCR peuvent aujourd’hui être dépassées, et appelle le PCF à retirer la candidature de Marie-George Buffet.
Aussitôt adopté, cet appel, qui n’a été ni discuté ni même annoncé au Collectif national, a été largement mis en circulation et publié sur la page d’accueil d’un site Internet associé à celui des collectifs locaux. Cette façon de faire, qui ne donne pas une image bien reluisante de la politique, est préoccupante. Elle pose en tout cas deux très sérieux problèmes.
Le premier est de méthode. Nous avons décidé ensemble de construire un rassemblement citoyen où toutes les femmes et tous les hommes qui le veulent puissent participer aux débats et aux décisions. Nous avons élaboré la façon de discuter et de décider ensemble, avec notre diversité, en en faisant une richesse et une force. Certes, discuter et décider à plusieurs milliers de voix est une entreprise inédite, difficile. Nous inventons une forme nouvelle de la démocratie, assurés de la conviction que la seule façon de réussir est de faire confiance en celles et ceux qui voudront s’engager dans cette démarche.
C’est pourquoi les communistes font tous leurs efforts, depuis des mois, pour que le plus grand nombre possible de femmes et d’hommes rejoignent ou créent des collectifs, y mènent le débat, participent aux décisions. Elles, ils le font autour deux, dans les milieux populaires et auprès des salariés des entreprises parmi lesquels elles et ils sont ancrés, et naturellement en mettant en mouvement dans ce sens le plus grand nombre possible d’adhérent-e-s du Parti communiste. Et cela serait, comme l’a prétendu J. Bové de façon très regrettable, une volonté de peser abusivement sur le débat ? Mais c’est évidemment l’inverse. Tout le monde devrait se féliciter de ce que les communistes font cet effort, et avec succès. Tout le monde devrait en faire autant pour que notre rassemblement soit riche de dizaine de milliers d’hommes et de femmes de toutes les sensibilités de gauche : socialistes, républicaines, écologistes, d’extrême gauche, altermondialistes, etc. Il est dommage, très dommage que ce ne soit pas encore le cas.
Le second problème très préoccupant posé par cet appel est de fond. Car la question de la candidature n’est pas d’ordre personnel : elle est uniquement politique. Face à une droite et une extrême droite qu’il faut battre à tout prix en 2007, va-t-on laisser s’installer un centre gauche qui ne remettrait pas en cause les politiques libérales et qui n’aurait rien à craindre d’être flanqué d’une extrême gauche uniquement protestataire ? Ou va-t-on travailler réellement, dans la campagne électorale qui va s’engager, à ouvrir une autre voie à gauche, à construire l’espoir d’une victoire permettant de changer la vie ?
Il n’est pas vrai, comme le prétend l’appel, que la candidature de Ségolène Royal aurait fait disparaître par enchantement les désaccords avec la direction de la LCR. Il est préoccupant que cet appel n’appelle à nous rejoindre que J. Bové et O. Besancenot, ignorant de fait que notre rassemblement, s’il veut assumer sa vocation majoritaire, doit s’adresser aussi aux hommes et aux femmes qui, à gauche, notamment parmi les socialistes et les républicains du « non », ne nous ont pas encore rejoint.
La LCR ne cesse d’expliquer qu’elle ne partage pas l’objectif adopté le 10 septembre par les collectifs locaux qui a fixé cette ambition majoritaire à la gauche antilibérale. Mais le choix de la candidature socialiste ne change rien sur ce point, bien au contraire. Il rend plus indispensable que jamais de proposer à notre peuple de se saisir des élections de 2007 pour changer la donne à gauche en choisissant majoritairement, comme il l’a fait le 29 mai, une orientation politique antilibérale. C’est la raison pour laquelle Marie-George a lancé il y a quelques jours un appel solennel aux électrices et électeurs de toutes les sensibilités de gauche qui veulent que la gauche ne renonce pas à être la gauche, qu’elle soit porteuse de toutes les luttes pour la justice, la liberté, la paix, un autre mode de développement, pour notre peuple, nous devons nous adresser sans exclusive à toute la gauche, sur la base des propositions que nous avons élaborées ensemble.
C’est à toutes celles, tous ceux-là que la gauche antilibérale doit s’élargir. C’est aussi ce projet, cette ambition pour le rassemblement en construction que porte la candidature de Marie-George Buffet. Et c’est pourquoi, naturellement, les communistes continueront à en discuter sereinement dans tous les collectifs, et à la réunion nationale des 9 et 10 décembre.
Une grande force populaire peut se lever à l’appel de notre rassemblement lors des élections de 2007. Ne freinons pas la dynamique qui est en train de grandir par des tensions et des exclusives qui ne peuvent que nous tirer vers le bas. Nous dépasserons toutes les difficultés si nous faisons confiance à l’intelligence et au sens des responsabilités de notre peuple. Le Parti communiste appelle toutes les forces, toutes celles et tous ceux qui sont engagés dans cette construction à ne pas se laisser détourner de la discussion loyale, transparente, dans le respect de chacune et de chacun qu’ils mènent dans les collectifs locaux. Rejetons les exclusives et les pressions. Que personne ne se laisse dicter son choix : faisons en sorte que la réunion des 9 et 10 décembre soit un grand moment de confiance où le choix de la démocratie sera porté jusqu’au bout. Alors, la gauche antilibérale se construira dans son unité préservée. Et nous réussirons.
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Mercredi 22 novembre 2006

