PRESIDENTIELLES 2007 : MANIPULATIONS POLITICIENNES
1-Le président et les « partis ».
J. Chirac semble sortir son joker : M. Alliot Marie qui se présenterait sans passer par l’UMP, conformément à l’esprit de la Constitution qui ne soumet pas l’élection du Président aux partis politiques, mais est une relation singulière entre le peuple français et le monarque républicain. Ceux qui dénigrent le rôle des partis n’ont rien inventé, ils ne font qu’entériner la constitution la plus monarchique du monde, la notre.
a) La pipolisation (francisation de l’angl. people), la personnalisation outrancière, ne sont que le stade ultime de la déchéance constitutionnelle. Un tel système qui remplace le peuple par "l’opinion", l’élection par les médias et les sondages, produit ce que disait De Gaulle : «A ma mort ce ne sera pas le vide mais le trop plein"...
b) Si la candidature d’Alliot Marie est celle que Chirac jette dans les pattes de Sarkozy, elle sera jouée dans une dimension qui contourne le choix de l'’UMP : elle devra nécessairement rompre avec la démagogie sarkozienne.
c) On ne peut pas limiter l’antagonisme entre Chirac et Sarkozy simplement à une lutte de crabes politiciens, même si elle existe. L'’hostilité entre les deux hommes a aussi un fondement politique.
2- L’opposition Sarkozy-Chirac. a) Sarkozy vient de défier doublement Chirac : 1°défi : il est allé faire allégeance aux Etats-Unis et à Bush. Avec De Gaulle, la France était sortie de l’OTAN. Nous sommes loin aujourd’hui de cette volonté d’indépendance, même si Chirac a refusé de participer à l’occupation de l’Irak et ne rêve pas d’une guerre contre l’Iran. La droite frétille de voir Sarkozy proclamer à tout instant sa soumission aux volontés hégémoniques de Washington.Les Français apprécient-ils cette soumission ?
Ceci permet à Chirac de pousser en avant le joker Alliot Marie. Les citoyens, qui ont un certain sens historique de l’Etat, n’apprécient pas que celui qui se voit président se conduise en chauvin et "rouleur de mécanique"comme le crétin des Amériques. Ils attendent un Président qui ait de la distance et de la hauteur. Or, Sarkozy se range derrière Bush et flatte les pires penchants populistes et racistes. b) 2°défi, moins évident : Sarkozy a remis en cause le privilège du Président sur le budget défense, sur le nucléaire. C’est depuis longtemps le véritable point d’opposition entre Chirac et Sarkozy. L’affaire est compliquée : défense d’un monde multipolaire, dans lequel la puissance nucléaire française est censée être une garantie d’indépendance ; tentative, dans cet esprit, de conserver le noyau du nucléaire ( AREVA) sous direction étatique nationale, alors même que l’Union européenne fait pression pour la privatisation. Chirac se veut le défenseur d’un capitalisme français. Sarkozy s’inscrit a contrario de ce projet, d’un côté le capitalisme français souhaite un rabibochage avec les USA et de l’autre, il souhaite bénéficier de privilèges (politiques et financiers) dans sa relation avec l’Etat. c) Jacques Chirac est un tueur politique. Quand le combat est lancé, il intervient au bon moment. d) Le duel pipolisé à l’extrême entre Sarkozy et S. Royal fait éclater au grand jour l’absence de contenu politique, la démagogie et l’absence de choix réel d’une telle alternative. e) Chirac sent bien que les Français aspirent à avoir devant eux un "politique", quelqu’un capable de définir un certain dessein (c’est d’ailleurs ce que défendent aussi certains membres du PS). Il a laissé la situation aller jusqu’à l’écoeurement de tous et estime que quelqu’un comme M. Alliot Marie peut au moins représenter un visage digne de la France, par opposition aux deux stars montées par les médias. Aurait-il de surcroît obtenu quelques garanties du soutien capitaliste ? L’affaire GDF-Suez n’est pas non plus étrangère à ces grandes manoeuvres. 