Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

CHANTS REVOLUTIONNAIRES

Archives

17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 10:14

                                                        MARE-NOSTRUM.jpg



gaza strip may 2005
Gush Shalom

  Le premier jour de la guerre de Gaza, il y a un an, les militants de Gush Shalom et d’autres associations pour la paix manifestaient contre celle-ci. Aujourd’hui, (2 janvier 2010), beaucoup d’entre elles ont pris part à une importante manifestation, dont l’exigence principale était la levée du siège de Gaza.

Quelques 3 000 manifestants se sont réunis à Rabin Square, Tel Aviv, et ont marché vers Museum Square, où a eu lieu une manifestation de protestation. Les manifestants, militants d’un nombre important d’associations pour la paix, et d’autres citoyens, ont chanté à l’unisson (en hébreu) « Gaza, ne désespère pas / Nous ferons cesser l’occupation », « Israël, nous avons honte - le blocus est inhumain », entre autres.

La manifestation était encadrée par d’importantes forces de police, y compris un hélicoptère qui de temps en temps éclairait la zone avec un énorme projecteur. Cependant, il n’y a pas eu d’incidents.

En dehors des pancartes de Gush Shalom « Le blocus est du terrorisme », il y avait les pancartes de « la Coalition des Femmes », qui disaient « Femmes sans frontières – Liberté et Justice pour Gaza ». Un manifestant avait apporté une pancarte personnelle « Moubarak est un criminel de guerre » – en protestation contre le mur d’acier que les Egyptiens construisent actuellement à la frontière de Rafah. Beaucoup brandissaient le drapeau de Gush Shalom, qui combine le drapeau d’Israël avec celui de la Palestine. Un groupe de tambours animait la marche.

Nurit Peled-Elchanan, une mère en deuil (et fille de feu le général et militant pour la paix Matti Peled), a dit à la manifestation : « Je me demande pourquoi les médias s’étonnent de la violence dans les écoles, les clubs et dans la rue. Nos enfants absorbent simplement le message transmis par les parents, les grands frères, les médias et les criminels de guerre qui viennent dans les écoles et font des discours sur l’héroïsme de l’armée à Gaza ».

Uri Avneri en a appelé au Président Obama, à l’Union européenne et aux peuples du monde : « Aidez-nous à mettre fin au cancer de l’occupation. Pour la paix et la réconciliation entre l’Etat libre d’Israël et l’Etat libre de Palestine ! (ci-dessous, le texte complet de son intervention)

Eilat Maoz, de la Coalition des femmes a dit : « Tout autour de nous, dans cette ville, nous voyons des criminels de guerre qui ont commis ces actes à Gaza. Ils vivent en paix, sans craindre ni enquête ni condamnation ».

Des applaudissements spéciaux ont salué Nasser Rawi, le père d’une des familles qui ont été expulsées de leurs maisons dans le quartier de Sheik Jarrach à Jérusalem, qui a demandé au gouvernement, dans un hébreu parfait « d’arrêter la judaïsation de Jérusalem et de cesser de nous envoyer des colons qui battent les gens et les expulsent de leurs maisons ».

Les autres intervenants étaient MK Hanin Zuabi (Balad) : « La privation de farine et de sucre est une méthode de chantage, mais le peuple Palestinien n’est pas brisé » ; Yael Ben-Yaphet (Mizrahi Rainbow) : « Sderot était le prétexte de la guerre, mais qui aujourd’hui se souvient des pauvres de Sderot ? « ; Abir Kopti (Hadash) : « Je félicite le gouvernement britannique de signaler les produits des colonies – cela fait partie des choses qui nous donnent de l’espoir ».

Le point culminant de la soirée était le groupe « Raging Grannies », cinq femmes âgées qui – sur le modèle de l’original canadien – ont chanté des chansons pour enfants « modifiées ». Elles ont conclu la soirée avec le texte légèrement modifié d’une chanson pour enfants en hébreu très connue : « La mère dit à Ahmed / Mon fils est un héros / Mon fils ne pleure jamais/ Comme un petit garçon stupide.// Il avait une maison à Gaza / Et un père, une mère et un frère / Gaza a été bombardée / Et il n’y a plus de maison // Je ne pleure jamais / Je ne suis pas un pleurnichard / Mais pourquoi, mère, pourquoi / Les larmes viennent-elles toutes seules ? ».


Discours d’Uri Avneri à la manifestation de protestation pour le premier anniversaire de la guerre de Gaza.

Tel Aviv, Museum Square, 2 janvier 2010

“Plomb durci”

Etait une guerre terrible et cruelle

C’était aussi

Une guerre stupide et inutile.

Si notre gouvernement

Avait bien voulu parler avec le Hamas

Après sa victoire aux élections,

Il n’y aurait pas eu de Qassams,

Gilad Shalit serait chez lui

Depuis longtemps,

Sderot et Jabaliya

Vivraient en paix.

Le but de la guerre

Etait de transformer la vie

De la population de Gaza

En enfer –

Pour qu’elle se retourne contre le Hamas.

Au lieu de cela, le monde entier

Se retourne contre nous.

Nous devons enquêter

Sur ce qui s’est passé.

Pas à cause de Goldstone,

Mais pour notre bien,

Pour le bien d’Israël,

Pour les valeurs auxquelles nous croyons.

Cette guerre terrible

N’est pas finie. Elle continue.

Car

Le blocus, c’est la guerre

Le blocus, c’est du terrorisme.

Le blocus est un crime.

D’ici, nous demandons :

Levez le siège !

Mettez fin à la punition collective

De la population de Gaza !

Mettez fin à la captivité

De Gilat Shalit

Et de Marwan Barghouti !

Nous sommes venus ici pour déclarer :

Même si d’autres peuvent renoncer

Nous ne désespérerons pas

Nous ne nous lasserons pas !

Nous ne capitulerons pas !

Nous continuerons le combat

Pour la paix et la réconciliation

Pour un autre Israël

Un pays où il fait bon vivre.

Israël, ce n’est pas seulement Eux,

Les Netanyahu, les Liberman,

Les colons.

Israël, c’est aussi Nous,

Donc, nous sommes aussi responsables de ces actions,

Donc, il est de notre devoir de les changer.

Ce devoir, nous ne nous y déroberons pas.

Nous demandons au Président Obama,

A l’Union européenne,

Aux peuples du monde :

Aidez-nous

A mettre fin au cancer de l’occupation.

Pour la paix et la réconciliation

Entre l’Etat libre d’Israël

Et l’Etat libre de Palestine !

http://zope.gush-shalom.org/home/en...

traduction : A. Jégou, Afps Cornouaille

Partager cet article
Repost0

commentaires