Mercredi 22 novembre 2006

QUINZE ANS DE CADEAUX AUX PATRONS, CA COUTE CHER ET C’EST INEFFICACE

À la demande de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, la Cour des comptes vient de dresser un bilan
de la politique d’exonération de cotisations patronales.

Remis cet été aux députés, ce document n’a guère fait l’objet de publicité. Rien de surprenant : c’est un pilier de la poli¬tique suivie depuis une quinzaine d’an¬nées par les gouvernements successifs en matière d’emploi qui se trouve ici remis en question.
La tonalité du rapport en effet est : ça coûte cher, ça ne rapporte pas gros, tout en entraînant des risques d’effets colla¬téraux non négligeables.

La droite a donné le top départ en 1993 avec les premiers allègements généraux de cotisations sur les bas salaires, en par¬ticulier la fameuse “ ristourne Juppé ” sur les cotisations maladie. Histoire de baisser le “ coût du travail ” pour aug¬menter la compétitivité… À partir de 1996, le phénomène connaîtra un nouvel élan, cette fois au nom des 35 heures et de leurs répercussions sur le SMIC. Chemin faisant, à ces baisses de charges sur les bas salaires sont venus s’ajouter de nombreux dispositifs d’exonérations visant des publics particuliers ou bien des territoires. Total : en 2005, la Cour des comptes a recensé pas moins de 46 mesures différentes pour un coût total pour les finances publiques de 20 mil¬liards d’euros, l’essentiel (16) étant consacré aux allègements sur les bas salaires.