QUINZE ANS DE CADEAUX AUX PATRONS, CA COUTE CHER ET C’EST INEFFICACE

À la demande de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, la Cour des comptes vient de dresser un bilan
de la politique d’exonération de cotisations patronales.

Remis cet été aux députés, ce document n’a guère fait l’objet de publicité. Rien de surprenant : c’est un pilier de la poli¬tique suivie depuis une quinzaine d’an¬nées par les gouvernements successifs en matière d’emploi qui se trouve ici remis en question.
La tonalité du rapport en effet est : ça coûte cher, ça ne rapporte pas gros, tout en entraînant des risques d’effets colla¬téraux non négligeables.

La droite a donné le top départ en 1993 avec les premiers allègements généraux de cotisations sur les bas salaires, en par¬ticulier la fameuse “ ristourne Juppé ” sur les cotisations maladie. Histoire de baisser le “ coût du travail ” pour aug¬menter la compétitivité… À partir de 1996, le phénomène connaîtra un nouvel élan, cette fois au nom des 35 heures et de leurs répercussions sur le SMIC. Chemin faisant, à ces baisses de charges sur les bas salaires sont venus s’ajouter de nombreux dispositifs d’exonérations visant des publics particuliers ou bien des territoires. Total : en 2005, la Cour des comptes a recensé pas moins de 46 mesures différentes pour un coût total pour les finances publiques de 20 mil¬liards d’euros, l’essentiel (16) étant consacré aux allègements sur les bas salaires.

