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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 12:29

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La réalité ? Il ne connait pas, Nicolas. Notre valeureux président vit dans une bulle totalement hermétique. La crise, le pouvoir d’achat, les paradis fiscaux, Copenhague... Autant de triomphes personnels de sa majesté ! Tout simplement...

Nicolas Sarkozy est-il un optimiste maladif gravement atteint, en début de phase terminale ? Ou est-il seulement l’auteur d’une mauvaise comédie, virant au burlesque faute de cohérence ? Telle est la question... à laquelle seule une expertise psychiatrique pourrait répondre. Aïe...

Copenhague : Tout le monde y a vu un lamentable fiasco... sauf Nicolas Sarkozy, qui "ne partage pas l’analyse qui a été faite par tous les observateurs". C’est peu de le dire... "Copenhague, c’est infiniment mieux que Kyoto, a-t-il déclaré le 6 janvier dernier. À Kyoto, 35 pays ont signé. Donc les règles s’appliquaient sur 35 pays [...] À Copenhague, 192 pays ont signé. J’aurais préféré qu’ils aillent plus loin, mais à 192, ça a plus fière allure qu’à 35". En réalité, comme le note Libé, le protocole de Kyoto a été signé par 160 nations, et non 35. D’autant que techniquement, Copenhague ne s’est soldé par aucun accord, juste une vague déclaration sans existence juridique. Un bilan proche du zéro absolu, donc, qui n’empêche toutefois pas notre président de grimper aux rideaux.

Paradis fiscaux : Le même jour, Nicolas Sarkozy tonnait fièrement : "Nous avons mis fin au scandale des paradis fiscaux", ceux-là même qui nous ont fait frôlé "la faillite mondiale". Peut-être le président se réfère-t-il à la liste noire des "territoires non-coopératifs" de l’OCDE ? En quelques semaines, les places financières les plus opaques de la planète seraient devenues des modèles de transparence et d’éthique, selon Sarkozy. Une vaste supercherie qui ne tient pas une seconde à l’épreuve des faits (voir l’étude du Tax Justice Network). Mais les faits sont-ils vraiment importants, puisque le Roi a fait battre tambour ? Qu’il en soit ainsi...

Le pouvoir d’achat : En 2007, Sarkozy dénonçait les "fariboles" de l’INSEE. En 2010, il les célèbre. Oyez, oyez. Le pouvoir d’achat augmente, citoyens... "Ce sont les statistiques qui le disent". Dont acte. L’environnement : Le chef de l’État appelle constamment le monde à suivre la voie qu’il a ouverte lors du Grenelle de l’Environnement... dont le volet principal est au point mort, pas encore inscrit à l’ordre du jour du parlement. Il risque d’ailleurs de ne pas être discuté avant la rentrée 2010. Et pendant ce temps là, les lobbies industriels s’activent (avec un certain succès) en coulisse pour en amoindrir la portée. Il n’empêche qu’à l’ère pré-Sarkozyenne, "80% des voitures polluaient alors qu’aujourd’hui, les deux tiers des voitures qui sont vendues en France sont des voitures propres" déclarait-il le 31 décembre 2009. Le deuxième effet Karcher, peut-être ? La crise : La France est un modèle de gestion, voyez comme notre gouvernement a réussi à "éviter la faillite généralisée" des banques. Et comment la France a converti le G20 et les banques au capitalisme moral, comment la Grande-Bretagne et l’Allemagne prennent désormais modèle sur nous...

Sarko tout puissant : En deux ans et demi de règne, notre bon président aura donc sauvé la planète financière, l’environnement, le climat, le capitalisme, le pouvoir d’achat. Il aura aussi (rétroactivement) cassé le mur de Berlin, en passant... Et quand il aura le temps, il éradiquera le cancer et le sida. Ainsi soit-il.

La citation du jour : "L’authenticité se lit sur mon visage, je ne triche pas, je ne truque pas". Non, la boutade n’est pas de Tartuffe, mais de Nicolas Sarkozy, le 8 janvier 2008.

lesmotsontunsens.com
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