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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 13:55
 MARE NOSTRUM: SYRIE

 

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 09:45
rREMUE-MENINGES:des faits , rien que des faits !

 

 

Parlons des faits , rien que des faits !

Plusieurs mesures de politique économique préconisées par Jean-Luc Mélenchon seraient d’ailleurs de graves obstacles à la réalisation d’un programme de progrès social :
c’est le cas en particulier de la « transformation de la CSG et de l’impôt sur le revenu actuel en un nouvel impôt citoyen sur les revenus, garantissant les recettes de la Sécurité sociale et de l’État ». La fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG conduirait à imposer des contribuables jusque-là non-imposables car le premier niveau de la CSG frappe tous les revenus sauf ceux de certaines allocations sociales. Cette idée s’inscrit dans une logique de déresponsabilisation sociale des entreprises et de leur désengagement du financement de la protection sociale. C’est la démarche, déjà largement engagée par Sarkozy puis Hollande, du remplacement des cotisations sociales des entreprises par l’impôt. Un prélèvement fiscal sur les revenus des salariés et citoyens se substituerait au prélèvement sur les profits des entreprises, mettant en cause un des fondements du projet d’Ambroise Croizat. Au contraire, L’Humain d’abord précisait : « loin de toute fusion entre la CSG et l’impôt sur le revenu, nous mettrons en place une nouvelle cotisation sociale sur les revenus financiers afin d’aller vers la suppression de la CSG et l’extinction de toute fiscalisation de la protection sociale » ;
au chapitre des ruptures avec l’Humain d’abord figure l’abandon de la proposition d’un fonds de développement économique, social et écologique solidaire européen visant à mobiliser la puissance de création monétaire de la Banque centrale européenne pour financer le développement des services publics.
enfin, en ce qui concerne les objectifs écologiques d’un gouvernement de gauche, l’abandon du nucléaire est acté dans le programme de la « France insoumise » alors qu’il ne figurait pas dans L’humain d’abord. Ce choix, reprenant l’hypothèse irréaliste d’un passage à 100 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2050, conduirait en fait à brûler davantage de combustibles fossiles, comme l’Allemagne a été amenée à le faire avec le charbon. Il priverait la France des moyens de faire face au défi écologique majeur, le réchauffement climatique. En regard de ce renoncement, les discours de Jean-Luc Mélenchon sur l’« écosocialisme » et la planification écologique donnent une impression d’incohérence.

Les propositions de la « France insoumise »
....en net recul par rapport aux objectifs sociaux
...... de L’Humain d’abord :

France insoumise fixe le SMIC à 1 300 euros nets en 2017 alors que nos objectifs communs en 2012 dans L’humain d’abord :
étaient de ....... 1 700 euros bruts dès 2012,
et donc ......1 700 euros nets avant 2017.

......
Le PCF propose aujourd’hui 1 800 euros bruts dès 2017
(c’est la revendication de la CGT)

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 09:39
rREMUE-MENINGES:des faits , rien que des faits !

 

 

Parlons des faits , rien que des faits !

Plusieurs mesures de politique économique préconisées par Jean-Luc Mélenchon seraient d’ailleurs de graves obstacles à la réalisation d’un programme de progrès social :
c’est le cas en particulier de la « transformation de la CSG et de l’impôt sur le revenu actuel en un nouvel impôt citoyen sur les revenus, garantissant les recettes de la Sécurité sociale et de l’État ». La fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG conduirait à imposer des contribuables jusque-là non-imposables car le premier niveau de la CSG frappe tous les revenus sauf ceux de certaines allocations sociales. Cette idée s’inscrit dans une logique de déresponsabilisation sociale des entreprises et de leur désengagement du financement de la protection sociale. C’est la démarche, déjà largement engagée par Sarkozy puis Hollande, du remplacement des cotisations sociales des entreprises par l’impôt. Un prélèvement fiscal sur les revenus des salariés et citoyens se substituerait au prélèvement sur les profits des entreprises, mettant en cause un des fondements du projet d’Ambroise Croizat. Au contraire, L’Humain d’abord précisait : « loin de toute fusion entre la CSG et l’impôt sur le revenu, nous mettrons en place une nouvelle cotisation sociale sur les revenus financiers afin d’aller vers la suppression de la CSG et l’extinction de toute fiscalisation de la protection sociale » ;
au chapitre des ruptures avec l’Humain d’abord figure l’abandon de la proposition d’un fonds de développement économique, social et écologique solidaire européen visant à mobiliser la puissance de création monétaire de la Banque centrale européenne pour financer le développement des services publics.
enfin, en ce qui concerne les objectifs écologiques d’un gouvernement de gauche, l’abandon du nucléaire est acté dans le programme de la « France insoumise » alors qu’il ne figurait pas dans L’humain d’abord. Ce choix, reprenant l’hypothèse irréaliste d’un passage à 100 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2050, conduirait en fait à brûler davantage de combustibles fossiles, comme l’Allemagne a été amenée à le faire avec le charbon. Il priverait la France des moyens de faire face au défi écologique majeur, le réchauffement climatique. En regard de ce renoncement, les discours de Jean-Luc Mélenchon sur l’« écosocialisme » et la planification écologique donnent une impression d’incohérence.