Les magistrats dénoncent une inflation de décisions non maîtrisées qui tradui¬sent une tendance au “ mitage ” de l’assiette des cotisations sociales et posent le problème de l’équité du finan¬cement de la Sécurité sociale.
D’autant que le manque à gagner pour la Sécu n’est pas toujours compensé par l’Etat. Ensuite, la Cour fait remarquer que les allègements de cotisations béné¬ficient surtout à des secteurs qui ne sont pas directement exposés à la compétition mondiale ni aux délocalisations, ce qui à l’origine était une des raisons des baisses de charges. Les magistrats soulignent aussi le risque de trappe à bas salaires : les allègements étant attribués jusqu’à un certain seuil de rémunérations, les entreprises sont encouragées à rester en dessous de ce seuil. Quant à l’essentiel, à savoir l’impact de ces mesures sur l’em¬ploi, l’étude note qu’il n’y a quasiment aucune évaluation sérieuse de faite sur le sujet; que l’ampleur de l’effet positif “ n’est pas assez précise ” ; qu’on observe trop d’emplois peu qualifiés occupés par des salariés formés. Les baisses de charges contribuent donc à un déclassement des travailleurs qualifiés. Au total, même si des emplois ont été créés, “ les allègements représentent un coût très élevé ”, “ leur efficacité reste incertaine ”.
Des recommandations qui n’ont pour¬tant pas dissuadé de Villepin à poursui¬vre allègrement sa politique de baisse des charges patronales.
Sur le sujet, les médias officiels sont silencieux Le référendum constitutionnel du 29 mai a fait apparaître au grand jour l'opposition entre eux d'une part et la volonté populaire de l'autre. Pour nos concitoyens, la défaite du OUI était passée par une défaite de pratiquement tous les grands médias écrits, audios et télévisuels. Malgré cela, les medias officiels ont décidé de se placer sur le terrain du bipartisme (Sarkozy, S.Royal), du sensationnel et du compassionnel au lieu de privilégier le programme des candidats. Ceci, c’est du lavage de cerveau !
Car dans le débat qui se déroule actuellement, on a besoin de repères permettant de bien distinguer les différents projets. Il faut en effet, se démarquer clairement, d’une part du libéralisme pur sucre et, d’autre part du social-libéralisme. D’autant que les libéraux cherchent à récupérer les thèmes de la transformation sociale, tandis que les sociaux-libéraux prétendent offrir une alternative au néo-libéralisme sans s’en donner les moyens.
La question de la répartition des revenus permet de faire le tri. Pour les libéraux, c’est clair : ils entendent conserver le partage des richesses actuel, voire l’infléchir encore au détriment des salariés. Ils disent que la minimisation du coût du travail devrait conduire à une sorte d’optimum social et que l’on ne doit pas descendre en dessous d’un « chômage d’équilibre » qui, en fait, ne modifie pas la répartition des revenus. En matière de protection sociale, par exemple, le principe absolu est le refus de toute augmentation des taux de cotisation.
La position sociale-libérale repose sur un autre postulat en forme de pari. Il serait possible de concilier le maintien de la répartition des revenus avec la poursuite d’objectifs sociaux. Mais il s’agit d’un pari impossible qui rend bien compte des errements et des déboires passés. Pour ne prendre qu’un exemple, les 35 heures ont conduit à une intensification du travail, dès lors que toute exigence de création d’emplois avait été abandonnée afin de ne pas grever les coûts salariaux. Ce programme n’est même pas un moindre mal, car il conforte les préceptes libéraux et introduit des effets pervers. L’exemple-type est ici celui de la prime pour l’emploi qui entérine le discours patronal et institue une zone de bas salaires compensés par l’Etat : il n’est donc pas étonnant que la droite ait conservé ce dispositif.
On ne peut obtenir de résultats durables sur le front de l’emploi sans remettre en cause radicalement la répartition des revenus. La montée du chômage est en effet la contrepartie exacte d’une baisse de la part salariale. Changer la répartition - que ce soit sous forme d’augmentation de salaires, de RTT avec embauches proportionnelles, ou de financement d’emplois publics - est donc une condition nécessaire, mais la question qui se pose est de savoir si elle est suffisante. Comment interpréter les propositions visant à modifier l’assiette des cotisations plutôt que d’en augmenter le taux ? Car, les ressources dégagées pour la Sécurité sociale n’augmenteront que si le taux de cotisation augmente, quelle que soit son assiette. Ce type de proposition n’a de sens que si l’on prévoit que la part salariale continuera à baisser, mais c’est parfaitement contradictoire avec un scénario qui prévoit de l’augmenter. Et cette augmentation procurerait, à taux de cotisation constant, les ressources nécessaires pour couvrir la progression des dépenses de Sécurité sociale sur cinq ans. Si on n’y croit pas, autant le dire. Ou bien on pense qu’un changement d’assiette pourra passer plus facilement qu’une augmentation de taux. Mais cette volonté de contourner l’intransigeance patronale repose sur une autre illusion : aucune astuce technique ne peut dispenser des affrontements entre intérêts sociaux opposés.


SARKOZY, CHAMPION DU GRAND PATRONAT ET MINISTRE DE L’INSECURITE NATIONALE

Sarkozy, « Ce petit Bush français »(M.G.Buffet),que le MEDEF ovationne (il doit bien y avoir une raison), avait promis que GDF ne serait pas privatisé. Le député communiste A.Bocquet a même fait entendre l’enregistrement de cette promesse à l’Assemblée Nationale. Croyez-vous que la TV-aux-ordres ait répercuté cette scénette pittoresque ? Pas du tout. La TV-aux-ordres ne connaît que deux candidats potentiels: Sarkoléon et S. Royal.
Cela dit, même si on sait, quand on est cynique, que les promesses sont comme la coquille des œufs, faites pour être brisées, on peut se demander, avec une inquiétude légitime, quel président serait ce politicien qui renie ses promesses. Quand on sait que l’insécurité, dont il fait son cheval de bataille, n’a pas reculé (statistiques policières et judiciaires), au contraire et que les policiers eux-mêmes s’inquiètent des dérives, ceci nous promet des lendemains pas tristes ! Pasqua voulait terroriser les terroristes et il a fait rire tout le monde, le petit Bush veut « nettoyer » les banlieues et vos enfants au Kärcher, il vous fera pleurer !
Au fait, QUAND dit-il la vérité ??? Seulement quand il promet la casse de l’Ecole Publique, de la laïcité et de la Sécu ?
N.Sarkozy, « ce serviteur zélé du capitalisme"(M.G.Buffet ) est maire Neuilly, qui abrite moins de 800 logements sociaux, soit 2,5 % du parc résidentiel, ce qui est en totale infraction avec la loi SRU, qui exige un minimum de 20 % de logements sociaux. Et cet homme, qui viole la loi, se voit président !