3- L’espace politique que pourrait réellement occuper une candidature anti-libérale. Aux intérêts du capital, à une vision de dupe de l’indépendance française, il s’agit d’opposer un nouveau dessein, c’est-à-dire une candidature capable de défendre la paix, le progrès social, le développement, l’indépendance de la France, toutes choses qui passent par la maîtrise des leviers économiques et par la rénovation en profondeur du service public. C’est l’objectif du Parti Communiste Français. Car un autre monde est possible, il est nécessaire, il est le seul réaliste. Une société où le chômage est tenu pour inévitable, où les inégalités s’accroissent, où les discriminations sont le lot commun, où les individus sont le jouet de décisions qui leur échappent....une telle société est injuste, explosive, elle n’est pas réaliste. La concentration des pouvoirs et de la richesse entre les mains de quelques unes, au détriment du bien-être et de la citoyenneté du plus grand nombre, ne fournit pas des bases acceptables pour vivre ensemble. Depuis 20 ans, tout est fait pour nous convaincre que nous sommes contraints d’accepter les normes de la marchandise et de la spéculation, les diktats des multinationales et de la finance. Certains veulent pousser plus loin possible le recul des conquêtes sociales, des libertés individuelles, des services publics . Ceci, c’est le projet du patronat et de son expression politique : la droite, toutes tendances confondues, des néofascistes aux centristes. D’autres entendent concilier la toute-puissance du capital financier et un socle restreint de droits et de garanties sociales. Ceci, c’est le programme de la gauche sociale-libérale. Car la contradiction s’aiguise entre ce que portent les candidats du bipartisme (immigration, insécurité) et les préoccupations des citoyens : pouvoir d’achat, emploi, libertés. Dans les 2 cas, la main reste aux marchés financiers ; les profits flambent et le peuple trinque. Tout cela, nous l’avons expérimenté, dans l’alternance des pouvoirs de la droite et d’une partie de la gauche qui a renoncé à changer véritablement les choses. Le choix est celui-ci : poursuivre dans la même veine, ou changer de cap. Car tout projet cohérent de transformation sociale doit partir d’une analyse de l’un des traits les plus sinistres du capitalisme contemporain, à savoir le chômage de masse. Il faut, pour commencer, réfuter les fausses explications qui renvoient au coût du travail excessif et aux nouvelles technologies. Nous proposons de rompre la logique de l’alternance et de passer à une véritable alternative car il n’est pas inutile de rappeler en permanence l’objectif du PCF de construire un rassemblement populaire sur une politique anticapitaliste permettant à la gauche d’être utile et porteuse d’espoir populaire.
bandera rossa
HAUSSE DE LA TAXE DEPARTEMENTALE : UNE INJUSTICE FISCALE
La hausse record de près de 20% de la taxe départementale sur le foncier bâti était inéluctable nous dit-on.
Les Conseillers Généraux nous expliquent que la responsabilité incombe à l’Etat qui transfère des compétences sans compenser les charges qui en résultent. C’est incontestable.
En revanche, ce qu’ils ne nous disent pas c’est qu’il était possible, tout en maintenant un recours modéré à l’emprunt, de retenir d’autres choix et d’engager une bataille politique populaire, pour obtenir, au regard du potentiel fiscal des familles insulaires, le plus faible de France, des dispositions qui viennent les soulager et non les enfoncer.
En 2005, un écart de 7,5 points est apparu dans les déclarations de revenus entre les 10% constituant la tranche la plus élevée et les 10% constituant la tranche la plus basse. C’est également un record qui aurait dû alerter les Conseillers Généraux avant de voter la taxe départementale.
Ce constat est d’autant plus sévère que la politique du Conseil Général n’est pas des plus économes en fonctionnement par exemple. Un nouvel emprunt de
Sans sombrer dans l’austérité budgétaire contraire à la satisfaction des besoins des populations, il eut été préférable d’agir dans l’intérêt général et non en fonction du calendrier électoral. Encore une fois, l’absence d’élu communiste au Conseil Général de la Haute-Corse se fait péniblement sentir pour les ménages, et notamment ceux de modestes conditions.
Chacun se souvient du lamentable épisode du vote unanime et illégal conduisant à une hausser de 27 % de la taxe d’habitation en
Cette injustice fiscale est d’autant plus insupportable qu’elle se confond ici avec la cherté de la vie et les bas salaires.
Pour y remédier, une refonte de la fiscalité locale est urgente et nécessaire. Elle implique une forte mobilisation populaire, à laquelle les élu (e)s communistes et le Parti Communiste Français entendent prendre toute leur part.
Michel Stefani, Conseiller Régional, Secrétaire de la Fédération de Haute-Corse du PCF
QUINZE ANS DE CADEAUX AUX PATRONS, CA COUTE CHER ET C’EST INEFFICACE
À la demande de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, la Cour des comptes vient de dresser un bilan
de la politique d’exonération de cotisations patronales.
