Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 07:03

Publié par El Diablo

GATTAZ et le MEDEF sur un nuage...
Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 16:47
Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 16:22
Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 13:56
MARE NOSTRUM: PALESTINE NAKBBA MAI 1948 MAI 2017

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 09:00

LEGISLATIVES DU 11 ET 18 JUIN 2017

Pour les élections législatives des 11 et 18 juin, le PCF-Front de Gauche reconduit le binôme de 2012, Marie Jeanne FEDI, Charles CASABIANCA de 2012 pour le représenter.

Pour les élections législatives des 11 et 18 juin, le PCF-Front de Gauche reconduit le binôme de 2012, Marie Jeanne FEDI, Charles CASABIANCA de 2012 pour le représenter.
Dans un contexte politique nouveau, malgré le score obtenu par le candidat soutenu par le parti communiste, ce binôme repartira au combat.
Ce combat n’a rien de militaire, il est idéologique. Il s’inscrit dans une démarche d’opposition radicale à toute tentative de régression sociale, tout en revendiquant une société plus juste et plus solidaire. Il est urgent de remettre l’humain et le progrès social au centre du système et gommer les effets négatifs des politiques libérales qui broient les femmes et les hommes, accroissant sans cesse la richesse des nantis. La mondialisation doit profiter au plus grand nombre et non à une infime minorité. L’intérêt collectif doit primer sur l’intérêt individuel.
Pourquoi présenter des candidats PCF-Front de Gauche dans la 2ème circonscription de Haute Corse ?
Comme en 2012 nous pensons qu’il est important que le monde du travail, dans sa diversité soit présent pour défendre ses intérêts face à des caciques qui soutiennent depuis trop longtemps une politique mortifère pour les travailleurs, les sans-emplois, les jeunes les retraités . Nous voulons nous investir dans cette circonscription pour stopper la désertification du milieu rural trop souvent générée par la suppression des services publics. Les communistes sont les seuls à considérer que les services publics sont la clé de voûte du maintien des propositions en milieu rural. Ces services sont indispensables au maintien des activités économiques sur notre territoire. Sans eux, les entreprises PME, TPE et les exploitations agricoles viendraient rapidement à disparaitre. Enfin, ils permettent un traitement administratif égal pour tous et participent à apaiser les tensions sociales. Pour toutes ces raisons vous comprendrez à l’inverse d’autres concurrents que nous nous opposons à toutes suppressions.
Notre présence à cette élection et dans cette circonscription s’inscrit dans la continuité de nos actions au quotidien. En effet, quel que soit le gouvernement en place, nous n’attendons pas les élections pour descendre dans la rue, chaque fois qu’un service public est menacé de fermeture, au nom d’une rentabilité financière supposée. Cela sans tenir compte du service qu’il rend et de sa participation à l’enracinement des populations qu’il crée tant pour les personnes qui y vivent que d’un point de vue économique pour les entreprises qui y ont fait le choix de s’installer. Force est de constater que cela n’est pas le cas de nombre de nos concurrents dans cette circonscription. Certains d’entre eux militent dans des organisations qui prônent la suppression de centaines de milliers de poste de fonctionnaires, sans se soucier des conséquences que pourraient avoir e telles mesures sur notre territoire.
L’étiquette communiste n’est pas selon vous un handicap ou un frein pour voter en votre faveur ?