CAPITALISTES :50 milliards de profits en 3 mois: rentabilité record, chiffres chocs, bénéficiaires chics, discours toc.

nos lecteurs capicursini nous écrivent….
En 2005, le salaire du PDG de l’Oréal fut équivalent à 500 fois le SMIC .
Plus, 1 million de stock-options. valeur globale équivalente à 4231 SMIC annuels bruts.
Lui, il ne vote pas communiste.
( P.A)
« Dommage que Ségolène ne se soit pas distinguée du candidat de l’UMPatronat en refusant la remise en question des droits des salariés concernés par les régimes spéciaux, Un exemple qui souligne la nécessité d’un vote antilibéral pour ceux qui ont dit “ non ” lors du référendum »(R.S)

« Quelle différence y a-t-il entre le soutien public à l'enseignement privé par la droite ou par Jack Lang ? Quelle différence entre l’appui aux salaires élevés par la droite ou par Strauss-Kahn ? Quelle différence entre les privatisations par la droite ou par Jospin ? Quelle différence entre la défense du traité constitutionnel européen par la droite ou par le PS ? Quelle différence entre le soutien aux dérégulations par la droite ou par le commissaire européen PS Pascal Lamy ? Quelle différence entre l'ordre policier de Sarkozy et l'ordre militaire de Royal ? Quelle différence y a-t-il entre l'atlantisme de la droite et celui du PS ? » (M.L)


                                HOMMAGE A NOS DISPARUS

Ces deux dernières années, quelques camarades s’en s’ont allés en laissant un grand vide derrière eux .
D’abord, Louis Calisti de Brando, l’an dernier. Ancien commandant des FTPF dans le S-E de la France, il organisa et participa à la libération de Marseille en 1944. Il fit le créateur de mutuelles, dont nous bénéficions encore. Heros modeste, il nous fit profiter de son expérience, quand nous avons reorganisé la Section du Cap Corse. Puis, Georges Fredenucci, de Santa Repararata di Balagna, qui était un artiste-peintre de grande qualité.
Cet été, ce furent Fernand Gregori, de Santa-Severa, et Pierre Rancelli, tous deux membres de notre Section.

Marie Volpeï, de l’Ile Rousse, vient aussi de disparaître.
Marie tenait une modeste pension de famille (où G.marchais a même été invité) et où se retrouvaient les copains sur la route pour leurs diverses missions. L’auteur de ces lignes, peut en témoigner. La pension de Marie était son point de chute et on y trouvait réconfort et détente, pour des prix modestes.
Marie, comme toute sa famille, était dévouée au Parti et à son pays. Son frère fut tué dans l’Aisne en résistant à l’avance allemande en 1940 ; elle-même participa à la Résistance en Corse et milita ensuite au sein de la Fédération de Haute-Corse du PCF et de sa section d’Ile Rousse
Chacun, à son niveau, a apporté sa pierre au développement de la société.
D. et R. Jean viennent de nous apprendre la disparition toute récente de Pierre Andreani, d’Olmeta di CapiCorsu. Nous adressons toutes nos condoléances à son épouse et toute sa famille.

Ange Francioni, secrétaire de la Section Louis Calisti (Cap Corse)



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Mardi 21 novembre 2006

  HAUSSE DE LA TAXE DEPARTEMENTALE  : UNE INJUSTICE FISCALE

 

 

La hausse record de près de 20% de la taxe départementale sur le foncier bâti était inéluctable nous dit-on.

 

Les Conseillers Généraux nous expliquent que la responsabilité incombe à l’Etat qui transfère des compétences sans compenser les charges qui en résultent. C’est incontestable.

 

En revanche, ce qu’ils ne nous disent pas c’est qu’il était possible, tout en maintenant un recours modéré à l’emprunt, de retenir d’autres choix et d’engager une bataille politique populaire, pour obtenir, au regard du potentiel fiscal des familles insulaires, le plus faible de France, des dispositions qui viennent les soulager et non les enfoncer.

