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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 15:30

 

La CGT appelle au rassemblement demain 11H contre le racket de Corsica Ferries. (Communiqué)

 

 

La Cgt s'insurge contre le nouveau scandale financier au profit de cette compagnie low-cost.


En effet verser 85 millions d'euros sortis de la poche des corses au profit d'une entreprise qui n'a cessé de s'attaquer au service public constitue une forme de hold-up.


De plus CFF a bénéficié pendant 10 ans d'une subvention illégale de 180 millions d'euros qui a permis à cette entreprise sous pavillon de complaisance d'avoir aujourd'hui le monopole sur le trafic passager.


Pour l'emploi, le service public et contre le racket de 84 millions volés aux corses, la CGT appelle à un rassemblement demain mercredi 1er mars à 11H devant le siège de Corsica Ferries au nouveau port à Bastia.

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 11:09
 REMUE -MENINGES Macron, le candidat de la droite libérale

Macron, le candidat de la droite libérale

Par Bruno Amable, professeur à l’université de Genève
 

Baisse des dépenses de l’assurance-maladie, serrage de vis des chômeurs… Tel qu’il se profile, le programme social du leader d’En marche dessine une austérité inquiétante.

Les échéances électorales approchant, Emmanuel Macron a été amené à sortir du flou qui lui a permis de devenir un des favoris de l’élection présidentielle. Sa tactique à la Trump, consistant à dire tout et son contraire en espérant, parfois avec raison, que chaque électeur entendra ce qu’il veut, a rencontré ses limites. Quelques éléments diffusés dans la presse annoncent ainsi les grandes lignes de son programme.

On pouvait cependant les deviner en consultant deux textes : le rapport de la Commission pour la libération de la croissance française, plus connu sous le nom de «rapport Attali», commandé par Nicolas Sarkozy au début de son mandat, et pour lequel Emmanuel Macron a tenu la plume ; le rapport «Réformes, investissement et croissance : un agenda pour la France, l’Allemagne et l’Europe», coécrit par Jean Pisani-Ferry, responsable «du programme et des idées» du candidat.

Le premier texte proposait une longue série de mesures, dont une bonne partie de réformes néolibérales dogmatiques que Nicolas Sarkozy s’était empressé d’oublier après la crise de 2008. Le deuxième, plus récent, mettait en musique la stratégie de «réformes structurelles» censée amener Berlin à relâcher un peu la pression en matière d’austérité. Mais la position de l’Allemagne, exprimée par son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, dans une conférence aux Etats-Unis en 2015, était que la France se porterait mieux si on la forçait à faire ces fameuses «réformes structurelles».

C’est ce programme de droite libérale que Macron appliquerait s’il était élu. On comprend mieux alors l’opacité qui a accompagné les premières semaines de sa campagne à la mesure de la radicalité du projet. Outre une réforme de l’ISF à l’avantage du capital financier et des patrimoines élevés, ainsi qu’un plan d’investissement sans grande imagination ni ambition, le programme prévoit surtout une baisse des dépenses publiques. Là aussi persiste une ambiguïté. Reprenant une vieille rengaine de droite, Macron énonce que le «poids de la dépense publique» doit progressivement être ramené vers la moyenne de la zone euro, ce qui impliquerait selon lui de diminuer le ratio dépenses publiques sur PIB de 3 points. Ceci représenterait 60 milliards. Mais cette somme correspond à 3 points de PIB pour un an. Si on souhaite baisser progressivement de trois points le ratio sur cinq ans, le total des baisses de dépenses est, en adoptant les hypothèses de croissance de Macron, de l’ordre de 170 milliards.

En reprenant sa pondération, il faudrait donc baisser les dépenses maladie non pas de 15 mais de 42 milliards, et celles de l’assurance chômage de 28 et non de 10 milliards. Donc de deux choses l’une, ou bien le programme de Macron prévoit une austérité sévère qui va remettre sérieusement en cause le modèle social, ou alors son annonce de ramener le ratio dépenses publiques sur PIB vers la moyenne de la zone euro est totalement bidon. Mais cette dernière éventualité risque de déplaire au gouvernement allemand, sauf, peut-être, si les élections de septembre prochain voient une autre coalition gouverner à Berlin.

De toute façon, d’après les autres déclarations de Macron, le modèle social est bien en danger. Il veut réformer le financement de l’assurance chômage en supprimant les cotisations salariés et compenser cela par une hausse de la CSG. On sait bien que ce basculement des cotisations vers l’impôt n’est pas neutre du point de vue de l’économie politique. Vont ainsi contribuer au financement des personnes qui ne bénéficieront pas des prestations, et vont donc être a priori peu portés à la générosité, ce qui cadre bien avec la volonté de baisser les dépenses publiques.