Remis cet été aux députés, ce document n’a guère fait l’objet de publicité. Rien de surprenant : c’est un pilier de la poli¬tique suivie depuis une quinzaine d’an¬nées par les gouvernements successifs en matière d’emploi qui se trouve ici remis en question.
La tonalité du rapport en effet est : ça coûte cher, ça ne rapporte pas gros, tout en entraînant des risques d’effets colla¬téraux non négligeables.
La droite a donné le top départ en 1993 avec les premiers allègements généraux de cotisations sur les bas salaires, en par¬ticulier la fameuse “ ristourne Juppé ” sur les cotisations maladie. Histoire de baisser le “ coût du travail ” pour aug¬menter la compétitivité… À partir de 1996, le phénomène connaîtra un nouvel élan, cette fois au nom des 35 heures et de leurs répercussions sur le SMIC. Chemin faisant, à ces baisses de charges sur les bas salaires sont venus s’ajouter de nombreux dispositifs d’exonérations visant des publics particuliers ou bien des territoires. Total : en 2005, la Cour des comptes a recensé pas moins de 46 mesures différentes pour un coût total pour les finances publiques de 20 mil¬liards d’euros, l’essentiel (16) étant consacré aux allègements sur les bas salaires.
Les magistrats dénoncent une inflation de décisions non maîtrisées qui tradui¬sent une tendance au “ mitage ” de l’assiette des cotisations sociales et posent le problème de l’équité du finan¬cement de la Sécurité sociale.
D’autant que le manque à gagner pour la Sécu n’est pas toujours compensé par l’Etat. Ensuite, la Cour fait remarquer que les allègements de cotisations béné¬ficient surtout à des secteurs qui ne sont pas directement exposés à la compétition mondiale ni aux délocalisations, ce qui à l’origine était une des raisons des baisses de charges. Les magistrats soulignent aussi le risque de trappe à bas salaires : les allègements étant attribués jusqu’à un certain seuil de rémunérations, les entreprises sont encouragées à rester en dessous de ce seuil. Quant à l’essentiel, à savoir l’impact de ces mesures sur l’em¬ploi, l’étude note qu’il n’y a quasiment aucune évaluation sérieuse de faite sur le sujet; que l’ampleur de l’effet positif “ n’est pas assez précise ” ; qu’on observe trop d’emplois peu qualifiés occupés par des salariés formés. Les baisses de charges contribuent donc à un déclassement des travailleurs qualifiés. Au total, même si des emplois ont été créés, “ les allègements représentent un coût très élevé ”, “ leur efficacité reste incertaine ”.
Des recommandations qui n’ont pour¬tant pas dissuadé de Villepin à poursui¬vre allègrement sa politique de baisse des charges patronales.
Sur le sujet, les médias officiels sont silencieux Le référendum constitutionnel du 29 mai a fait apparaître au grand jour l'opposition entre eux d'une part et la volonté populaire de l'autre. Pour nos concitoyens, la défaite du OUI était passée par une défaite de pratiquement tous les grands médias écrits, audios et télévisuels. Malgré cela, les medias officiels ont décidé de se placer sur le terrain du bipartisme (Sarkozy, S.Royal), du sensationnel et du compassionnel au lieu de privilégier le programme des candidats. Ceci, c’est du lavage de cerveau !
Car dans le débat qui se déroule actuellement, on a besoin de repères permettant de bien distinguer les différents projets. Il faut en effet, se démarquer clairement, d’une part du libéralisme pur sucre et, d’autre part du social-libéralisme. D’autant que les libéraux cherchent à récupérer les thèmes de la transformation sociale, tandis que les sociaux-libéraux prétendent offrir une alternative au néo-libéralisme sans s’en donner les moyens.
La question de la répartition des revenus permet de faire le tri. Pour les libéraux, c’est clair : ils entendent conserver le partage des richesses actuel, voire l’infléchir encore au détriment des salariés. Ils disent que la minimisation du coût du travail devrait conduire à une sorte d’optimum social et que l’on ne doit pas descendre en dessous d’un « chômage d’équilibre » qui, en fait, ne modifie pas la répartition des revenus. En matière de protection sociale, par exemple, le principe absolu est le refus de toute augmentation des taux de cotisation.