Les propositions de la « France insoumise »
....en net recul par rapport aux objectifs sociaux
...... de L’Humain d’abord :

France insoumise fixe le SMIC à 1 300 euros nets en 2017 alors que nos objectifs communs en 2012 dans L’humain d’abord :
étaient de ....... 1 700 euros bruts dès 2012,
et donc ......1 700 euros nets avant 2017.

......
Le PCF propose aujourd’hui 1 800 euros bruts dès 2017
(c’est la revendication de la CGT)

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 06:42
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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 06:58
MARE NOSTRUM:victoire "historique" des Tunisiennes

 

 

Loi contre les violences aux femmes : victoire "historique" des Tunisiennes

Manifestation de centaines de Tunisiennes en soutien à une femme victime d'un viol en 2012
Manifestation de centaines de Tunisiennes en soutien à une femme victime d'un viol en 2012
©AP Photo/Aimen Zine

Le Parlement tunisien a voté mercredi 26 juillet 2017 une loi visant à en finir avec les violences faites aux femmes. Un texte "historique" selon la ministre de la Femme et salué par l'ensemble des défenseur-e-s des droits des femmes en Tunisie.

Elles sont fières, heureuses et soulagées. Après une décennie de lutte et quatre jours de débats intenses, les militantes pour la défense des droits des femmes ont enfin obtenu gain de cause en Tunisie. Mercredi 26 juillet 2017, le Parlement tunisien a voté une loi pour lutter contre les violences faites aux femmes, un texte qui renforce la protection des victimes et abolit des dispositions jugées rétrogrades. 
Une adoption qui a été accueillie dans la liesse par les parlementaires comme le montre la vidéo de l'annonce du vote ci-dessous. Publiée sur le site du ministère des Droits des femmes de Tunisie, en arabe, elle se passe de traduction tant elle est jubilatoire. 


Après de longs débats et tractations, la législation a été adoptée à l'unanimité des 146 députés présents (sur 217 élus). "C'est un moment très émouvant et nous sommes fiers en Tunisie (...) d'avoir pu nous réunir autour d'un projet historique", a déclaré la ministre de la Femme, Naziha Laabidi.

"On les a eus au corps, comme on dit", sourit pour sa part Sana Ben Achour, militante des droits des femmes et présidente de l'association Beity pour les femmes en difficulté. "C'est magnifique. Pour moi, c'est plus qu'une décision historique. Cela faisait tellement longtemps qu'on y travaillait, depuis 2004, et cette loi n'arrivait pas !"

Abrogation du très controversé article 227 bis 

La législation votée mercredi vise effectivement à "en finir avec toutes les formes de violences contre la femme".  La loi prévoit notamment une assistance juridique et psychologique aux victimes et instaure des programmes spécifiques pour ancrer "les principes des droits humains et de l'égalité entre les genres" dans l'enseignement.

Elle modifie également l'article 227 bis, très controversé, du Code pénal, supprimant la disposition qui prévoit l'abandon des poursuites contre l'auteur d'un acte sexuel "sans violences" avec une mineure de moins de 15 ans s'il se marie avec sa victime. "On a fait tomber l'article 227 bis qui était une honte... On a fait admettre l'inceste. Il y a une redéfinition du viol à l'encontre des mineurs filles ou garçons", se rejouit Sana Ben Achour, militante des droits des femmes et présidente de l'association Beity pour les femmes sans domicile.
 