Loin d’être un frein, cette étiquette est une garantie que les électeurs éliront un député, un député militant qui défendra les intérêts du peuple contre les puissances de l’argent, un député élu pour servir et non pas pour se servir. Les élus communistes ont ici comme ailleurs, toujours démontré leur intégrité et leur détermination à œuvrer pour le bien commun. Les communistes français ont toujours été auprès de ceux qui souffrent. Leur contribution depuis 1936 a été déterminante pour améliorer le quotidien de tous les citoyens : la sécurité sociale, l’énergie, les comités d’entreprises, les divers acquis sociaux, etc…
Ce qui devrait faire peur aux électeurs c’est la casse du modèle social français. Le nouveau président élu demande aux français de lui donner à l’occasion des élections législatives, une majorité parlementaire afin de permettre au gouvernement d’avoir les mains libres et engager dès l’été le laminage du code du travail par ordonnances, celui des dépenses publiques, des services publics, des collectivités locales. Voilà ce qui devrait faire peur aux électeurs, aux travailleurs qui ont tout à perdre s’il donne un blanc sein à ce nouveau gouvernement ou aux défenseurs ou partis qui se disent libéraux.
Vos propositions ou votre politique en quelques points, si demain vous étiez élus comme député de la nation ?
Tout d’abord, il est indispensable de redonner du pouvoir d’achat aux gens. Aussi nous revendiquons le SMIC à 1700 euros.
Nous voulons mettre en œuvre une justice fiscale basée et pour le progrès social le mieux vivre. Nous proposons de redonner un vrai souffle au développement économique en favorisant les TPE et PME, par la mise en place d’une fiscalisation adaptée à ces entreprises créatrices d’emplois.
Il est indispensable de redéployer sur le territoire et en particulier dans le rural les services publics de manière à répondre à l’égalité de tous à l’accès du point de vue sanitaire, éducatif, administratif, culturel par une politique d’incitation financière et politique des bassins de vie.
Nous proposons également la mise en place d’aides, de prêts à taux zéro pour la rénovation, l’installation en zones rurales et une fiscalisation adaptée pour l’implantation d’entreprises, d’artisans de commerçants, d’entreprises agricoles qui créeront de l’emploi et de l’activité économique permettant ainsi un retour dans des zones aujourd’hui délaissées.
Nous voulons favoriser :
– L’investissement et le développement du logement social et la réhabilitation du bâti ancien en tant que résidence principale en milieu rural.
– Le maintien de nos ainés, dans nos villages en arrêtant la politique de déplacement des personnes vers les structures style EPHAD en zones urbaines par la mise en place d’une politique inverse de maintien de nos anciens au plus près de chez eux en y aidant les communes d’une part par un redéploiement des politiques d’investissements publics et d’autre part auprès des familles en y apportant les aides et services nécessaires.
Un effort sera nécessaire également dans la formation professionnelle. Nous demanderons que ces formations soient adaptées aux territoires et faites dans ces territoires avec une évaluation annuelle de ces actions.
Il n’y a pas de fatalité, il y a des choix politiques et de vie à faire. Allons-nous favoriser le développement individualiste de quelques-uns, de quelques micro-régions où allons-nous nous soucier de l’humain de son cadre de vie et d’une répartition des richesses sur l’ensemble du territoire ? Se mettre au service des gens et de leurs qualités de vie et non des banques et de leurs actionnaires.
Un député de la nation vote établit des lois qui deviendront nationales et qui seront la politique nationale d’un gouvernement donc d’un pays. Pour cela notre engagement au quotidien constitue une garantie pour mettre en place et travailler pour une politique progressiste et sociale dont notre pays et notre région ont tant besoin. Les chiffres nous montrent les tristes records que nous avons en matière des revenus moyens, de précarité sociale, de couverture sanitaire, etc…