La position sociale-libérale repose sur un autre postulat en forme de pari. Il serait possible de concilier le maintien de la répartition des revenus avec la poursuite d’objectifs sociaux. Mais il s’agit d’un pari impossible qui rend bien compte des errements et des déboires passés. Pour ne prendre qu’un exemple, les 35 heures ont conduit à une intensification du travail, dès lors que toute exigence de création d’emplois avait été abandonnée afin de ne pas grever les coûts salariaux. Ce programme n’est même pas un moindre mal, car il conforte les préceptes libéraux et introduit des effets pervers. L’exemple-type est ici celui de la prime pour l’emploi qui entérine le discours patronal et institue une zone de bas salaires compensés par l’Etat : il n’est donc pas étonnant que la droite ait conservé ce dispositif.
On ne peut obtenir de résultats durables sur le front de l’emploi sans remettre en cause radicalement la répartition des revenus. La montée du chômage est en effet la contrepartie exacte d’une baisse de la part salariale. Changer la répartition - que ce soit sous forme d’augmentation de salaires, de RTT avec embauches proportionnelles, ou de financement d’emplois publics - est donc une condition nécessaire, mais la question qui se pose est de savoir si elle est suffisante. Comment interpréter les propositions visant à modifier l’assiette des cotisations plutôt que d’en augmenter le taux ? Car, les ressources dégagées pour la Sécurité sociale n’augmenteront que si le taux de cotisation augmente, quelle que soit son assiette. Ce type de proposition n’a de sens que si l’on prévoit que la part salariale continuera à baisser, mais c’est parfaitement contradictoire avec un scénario qui prévoit de l’augmenter. Et cette augmentation procurerait, à taux de cotisation constant, les ressources nécessaires pour couvrir la progression des dépenses de Sécurité sociale sur cinq ans. Si on n’y croit pas, autant le dire. Ou bien on pense qu’un changement d’assiette pourra passer plus facilement qu’une augmentation de taux. Mais cette volonté de contourner l’intransigeance patronale repose sur une autre illusion : aucune astuce technique ne peut dispenser des affrontements entre intérêts sociaux opposés.
SARKOZY, CHAMPION DU GRAND PATRONAT ET MINISTRE DE L’INSECURITE NATIONALE
Sarkozy, « Ce petit Bush français »(M.G.Buffet),que le MEDEF ovationne (il doit bien y avoir une raison), avait promis que GDF ne serait pas privatisé. Le député communiste A.Bocquet a même fait entendre l’enregistrement de cette promesse à l’Assemblée Nationale. Croyez-vous que la TV-aux-ordres ait répercuté cette scénette pittoresque ? Pas du tout. La TV-aux-ordres ne connaît que deux candidats potentiels: Sarkoléon et S. Royal.
Cela dit, même si on sait, quand on est cynique, que les promesses sont comme la coquille des œufs, faites pour être brisées, on peut se demander, avec une inquiétude légitime, quel président serait ce politicien qui renie ses promesses. Quand on sait que l’insécurité, dont il fait son cheval de bataille, n’a pas reculé (statistiques policières et judiciaires), au contraire et que les policiers eux-mêmes s’inquiètent des dérives, ceci nous promet des lendemains pas tristes ! Pasqua voulait terroriser les terroristes et il a fait rire tout le monde, le petit Bush veut « nettoyer » les banlieues et vos enfants au Kärcher, il vous fera pleurer !
Au fait, QUAND dit-il la vérité ??? Seulement quand il promet la casse de l’Ecole Publique, de la laïcité et de la Sécu ?
N.Sarkozy, « ce serviteur zélé du capitalisme"(M.G.Buffet ) est maire Neuilly, qui abrite moins de 800 logements sociaux, soit 2,5 % du parc résidentiel, ce qui est en totale infraction avec la loi SRU, qui exige un minimum de 20 % de logements sociaux. Et cet homme, qui viole la loi, se voit président !
CAPITALISTES :50 milliards de profits en 3 mois: rentabilité record, chiffres chocs, bénéficiaires chics, discours toc.
nos lecteurs capicursini nous écrivent….
En 2005, le salaire du PDG de l’Oréal fut équivalent à 500 fois le SMIC .
Plus, 1 million de stock-options. valeur globale équivalente à 4231 SMIC annuels bruts.
Lui, il ne vote pas communiste.