 

  En 2005, un écart de 7,5 points est apparu dans les déclarations de revenus entre les 10% constituant la tranche la plus élevée et les 10% constituant la tranche  la plus basse. C’est également un record qui aurait dû alerter les Conseillers Généraux avant de voter la taxe départementale.

 

Ce constat est d’autant plus sévère que la politique du Conseil Général  n’est pas des plus économes en fonctionnement par exemple. Un nouvel emprunt de 11 M d’E a été engagé alors que les dettes d’emprunts antérieurs pèsent encore lourdement sur son budget.

 

Sans sombrer dans l’austérité budgétaire contraire à la satisfaction des besoins des populations, il eut été préférable d’agir dans l’intérêt général et non en fonction du calendrier électoral. Encore une fois,  l’absence d’élu communiste au Conseil Général de la Haute-Corse se fait péniblement sentir pour les ménages, et notamment ceux de modestes conditions.

 

 Chacun se souvient du lamentable épisode du vote unanime et illégal conduisant à une hausser de 27 % de la taxe d’habitation en 1994. A l’époque, la droite était aux affaires, et l’actuel Président dénonçait un « système ». Aujourd’hui les ménages insulaires supportent seuls le poids de la fiscalité locale qui est augmentée régulièrement. Par contre, les exonérations fisc ales et sociales soulagent les trésoreries des entreprises et assurent souvent les patrons de substantiels revenus. De même l’exonération des doits de succession garantit aux gros patrimoines de confortables gains.

 

 Cette injustice fiscale est d’autant plus insupportable qu’elle se confond ici avec la cherté de la vie et les bas salaires.

 

Pour y remédier, une refonte de la fiscalité locale est urgente et nécessaire. Elle implique une forte mobilisation populaire, à laquelle les élu (e)s communistes et  le Parti Communiste Français entendent prendre toute leur part.

 

                            

 Michel Stefani,  Conseiller Régional, Secrétaire de la Fédération de Haute-Corse du PCF

 

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Lundi 20 novembre 2006
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Lundi 20 novembre 2006

PRESIDENTIELLES 2007 : MANIPULATIONS POLITICIENNES

 1-Le président et les « partis ».

J. Chirac semble sortir son joker : M. Alliot Marie qui se présenterait sans passer par l’UMP, conformément à l’esprit de la Constitution qui ne soumet pas l’élection du Président aux partis politiques, mais est une relation singulière entre le peuple français et le monarque républicain. Ceux qui dénigrent le rôle des partis n’ont rien inventé, ils ne font qu’entériner la constitution la plus monarchique du monde, la notre.

a) La pipolisation (francisation de l’angl. people), la personnalisation outrancière, ne sont que le stade ultime de la déchéance constitutionnelle. Un tel système qui remplace le peuple par "l’opinion", l’élection par les médias et les sondages, produit ce que disait De Gaulle : «A ma mort ce ne sera pas le vide mais le trop plein"...

b) Si la candidature d’Alliot Marie est celle que Chirac jette dans les pattes de Sarkozy, elle sera jouée dans une dimension qui contourne le choix de l'’UMP : elle devra nécessairement rompre avec la démagogie sarkozienne.

c) On ne peut pas limiter l’antagonisme entre Chirac et Sarkozy simplement à une lutte de crabes politiciens, même si elle existe. L'’hostilité entre les deux hommes a aussi un fondement politique.

 

2- L’opposition Sarkozy-Chirac. a) Sarkozy vient de défier doublement Chirac : 1°défi : il est allé faire allégeance aux Etats-Unis et à Bush. Avec De Gaulle, la France était sortie de l’OTAN. Nous sommes loin aujourd’hui de cette volonté d’indépendance, même si Chirac a refusé de participer à l’occupation de l’Irak et ne rêve pas d’une guerre contre l’Iran. La droite frétille de voir Sarkozy proclamer à tout instant sa soumission aux volontés hégémoniques de Washington.Les Français apprécient-ils cette soumission ?