Les magistrats dénoncent une inflation de décisions non maîtrisées qui tradui¬sent une tendance au “ mitage ” de l’assiette des cotisations sociales et posent le problème de l’équité du finan¬cement de la Sécurité sociale.
D’autant que le manque à gagner pour la Sécu n’est pas toujours compensé par l’Etat. Ensuite, la Cour fait remarquer que les allègements de cotisations béné¬ficient surtout à des secteurs qui ne sont pas directement exposés à la compétition mondiale ni aux délocalisations, ce qui à l’origine était une des raisons des baisses de charges. Les magistrats soulignent aussi le risque de trappe à bas salaires : les allègements étant attribués jusqu’à un certain seuil de rémunérations, les entreprises sont encouragées à rester en dessous de ce seuil. Quant à l’essentiel, à savoir l’impact de ces mesures sur l’em¬ploi, l’étude note qu’il n’y a quasiment aucune évaluation sérieuse de faite sur le sujet; que l’ampleur de l’effet positif “ n’est pas assez précise ” ; qu’on observe trop d’emplois peu qualifiés occupés par des salariés formés. Les baisses de charges contribuent donc à un déclassement des travailleurs qualifiés. Au total, même si des emplois ont été créés, “ les allègements représentent un coût très élevé ”, “ leur efficacité reste incertaine ”.
Des recommandations qui n’ont pour¬tant pas dissuadé de Villepin à poursui¬vre allègrement sa politique de baisse des charges patronales.
Sur le sujet, les médias officiels sont silencieux Le référendum constitutionnel du 29 mai a fait apparaître au grand jour l'opposition entre eux d'une part et la volonté populaire de l'autre. Pour nos concitoyens, la défaite du OUI était passée par une défaite de pratiquement tous les grands médias écrits, audios et télévisuels. Malgré cela, les medias officiels ont décidé de se placer sur le terrain du bipartisme (Sarkozy, S.Royal), du sensationnel et du compassionnel au lieu de privilégier le programme des candidats. Ceci, c’est du lavage de cerveau !
Car dans le débat qui se déroule actuellement, on a besoin de repères permettant de bien distinguer les différents projets. Il faut en effet, se démarquer clairement, d’une part du libéralisme pur sucre et, d’autre part du social-libéralisme. D’autant que les libéraux cherchent à récupérer les thèmes de la transformation sociale, tandis que les sociaux-libéraux prétendent offrir une alternative au néo-libéralisme sans s’en donner les moyens.
La question de la répartition des revenus permet de faire le tri. Pour les libéraux, c’est clair : ils entendent conserver le partage des richesses actuel, voire l’infléchir encore au détriment des salariés. Ils disent que la minimisation du coût du travail devrait conduire à une sorte d’optimum social et que l’on ne doit pas descendre en dessous d’un « chômage d’équilibre » qui, en fait, ne modifie pas la répartition des revenus. En matière de protection sociale, par exemple, le principe absolu est le refus de toute augmentation des taux de cotisation.
La position sociale-libérale repose sur un autre postulat en forme de pari. Il serait possible de concilier le maintien de la répartition des revenus avec la poursuite d’objectifs sociaux. Mais il s’agit d’un pari impossible qui rend bien compte des errements et des déboires passés. Pour ne prendre qu’un exemple, les 35 heures ont conduit à une intensification du travail, dès lors que toute exigence de création d’emplois avait été abandonnée afin de ne pas grever les coûts salariaux. Ce programme n’est même pas un moindre mal, car il conforte les préceptes libéraux et introduit des effets pervers. L’exemple-type est ici celui de la prime pour l’emploi qui entérine le discours patronal et institue une zone de bas salaires compensés par l’Etat : il n’est donc pas étonnant que la droite ait conservé ce dispositif.
On ne peut obtenir de résultats durables sur le front de l’emploi sans remettre en cause radicalement la répartition des revenus. La montée du chômage est en effet la contrepartie exacte d’une baisse de la part salariale. Changer la répartition - que ce soit sous forme d’augmentation de salaires, de RTT avec embauches proportionnelles, ou de financement d’emplois publics - est donc une condition nécessaire, mais la question qui se pose est de savoir si elle est suffisante. Comment interpréter les propositions visant à modifier l’assiette des cotisations plutôt que d’en augmenter le taux ? Car, les ressources dégagées pour la Sécurité sociale n’augmenteront que si le taux de cotisation augmente, quelle que soit son assiette. Ce type de proposition n’a de sens que si l’on prévoit que la part salariale continuera à baisser, mais c’est parfaitement contradictoire avec un scénario qui prévoit de l’augmenter. Et cette augmentation procurerait, à taux de cotisation constant, les ressources nécessaires pour couvrir la progression des dépenses de Sécurité sociale sur cinq ans. Si on n’y croit pas, autant le dire. Ou bien on pense qu’un changement d’assiette pourra passer plus facilement qu’une augmentation de taux. Mais cette volonté de contourner l’intransigeance patronale repose sur une autre illusion : aucune astuce technique ne peut dispenser des affrontements entre intérêts sociaux opposés.


SARKOZY, CHAMPION DU GRAND PATRONAT ET MINISTRE DE L’INSECURITE NATIONALE

Sarkozy, « Ce petit Bush français »(M.G.Buffet),que le MEDEF ovationne (il doit bien y avoir une raison), avait promis que GDF ne serait pas privatisé. Le député communiste A.Bocquet a même fait entendre l’enregistrement de cette promesse à l’Assemblée Nationale. Croyez-vous que la TV-aux-ordres ait répercuté cette scénette pittoresque ? Pas du tout. La TV-aux-ordres ne connaît que deux candidats potentiels: Sarkoléon et S. Royal.
Cela dit, même si on sait, quand on est cynique, que les promesses sont comme la coquille des œufs, faites pour être brisées, on peut se demander, avec une inquiétude légitime, quel président serait ce politicien qui renie ses promesses. Quand on sait que l’insécurité, dont il fait son cheval de bataille, n’a pas reculé (statistiques policières et judiciaires), au contraire et que les policiers eux-mêmes s’inquiètent des dérives, ceci nous promet des lendemains pas tristes ! Pasqua voulait terroriser les terroristes et il a fait rire tout le monde, le petit Bush veut « nettoyer » les banlieues et vos enfants au Kärcher, il vous fera pleurer !
Au fait, QUAND dit-il la vérité ??? Seulement quand il promet la casse de l’Ecole Publique, de la laïcité et de la Sécu ?
N.Sarkozy, « ce serviteur zélé du capitalisme"(M.G.Buffet ) est maire Neuilly, qui abrite moins de 800 logements sociaux, soit 2,5 % du parc résidentiel, ce qui est en totale infraction avec la loi SRU, qui exige un minimum de 20 % de logements sociaux. Et cet homme, qui viole la loi, se voit président !