( P.A)
« Dommage que Ségolène ne se soit pas distinguée du candidat de l’UMPatronat en refusant la remise en question des droits des salariés concernés par les régimes spéciaux, Un exemple qui souligne la nécessité d’un vote antilibéral pour ceux qui ont dit “ non ” lors du référendum »(R.S)
« Quelle différence y a-t-il entre le soutien public à l'enseignement privé par la droite ou par Jack Lang ? Quelle différence entre l’appui aux salaires élevés par la droite ou par Strauss-Kahn ? Quelle différence entre les privatisations par la droite ou par Jospin ? Quelle différence entre la défense du traité constitutionnel européen par la droite ou par le PS ? Quelle différence entre le soutien aux dérégulations par la droite ou par le commissaire européen PS Pascal Lamy ? Quelle différence entre l'ordre policier de Sarkozy et l'ordre militaire de Royal ? Quelle différence y a-t-il entre l'atlantisme de la droite et celui du PS ? » (M.L)
HOMMAGE A NOS DISPARUS
Ces deux dernières années, quelques camarades s’en s’ont allés en laissant un grand vide derrière eux .
D’abord, Louis Calisti de Brando, l’an dernier. Ancien commandant des FTPF dans le S-E de la France, il organisa et participa à la libération de Marseille en 1944. Il fit le créateur de mutuelles, dont nous bénéficions encore. Heros modeste, il nous fit profiter de son expérience, quand nous avons reorganisé la Section du Cap Corse. Puis, Georges Fredenucci, de Santa Repararata di Balagna, qui était un artiste-peintre de grande qualité.
Cet été, ce furent Fernand Gregori, de Santa-Severa, et Pierre Rancelli, tous deux membres de notre Section.
Marie Volpeï, de l’Ile Rousse, vient aussi de disparaître.
Marie tenait une modeste pension de famille (où G.marchais a même été invité) et où se retrouvaient les copains sur la route pour leurs diverses missions. L’auteur de ces lignes, peut en témoigner. La pension de Marie était son point de chute et on y trouvait réconfort et détente, pour des prix modestes.
Marie, comme toute sa famille, était dévouée au Parti et à son pays. Son frère fut tué dans l’Aisne en résistant à l’avance allemande en 1940 ; elle-même participa à la Résistance en Corse et milita ensuite au sein de la Fédération de Haute-Corse du PCF et de sa section d’Ile Rousse
Chacun, à son niveau, a apporté sa pierre au développement de la société.
D. et R. Jean viennent de nous apprendre la disparition toute récente de Pierre Andreani, d’Olmeta di CapiCorsu. Nous adressons toutes nos condoléances à son épouse et toute sa famille.
Ange Francioni, secrétaire de la Section Louis Calisti (Cap Corse)
Prague met hors la loi les jeunes communistes
L'Humanité, 20 Octobre 2006.
République tchèque . Le gouvernement interdit l’Union des jeunes communistes sous prétexte qu’elle défend la propriété collective.
Interdite pour avoir prôné dans ses statuts le passage d’une « propriété privée » des modes de production à une « propriété collective » : c’est ce qui arrive à l’Union de la Jeunesse communiste de République tchèque (KSM). La décision du ministère de l’Intérieur a été communiquée à l’organisation lundi par lettre. La KSM dispose de trente jours pour se pourvoir en justice, un appel suspensif.
Cela fait plusieurs mois que les jeunes communistes sont dans le collimateur du pouvoir en République tchèque. À l’origine, indique hier la KSM, le ministre de l’Intérieur a remis en cause son statut associatif sous prétexte qu’elle « interférait » avec des activités réservées aux partis politiques, comme la définition d’un modèle économique. Puis ce sont les références à Marx, Engels et Lénine, et l’appel à une « révolution socialiste », qui ont été les arguments mis en avant par le gouvernement. Avant que ce dernier ne choisisse finalement de dénoncer le soutien à un mode de production sous « propriété collective », qui est jugé contraire aux garanties offertes dans la Constitution tchèque au régime de propriété privée.
« La mise hors la loi de la KSM intervient dans une atmosphère de chasse aux sorcières, d’attaques et de campagnes - anticommunistes sous des formes variées et de nouveaux appels pour la criminalisation du Parti communiste tchèque (KSCM) », affirme la KSM en faisant - référence notamment aux récentes campagnes électorales où le KSCM a été mis au ban par l’ensemble des autres forces politiques, y compris par les sociaux— démocrates. Pour la KSM, cette décision correspond à une tentative de mise « hors la loi du mouvement communiste » aux niveaux national et européen.
http://solidarite-pcf-ksm.over-blog.com
Signez, faites signer la pétition!