Macron veut sortir du système «j’ai cotisé, j’ai droit à être indemnisé» et prévoit un «contrôle drastique» de la recherche d’emploi. Il souhaite la radiation d’un chômeur au deuxième refus d’une offre d’emploi ou d’une formation. Pour mémoire, le projet de Nicolas Sarkozy de 2007 prévoyait la radiation au troisième refus ; et encore, le chômeur était indemnisé à 90% du salaire précédent «aussi longtemps que nécessaire», une générosité très éloignée des plans de Macron.

Le flou est encore plus grand en ce qui concerne les retraites. Interrogé sur les plans du candidat samedi dernier sur l’antenne de France Info, Jean Pisani-Ferry peinait à fournir une réponse satisfaisante aux questions précises, notamment sur l’âge de la retraite. Il faudra attendre le mois prochain pour connaître les «réformes structurelles» en la matière. Il y a peu de chances qu’elles soient enthousiasmantes.

Bruno Amable professeur à l’université de Genève

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 10:28

Piège(s): Fifille-la-voilà et ses kapos

 
Pour combattre l’extrême-droite? S’armer et armer les autres d’une dialectique des idées assez puissante pour dénoncer les contradictions d’un programme inepte et dangereux pour la démocratie.
 
 
Argument. Pour que Fifille-la-voilà se détruise en plein vol et s’enfonce dans les abysses de notre histoire, la rhétorique éthique et les discours humanistes, aussi beaux et nécessaires soient-ils, n’y suffiront plus. À la faveur des élections départementales, le Front nationaliste entend essaimer sur l’ensemble du territoire, passer le pays au tamis de ses idées fourre-tout et attrape-tout, laisser des empreintes vives. Pour l’essentiel, le mal est déjà fait et il n’y a aucune honte à devoir se dire qu’il faudra peut-être plus de temps pour extirper l’extrême droite du paysage politique et idéologique qu’il en a fallu au père et à la fille pour s’y installer. Ne le cachons pas: prétendre revenir en arrière, à un point zéro fantasmé, ne sert plus à rien. Dans notre ici-et-maintenant, alors que l’organisation poujado-fascisante revendique la première place dans l’échiquier électoral, il s’agit d’affronter le monstre pied à pied, argument contre argument, de desceller pierre par pierre ce qui a été bâti avec l’assentiment actif ou passif de la médiacratie rampante.

Pour y parvenir, un chemin et un seul: s’armer et armer les autres d’une dialectique des idées assez puissante pour dénoncer les contradictions d’un programme inepte et dangereux pour la démocratie et les plus faibles, qui voteraient contre leurs propres intérêts si par malheur ils oubliaient leur conscience de classe. Fifille-la-voilà et ses kapos détestent le peuple et toute notion de solidarité entre citoyens. La citoyenneté n’est pour eux qu’une insulte: insultons-les en brandissant la citoyenneté!

État-nation. La menace nationaliste et antirépublicaine provoque la peur? Bien sûr, qui n’aurait pas peur dans le sourd creuset de son intelligence. Mais ce sentiment de repli, attisé le week-end dernier par un premier ministre au petit pied et ô combien machiavélique lorsqu’il prône sans le dire le «vote utile», ne conduit qu’à la défaite et aux reculades, alors qu’un combat ferme sur ses principes devrait guider toutes nos actions, toutes nos paroles. Or, comment s’y prendre avec efficacité pour que le combat en question, rendu inégal par la duplicité et la complicité des médias dominants, touche sa cible et «parle» au plus grand nombre? Ne prenons qu’un exemple, celui, central, de l’État-nation, asséné dans tous les meetings frontistes. À croire les spécialistes en «marinisme» appliqué, Fifille-la-voilà aurait opéré un virage à 180 degrés par rapport à son père lors du congrès de Tours, en janvier 2011. Fifille dit que l’État doit être investi d’une mission globale, à la fois «fort», «protecteur» et «stratège», quand Papa-le-voilà fustigeait ledit État «à la fois monstrueux, tyrannique et impuissant», réclamant un libéralisme économique à tous les échelons de la société visant à rendre «marginal l’État-providence» et «l’assistanat». Doit-on pour autant voir une volte-face radicale dans la doctrine familiale? Quand Fifille-la-voilà évoque une «planification» et pourquoi pas des «renationalisations», est-elle en désaccord avec papa quand il dénonçait le «fiscalisme» et l’ISF? Soyons sérieux. «Les termes du virage supposé étatique de Marine Le Pen ne contredisent pas le libéral-nationalisme de son père, ils le modernisent en étendant au domaine économique et social les prérogatives de l’État sécuritaire et discriminatoire du FN d’hier», expliquait récemment au Monde Cécile Alduy, professeure à l’université Stanford. Celle-ci ajoutait: «Le “protectionnisme social” qu’elle met en avant dans ses apparitions télévisées n’est que l’autre nom de la “préférence nationale” paternelle utilisée auprès des militants. C’est donc au sens propre qu’il faut prendre “État-nation”: un État “national” qui n’œuvre que pour les nationaux.» Rien qu’un piège parmi d’autres. Tant d’autres.