 

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 08:43
MATR NOSTRUMSyrie: cinq morts dans des attentats de l'EI contre des minorités

 

Syrie: cinq morts dans des attentats de l'EI contre des minorités

 
Photo fournie par l'agence officielle Sana le 23 mai 2017 montrant les dégâts causés par une explosion à la voiture piégée près du quartier Al-Zahraa à Homs, le 23 mai 2017 (afp)


Cinq personnes ont été tuées mardi en Syrie dans des attentats à la voiture piégée revendiqués par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) contre deux quartiers où vivent majoritairement des minorités.
L'agence de propagande de l'EI, Amaq, a affirmé que des membres du groupe jihadiste sont les auteurs des explosions près de Damas et à Homs, la troisième ville du pays.
L'agence officielle Sana a précisé, pour sa part, que les explosions dans ces deux régions avaient été causées par les tirs des forces de sécurité contre des voitures qui s'approchaient de leurs postes de contrôle.
A Homs, l'explosion d'une voiture piégée près du quartier d'al-Zahra, où vivent en majorité des alaouites, la communauté du président Bachar al-Assad, a fait, selon Sana, quatre morts et 30 blessés.
Deux assaillants se sont approchés d'un barrage à bord d'un véhicule piégé. Des forces de sécurité ont ouvert le feu, faisant exploser le véhicule, a indiqué Sana.
Au moins 30 personnes ont été blessées dans l'explosion, selon la même source. "Ceux qui ont été légèrement blessés ont pu quitter l'hôpital", a affirmé à la télévision le gouverneur de la province Talal Barazi.
Cette attaque intervient deux jours après l'évacuation du dernier quartier rebelle de la ville en vertu d'un accord supervisé par la Russie, alliée du régime.
Des milliers de rebelles et de civils ont ainsi quitté Waer, permettant aux troupes de M. Assad de reprendre la totalité du contrôle de Homs, surnommée par les militants antirégime "capitale de la révolution" au début de la révolte en 2011.
Le quartier d'al-Zahra avait déjà été la cible de plusieurs attaques, dont plusieurs revendiquées par l'EI.
L'agence Sana a aussi fait état mardi d'une tentative d'attaque à la voiture piégée près de Damas.
La police a ouvert le feu sur un véhicule transportant des explosifs près d'un poste de contrôle sur la route reliant Damas à Sayeda Zeinab, un lieu de pèlerinage chiite au sud de Damas.
Un civil a été tué et un autre blessé, selon l'agence.
En mars, un double attentat suicide à Sayeda Zeinab avait fait 74 morts, pour la plupart des Irakiens venus en pèlerinage dans la capitale syrienne.
Plus de 320.000 personnes ont péri depuis le début en 2011 de la guerre en Syrie et plus de la moitié de la population a été contrainte de quitter son foyer.

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 07:40

Donald Trump a publié le 20 mai sur les réseaux sociaux une carte où apparaissent les différents pays au programme de son voyage. Parmi les destinations, l'Italie. Et selon la cartographie, l'île fait partie de l'Italie. 

Nous avons essayé d'interpeller Donald Trump à ce sujet sur Facebook et Twitter. Pour l'instant, le président et son équipe font la sourde oreille.

 

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 06:51

Conférence de presse de Pierre Laurent/ Elections législatives Paris – 22 mai 2017

Le 19 mai s'est donc clos officiellement le dépôt des candidatures aux élections législatives.

 

524 candidatures seront donc présentées ou soutenues par le PCF-Front de gauche en métropole, comprenant 452 candidatures à parité présentées par notre formation et 72 soutiens.

524 candidatures présentées pour porter la voix des électrices et des électeurs de gauche qui ne veulent pas laisser les mains libres à Emmanuel Macron, à son premier ministre Edouard Philippe, et à la droite, qui veulent pousser plus loin les logiques libérales des deux quinquennats précédents. 524 candidatures pour porter la voix des femmes et des hommes qui ont voté Jean-Luc Mélenchon, qui ont voté Benoît Hamon, qui ont voté Philippe Poutou ou Nathalie Arthaud, et qui veulent demain des députés communistes, Front de gauche, de gauche qui défendront le monde du travail, qui travailleront sans relâche à unir les forces populaires face aux forces coalisées du libéralisme, qui seront des remparts intraitables face au Front national.

Comme vous le savez, et malgré nos appels à l'unité de candidatures dans le maximum de circonscriptions, la direction nationale de France insoumise nous a opposé un refus de principe. Et cela, malgré le désir partagé dans de nombreuses circonscriptions par des membres des groupes d'appui locaux de FI et par les communistes d'aller ensemble à la bataille. Je le regrette profondément. C'est une faute au regard de l'objectif immédiat qui est le nôtre de constituer à l'Assemblée nationale la plus grande force possible face aux candidats du libéralisme, mais aussi au regard de l'avenir d'une gauche nouvelle qu'il convient désormais de réinventer en continuant à rassembler toutes les forces disponibles dans le respect de leur diversité. Nous continuerons de travailler sans relâche à la convergence d'action et de projet de ces forces.