"Cette loi va mettre fin à des textes archaïques du Code pénal. On a fait tomber les lois de l'ordre public patriarcal." Sana Ben Achour, dans un entretien à TV5MONDE

Satisfaction des militantes des droits des femmes

La Tunisie est considérée comme une pionnière en matière de droits des femmes dans le monde arabe et la nouvelle Constitution adoptée en 2014 stipule que les "citoyens et citoyennes sont égaux en droits et devoirs". La législation promulguée est aussi considérée comme une victoire et un texte fondateur pour les défenseur-e-s des droits des femmes "dans le Maghreb et dans le monde arabe", souligne Sana Ben Achour.

Mais en Tunisie comme ailleurs dans le monde, les femmes restent victimes de discriminations dans de nombreux domaines et, tout en se félicitant du vote de cette loi, plusieurs militants des droits des femmes appellent à s'atteler maintenant à faire évoluer les mentalités. Près d'une femme sur deux en Tunisie dit avoir déjà subi "une ou plusieurs formes de violences", selon une étude réalisée par un établissement public. 

La loi votée mercredi entrera en vigueur six mois après sa publication au Journal officiel. "C'est formidable. C'est émouvant. Il y a encore des choses à faire, mais l'essentiel y est", conclut Khadija Chérif, figure historique de la société civile tunisienne.
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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 15:37

 Netanyahou réclame la « peine de mort » contre les Palestiniens

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C’est sans honte ni même une once de pudeur pour ces milliers de morts Palestiniens, assassinés lâchement par l’Etat sioniste que Netanyahou a évoqué le recours à la peine de mort contre les Palestiniens qui se rendraient coupables d’un attentat mortel.

C’est l’hôpital qui se moque de la charité. Comment le premier ministre de l’Etat criminel peut-il prétendre jouer les redresseurs de tort, lui qui a sur la conscience la vie de milliers de Palestiniens, des hommes, des femmes et des enfants exécutés, emprisonnés ou vivant dans la précarité la plus totale ?
Conforté par son séjour européen où il a pu à loisir étaler sa propagande sioniste aux oreilles compatissantes d’un Macron pendu à ses lèvres, « Bibi » se sent pousser des ailes et compte profiter de cette nouvelle amitié pour accentuer la pression sur la population palestinienne.

Suite à la mort de trois membres d’une famille israélienne tués par un Palestinien de la colonie de Cisjordanie, Netanyahou s’est rendu au chevet de la famille. Il a profité de l’occasion pour proposer le recours à la peine de mort lorsque des juifs sont tués par des Palestiniens. Une manière d’invoquer anticipativement la peine capitale contre Omar Al-Abed, arrêté après avoir tué les trois membres de la famille.
Si la peine de mort est toujours en théorie d’application dans le code pénal israélien, elle n’a été utilisée qu’ « une seule » fois en 1962 contre le nazi Adolf Eichmann.
Une situation qui pourrait presque être risible si elle n’était pas aussi dramatique, comment réclamer la peine de mort alors que l’Etat sioniste tue à tour de bras les Palestiniens et ce quotidiennement ?

Des milliers de Gazaouis sont morts sous les balles et les bombes sionistes sans que Netanyahou n’éprouve pourtant le désir de parler de « peine de mort ».
Peut-être le fait d’avoir arrêté vivant le suspect alors qu’habituellement les « assaillants » sont abattus sur le champ sans autre forme de procès, a donné l’envie au premier ministre de se doter d’une nouvelle arme plus « légitime » aux yeux de la communauté internationale ?
«  Il est temps de recourir à la peine de mort contre les terroristes. C’est quelque chose qui est inscrit dans notre législation. Je sais qu’il faut, pour l’appliquer, une décision unanime du jury, mais celui-ci doit connaître la position du gouvernement. Eh bien, je la lui donne : il faut mettre à mort cet individu  », a déclaré le criminel de guerre, cité par le quotidien Haaretz.

