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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 12:29

« Insemu vutemu e femu vuta pe Marie-George ! »

«Ensemble, Votons et faisons voter pour Marie-George ! » 500 personnes étaient au meeting de Bastia, vendredi, pour soutenir la candidate.
Bastia était vendredi dernier le point d’orgue d’une journée de Marie-George Buffet en terre corse. À Bonifacio, il y avait eu le matin cette rencontre avec une centaine de représentants d’associations de défense de l’environnement. L’occasion pour la candidate de prendre un engagement : il n’y aura aucune dérogation à la loi littorale. Terminées les complaisances avec les spéculateurs qui veulent bâtir sur le rivage, quitte à défigurer la côte, qui interdisent l’accès à la mer pour le réserver aux riches. À Ajaccio plus tard, les bains de foule alternent avec les rencontres avec la presse. Le programme se poursuit à Bastia l’après-midi, sur le boulevard Pascal-Paoli. Et en fin d’après-midi, c’est le meeting dans une salle du quartier populaire de Lupino, qui ne peut contenir tout le monde. Ils sont entre 400 et 500, à la veille du long week-end pascal qui voit par tradition   les Corses « aller au village »,    c’est une surprise. « Beaucoup de syndicalistes, des gens qu’on n’avait pas vus dans un meeting depuis très longtemps », observe Michel Stefani, le secrétaire de la fédération communiste de Haute-Corse. Premier adjoint de Bastia, Ange Rovere salue « la candidate porteuse des espoirs de la gauche antilibérale ». Militante de PRS, l’association fondée par Jean-Luc Mélenchon, et du collectif antilibéral de Corse-du-Sud, Christiane Pasqua sera la suppléante de   Paul-Antoine Luciani,  le premier adjoint communiste d’Ajaccio, pour     les élections législatives. « Nous sommes le centre de gravité de la gauche », affirme-t-elle.
« Bercy a répondu, et ce soir aussi vous répondez », réplique Paul-Antoine Luciani aux propos de François Hollande qui, dans le Monde, affirmait que, « au PCF, il ne reste que l’os ». Dominique Bucchini, le président du groupe communiste à l’assemblée territoriale, veut détailler « quelques raisons corses » qui pourraient décider les nombreux indécis « à  faire le choix du vote Marie-George Buffet le 22 avril ». « Il s’agit de rompre avec le libéralisme et le terrorisme, de porter vraiment un projet politique correspondant à cette volonté ». Choix exclusif du tourisme de luxe et casse des services publics, « la politique de droite sur fond de violence indépendantiste » « stimule la spéculation, l’affairisme et finalement la dérive mafieuse », dénonce l’élu corse. Il fustige les déclarations du préfet et du président de l’exécutif territorial, Camille de Rocca Serra, « e untu e finu » (1), qui expliquent que « la Corse va mieux et entre dans la modernité ». Dix ans de zone franche, avec des dégrèvements de taxe professionnelle pour 110 millions d’euros annuels, cela donne près de 15 000 chômeurs et 10 000 personnes en stages divers, tel est le bilan de la droite. Les propositions de Marie-George Buffet prennent le contre-pied de cette politique, montre Dominique Bucchini.
          La candidate de la gauche populaire prend publiquement d’autres engagements pour la Corse que le strict respect de la loi littorale. Celui par exemple de réclamer une commission parlementaire d’enquête sur les prix exorbitants pratiqués dans l’île. « Je n’accepte plus ces discours qui visent à nous culpabiliser : vous ne travaillez pas assez, vous gagnez trop, vous vous soignez trop ! », fulmine Marie-George Buffet.

  « Il faut augmenter les salaires, les pensions et les allocations, et je n’accepte pas qu’on oppose ceux qui se lèvent tôt, ceux qui travaillent, et ceux qui touchent les minima sociaux », affirme-t-elle. Même volonté de rassemblement, appréciée du public, quand la candidate dénonce les discriminations, revendique « la régularisation de tous les sans-papiers et le droit de vote pour les résidents étrangers ». Un discours de rassemblement.

« Allora inseme vutemu e femu vuta pa Marie-George » lance Dominique Bucchini.  (O.M.)

(1)expression corse: « ils nous prennent pour des idiots »

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