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CHANTS REVOLUTIONNAIRES

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 08:14

 

                                                                      cerveau animé

 

C'EST LE COUT DU TRAVAIL QUI EST VISE

Dans le flot des nouvelles lancées chaque jour par les médias, il en est qui sont étonnamment discrètes ainsi celles qui reflètent l'état de santé du capital :

Une augmentation moyenne de 18% en 2012 contre 1,5% pour les salariés en activité, soit 12 fois moins. On comprend cette discrétion, ces chiffres sont à l'inverse de la fable du pauvre patron que les « coûts salariaux trop élevés empêchent d'embaucher »; et encore il convient de tenir compte de l'énorme différence de revenus entre les entreprises du CAC 40 et les PME ! Car ce qui capte l'attirance du pouvoir Hollandais comme celui de Sarkozy avant lui, ce sont les grandes, très grandes entreprises et leurs riches dirigeants : c'est à eux qu'ira l'essentiel des 30 milliards prévus pour « encourager » l'embauche; c'est aux 770 familles les plus riches que les impôts vont rembourser 184 millions de « trop perçu » du fait qu'ils sont calculés sur le revenu de l'année précédente, c'est-à-dire la dernière année Sarkozy !!!!

LA SECU, UN INVESTISSEMENT PRODUCTIF

Dès sa publication en 1945 de la loi de Sécurité Sociale et de son principe d'organisation, elle souleva une hostilité farouche du patronat et notamment des assurances et des fonds de pension : rappelons que son principe est foncièrement anti-libéral : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins,

Non ce n'est pas l'entreprise qui paie, c'est le salarié; c'est une partie du pouvoir d'achat des salaires : du reste, le salarié licencié représente une baisse de charge.

Mais la sécu n'est pas que cela : des économistes (quelques un seulement !) ont démontré que ce modèle social avait limité les effets de la crise, et surtout c'est un facteur de productivité du travail.

A ce propos on a pu lire dans la rubrique scientifique d'un journal une info rafraîchissante, réjouissante : les laboratoires et hôpitaux français ont réalisé dix avancées fondamentales dont le premier coeur artificiel, un nouveau traitement du cancer de la gorge et d'autres encore.

Nous en sommes fiers mais surtout fiers de la Sécu qui en créée les conditions avec les hôpitaux publics alliant recherche, enseignement et praticiens sans but lucratif. C'est là que se situe la différence avec le secteur privé qui n'investit qu'avec la perspective d'un profit massif et à très court terme ; le secteur public au contraire, travaille dans le but de répondre aux besoins des gens.

C'est pourquoi il faut voir dans les attaques contre le modèle social français, une atteinte déguisée contre le pouvoir d'achat des salaires, au bénéfice du patronat, que le pouvoir soit de droite ou de gauche : au point qu'un journal a pu écrire que François HOLLANDE a « doublé la droite » sur la droite.

L'INFO, POUDRE DE PERLIMPIMPIN …..

En période de crise, c'est pain béni pour les politiciens professionnels qui utilisent une curieuse méthode de calcul :

Par exemple, en vue de capter la colère « des déçus du Socialisme », ça fait le jeu de Marine LE PEN : or, lors du dernier scrutin national, elle a eu certes plus de 6 millions de voix, mais seulement 13,9% des 46 millions d'inscrits ! Les voix de la colère ? Il y aurait donc près de 40 millions d'électeurs pour refuser le bulletin Le Pen en s'abstenant, 12 millions votant blanc et nul, et les autres pour les candidats présents.

Cette présentation est d'autant plus condamnable qu'elle masque le vrai danger : Hollande aujourd'hui comme Sarkozy hier : le bulletin de vote contient un véritable poison qui rend malade la démocratie, l'élection uninominale à deux tours : elle donne au PS dix fois plus de députés qu'aunFront de Gauche pour seulement trois fois plus de voix. Le bulletin de vote est devenu la poudre de perlimpinpin.

Le rapport de force à l'Assemblée est truqué. Le mouvement populaire est ainsi condamné à mettre en oeuvre ce qui lui reste hors législation : y compris la rue.

Elie DAYAN Janvier 2014

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