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 14:04
L’image contient peut-être : une personne ou plus, mème et texte
3 h

Venezuela : Un vote qui appelle le retour immédiat à la paix et au dialogue 🇻🇪

41,53% des Vénézuéliens ont pu se rendre aux urnes ce dimanche 30 juillet, malgré un climat de violence accru par l'opposition au président Nicolas Maduro qui refusait de présenter des candidats au scrutin et qui entendait l'empêcher en rendant la situation incontrôlable. 10 personnes ont ainsi perdu la vie au cours de cette journée de vote, montant le bilan macabre de ces quatre derniers mois d'affrontements politiques aigus à près de 130 morts.

Le peuple vénézuélien paie d'un lourd tribut son aspiration à la paix. La veille du vote, des militants masqués prétendant défendre la démocratie avaient saccagé du matériel électoral en le brûlant en place publique.

L'opposition appelle déjà à des actions lundi et mercredi, jour d'installation de l'Assemblée constituante ; elle est notamment appuyée par l'Administration américaine qui parle, avec l'élection de dimanche, d'un "pas vers la dictature" et qui brandit à nouveau la menace de sanctions, et par les autorités de Colombie, où 1 million de Vénézuéliens ont émigré pour fuir les violences et trouver du travail.

C'est continuer à jeter de l'huile sur le feu alors qu'il s'agirait pour la communauté internationale de créer les conditions d'une médiation internationale sous égide de l'ONU afin de rétablir la paix et la sécurité au Venezuela.

Le Parti communiste français, partisan de la paix et du dialogue national, appelle le gouvernement français à agir fermement en ce sens plutôt que d'emboîter le pas à un président Trump qui multiplie ces jours-ci les déclarations et décisions agressives.

Le PCF adresse aux forces de la paix, de la justice sociale et de la démocratie vénézuéliennes sa solidarité et affirme la nécessité d'un arrêt immédiat des violences qui endeuillent le peuple du Venezuela.

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 16:28

 

 

 

Météo : Une longue et étouffante vague de chaleur sur la Corse

 
Rédigé par Michela Vanti le Lundi 31 Juillet 2017 à 15:54 | Modifié le Lundi 31 Juillet 2017 - 17:20

 

image: http://www.corsenetinfos.corsica/photo/art/grande/16190961-21114215.jpg?v=1501509747

image: http://www.corsenetinfos.corsica/photo/art/default/16190961-21114215.jpg?v=1501509797

Météo : Une longue et étouffante vague de chaleur sur la Corse

Prévoyez de vous habiller léger ! La vague de chaleur qui a commencé à affecter la Corse du Sud aujourd’hui, va s'étendre à la totalité de l’île en s'intensifiant jusqu'à prendre les critères de canicule et en persistant dans le temps. Un épisode de forte chaleur est attendu à partir de mardi sur une bonne partie de la France, prévient Météo France et la Corse n’en sera pas épargnée.  

"Dès le matin, les températures minimales seront comprises entre 21 et 25°C et les maximales pourront dépasser les 40 degrés en Haute-Corse." - explique l'institut météorologique ce lundi. 
Même si la durée de cette vague de chaleur n'est pas encore vraiment connue elle pourrait être exceptionnelle tant en intensité qu'en durée :  la barre des 40° sera probablement dépassée pendant plusieurs jours et ces températures, de 4/6 degrés au-dessus des moyennes de saison, sont attendues jusque vers le 8, 9 aout.

Face à ces températures élevées, l'Agence régionale de la Santé et les préfectures de Corse du sud et de la Haute-Corse rappellent ont activé le niveau de vigilance jaune et rappellent les gestes primordiaux à adopter dans ce contexte. Notamment de prévoir une hydratation suffisante, de se rafraîchir régulièrement et d’éviter de s'exposer trop longtemps au soleil surtout dans les heures les plus chaudes de la journée. 


En savoir plus sur http://www.corsenetinfos.corsica/Meteo-Une-longue-et-etouffante-vague-de-chaleur-sur-la-Corse_a28622.html#LCy7pY6hmYZkAKyA.99
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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 14:25

Voilà. Il voulait juste agresser un "Maghrébin". Alors, il l'a lardé de coups de couteau. Comme ça. Parce que cet homme passait par là, et que c'était un "Maghrébin". Non, non. Ce n'est pas une affaire de religion, a-t-il dit.