Aujourd'hui, l'heure n'est pas à la polémique, mais à la mise en campagne de tous nos candidats. Les électrices et les électeurs qui nous questionnent ont juste droit à la vérité car elle comptera pour l'avenir. Ce qui s'est passé à Marseille ces jours ci est éloquent. Je veux saluer le geste politique de responsabilité qui a été celui des communistes des Bouches-du-Rhône après l'annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Et je renouvelle leur appel: pourquoi la main tendue des communistes, qui visait à créer les conditions d'une large victoire dans toute la ville, le département et au-delà, n'a-t-elle pas été saisie ? Cela reste pour nous incompréhensible.

Je veux le redire une dernière fois : personne, en tout cas pas nous, ne cherchait à briser la cohérence créée dans l'élan de la campagne présidentielle, bien au contraire, mais chacun pouvait aussi en reconnaître, sans la considérer comme un obstacle, sa diversité. C'était le moindre des respect à l'égard des communistes après leur soutien présidentiel. Pour nous tous qui revendiquons une VIème République, la cohérence d'une élection présidentielle, ce ne peut pas être comme pour d'autres l'abdication temporaire de souveraineté des électeurs au profit d'un Président qui vous dit : vous avez voté, vous avez adopté mon programme, on se reparle dans cinq ans. Nous voulons une majorité agissante, intervenante, pleinement citoyenne. Nous voulons des députés pleinement responsables à tout moment devant le peuple qui les a élus. Le Parti communiste et ses élus ont toujours agi en ce sens, avec liberté d'initiative et esprit constructif.

Tout cela étant dit, l'heure est à la bataille, car de nombreuses victoires législatives restent à portée de mains. Des millions de nos concitoyens souhaitent et espèrent ces victoires. La campagne est donc lancée, et bien lancée. J'étais moi-même hier devant plus de sept cent personnes en Gironde entouré des dix candidats et de leurs suppléants que nous présentons dans ce département.

La liste nationale des candidats que nous présentons rassemble des femmes et des hommes issus du peuple et qui vivent et travaillent comme l'immense majorité de celui-ci. Cette liste comporte aussi, comme je l'ai dit, le soutien à 72 candidatures de personnalités engagées dans le mouvement social à des titres divers et d'autres venus de formations politiques telles que France insoumise, Ensemble, République et Socialisme, EELV ou des soutiens de Benoit Hamon.

Parmi ces personnalités, citons Clémentine Autain, François Ruffin, Zara Boudjemaï, Caroline de Haas, Monique Pinçon-Charlot, Marianne Journiac…

Malgré l'absence d'accord national, il n'y aura pas de concurrence avec FI dans 29 circonscriptions. Des communistes en mesure de l'emporter ne se verront pas opposer de candidatures FI dans 11 circonscriptions. Nous en en félicitons et je veux saluer les militants locaux de la FI qui ont permis ces choix. Pour notre part, nous soutenons des candidatures FI dans 18 circonscriptions, dont celle où se présente Jean-Luc Mélenchon. En revanche, je veux dire que nous regrettons très profondément le maintien de candidatures FI dans près d'une vingtaine de circonscriptions où se joue l'élection possible d'un ou d'une député(e) communiste, sans que FI n'ait en revanche une chance de l'emporter. J'invite les électrices et électeurs de Jean-Luc Mélenchon dans ces circonscriptions à réfléchir à cette situation pour éviter d'offrir par la dispersion de leurs voix au premier tour un député supplémentaire à En Marche, la droite ou le FN.

Tous ces éléments étant connus, je veux dire que nous maintenons des objectifs de conquête clairs :

- Nous voulons contribuer à l'élection de plusieurs dizaines de députés de gauche (PCF-Front de gauche, France insoumise, et autres forces diverses) en métropole comme en outre-mer capables de s'unir demain face à Macron et à ses soutiens de droite. Et c'est possible.

Pour cela, le score de nos candidats au 1er tour sera partout un atout, car il sera un gage de rassemblement efficace au second tour.