 

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 10:24

Piège(s): Fifille-la-voilà et ses kapos

 
Pour combattre l’extrême-droite? S’armer et armer les autres d’une dialectique des idées assez puissante pour dénoncer les contradictions d’un programme inepte et dangereux pour la démocratie.
 
 
Argument. Pour que Fifille-la-voilà se détruise en plein vol et s’enfonce dans les abysses de notre histoire, la rhétorique éthique et les discours humanistes, aussi beaux et nécessaires soient-ils, n’y suffiront plus. À la faveur des élections départementales, le Front nationaliste entend essaimer sur l’ensemble du territoire, passer le pays au tamis de ses idées fourre-tout et attrape-tout, laisser des empreintes vives. Pour l’essentiel, le mal est déjà fait et il n’y a aucune honte à devoir se dire qu’il faudra peut-être plus de temps pour extirper l’extrême droite du paysage politique et idéologique qu’il en a fallu au père et à la fille pour s’y installer. Ne le cachons pas: prétendre revenir en arrière, à un point zéro fantasmé, ne sert plus à rien. Dans notre ici-et-maintenant, alors que l’organisation poujado-fascisante revendique la première place dans l’échiquier électoral, il s’agit d’affronter le monstre pied à pied, argument contre argument, de desceller pierre par pierre ce qui a été bâti avec l’assentiment actif ou passif de la médiacratie rampante.
Pour y parvenir, un chemin et un seul: s’armer et armer les autres d’une dialectique des idées assez puissante pour dénoncer les contradictions d’un programme inepte et dangereux pour la démocratie et les plus faibles, qui voteraient contre leurs propres intérêts si par malheur ils oubliaient leur conscience de classe. Fifille-la-voilà et ses kapos détestent le peuple et toute notion de solidarité entre citoyens. La citoyenneté n’est pour eux qu’une insulte: insultons-les en brandissant la citoyenneté!

État-nation. La menace nationaliste et antirépublicaine provoque la peur? Bien sûr, qui n’aurait pas peur dans le sourd creuset de son intelligence. Mais ce sentiment de repli, attisé le week-end dernier par un premier ministre au petit pied et ô combien machiavélique lorsqu’il prône sans le dire le «vote utile», ne conduit qu’à la défaite et aux reculades, alors qu’un combat ferme sur ses principes devrait guider toutes nos actions, toutes nos paroles. Or, comment s’y prendre avec efficacité pour que le combat en question, rendu inégal par la duplicité et la complicité des médias dominants, touche sa cible et «parle» au plus grand nombre? Ne prenons qu’un exemple, celui, central, de l’État-nation, asséné dans tous les meetings frontistes. À croire les spécialistes en «marinisme» appliqué, Fifille-la-voilà aurait opéré un virage à 180 degrés par rapport à son père lors du congrès de Tours, en janvier 2011. Fifille dit que l’État doit être investi d’une mission globale, à la fois «fort», «protecteur» et «stratège», quand Papa-le-voilà fustigeait ledit État «à la fois monstrueux, tyrannique et impuissant», réclamant un libéralisme économique à tous les échelons de la société visant à rendre «marginal l’État-providence» et «l’assistanat». Doit-on pour autant voir une volte-face radicale dans la doctrine familiale? Quand Fifille-la-voilà évoque une «planification» et pourquoi pas des «renationalisations», est-elle en désaccord avec papa quand il dénonçait le «fiscalisme» et l’ISF? Soyons sérieux. «Les termes du virage supposé étatique de Marine Le Pen ne contredisent pas le libéral-nationalisme de son père, ils le modernisent en étendant au domaine économique et social les prérogatives de l’État sécuritaire et discriminatoire du FN d’hier», expliquait récemment au Monde Cécile Alduy, professeure à l’université Stanford. Celle-ci ajoutait: «Le “protectionnisme social” qu’elle met en avant dans ses apparitions télévisées n’est que l’autre nom de la “préférence nationale” paternelle utilisée auprès des militants. C’est donc au sens propre qu’il faut prendre “État-nation”: un État “national” qui n’œuvre que pour les nationaux.» Rien qu’un piège parmi d’autres. Tant d’autres.
 