La victime est gravement blessée. Elle devrait s'en sortir, parce que les secours sont rapidement intervenus. Et juste un détail. Elle n'est pas d'origine "maghrébine".

Ce dimanche 30 juillet, les deux agresseurs présumés d'un homme victime de coups de couteau ont été déférés au parquet de Montauban, à l’issue de leur…
ladepeche.fr
 
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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 14:00

A Corsica in cumunu/La Corse en commun
Contribution du PCF à l’élaboration d’une plateforme commune pour les territoriales de
2017 entre la FI et PCF

La séquence électorale de la présidentielle et des législatives a bouleversé le paysage politique.
Une phase politique nouvelle s’ouvre. Le rejet profond de la société actuelle révèle un immense besoin
de changement de politique et la nécessité d’un déverrouillage démocratique ouvrant sur une 6ème
République.
Le présidentialisme renforcé par l’inversion du calendrier électoral et le quinquennat a une fois
de plus montré ses limites antidémocratiques avec l’élection par défaut du président de la République
suivie d’une abstention record aux législatives et l’élection de 360 députés de la majorité
présidentielle.
C’est de cette façon le courant néolibéral, hors clivage droite gauche, est devenu dominant. Son
projet politique mêle austérité et reculs sociaux dans la continuité et l’approfondissement des choix
désastreux de la mandature précédente. Les dirigeants de l’Union européenne ont salué les bons
résultats de la République en Marche (LREM) et insisté pour que soient engagées les réformes de la
fiscalité et du marché de l’emploi considéré comme le « principal point de blocage en France… »
Le passage en force est dans l’ADN de cette majorité présidentielle néolibérale qui a adopté la
loi d’habilitation des ordonnances permettant la casse du code du travail et d’autres mesures
antisociales. Le parlement, réduit en chambre d’enregistrement en a débattu au mois de juillet.
L’adoption en conseil des ministres interviendra fin septembre.
Cette charge contre les droits sociaux et démocratiques, inspirée par le MEDEF
impactera d’autant plus la Corse que la précarité, les bas salaires et le non respect du droit du
travail y sont déjà très prononcés.
Les forces populaires, les travailleurs doivent se rassembler pour riposter à ce qui se profile :
hausse de la CSG, réduction révélatrice de l’APL, réduction des dotations budgétaires aux collectivités
locales (13 milliards d’euros), suppression de 120 000 emplois dans la fonction publique, mise en
oeuvre des « pactes girondins » aggravant la concurrence des territoires et se substituant à la solidarité
nationale.
Le respect des critères européens et austéritaires de convergence budgétaire impose une
réduction globale de 80 milliards sur la dépense publique au détriment des services publics et de
l’amélioration des conditions de vie des populations.
Le combat des députés du PCF et de la FI est un point d’appui pour les mobilisations
sociales et politiques qu’il faut opposer à cette politique exclusivement favorable aux forces de
l’argent.
Les élections territoriales des 3 et 10 décembre 2017 vont se dérouler dans ce contexte où la
riposte doit prendre corps et s’exprimer y compris dans les urnes pour résonner ensuite dans
l’hémicycle de la future collectivité unique. C’est la volonté que nous affirmons dans le prolongement
de l’action, résolue et constante, des élus communistes et citoyens du Front de gauche à l’Assemblée
de Corse en réponse aux fortes attentes sociales et populaires.
L’urgence sociale est la principale caractéristique d’une situation marquée par l’aggravation
constante des inégalités, la précarité, la pauvreté et le chômage. Les chiffres sont éloquents : 22 000
chômeurs ; 55 000 personnes sous le seuil de pauvreté ; le taux de pauvreté le plus élevé des régions
métropolitaines ; les ménages les plus aisées ont des revenus 3.8 fois supérieurs à ceux des ménages
les plus modestes ; un revenu médian qui situe la Corse au dernier rang des régions métropolitaines.
2
Cette situation découle des politiques d'austérité des gouvernements successifs mais aussi de
choix politiques privilégiant un modèle économique déséquilibré par la promotion quasi exclusive de
