Voilà un texte qui déplaira sans doute à certains journalistes un peu trop complaisants avec le pouvoir en place, ceux qui ne savent pas dire non, ceux qui ont la mémoire courte et le
courage petit, ceux qui ferment obstinément les yeux sur ce qui ne rapporte ni argent ni gloire facile.
« Ce qui est triste dans le journalisme [...], c´est qu´il reste muet devant les insolences, les mensonges et les bouffonneries du pouvoir. Mais par contre, on secoue l´encensoir pour envelopper le
Prince de l´encens de l´adulation. Les journalistes font partie de la suite présidentielle et, à ce titre, jouent le rôle de courtisans, d´huissiers, de palefreniers, de lèche-bottes et, s´il le
faut, de mange-m... . Un journaliste ne doit jamais faire partie de la suite présidentielle. Le journaliste se définit face au Pouvoir, pas aux côtés du Pouvoir... et le silence muet de la Grande
Presse est encore plus triste. L´état de larbin équivaut à l´état d´abjection. »
Alberto Aguirre - journaliste.
(article paru le 18 août 2003 dans la revue Cromos)
Pardon, pardon, j´ai zappé un détail : entre les crochets, il faut rajouter « colombien ». Alberto Aguirre, bien que d´origine basque, est un journaliste colombien. Vous aviez cru qu´il s´agissait
de la France ??? C´est fou ce que vous avez mauvais esprit !!