Ceci permet à Chirac de pousser en avant le joker Alliot Marie. Les citoyens, qui ont un certain sens historique de l’Etat, n’apprécient pas que celui qui se voit président se conduise en chauvin et "rouleur de mécanique"comme le crétin des Amériques. Ils attendent un Président qui ait de la distance et de la hauteur. Or, Sarkozy se range derrière Bush et flatte les pires penchants populistes et racistes. b) 2°défi, moins évident : Sarkozy a remis en cause le privilège du Président sur le budget défense, sur le nucléaire. C’est depuis longtemps le véritable point d’opposition entre Chirac et Sarkozy. L’affaire est compliquée : défense d’un monde multipolaire, dans lequel la puissance nucléaire française est censée être une garantie d’indépendance ; tentative, dans cet esprit, de conserver le noyau du nucléaire ( AREVA) sous direction étatique nationale, alors même que l’Union européenne fait pression pour la privatisation. Chirac se veut le défenseur d’un capitalisme français. Sarkozy s’inscrit a contrario de ce projet, d’un côté le capitalisme français souhaite un rabibochage avec les USA et de l’autre, il souhaite bénéficier de privilèges (politiques et financiers) dans sa relation avec l’Etat. c) Jacques Chirac est un tueur politique. Quand le combat est lancé, il intervient au bon moment. d) Le duel pipolisé à l’extrême entre Sarkozy et S. Royal fait éclater au grand jour l’absence de contenu politique, la démagogie et l’absence de choix réel d’une telle alternative. e) Chirac sent bien que les Français aspirent à avoir devant eux un "politique", quelqu’un capable de définir un certain dessein (c’est d’ailleurs ce que défendent aussi certains membres du PS). Il a laissé la situation aller jusqu’à l’écoeurement de tous et estime que quelqu’un comme M. Alliot Marie peut au moins représenter un visage digne de la France, par opposition aux deux stars montées par les médias. Aurait-il de surcroît obtenu quelques garanties du soutien capitaliste ? L’affaire GDF-Suez n’est pas non plus étrangère à ces grandes manoeuvres. 3- L’espace politique que pourrait réellement occuper une candidature anti-libérale. Aux intérêts du capital, à une vision de dupe de l’indépendance française, il s’agit d’opposer un nouveau dessein, c’est-à-dire une candidature capable de défendre la paix, le progrès social, le développement, l’indépendance de la France, toutes choses qui passent par la maîtrise des leviers économiques et par la rénovation en profondeur du service public. C’est l’objectif du Parti Communiste Français. Car un autre monde est possible, il est nécessaire, il est le seul réaliste. Une société où le chômage est tenu pour inévitable, où les inégalités s’accroissent, où les discriminations sont le lot commun, où les individus sont le jouet de décisions qui leur échappent....une telle société est injuste, explosive, elle n’est pas réaliste. La concentration des pouvoirs et de la richesse entre les mains de quelques unes, au détriment du bien-être et de la citoyenneté du plus grand nombre, ne fournit pas des bases acceptables pour vivre ensemble. Depuis 20 ans, tout est fait pour nous convaincre que nous sommes contraints d’accepter les normes de la marchandise et de la spéculation, les diktats des multinationales et de la finance. Certains veulent pousser plus loin possible le recul des conquêtes sociales, des libertés individuelles, des services publics . Ceci, c’est le projet du patronat et de son expression politique : la droite, toutes tendances confondues, des néofascistes aux centristes. D’autres entendent concilier la toute-puissance du capital financier et un socle restreint de droits et de garanties sociales. Ceci, c’est le programme de la gauche sociale-libérale. Car la contradiction s’aiguise entre ce que portent les candidats du bipartisme (immigration, insécurité) et les préoccupations des citoyens : pouvoir d’achat, emploi, libertés. Dans les 2 cas, la main reste aux marchés financiers ; les profits flambent et le peuple trinque. Tout cela, nous l’avons expérimenté, dans l’alternance des pouvoirs de la droite et d’une partie de la gauche qui a renoncé à changer véritablement les choses. Le choix est celui-ci : poursuivre dans la même veine, ou changer de cap. Car tout projet cohérent de transformation sociale doit partir d’une analyse de l’un des traits les plus sinistres du capitalisme contemporain, à savoir le chômage de masse. Il faut, pour commencer, réfuter les fausses explications qui renvoient au coût du travail excessif et aux nouvelles technologies. Nous proposons de rompre la logique de l’alternance et de passer à une véritable alternative car il n’est pas inutile de rappeler en permanence l’objectif du PCF de construire un rassemblement populaire sur une politique anticapitaliste permettant à la gauche d’être utile et porteuse d’espoir populaire.

                                          bandera rossa

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