l’économie du tourisme durant 30 ans. Le patronat insulaire y a fait son profit : en témoigne le poids
financier du consortium repreneur de la SNCM, 1 milliard d'euros de chiffre d’affaire.
L’hégémonie de ce cartel d'entreprises qui se taille la part du lion avant de laisser aux TPE les
quelques miettes restantes, pèse sur toute l’économie de la Corse et ne peut que produire des effets
négatifs sur les conditions d’emploi et de salaires des travailleurs insulaires à fortiori dans le cadre des
lois « travail » 1 et 2.
S’attaquer, ou pas, à cette domination sur la société est un enjeu central pour réorienter
l’utilisation de l’argent public dans l’intérêt général et gagner en transparence. On sait que 194 M€ de
réfaction de TVA ne bénéficient pas aux consommateurs aux ménages populaires qui voient leur
pouvoir d’achat amputé d‘autant. En même temps les entreprises insulaires disposent chaque année de
90 M€ d’aides à travers différents dispositifs d’allégements de fiscalité et de cotisations sociales ou de
prêts bancaires à taux bonifiés.
Voilà des enjeux autour desquels s’opèrent la recomposition politique et l’émergence
d’une force centriste de gouvernement.
C’est vrai en Corse avec l’accession au pouvoir régional des nationalistes ; c’est aussi vrai au
plan national. Les fondements de la gauche ont été fragilisés et dénaturés dans un glissement à droite
favorable aux exigences du MEDEF. La composition du gouvernement Philippe en fait la
démonstration.
L’emploi, le droit du travail, l’organisation administrative et institutionnelle de la République
sont remodelés en conséquence. Sans entrer dans le détail des lois Macron et NOTRe, nous pouvons,
dans les grandes lignes, en vérifier la finalité. Elles consistent essentiellement à réduire la dépense
publique utile aux populations pour en faire profiter l’entreprise au sens patronal des choses. Un
chiffre significatif : sur 10 emplois créés actuellement, 9 sont des CDD.
Le travailleur est plus que jamais la variable d’ajustement du profit. La prétendue modernité de
cette politique renvoie en définitive à des conditions d’exploitation digne d’une époque ou il était
taillable et corvéable à merci. Tout y passe : durée hebdomadaire du travail, salaires, protection
sociale, santé, retraite....
Les services publics sont démantelés, la libre concurrence tourne à plein régime déloyal et low
cost. Cela conduit également à un recul préoccupant dans l’Education, la formation, la culture... alors
que les dotations aux collectivités subissent des réductions phénoménales. Inversement les 25
premières sociétés cotées au CAC 40 distribuent des dizaines de milliards d’euros de dividendes à
leurs actionnaires.
Beaucoup s'interrogent sur ce qu'est la gauche aujourd'hui et pas uniquement la gauche
gouvernementale. La recomposition politique prend ainsi sa place plus par défaut que par adhésion à la
politique d’austérité dans un climat incertain de grande confusion idéologique ou les repères
s’estompent. Toute la gauche est concernée.
Quand la gauche ne parle plus aux personnes qui vivent dans la difficulté et la souffrance, elle
ne leur permet plus de se projeter vers une autre vie ; elle ne peut que se condamner elle même.
L'austérité, ne fait pas que casser les existences et les territoires, elle est aussi dévoreuse d’utopie. Rien
n’est plus fragile que l’espoir… Voilà pourquoi nous proposons de sortir de cette impasse, en fondant
notre démarche sur la réalité, elle-même complexe, du paysage politique et du contexte qui sont les
nôtres.
Ici comme dans tout le pays, les préoccupations sont d’abord sociales et la réponse ne peut
être amputée d’une des deux dimensions, nationale et régionale, qu’elle implique.
3
Pour empêcher les Corses de situer les responsabilités, un rideau de fumée est dressé avec la
réforme institutionnelle en jouant du populisme et du poujadisme transformés en colère identitaire, non
contre l'austérité mais contre la France pour les dirigeants nationalistes, ou contre l'Etat pour ceux de la
gauche sociale démocrate et la droite.
Les scrutins précédents permettent de tirer plusieurs enseignements, de voir les contradictions
et les obstacles mais aussi les possibilités et les encouragements à engager une démarche
antiaustéritaire s’attaquant aux « prédateurs » du pouvoir d’achat des ménages et aux stratégies