- Dans ces objectifs de conquête, nous visons pour notre part la qualification au second tour de nos candidats dans plusieurs dizaines de circonscriptions. Et il est réaliste de dire que nous pouvons élire, grâce à une intense et conquérante campagne dans les jours à venir, plus du double de députés communistes et Front de gauche que dans l'Assemblée précédente, soit une vingtaine de députés. Cet objectif est à portée de main. J'invite les communistes à redoubler d'effrots pour y parvenir. Cela comptera beaucoup pour l'avenir.

En permettant ces victoires, nous ferons entrer réellement la voix du peuple à l'Assemblée nationale car je le rappelle nos candidates et candidats sont le vrai renouveau, celui qui ferait entrer le monde du travail dans l'hémicycle.

40 % de nos candidats ont moins de 50 ans, 20 % moins de 40 ans. 70 % n'ont jamais exercé de mandat électif.

38 % sont des employés, ouvriers ou techniciens, 14 % des cadres, 20 % des fonctionnaires, 25 % des retraités, d'autres encore sont artisans ou étudiants. Ce sont des candidatures à l'image de la France, pas celle des cabinets ministériels et des conseils d'administration. 40 % des nos candidats ont des responsabilités syndicales dans le cadre de leur activité professionnelle et connaissent parfaitement les conditions de vie des salariés de notre pays.

Ces candidats vont d'ailleurs sans attendre se mettre au service du combat qui s'annonce contre le recours aux ordonnances pour casser encore plus le Code du travail et finir le sale boulot de la loi El Khomri.

Pour cela, j'annonce que nous lançerons le 1er juin dans toute la France une campagne nationale avec ce slogan: «  l'été, ça n'est pas fait pour casser le code du Travail – Non aux ordonnances Macron ».

Le 1er juin, j'invite nos candidats et leurs soutiens à prendre dans toute la France des initiatives publiques, spectaculaires et médiatiques, pour crever le mur du silence autour de ce qui se prépare. Nous appellerons dans cette camapgne à élire le maximum de députés qui s'engagent à refuser ces ordonnances et nous appellerons à préparer les conditions d'une bataille estivale d'ampleur pour mettre en échec le coup de force du gouvernement.

« L'été, çà n'est pas fait pour casser le code du Travail » , avec ce mot d'ordre, nous voulons mettre en débat un choix de société : ou l'asservissement au travail et à la précarité à vie, ou une vie digne faite d'un travail reconnu, correctement payé avec un bon salaire, permettant le droit au repos pour tous. Nous serons mobilisés partout, dans les urnes les 11 et 18 juin, mais aussi sur les places des villes, au milieu de nos cités et des nos quartiers, comme sur les plages et les aires de loisirs. Nous ne laisserons pourrir notre été. Nous mettrons en échec les ordonnances Macron.

Enfin, permettez moi un dernier mot devant vous, mesdames et messieurs les journalistes, en vous remerciant de votre présence.

Je veux alerter contre le déni démocratique qui se met en place et qui vise à priver d'accès aux média nos candidats, en reproduisant les temps de parole présidentiels sans tenir compte de la réalité et de la diversité des candidatures pour ces élections législatives. C'est l'extension sans limite du présidentialisme médiatique au mépris de toute règle démocratique pour ces nouvelles élections.

Ainsi, notre parti, qui dispose d'un groupe parlementaire et présente des candidats sur tout le territoire s'apprête à être quasiment interdit d'antenne. J'ai écrit au CSA pour alerter sur ce scandale et je vous demande, mesdames et messieurs les journalistes, de ne pas répondre aux injonctions qui vous demandent en haut lieu d'appliquer des règles de temps de parole contraires à tout respect de la pluralité démocratique. Les électeurs n'ont pas voté pour les élections législatives. Ils ont droit à une information pluraliste jusqu’à la clôture du scrutin, construite à partir de la réalité des forces en présence sur le terrain et non des pronostics sondagiers nationaux qui ne reflètent pas la réalité des circonscriptions. Je suis certain que vous serez sensibles avec moi au respect dû aux électrices et aux électeurs.

