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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 09:09

                                                    MEETING A BASTIA

de gauche à droite: Ange Rovere, 1°adjoint de Bastia; G.Lledo, secrétaire départemental Corse du Sud du PCF,membre du Comité National du PCF; Dominique Bucchini, conseiller Régional; MGB, Josette Risteruci, conseillère à l'Assemblée de Corse; Michel Stefani, secrétaire PCF Haute Corse, conseiller à l'Assembée de Corse, membre du Comité National du PCF;P.-A.Luciani,1° adjoint à  Ajaccio

"Ils ont monté un scénario, semaine après semaine, pour limiter votre choix"

Vendredi 06 avril 2007

MG Buffet à Bastia: la Corse ne doit pas devenir "un ghetto pour riches"

La candidate communiste à la présidentielle Marie-George Buffet a pris l'engagement, devant une salle comble, vendredi à Bastia de défendre "bec et ongles" la loi sur le littoral en Corse et d'empêcher que l'île devienne "un ghetto pour riches".
Entourée des élus communistes de l'île et avec la participation d’une représentante du PRS de Melanchon, Marie George Buffet a affirmé: "la Corse ne peut se développer sur un tourisme de luxe, elle a besoin de diversifier son économie".
L'île, a ajouté la candidate, a besoin d'un "grand service public, d'une industrie agroalimentaire". Il "faut une toute autre ambition pour la Corse" qui "ne doit pas devenir un ghetto pour riches", a ajouté Mme Buffet à l'issue d'une visite d'une journée dans l'île où elle rencontré notamment des associations de défense de l'environnement à Bonifacio.
"Je prends l'engagement de défendre bec et ongles la loi sur le littoral, aucune dérogation ne doit être acceptée", a-t-elle dit.
La candidate a pris aussi le drapeau de la lutte contre le dérapage des prix: "Ici, en Corse, vous cumulez vie chère et bas salaires" et "je propose une enquête parlementaire pour savoir pourquoi ici la vie est aussi chère", a-t-elle lancé, chaudement applaudie par la salle.
De son côté, Dominique Bucchini, président du groupe communiste à l'Assemblée territoriale de Corse, avait, en première partie comme les autrers intervenants, dénoncé le plan d'aménagement durable de la Corse qui "propose de faire de notre île une destination touristique avec terrain de golf" pour le "jet set". "Nous proposons un service public" et ce n'est pas une notion "archaïque et passéiste", a-t-il argué.
Mme Buffet a une nouvelle fois "fustigé" le vote utile prôné par le PS.
"Ils ont monté un scénario, semaine après semaine, pour limiter votre choix", "vous n'avez plus besoin de réfléchir" et "devez choisir le candidat le moins pire pour éliminer les plus pires!", a-t-elle dénoncé.
"Pour combattre Sarkozy et faire taire Le Pen et Villiers il faut se donner une gauche de combat et de responsabilité et c'est cette gauche que je veux porter", a lancé la candidate.
S'en prenant au candidat UMP, elle a dénoncé son programme comme étant "celui de Mme Parisot", patronne du Medef.
Mais "Mme Parisot n'a pas un fils, elle en a deux, ce sont des jumeaux, tous deux disent qu'il est impossible d'augmenter les salaires", a-t-elle ironisé dans une allusion au candidat UDF François Bayrou, qui était également en visite vendredi dans l'île.
Alors qu'un dernier sondage sur les intentions de vote en Corse donne en tête Nicolas Sarkozy, suivi par Jean-Marie Le Pen, Mme Buffet a affirmé: "La Corse veut une République des libertés contre Sarkozy".
Le secrétaire de la fédération de Haute-Corse, membre du Comité National du PCF et conseiller à l’Assemblée de Corse, Michel Stefani a exprimé l’enjeu du scrutin et exposé les raisons corse de voter Marie George. « Il s’agit, a-t-il déclaré, de rompre avec le libéralisme et le terrorisme, de porter un projet politique correspondant à cette volonté[ car ]la politique menée par la majorité régionale de droite s’articule autour du tourisme de luxe et se traduit par la casse du service public, sur fond de violence indépendantiste, de spéculation, d’affairisme et de dérive maffieuse ».
Le premier adjoint communiste de Bastia, Ange Rovere, a fustigé également les sondages et les sondeurs: "jamais le sondage n'a joué un rôle aussi grand dans une élection", a-t-il dit en la comparant à un "concours publicitaire". "A quand les paillettes?", a-t-il ironisé en soulignant qu'une campagne à l'américaine "pousse à l'abstention".
De son côté, le premier adjoint du maire d'Ajaccio, Paul-Antoine Luciani, s'en est pris au thème de l'identité nationale qui a prévalu dans la campagne en soulignant que les communistes corses ont trois drapeaux: "le drapeau rouge, le drapeau français, et le drapeau corse, on ne cherche pas à les opposer".
L’Internationale et La Marseillaise ont conclu ce meeting.

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