Dimanche 4 mars 2007

                           ECOLE EN DANGER

   De nombreuses fermetures de classes sont programmées pour la rentrée 2007. Une douzaine en Haute-Corse semble-t-il.
A ceux qui refusent les fermetures, on oppose souvent la rentabilité, au prétexte que peu d’élèves fréquenteraient l’école.
La rentabilité ! Que voila une notion fondamentale du capitalisme dont Sarkozy et Bayrou, Le Pen, de Villiers et consorts, sont les chantres au-delà de leurs nuances perso. !!!
Une usine ne serait pas rentable (en tous cas c’est ce que prétend le patron avant de délocaliser et après avoir touché les aides de l’Etat), on ferme et on jette les salariés…pardon, à présent on dit : on restructure le personnel. Les salariés d’EADS et de bien d’autres entreprise savent de quoi nous parlons, sans compter tous ceux qui sont menacés de…restructuration (sic).
Mais il y a des secteurs d’activités où cette notion de rentabilité est carrément monstrueuse : la santé et l’Ecole.
Ni les malades ni les élèves ne sont des produits dont on mesurerait la valeur marchande sur le marché du travail pour complaire à ceux qui en usent et abusent et qui fondent leur conception du monde sur l’évolution des marchés boursiers.

Avec la fermeture de classes, dans le rural en particulier, on peut se demander comment revitaliser les villages, si on commence par supprimer l’école dans les communes où elle se trouve encore.…

     Dans le Cap Corse , c’est l’école d’Ogliastru qui va disparaître. 
  

  Peut-être aurait-on du demander aux élus du coin s’il avaient des projets de développement de leur commune, aux fins de favoriser l’augmentation de la population scolaire ?...Pensez-vous…REN-TA-BI-LI-TE, on vous dit. L’école, dans la perspective ultralibérale importée des Etats-Unis et dont Sarkozy en particulier est l’adepte, doit être gérée comme une entreprise. Un directeur-PDG, des enseignants-O.S., et des élèves-produits à mettre sur le marché, pour ceux qui échapperaient à la sélection.

Est-il besoin de le préciser, maintenant ?

  La section du Cap Corse du PCF soutient la protestation du maire d’Ogliastru, Ange-Toussaint Morganti, parue dans l’édition du 3 mars de Corse-Matin. 

                          

Le problème du Service public d'éducation dans le monde rural,question de la FCPE à Marie-George Buffet, candidate de la Gauche Populaire et Antilibérale. 
      Que comptez-vous faire pour maintenir le service public d’éducation dans le monde rural ?
Réponse :
Il faut préserver l’existence des établissements ruraux, y compris à faibles effectifs, dans une démarche de développement de caractère interculturelle impliquant une ouverture vers l’extérieur, via des échanges et des partenariats avec les divers milieux urbains au niveau régional, national et européen.





 ET ENCORE.....



Question :
Face aux difficultés des élèves, quels moyens pédagogiques et financiers comptez-vous mettre en œuvre pour la réussite de tous les élèves : soutien, individualisation de l’accompagnement… ?

Réponse :
Nous proposons que le service public d’éducation nationale soit mis à même de traiter toutes les formes de la difficulté scolaire. Nous préconisons à cet effet toute une série de mesures visant à assurer la réussite scolaire de tous les élèves de l’école élémentaire au baccalauréat en s’attaquant, par exemple, dès l’école maternelle, aux difficultés d’apprentissage des enfants issus des milieux les plus défavorisés. La mise en place de dispositifs pédagogiques d’aide et de soutien aux élèves en difficulté momentanée ou durable relève exclusivement de la responsabilité de l’école.
Nous proposons en complément la création d’un véritable service public national décentralisé et de proximité de l’accompagnement scolaire, qui serait placé sous la responsabilité des collectivités territoriales et destiné à apporter, en liaison avec l’école, les compléments culturels et sociaux nécessaires à la réussite scolaire de tous.
Nous proposons que la parts du budget de l’état dans la DIE ( dépense intérieure d’éducation ) soit portée à 7% du PIB pour financer l’ensemble des mesures que nous proposons pour transformer l’école, ce qui implique une réforme démocratique de la fiscalité.

Une école pour tous
Les enseignants sont exaspérés par la logique libérale du gouvernement actuel. Ils le font savoir pour une partie d’entre eux au congrès de la FSU qui s’est ouvert lundi. Les réductions de postes annoncées pour la rentrée 2007 dans le secondaire demeurent le principal objet de leur mécontentement. Ils défileront le 8 février dans toute la France suite à un appel à la grève dans la fonction publique.
Dans les programme des uns et des autres, je vois un autre thème monter : celui de l’égalité des chances. C’est finalement une idée réductrice, un concept bien utile pour justifier la persistance des inégalités. Je ne propose pas une « égalité des chances » mais une égalité des droits pour la réussite pour tous. Nicolas Sarkozy défend quant à lui un "élitisme républicain" garant d’une promotion sociale.
La lutte contre les inégalités scolaire est le combat principal que nous devons mener. Par la mise en place d’un service public national décentralisé de l’accompagnement scolaire, inséré dans le service public national unifié de l’éducation. Avec un seul objectif : la réussite scolaire de tous les jeunes. Agir contre l’échec scolaire, c’est aussi s’attaquer aux inégalités territoriales, en réalisant une révolution urbaine dans le sens de la mixité sociale, l’amélioration notable de la vie des gens, c’est en ce sens que la carte scolaire retrouvera toute son efficacité.
Dans l’immédiat la réponse réside dans une politique scolaire audacieuse visant à faire de tous les établissements, des établissements d’excellence particulièrement attractifs pour toutes les familles. Je propose également de créer un fonds national de lutte contre les inégalités à l’école. Ce fonds aura pour fonction de rassembler, coordonner et répartir au mieux les moyens financiers, pédagogiques et humains destinés à la mise en œuvre des actions nécessaires au recul des inégalités dans l’appropriation des savoirs et compétences pour tous les élèves.
L’avenir de notre école ne dépend pas que des moyens, mais sans sans eux, rien ne sera possible : je propose d’augmenter le budget de l’Education nationale en portant la part de l’Etat à 7% du PIB. Recruter et former sur cinq ans 150 000 enseignants et 45 000 personnels d’accompagnement. A partir d’une programmation pluriannuelle des postes qui soit accompagnée de pré-recrutements rémunérés, encourageant l’orientation d’un nombre important d’étudiants vers les concours de l’enseignement. Les métiers de l’éducation ont subi depuis plusieurs décennies une importante dévalorisation, notamment au plan des rémunérations. Il faut réhabiliter ces métiers y compris financièrement. L’école est un enjeu majeur dans cette élection.

par PCFSECTIONCAPCORSE publié dans : pcfcapcorse
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