 

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 09:44

Vent frais sur les César (La chronique de José FORT)

 

Je ne suis pas un fervent des émissions de télévision célébrant les films, les pièces de théâtre, les chanteurs, bref toutes les processions télévisuelles à paillettes.

Je ne supporte pas ces artistes prononçant autant d’âneries frisant le ridicule en recevant leurs distinctions. Un spectacle où de temps à autre on peut entendre le procès verbal d’une médiocrité et un sourire en forme d’appel criant aux applaudissements-pourboires.

Samedi dernier, en zappant négligemment, je suis tombé sur les César retransmis sur Canal+.  Regard d’abord méfiant, puis agréablement surpris par le pétillant et subtil animateur de la soirée, Jérôme Commandeur, pour enfin m’intéresser au palmarès récompensant certains des films que j’avais vus avec plaisir au cours de l’année écoulée.  Mais surtout j’ai été, comme on dit, scotché en écoutant une série de déclarations autres que celles qui traditionnellement se limitent à remercier la mère, le père, la voisine, les producteurs et Dieu tout puissant.

Celle de François Ruffin dont le film «  Merci patron »  a été consacré meilleur film documentaire  soulignant que «  dans ce pays, il y a peut-être des sans-dents mais il y a surtout des dirigeants sans cran ».

Celle de l’admirable comédien François Cluzet affirmant que «  si on peut dire Bamboula, c’est convenable, on doit pouvoir dire enculé de raciste, c’est un compliment. »

Celle du célèbre réalisateur britannique Ken Loach récompensé pour son film « Moi, Daniel Blake » faisant lire un texte dans lequel il indique que «  l’extrême droite réussit lorsque les gens se sentent désespérés, nous nous devons de redonner l’espoir. »

Celle de la réalisatrice Alice Diop attribuant son César aux victimes des violences policières.

Celle encore de George Clooney s’indignant de la situation aux Etats-Unis en ces termes : «  Nous prétendons être les défenseurs de la liberté mais nous ne pouvons pas la défendre dans le monde en la niant chez nous. »

Enfin, pas de niaiseries ou presque cette année aux Cesar rajeunis et féminisés. Des bons films, de bons acteurs, de belles déclarations. Un réel plaisir surtout en regardant la mine déconfite des officiels. Et une réflexion personnelle : tout n’est pas pourri dans ce monde télévisuel, dans ce monde artistique, dans le monde tout court.  Le ressort est là. Il faut le tendre encore et encore afin qu’il dégage l’énergie nécessaire pour combattre l’obscurantisme qui frappe à nos portes.

José Fort   Sur Radio Arts-Mada (tous les lundi en direct à 19h)

Et puisqu’on parle cinéma, une chanson me vient à l’esprit : « Cinématographe », de Boris Vian. Ca date et pourtant ça n’a pas pris un pli.

 
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 16:14

Un scandale financier, nous appelons à un rassemblement (PCF)

Le Tribunal administratif (TA) de Bastia vient de condamner la CTC (le contribuable) à verser 85 M€ à la compagnie low cost Corsica Ferries France (CFF). En matière de scandale financier on peut difficilement faire mieux.

A l’acharnement procédurier des dirigeants de la compagnie contre le service public s’ajoute la complicité de l’Etat et de la Commission européenne enclins à tout céder dans cette optique.

Non seulement CFF a bénéficié 10 ans durant de la subvention d’aide sociale (180 M€) considérée comme illégale par la Cours des comptes mais de surcroit elle serait récompensée d’avoir attaqué la CTC sur ses choix d’organisation de la desserte de service public en 2001 en 2007 et en 2013.

Cette gabegie financière de l’aide sociale n’a jamais été remise en cause. Pourtant elle a dopé la concurrence déloyale, sous pavillon de complaisance, depuis le port le Toulon au détriment des délégataires SNCM et CMN attributaires de la DSP sur Marseille.

L’objectif visé par la CFF a été atteint dans ces conditions. Désormais elle est en situation de monopole sur le service de passagers et peut, toujours à sa convenance, écrémer le trafic marchandises.

Par conséquent, il serait incompréhensible que les dirigeants de CFF ne renoncent pas à l’exécution du jugement du TA et dans la cas contraire que la CTC ne s’oppose pas, en faisant appel de ce jugement,  à ce qui serait alors un hold-up sur les contribuables.

Dans tous les cas nous appelons à un rassemblement devant le siège de la Compagnie face au port de Bastia le mercredi 1er mars à 11 heures.