 

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 15:27

T

unisie: mise en garde contre un dérapage dans le sud, en ébullition

 
Affrontements entre manifestants et les forces de l'ordre à Tataouine, dans le sud de la Tunisie, le 22 mai 2017 (afp)


Les autorités ont mis en garde mardi contre un dérapage de la situation dans le sud tunisien, où un calme précaire régnait en matinée au lendemain du décès d'un manifestant lors d'affrontements à proximité d'un complexe pétrolier.
Après un mois d'un sit-in motivé par des revendications sociales à El-Kamour, dans le sud désertique, un jeune manifestant a été tué lundi "accidentellement" par un véhicule de la Garde nationale (gendarmerie), selon les autorités.
La tension y était montée tout au long du week-end, les forces de l'ordre faisant usage lundi de gaz lacrymogène pour repousser des protestataires tentant d'entrer dans le complexe, une première depuis que le président Béji Caïd Essebsi a solennellement demandé le 10 mai aux militaires de protéger les sites de production du pays.
Selon un correspondant de l'AFP, aucun nouvel incident n'était à signaler mardi matin à El-Kamour, où certains manifestants se disent insatisfaits des propositions du gouvernement et continuent de réclamer une meilleure répartition des richesses et des recrutements prioritaires dans les sociétés pétrolières.
Un calme précaire prévalait aussi à Tataouine (500 km au de Tunis), préfecture située à deux heures de route d'El-Kamour, où des heurts violents avaient également éclaté la veille.
Au total, une cinquantaine de personnes ont été hospitalisées pour asphyxie au gaz lacrymogène ou fractures, selon le ministre de la Santé. Les autorités ont aussi rapporté qu'une vingtaine d'agents des forces de l'ordre avaient été touchés. A Tataouine, les postes de la police et de la gendarmerie ont été incendiés.
Dans un pays secoué à plusieurs reprises par des troubles sociaux depuis la chute de la dictature en 2011, il s'agit des événements les plus sérieux depuis janvier 2016.
A l'époque, l'unique pays rescapé du Printemps arabe avait connu la plus importante contestation sociale depuis la révolution après la mort d'un jeune lors d'une manifestation pour l'emploi à Kasserine, une autre région défavorisée.
Les autorités ont par conséquent mis en garde contre un dérapage de la situation dans le sud.
"Il y a de l'incitation sur les réseaux sociaux (...), des appels à la désobéissance civile (...) et même au coup d'Etat dernièrement", a affirmé lundi soir le porte-parole de la Garde nationale, Khalifa Chibani, sur la radio Mosaïque FM.
Le ministre de l'emploi Imed Hammami, chargé des négociations sur le dossier de Tataouine, avait auparavant accusé -sans les nommer- "des candidats à la présidence et des partis en faillite" d'être derrière ces évènements.
Leur "agenda, c'est que la Tunisie ne se stabilise pas, qu'on ne fasse pas d'élections municipales (prévues en décembre), qu'on n'aille pas de l'avant", a-t-il asséné.
Selon Mosaïque FM, des heurts nocturnes ont eu lieu à Kébili, à 230 km au nord-ouest de Tataouine, durant un rassemblement de soutien.
Dans le bassin minier de Gafsa (centre), une centaine de personnes s'est rassemblée mardi matin, reprenant le slogan de Tataouine "on ne lâche rien", d'après un correspondant de l'AFP.
"La période par laquelle passe la Tunisie est délicate", a commenté Mohamed Ennaceur, le président du Parlement, où une session sera consacrée mardi à la situation.
Parmi les unes des médias, le quotidien La Presse a fait valoir que "les craintes étaient "grandes de voir la colère des manifestants se propager comme boule de neige".
Le gouvernement doit s'attaquer aux problèmes "qui font ressentir aux Tunisiens que rien n'a changé depuis le 14 janvier 2011. Sinon le pire est à craindre", a-t-il avancé.
A Tunis, où des manifestations ont eu lieu lundi, certains slogans de la révolution ont ressurgi, dans un contexte où le pouvoir est déjà vivement décrié pour un projet de loi d'amnistie -sous conditions- des faits de corruption.
Face à la colère croissante, le porte-parole du gouvernement Iyed Dahmani a rappelé mardi sur Shems FM que la Tunisie était "aujourd'hui un régime démocratique".
"Celui à qui la situation ne plaît pas, va voter et choisit les gens qui représentent son avis et ses idées. Dans toutes les démocraties, il n’y a pas d'autre solution: appliquer la loi et dialoguer avec les manifestants", a-t-il dit.

