Jimmy Carter: "Le blocus de Gaza est un crime et une atrocité"
(
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4609
(Extraits)
L'ancien président américain Jimmy Carter a qualifié de crime et d'atrocité le blocus de la bande de Gaza, ajoutant que les
tentatives de Washington pour affaiblir le Hamas se révélaient contre-productives.
Prenant la parole à l'Université américaine du Caire après des entretiens avec des responsables du Hamas venus de Gaza, Carter a
dit que les Palestiniens de la bande côtière étaient réduits à "mourir de faim" et recevaient moins de calories par jour que les habitants des régions les plus pauvres d'Afrique.
"C'est une atrocité qui est perpétrée en guise de châtiment contre la population de Gaza, c'est un crime (...) J'estime que c'est
une abomination que cela continue", a-t-il déclaré.
Israël impose le plus clair du temps un blocus à Gaza depuis la prise de contrôle du territoire par le Hamas en juin dernier, en
ne laissant y entrer que des produits de première nécessité.
Poutine en Libye : effacement de la dette libyenne en échange de contrats
La Libye a obtenu l’effacement de sa dette envers l’ancienne URSS en contrepartie d’importants contrats à des compagnies russes,
lors de la visite du président Vladimir Poutine jeudi à Tripoli.
La Russie a effacé la dette libyenne qui se monte à 4,5 milliards de dollars en échange de contrats de "plusieurs milliards de
dollars aux entreprises russes", a annoncé le ministre russe des Finances Alexeï Koudrine, cité par l’agence russe Interfax.
Aucune réaction libyenne n’a pu être obtenue dans l’immédiat au sujet de cet effacement de la dette. "Dans la mesure où ces
crédits étaient purement militaires, la Russie les efface en échange de contrats de plusieurs milliards de dollars pour des compagnies russes", a expliqué M. Koudrine à Tripoli où il
accompagne le président russe.
La dette totale était de 4,6 milliards de dollars, "mais au cours des négociations, la somme a été réduite à 4,5 milliards de
dollars en raison de différentes dispositions" bancaires, a-t-il précisé.
M. Poutine s’est dit "satisfait de la visite", selon les médias russes. "Nous sommes satisfaits de la manière avec laquelle
nous avons réglé ce problème (de dette, ndlr). Je suis absolument convaincu que le schéma que nous avons trouvé servira l’économie russe, comme l’économie libyenne".
Selon une source libyenne qui a requis l’anonymat, six accords de coopération économique et politique ont été signés entre les
deux pays, dont le plus important porte sur la construction d’une ligne de chemin de fer en Libye par une compagnie russe pour un montant de plus de deux milliards d’euros.
Mais "il n’y a pas eu de contrats de vente d’armes" contrairement à ce qui a été annoncé par des médias russes, a assuré cette
source. Interfax avait évoqué de gros contrats de ventes d’armes dans ce pays, où le géant russe Gazprom cherche aussi à développer des projets gaziers.
Des contrats de ventes d’armes à Tripoli pour près de 3 milliards de dollars devaient être au menu des discussions du président
russe, selon des sources au ministère russe de la Défense citées mardi par le quotidien des affaires Vedomosti.
Dans un communiqué à Moscou, Gazprom a annoncé de son côté avoir convenu avec la Compagnie pétrolière nationale libyenne de
coopérer dans le secteur gazier et pétrolier en Libye et dans d’autres pays africains. Les deux groupes ont signé un mémorandum de coopération à Tripoli.
Mercredi soir, le numéro un libyen Mouammar Kadhafi a qualifié la visite de son homologue russe d’"historique, stratégique et
très importantes", lors d’un dîner en l’honneur de son hôte.
"Cette visite permettra de jeter les bases d’une coopération, d’autant que nous sommes des pays producteurs de gaz et de
pétrole. Nous travaillerons ensemble pour défendre nos intérêts", a-t-il dit dans un discours diffusé par la télévision libyenne.
Le président russe a débuté mercredi sa visite en Libye par un entretien avec le colonel Kadhafi, d’abord élargi aux délégations
puis en tête-à-tête.
La question de l’aide de Moscou au développement du "programme nucléaire civil" de la Libye devait également être au programme
de la visite de M. Poutine, avait indiqué une source du Kremlin.
La Libye a été un important partenaire de l’ancienne URSS et un bon client d’armes soviétiques. Mais les relations entre les
deux pays se sont essoufflées après l’éclatement du bloc soviétique en 1991.
La visite de Vladimir Poutine à trois semaines de la fin de son mandat présidentiel a été annoncée quelques jours après celle du
président ukrainien Viktor Iouchtchenko, qui s’est rendu en Libye les 7 et 8 avril pour sa première visite officielle dans ce pays.
L’Ukraine, qui dépend de la Russie pour ses approvisionnements en gaz et avec qui elle entretient des relations compliquées,
cherche à trouver d’autres fournisseurs, comme la Libye, riche en hydrocarbures.
(Jeudi, 17 avril 2008 - Avec les agences de presse)