CAPITALISTES :50 milliards de profits en 3 mois: rentabilité record, chiffres chocs, bénéficiaires chics, discours toc.

nos lecteurs capicursini nous écrivent….
En 2005, le salaire du PDG de l’Oréal fut équivalent à 500 fois le SMIC .
Plus, 1 million de stock-options. valeur globale équivalente à 4231 SMIC annuels bruts.
Lui, il ne vote pas communiste.
( P.A)
« Dommage que Ségolène ne se soit pas distinguée du candidat de l’UMPatronat en refusant la remise en question des droits des salariés concernés par les régimes spéciaux, Un exemple qui souligne la nécessité d’un vote antilibéral pour ceux qui ont dit “ non ” lors du référendum »(R.S)

« Quelle différence y a-t-il entre le soutien public à l'enseignement privé par la droite ou par Jack Lang ? Quelle différence entre l’appui aux salaires élevés par la droite ou par Strauss-Kahn ? Quelle différence entre les privatisations par la droite ou par Jospin ? Quelle différence entre la défense du traité constitutionnel européen par la droite ou par le PS ? Quelle différence entre le soutien aux dérégulations par la droite ou par le commissaire européen PS Pascal Lamy ? Quelle différence entre l'ordre policier de Sarkozy et l'ordre militaire de Royal ? Quelle différence y a-t-il entre l'atlantisme de la droite et celui du PS ? » (M.L)


                                HOMMAGE A NOS DISPARUS

Ces deux dernières années, quelques camarades s’en s’ont allés en laissant un grand vide derrière eux .
D’abord, Louis Calisti de Brando, l’an dernier. Ancien commandant des FTPF dans le S-E de la France, il organisa et participa à la libération de Marseille en 1944. Il fit le créateur de mutuelles, dont nous bénéficions encore. Heros modeste, il nous fit profiter de son expérience, quand nous avons reorganisé la Section du Cap Corse. Puis, Georges Fredenucci, de Santa Repararata di Balagna, qui était un artiste-peintre de grande qualité.
Cet été, ce furent Fernand Gregori, de Santa-Severa, et Pierre Rancelli, tous deux membres de notre Section.

Marie Volpeï, de l’Ile Rousse, vient aussi de disparaître.
Marie tenait une modeste pension de famille (où G.marchais a même été invité) et où se retrouvaient les copains sur la route pour leurs diverses missions. L’auteur de ces lignes, peut en témoigner. La pension de Marie était son point de chute et on y trouvait réconfort et détente, pour des prix modestes.
Marie, comme toute sa famille, était dévouée au Parti et à son pays. Son frère fut tué dans l’Aisne en résistant à l’avance allemande en 1940 ; elle-même participa à la Résistance en Corse et milita ensuite au sein de la Fédération de Haute-Corse du PCF et de sa section d’Ile Rousse
Chacun, à son niveau, a apporté sa pierre au développement de la société.
D. et R. Jean viennent de nous apprendre la disparition toute récente de Pierre Andreani, d’Olmeta di CapiCorsu. Nous adressons toutes nos condoléances à son épouse et toute sa famille.

Ange Francioni, secrétaire de la Section Louis Calisti (Cap Corse)



par PCFSECTIONCAPCORSE publié dans : pcfcapcorse
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