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article
22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 15:11

Pour les députés, ce sera « Tais-toi et marche ! » si Macron l’emporte

Aurélien Soucheyre
Vendredi, 19 Mai, 2017
L'Humanité
« Ce que Macron prépare, personne n’a jamais osé le faire sous la Ve république », explique le député PS Christian Paul. Photo : Hamilton/REA
« Ce que Macron prépare, personne n’a jamais osé le faire sous la Ve république », explique le député PS Christian Paul. Photo : Hamilton/REA

Le président de la République prépare plusieurs réformes afin d’éviter toute contestation possible à l’Assemblée nationale. Il entend renouer avec les visions gaullienne et bonapartiste qui ont inspiré la Constitution de la Ve République.

Emmanuel Macron va-t-il « moderniser » la démocratie jusqu’à la vider de son sens ? Cela semble bel et bien être son projet s’il parvient à remporter les législatives, pour mieux ligoter le Parlement dans la foulée. « Qu’on se le tienne pour dit : pour le nouveau président de la République, le Parlement est un problème, pas une solution. À ses yeux, il ne faudrait surtout pas qu’il devienne la caisse de résonance des revendications populaires », prévient Éliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat. Si l’ensemble du personnel politique s’accorde sur le besoin de rénovation des institutions, tous ne vont pas dans le même sens. Emmanuel Macron ne s’en cache pas. Une fois au pouvoir, il compte bâillonner le Parlement en supprimant un tiers des députés, en réduisant son temps législatif à trois mois par an, en plus de recourir à des ordonnances. En somme, il souhaite se tailler sur mesure un Parlement aux ordres. Ce projet d’une violence inouïe peut être repoussé les 11 et 18 juin.

Amateur de théâtre, Emmanuel Macron souhaite mettre sur pied un Parlement d’apparat. Adepte d’une Ve République « contemporaine », selon ses propres termes, il vise en réalité à renouer avec l’ADN du coup d’État permanent porté par de Gaulle. « Le gaullisme, le debréisme se caractérisent par une défiance à l’égard du Parlement et une spoliation de ses pouvoirs. Macron veut renforcer le bonapartisme de l’actuelle Constitution », estime Charlotte Girard, spécialiste du droit constitutionnel et coordinatrice du programme « l’Avenir en commun » de la France insoumise. L’actuel président de la République aborde le sujet de façon totalement décomplexée. En 2015, il regrettait, dans un entretien à l’hebdomadaire le 1, le « vide émotionnel, imaginaire, collectif » laissé par « l’absence du roi ». « On a essayé de réinvestir ce vide, d’y placer d’autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste. Le reste du temps, la démocratie française ne remplit pas l’espace », poursuivait-il.

Aujourd’hui, Macron veut supprimer un tiers des députés. La représentation nationale au palais Bourbon passerait alors de 577 élus à 385. « Réduire le nombre d’élus, c’est réduire d’autant le lien avec la population et les territoires. C’est toujours plus éloigner le peuple du pouvoir », dénonce la sénatrice PCF Éliane Assassi. « C’est aussi s’attaquer au pluralisme démocratique, les petites formations politiques seraient les premières touchées », abonde Charlotte Girard. « On peut réduire le nombre de députés. Mais, attention ! Les départements ruraux seront encore une fois les grands perdants en termes de proximité avec leurs élus », prévient le député « Les Républicains » Philippe Gosselin.

Dans un entretien à Mediapart, entre les deux tours de la présidentielle, le candidat Macron expliquait vouloir « donner plus de moyens pour travailler » aux députés conservés. Il est possible de se demander comment, puisqu’il entend réduire drastiquement le temps législatif à trois mois par an, « pour légiférer et porter les lois du gouvernement. (…) Le reste du temps, on doit le consacrer au contrôle parlementaire. » « Trois mois ! Même Debré n’avait pas osé ! Lors de la création de la Ve République, il avait réduit le temps législatif à six mois. Ce temps a depuis constamment été étendu, par paliers, jusqu’en 1995 », s’alarme Charlotte Girard. Aujourd’hui, le Parlement peut légiférer de début octobre à fin juin, et se réunir de juillet à septembre en session extraordinaire.

