Vendredi 30 novembre 2007

Le MEDEF exige, l’UMP fait : L’impôt de bourse supprimé

           SARKO-PARISOT.jpg                Au détour d’un amendement du projet de loi de finances 2008, les députés ont adopté, vendredi 16 novembre 2007, la suppression en France de l’impôt de Bourse. Cet impôt, plus que centenaire, portait sur les principales transactions boursières. Régressif, il taxait les transactions à 0,3 % lorsqu’elles étaient inférieures à 153 000 euros, puis à 0,15 % au-dessus de ce seuil.

Les arguments économiques avancés pour cette suppression ne tiennent pas, en particulier celui de la « compétitivité ». L’existence de l’impôt de Bourse n’a pas empêché la place de Paris de se développer jusqu’ici, pas davantage qu’un tel impôt, en vigueur pendant très longtemps à Londres, n’avait privé la City de son hégémonie en Europe.

Ce n’était pas un impôt important en volume, il n’aurait rapporté que 260 millions d’euros en 2008, les spéculateurs ayant depuis longtemps trouvé les moyens de le contourner. Mais la mesure est hautement symbolique de la volonté du gouvernement de sacrifier systématiquement la fiscalité sur l’autel de la compétition internationale, au profit des grandes fortunes.

Nicolas Maury

 

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Vendredi 30 novembre 2007

Temps de travail : Laurence Parisot propose de tranformer les salariés en serfs 

La Présidente du MEDEF, Laurence Parisot, veut en finir avec la durée légale du travail. Rien de moins. parisot-medef-saluant-2-copie-1.jpg

Que le patronat cherche constament à renier les droits des salariés, il n’y a rien de neuf, hélas, à l’horizon. C’est même le leitmotiv du capitalisme que d’extorquer toujours plus de profits à ses salariés en faisant pression sur la productivité, le temps de travail, l’âge de départ à la retraite ou en le menaçant de licenciement.

Au moment d’une mobilisation particulièrement forte sur la question des retraites, du pouvoir d’achat ou encore de l’avenir des jeunes, après Nicolas Sarkozy, c’est donc Laurence Parisot qui en rajoute dans la provocation.

En proposant d’en finir avec la durée légale du travail, Laurence Parisot propose purement et simplement de transformer les salariés en serfs, qui auraient pour seuls but de servir les intérêts de leur seigneur.

                          Parti communiste français    pcf2.jpg

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Jeudi 29 novembre 2007

 Nous avons évoqué le cas de communes du Cap Corse et même Bastia, obligées de contribuer au financement de l’école privée, confessionnelle dans notre cas. Voici un résumé de l’intervention à l‘Assemblée Nationale de Marie-Hélène AMIABLE députée communiste.



Notre camarade a demandé l’abrogation de l’article 89 de loi du 13 août 2004,  relative aux libertés et responsabilités locales, complété par l’article 89 de la loi du 23 avril 2005 d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école, qui prévoit l’application des trois premiers alinéas de l’article L. 212-8 du code de l’éducation. Ceux-ci rendent  obligatoires la contribution des communes de résidence aux frais de scolarisation des enfants fréquentant une école privée sous contrat d’association dans une autre commune.

Le précédent ministre de l’éducation nationale s’était empressé de faire passer une circulaire permettant la mise en œuvre de la loi par la seule information des préfets, inspecteurs d’académie et directeurs des services départementaux de l’éducation nationale, omettant de prévenir les maires, premiers concernés.

Suite à un recours en annulation déposé devant le Conseil d’État par de nombreuses organisations syndicales et largement appuyé par l’association des maires de France, cette circulaire d’application a heureusement été annulée.

 Mais es ministres de l’intérieur, de l’outre-mer et de l’éducation nationale signèrent, le 8 août dernier, une nouvelle circulaire reprenant les termes de la précédente. D’où un nouveau recours devant le Conseil d’État, introduit par le Comité national d’action laïque, suivi cette fois par l’association des maires ruraux de France.

Cet article, avait pour  vocation annoncée plutôt d’encourager l’ouverture de classes supplémentaires dans le service public d’éducation .Mais les ministres successifs se livrèrent à des  interprétations contestables, car  tel qu’il était rédigé, l’article devait normalement laisser aux municipalités la possibilité de refuser de payer cette contribution, notamment lorsqu’elles disposent elles-mêmes d’une école privée sur leur territoire.

Cette mesure pourrait coûter aux communes de 150 à 400 millions d’euros, selon le forfait scolaire, montant qui viendrait s’ajouter aux 425 millions d’euros déjà versés par les communes aux établissements privés sous contrat en application de la loi du 31 décembre 1959, dite loi Debré.

Estimant que c e texte introduisait une profonde inégalité au détriment de l’école publique et un risque de déstabilisation des cartes scolaires, qu’il engendrait, en outre, une très forte augmentation des dépenses, le Conseil supérieur de l’éducation a fait part de son opposition. De son côté, l’association des maires ruraux de France a jugé le texte tout à fait inacceptable d’un point de vue budgétaire et pointé le risque de disparition de l’école publique en zone rurale en raison de la difficulté rencontrée par les municipalités pour assumer les coûts. Il s’agirait bien là d’un « exode scolaire ».