L’Union Communiste de la Jeunesse de la République tchèque (KSM) a été officiellement interdite par le gouvernement le 16 octobre dernier. Le motif finalement retenu pour prononcer la dissolution de la JC tchèque est l’expression dans ses statuts de la nécessité de remplacer la propriété privée des moyens de production par une propriété collective. Le 14 novembre, la JC tchèque a fait appel de cette décision auprès de la cour de justice tchèque. Tout en préparant activement sa défense, elle organise dans tout le pays ainsi qu’au niveau international un grand mouvement de protestation contre son interdiction.
En République tchèque par exemple des organisations d’anciens combattants antifascistes, des organisations étudiantes, des partis politiques et des associations de défenses des droits civiques se sont mobilisés. Des milliers de personnes ont protesté devant le Ministère de l’Intérieur tchèque et devant les ambassades de la République tchèque dans leur pays respectif. De nombreux députés ont exprimé leur solidarité avec la JC tchèque, ainsi que des intellectuels et personnalités comme le prix Nobel Dario Fo, le leader zapatiste Marcos ou le chanteur Bono Vox de U2. La Fédération Mondiale de la Jeunesse (FMJD) a organisé une journée internationale de solidarité avec la JC tchèque le 27 février 2006. Du 27 au 29 octobre s’est tenu à Prague le 5ème congrès des organisations de jeunesses communistes européennes en soutien à la JC tchèque. Des manifestations de soutien ont été organisées devant les ambassades de la République tchèque dans de nombreux pays dans le monde.
Nous appelons à multiplier les initiatives de ce genre. Nous exprimons notre entière solidarité avec l’Union Communiste de la Jeunesse tchèque et condamnons cette décision sans précédent du ministre de l’intérieur de la république tchèque en nous associant à la pétition internationale lancée au début de l’année contre le projet d’interdiction de la KSM.
Pétition:
Nous, soussignés, protestons avec véhémence contre les actions judiciaires arbitraires prises par le Ministère de l'Intérieur de la République tchèque pour dissoudre l'Union Communiste de la Jeunesse - KSM. Ces actions, basées sur une discrimination politique et idéologique, ne peuvent être considérées que comme faisant partie d'une campagne anti-démocratique et anti-communiste injuste, qui cherche à restreindre la liberté d'association et d'expression du peuple de la République Tchèque et en particulier de sa jeunesse. Les initiatives prises contre la KSM sont une forme inadmissible de manipulation politique et idéologique, qui, en ciblant les communistes, tente une nouvelle fois de criminaliser l'idéologie communiste et toute action sociale revendiquant la mise en oeuvre des aspirations légitimes de la jeunesse envers la paix, l'enseignement, le travail, la solidarité, un environnement sain et une culture progressiste pour tous.
La tentative de forcer la KSM à modifier sa base idéologique, ou de bannir ses activités, cela juste avant les élections parlementaires, représente également une nouvelle et sérieuse attaque contre le Parti Communiste de Bohème et Moravie, un parti qui occupe la 3ème place au parlement national. Ces mesures minent en fait directement toute une série de libertés et de garanties démocratiques pour la population de la République tchèque. Cette nouvelle action du gouvernement tchèque vise à donner un nouvel élan aux différentes discriminations qui ciblent déjà les communistes et blanchissent les crimes commis par les partisans de la politique et de l'idéologie fasciste et nazie. Nous exprimons notre entière solidarité avec l'Union Communiste de la Jeunesse - KSM, avec les communistes et les autres progressistes de la République Tchèque dans leur combat pour la défense des droits et libertés démocratiques élémentaires. Nous exigeons la fin immédiate des attaques et nous exigeons des démarches concrètes pour restaurer les libertés démocratiques de base de la jeunesse tchèque et la liberté d'action pour l'Union Communiste de la Jeunesse - KSM.
CETTE PETITION SERA ADRESSEE A L’AMBASSADE DE REPUBLIQUE TCHEQUE
(fax: 01 40 65 13 13),
Collecte des pétitions:
Solidarité KSM
PCF, 130 rue Castagnary
75015 PARIS,
Vous pouvez envoyer vos messages de soutien au Parti communiste de Bohème-Moravie. Fax: 00 420 222 897 426
Parti Communiste Chilien - Coordination France. Paris, le 11 décembre 2006.