opaques de recomposition politique pour la conquête ou le partage du pouvoir régional.
La « nouvelle génération » de dirigeants politiques qui affiche cette volonté, nous l’avons vu à
Bastia, est prête à faire des alliances sans principe qui entretiennent la confusion politique en
stigmatisant les partis politiques et en répudiant le clivage droite gauche. Au mieux, dans cette
démarche, il y aurait trois blocs un de droite, un nationaliste, un de gauche, tous traversés par
différentes sensibilités, lesquelles se déchirent moins sur des options politiques que sur le choix de
leurs leaders.
C’est ce à quoi nous assistons élection après élection. Ces affrontements ne se résument pas à la
seule opposition rurale urbaine, elle est aussi la confirmation d’une volonté de s’inscrire dans l’option
de recomposition ouverte à Bastia aux municipales et confirmée depuis à chaque scrutin.
La trame de ces manoeuvres, c’est effectivement la priorité donnée à la réforme
institutionnelle et à la spécificité identitaire au détriment de la question sociale.
Notre analyse demeure donc et nous n’évacuerons pas nos votes contre les délibérations de
l’Assemblée de Corse relatives au statut de résident, au statut fiscal (muet sur les détournements de
réfactions de TVA ou les exonérations de droits sur la transmission des gros patrimoines) ou à la
collectivité unique.
A ces choix s’ajoutent la déspécialisation de la dotation de continuité territoriale et la création
d’une zone franche rurale acceptées par le gouvernement Valls Hollande, la volonté d’adaptation de la
laïcité et le questionnaire aux enfants scolarisés. Cette analyse nous a conduit à voter contre la
traduction budgétaire de cette politique et à ne pas signer, contrairement à l’ensemble des autres
groupes de l’Assemblée de Corse, le protocole d’accord préalable au vote du budget 2016 de la CTC.
Voilà pourquoi nous ne faiblirons pas dans l’exigence de rompre à tous les niveaux avec la
politique d’austérité et le refus d’une nouvelle réforme institutionnelle, dont la finalité - au bénéfice
d’une mention de la Corse dans la Constitution – serait la dérogation permanente à la loi ou au
règlement et le fédéralisme européen sous couvert de « pacte girondin ».
Globalement ce sont les principes républicains et la solidarité nationale qui sont attaquées
au détriment des intérêts des plus modestes.
Dans ce contexte politique et social, nous lançons un appel aux forces de gauche, aux acteurs et
actrices du mouvement social, associatif, culturel, sportif, aux citoyens et citoyennes qui veulent
résister aux politiques d’austérité et à ces choix, avec la volonté de porter ensemble dans l’hémicycle
de la collectivité unique une politique de gauche offensive.
Les élections territoriales des 6 et 13 décembre seront cruciales.
Leur enjeu majeur se pose au regard de la situation politique, économique et sociale à la fois en
Corse et dans le pays comme en Europe :
 -soit la Collectivité de Corse (CC) oriente sa politique dans le sens de la solidarité nationale, de
l’égalité, du progrès social de la transition écologique ;
 -soit elle s’enfonce dans l’adaptation à l’austérité et la soumission à la logique libérale low cost,
facteur d’aggravation des fractures sociale et territoriale, de la dégradation environnementale.
4
Pour ce qui nous concerne nous nous inscrivons dans la première option. Il s’agit de construire
une issue de gauche à la crise et de proposer une alternative à la politique d’austérité qui ferme toute
perspective de changement et anéantit tout espoir.
Notre ambition est d’oeuvrer avec les forces disponibles à la construction d’un projet
refusant la voie libérale et au rassemblement d’une gauche citoyenne, solidaire et écologique.
Cette résistance citoyenne à la régression sociale, à la cherté de la vie, aux bas salaires, à la
pénurie de logements sociaux, à la précarité et à la pauvreté, nous proposons de l’articuler autour de 6
axes politiques :
1. Contre l’austérité et la régression sociale.
Dans le cadre d'une réforme fiscale, fondée sur la justice sociale, nous proposons de :
 -créer une ressource fiscale assise sur la contribution des profits des multinationales répartie par
péréquation nationale pour un développement économique et social harmonieux dans chaque