Il serait impossible de réorienter un projet de loi

Le chef de l’État souhaite en parallèle instaurer la procédure accélérée comme procédure d’examen des lois par défaut. « Réduire le temps accordé aux députés, les solliciter dans l’urgence, c’est aussi une façon de les neutraliser », dénonce Éliane Assassi. « Sous Macron, le Parlement sera une machine à voter, pas à parlementer, à délibérer et à créer la loi. Il sera dépouillé de son potentiel de contradictions et d’enrichissements », mesure Charlotte Girard. Les amendements sont eux aussi visés – donc l’essence même du rôle de parlementaire –, puisque ceux rejetés en commission n’auront pas le droit d’être présentés dans l’Hémicycle. Or, les commissions, en plus d’être généralement contrôlées par l’exécutif, ne rassemblent chacune qu’une part infime des députés et ne sauraient se substituer à la représentation nationale. « Macron veut segmenter le débat. Il sera impossible de réorienter un projet de loi. Il compte aggraver ce qui avait déjà été introduit par Nicolas Sarkozy avec la réforme de 2008 », analyse Charlotte Girard.

Échaudé par un Parlement hostile lors de l’examen des lois Macron et El Khomri, passées en force à coups de 49-3, l’actuel chef de l’État a défendu pendant la campagne le recours aux ordonnances. Comme François Fillon, il considère que son élection vaut autorisation à appliquer son programme par tous les moyens que lui offre la Ve République. Macron est pourtant un président mal élu, avec un taux d’adhésion à son projet historiquement bas au premier tour, doublé d’une victoire à la faveur d’un second tour contre le Front national. Il le sait bien. Les législatives, phagocytées par la présidentielle depuis le quinquennat et l’inversion du calendrier, lui donnent l’occasion d’un hold-up parfait. Le processus d’investiture des candidats En marche !, totalement vertical, vise de plus à faire élire des députés godillots, qui n’auront que faire des mouvements et des luttes sociales qui s’annoncent.

« Une entreprise de soumission du Parlement »

« L’ordonnance suppose une autorisation des députés. Mais elle est profondément antiparlementaire puisqu’elle invite le Parlement à renoncer de lui-même à son propre rôle », constate Charlotte Girard. Si Macron dénonce lui aussi « l’affaiblissement du Parlement », la « dysenterie législative » et défend dans ses discours un « vrai contrôle parlementaire », force est de constater que le remède qu’il propose est pire que le mal. « Rendre plus efficace le Parlement, ce n’est pas le priver de ses prérogatives de délibération », répond Christian Paul, chef de file des frondeurs du PS sous Hollande. « Macron veut lancer une entreprise de soumission du Parlement, poursuit-il. Ce qu’il prépare, personne n’a jamais osé le faire sous la Ve République. Il va falloir résister très collectivement, bien au-delà des rangs de la gauche, pour éviter que l’Assemblée ne se transforme en fan-club. »

35 % des députés sortants ne se représentent pas

Le président de la République, qui ne s’interdit pas un recours au référendum si le Parlement rejette sa réforme, risque d’écœurer davantage les députés, soucieux de leur rôle. « Déjà sous Hollande, des élus, y compris de la majorité, s’étaient  demandé à quoi on pouvait bien servir, alors que l’Assemblée est censée être   un des poumons de la démocratie », raconte le député « LR » Philippe Gosselin. Avec la loi sur le non-cumul, nombreux sont les élus à préférer rester maires plutôt que parlementaires. En tout, plus de 200 députés sortants, de gauche comme  de droite, soit 35 % d’entre eux, ont d’ailleurs renoncé à se représenter en 2017.

 

Voir les commentaires

Repost 0
Published by BANDERA ROSSA
commenter cet article