La mort d'un valet.
Pinochet est mort dans son lit. Il n'a jamais mis les pieds dans une prison.
La société chilienne a été profondément et durablement transformée par le régime de Pinochet.
Le Chili ne s'est pas encore libéré du lourd héritage de la dictature pinochetiste. La Constitution, encore en vigueur, a été votée sous la menace des baïonnettes. La plupart des juges actuels, comme les fonctionnaires, ont été mis en place sous l'administration du dictateur. La dette sociale de l'Etat envers les exclus du système ne cesse d'augmenter. Les pratiques de corruption s'étendent à toutes les échelles de l'Etat. Les pouvoirs de facto (armées, médias, judiciaire, patronat, etc.) continuent à
imposer leurs choix de société. La concentration des pouvoirs politiques entre les formations qui soutiennent et renforcent le système en place, marginalise toute forme de contestation. A l'exception du Brésil, le Chili présente la plus inéquitable distribution de ses richesses, concentrées aux mains d'une infime minorité de privilégiés.
Font aussi partie de l'héritage : la concentration des médias et moyens de communication presqu'exclusivement aux mains de la droite. Le renforcement de l'exclusion et la non reconnaissance des peuples originaires. L'exploitation effrénée des richesses non renouvelables du pays par des multinationales. L'incapacité d'indignation des Chiliens face aux injustices, qui ressemble fort à de la résignation. Et surtout l'absence de vérité et de justice quant aux crimes de lèse humanité commis par la dictature qui grève l'avenir moral du pays. Les seules avancées partielles dans ce domaine ont été obtenues grâce à la longue lutte des victimes et de leurs familles pour leur reconnaissance, réhabilitation et réparation.
Le nom de Pinochet est aujourd'hui synonyme de félonie. Il n'a jamais été fidèle à rien ni à personne. Pas même au pays, alors qu'il a prêté le serment, en tant que soldat, de respecter la Constitution en vigueur, ni à Allende, lors de son investiture comme chef des armées, ni à ses prédécesseurs en tuant le général Prats et en libérant les assassins du général Schneider, ni à ses subordonnés sur lesquels, à l'heure de rendre des comptes, il a rejeté la responsabilité de nombreux crimes commis sous son
mandat, ni, finalement, à ses plus fidèles adeptes qui ont défendu son intégrité jusqu'à la découverte de ses millions, déposés dans des banques américaines.
Cependant, bien que Pinochet ait été, de son vivant et de par le monde, associé à l'abject, il n'a jamais été jugé.
Au Chili, le statut de Pinochet relève du scandale. Il est mort en bénéficiant de la totale impunité malgré l'engagement des autorités chiliennes de le juger. Cette impunité a certainement fait partie des accords secrets qui ont permis à la Concertation (alliance de partis politiques de centre gauche au pouvoir) de prendre le relais après le dictateur.
La complicité du gouvernement chilien, de responsables politiques ainsi que de juges est évidente. Le ministre de l'intérieur anglais de l'époque, Jack Straw, porte aussi une part de responsabilité : il l'a laissé repartir de Londres, où il était en état d'arrestation, après que des examens médicaux truqués aient conclu que sa maladie l'empêchait de pouvoir supporter un procès.
A son arrivée au Chili, en sautant de sa chaise roulante, Pinochet a bien signifié au monde qu'il pouvait se moquer de tous.
Pinochet, symbole d'iniquité et de crime, pouvait narguer tout le monde car il jouissait de l'inavouable complicité de responsables politiques de divers pays, Chiliens, Anglais, mais aussi Nord-Américains.
Pinochet a pu se permettre tous ces agissements car il était secrètement considéré, par beaucoup de responsables, comme celui qui a sauvé les privilèges de classes et les intérêts des multinationales en même temps que le système capitaliste chilien.
L'exemple de la condamnation d'un dictateur aurait élimé les éventuelles vocations dont les pays développés, pourraient bien, à l'avenir, avoir besoin. Le continent africain nous rappelle en effet que cette option est toujours valable.
Dans cette optique, Pinochet, bien que trahissant systématiquement sa propre parole, n'a, en fait, jamais été qu'un fidèle à ses commanditaires de l'empire américain. En tant que pantin du gouvernement américain et des multinationales, Pinochet ne fut pas à proprement parler un traître, mais un fidèle laquais de l'impérialisme.