région ;
 -élaborer le budget de la Collectivité de Corse avec les acteurs locaux (associations, syndicats,
élus, citoyens) ;
 -faire la transparence sur les détournements des dispositifs fiscaux spécifiques, réfactions de
TVA et Taxe de transport, afin qu’ils bénéficient aux consommateurs et aux usagers ;
 -instaurer une contribution sur la transmission des gros patrimoines insulaires pour alimenter un
fonds destiné au logement social géré par l’OFC ;
 -lutter contre la cherté de la vie rétablir le franco de port et le respect des principes de la
continuité territoriale ;
 -lever le gel des dotations de l’Etat ;
2. Pour l'emploi.
Nous préconisons de développer les services publics et d’établir des critères économiques et
sociaux d’efficacité dans l’usage des fonds publics mis à disposition des entreprises (90M€ par an)
pour :
 -créer des emplois stables correctement rémunérés
 -promouvoir la formation professionnelle et le dialogue social
 -développer l’économie sociale et solidaire.
 -donner tout son sens à la lutte contre la précarité
3. Contre les discriminations
La priorité sera donnée à l’égalité des droits à travers l’élaboration d’une charte permettant :
 -d’agir pour l’égalité des droits hommes-femmes,
 -de lutter contre toutes les formes de racisme,
 -de combattre les discriminations, d'ordre sexuel, ethnique, religieux ou liées au handicap
4. L'aménagement du territoire, le logement social, la santé et la transition écologique.
Il s’agit de porter une logique de développement pour :
 -lutter contre les inégalités territoriales
 -renforcer la politique en faveur des transports collectifs intégrant la poursuite des
investissements sur le réseau ferré
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 -défendre la continuité territoriale de service public aérienne et maritime contre la concurrence
déloyale des low cost et la déréglementation européenne
 -préserver les opérateurs historiques CMN et CL Air Corsica et Air France sur la desserte
publique
 -mobiliser les excédents et les reliquats de la dotation de continuité territoriale en priorité sur la
baisse des tarifs
 -réaliser un parc locatif public pour l’accès au logement
 -mettre en place un fonds d’intervention régional unique pour rééquilibrer l’économie et
soutenir de la manière la plus appropriée l’industrie, l’agriculture et le tourisme,
 -créer de l’emploi stable bien rémunérer
 -mobiliser tous les moyens de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE)
 -promouvoir les énergies renouvelables et réaliser l’alimentation en Gaz des centrales
thermiques de Lucciana et du Vazzio
 -obtenir un plan exceptionnel d’investissement (PEI) santé
 -développer une politique écologique de traitement des déchets
 -respecter l’environnement
5. L’éducation, la formation et la culture au coeur du projet régional.
En ce sens nous voulons :
 -renforcer l’action en faveur des lycées de la formation professionnelle et de l'apprentissage
 -favoriser l’épanouissement de la langue et de la culture corses
 -favoriser la culture en Corse
 -soutenir l’emploi et la formation artistique et culturelle
 -organiser une conférence régionale de l’art, de la culture et de l’éducation populaire
6. La démocratie comme but et moyen.
Il s’agit d’offrir aux citoyens la possibilité de :
 -se prononcer dans l’immédiat par référendum sur la Collectivité unique
 -participer à la définition des choix, des actions et à leur mise en oeuvre
 -créer un observatoire des marchés publics et un contrôle de l’utilisation des fonds publics
 -constituer un droit à l’interpellation citoyenne sur des sujets d’intérêt régional
 -faire de la CC une collectivité de la coopération et de la solidarité
 -engager les travaux pour une nouvelle Constitution posant les fondations d’une 6ème
République solidaire et démocratique respectueuse de la souveraineté du peuple
A partir du bilan des élu(e)s communistes et citoyens du Front de gauche, de ces
propositions et de celles qui pourront s’y ajouter, dans le débat et l’échange citoyen que nous
souhaitons le plus large, nous voulons faire grandir une dynamique de rassemblement et un
espoir à gauche pour la Corse.

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Published by BANDERA ROSSA
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