 
Cette augmentation des charges communales se traduit par une diminution des crédits de fonctionnement alloués à l’école publique et comment peut-on expliquer qu’un maire soit obligé de payer deux fois, pour sa propre école et pour l’école privée d’une commune voisine ? C’est inacceptable.

Enfin, il n’est pas exclu que des établissements soient désormais ouverts dans le seul but d’être financés par les communes.  C’est une véritable porte ouverte à la marchandisation de l’école !

 

« Il s’agit, donc, d’une égalité de droits, et non de devoirs, avec le service public, tenu quant à lui à la non sélection des élèves, au choix des filières et à des principes de laïcité, de neutralité et de gratuité. »(MH Amiable )

Il faut pointer l’objectif réel : le financement de l’école privé, et donc l’attaque en règle contre la laïcité et parfois contre la mixité.

L’article 1er de notre constitution stipule pourtant que la France est une république laïque.


« En l’occurrence, alors que les responsables de l’enseignement catholique, qui représente 90 % du privé sous contrat, tendent à fonder leur spécificité non pas sur un type d’enseignement mais sur une identité religieuse, comment peut-on soutenir que cette obligation de financement de l’école privée puisse s’inscrire dans une réelle séparation de l’Église et de l’État, loi fondamentale datant de 1905 ? »(MH Amiable
)

 

 

 

 

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Mercredi 28 novembre 2007

LUI

Pourquery Didier, Libération du 28 novembre 2007  

C’est vraiment lui qui doit tout faire dans ce pays. D’ailleurs hier, un des manifestants de Villiers-le-Bel le disait : tant que les jeunes n’auront pas vu Sarkozy, ils ne seront pas calmés. Rien de plus normal. Après tout, c’est lui qui lâcha naguère les mots de «racailles» et de «Kärcher», juste avant les événements que l’on sait. Aujourd’hui, il doit faire le service après-vente de ses propos. Et plus encore de ses promesses non tenues de traiter au fond le problème des quartiers sensibles. Sur ce point en effet, on n’a pas vu grand-chose. Les associations attendent toujours leurs budgets supplémentaires. Ce qu’on a vu surtout, c’est une politique sécuritaire d’un classicisme éprouvé. Qui donne les résultats que l’on voit. On ne sait pas ce que notre omniprésident va dire aujourd’hui. On sait seulement qu’il a prêché, de loin, la fermeté et la justice. On sait aussi qu’à part quelques propos virils de François Fillon («On ne lâchera pas», mais quoi au fait ? Les budgets ? On avait vu, merci) et analyses simplistes de Michèle Alliot-Marie qui voit des bandes de trafiquants de drogue partout (c’est si commode), le reste du gouvernement est plutôt absent. A quoi sert par exemple d’avoir Fadela Amara dans son équipe si elle n’a que le droit de ne rien dire ? Alors, une fois encore, Nicolas Sarkozy va monter au créneau après que le chœur des ministres inaudibles lui a préparé le terrain. Il récolte ce qu’il a semé. Va-t-il profiter de ses annonces sur le soutien au pouvoir d’achat pour faire un vrai geste en faveur des banlieues ? Ce serait une bonne idée car c’est en grande partie le problème de ces quartiers en souffrance.

par Papyves83

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Mercredi 28 novembre 2007

Qui va profiter du bouclier fiscal ?

            Observatoire des inégalités, 25 septembre 2007.

1 000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions d’euros profiteront chacun d’une baisse d’impôt de 270 000 euros. L’Observatoire des inégalités publie les estimations de l’Assemblée nationale. 
1 000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions d’euros profiteront chacun d’une baisse d’impôt sur le revenu de 270 000 euros grâce au nouveau "bouclier fiscal". 

Parisot-oseille.jpg

L’Observatoire des inégalités publie les estimations réalisées par l’Assemblée nationale lors du vote de la loi "en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat" adoptée le premier août dernier (lire le rapport). Désormais en effet, le montant des impôts directs (impôt sur la fortune, impôt sur le revenu et impôts locaux) ne pourra dépasser 50 % des revenus d’un foyer fiscal, contre 60 % auparavant. Coût total de cette mesure pour le contribuable : 810 millions d’euros, à peu de chose près ce que vont rapporter les futures franchises sur les dépenses de santé. (...)

- Lire l’ article www.inegalites.fr

 

Redevance télé: guerre aux pauvres

En 2008,  850 000 personnes  vont payer la redevance télé dont ils étaient exonérés, . Il s’agit de personnes  âgés de plus de 65 ans  et non imposables ou de personnes de plus de 60 ans avec un revenu fiscal en dessous de 9437 E.

 En effet, en 2004, lorsque les pouvoirs publics ont décidé de coupler la redevance audiovisuelle avec la taxe d’habitation, afin de permettre à l’administration fiscale de faire des économies, des centaines de milliers de personnes ayant de très faibles revenus sont devenues redevables de la taxe télé alors qu’elles ne l’étaient pas avant. Alors,  l’Assemblée Nationale avait  maintenu cette exonération pour les années 2005, 2006 et 2007.

Récemment, les députés ont  voté un amendement  maintenant l’exonération de cette redevance pour les personnes handicapées (soit 28000 personnes), et donc taxé les autres, soit environ 850 000 personnes,  de 116 euros dès l’automne prochain.


Il faut bien que le pouvoir trouve de l’argent pour éponger les cadeaux faits aux riches et au patronat.

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