Michel Stefani

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 12:44
  • Pour le changement, un pacte pour une nouvelle majorité de gauche
  • Adresse du Parti communiste au peuple de France
  • Vous êtes des millions à vouloir tourner la page d'un système politique réduit à l’impuissance et rongé par les forces de l’argent. Vous êtes des millions à être en colère contre des politiques dures pour les faibles et faibles contre les puissants, contre toutes les discriminations, contre une finance qui détruit tout dans notre pays, de l’emploi aux relations humains les plus précieuses.
  • Vous voulez pouvoir intervenir et décider sur tout ce qui concerne votre vie, votre travail. Une victoire de la droite ou de l’extrême droite aux élections de 2017 précipiterait le pays vers plus de misère, d’arbitraire et de division. Marine Le Pen veut faire régresser la France en l’entraînant dans le sillage du sinistre Donald Trump. François Fillon veut liquider la Sécurité sociale et tous nos services publics. Emmanuel Macron veut étendre la logique de l’ubérisation libérale à tous les domaines de la vie et du travail. Nous ne voulons pas de ces années noires pour notre pays.
  • C’est pour éviter ce désastre que nous les communistes, nous voulons lors des élections présidentielle et législatives de mai et juin prochains, faire gagner la gauche : une gauche qui reconstruise une grande politique de justice, d’égalité et de paix. Une gauche qui engage une politique de lutte efficace contre le chômage, les inégalités et la pauvreté, de sécurisation de nos vies, de droits nouveaux pour les salariés et les citoyens.
  • Nous ne voulons pas la politique qui nous a tourné le dos ces cinq dernières années en emboîtant le pas aux forces libérales. La gauche que nous voulons, c'est celle qui s’est battue contre la loi Travail, contre le projet de déchéance de nationalité, qui se bat pour l’avenir des services publics, qui peut ouvrir un nouvel avenir de progrès à la jeunesse.
  • Il y a quelques mois, cela paraissait irréaliste. Aujourd’hui, la présence au second tour de l'élection présidentielle d'une candidature porteuse de ces combats et la constitution en juin d'une majorité de gauche et écologiste paraissent à nouveau possibles. C’est ce pourquoi nous nous battons depuis un an : nous n’avons pas présenté de candidat communiste à l’élection présidentielle pour le permettre. Nous soutenons Jean-Luc Mélenchon, dont le programme est le plus proche du nôtre, avec cet objectif.
  • Ce qui doit être au cœur de tout, c'est un pacte de majorité, clair et transparent qui se donne les moyens du changement.
  • Voilà pourquoi nous appelons les candidats et les forces de gauche à intensifier leurs discussions jusqu'à conclure ensemble un pacte de majorité pour gouverner la France.
  • Nous voulons élire en mai un président de gauche, en juin une majorité de députés de gauche à l’Assemblée nationale, qui appliquera une politique de rupture avec l’austérité. Au sein de cette majorité, élire des députés communistes et du Front de gauche bien plus nombreux qu’en 2012. Et surtout, il faudra rester mobilisés et vigilants avant, pendant et après les élections, comme lors du Front populaire face au grand patronat, à la droite et à l’extrême droite.
  • Nous communistes, nous proposons que ce pacte comporte :
  • ► une 6e République qui nous sorte du régime présidentiel, avec notamment la proportionnelle à toutes les élections et un statut de l'élu-e, des droits nouveaux pour les salariés dans les entreprises, le droit de vote des étrangers résidant en France, le récépissé contre les contrôles de police au faciès ; la constitutionnalisation du droit à l'avortement.
  • ► un programme de relance sociale avec l’abrogation de la loi El Khomri et son remplacement par une loi de sécurité de l’emploi et de la formation, l'augmentation des salaires, des minimas sociaux et des pensions, la diminution du temps de travail, la retraite à 60 ans, une nouvelle ambition pour la Sécurité sociale, avec un retour progressif vers un remboursement de tous les soins à 100 %.
  • ► un plan global d’action pour l’autonomie et l’émancipation de la jeunesse dans tous les domaines : petite enfance, éducation, culture, sports, santé, logement, emploi.
  • ► la création d'un ministère de plein droit pour l'égalité femmes-hommes et le renforcement des dispositifs contraignants pour l'égalité salariale et professionnelle.
  • ► la lutte contre toutes les discriminations, qu'elles soient liées à l'origine, à la confession, à l'orientation ou l'identité sexuelle, la maladie ou le handicap.
  • ► la lutte contre la finance avec un plan d’action contre l’évasion fiscale, une COP fiscale mondiale, la création d’un pôle public bancaire pour changer le rôle du crédit, avec la nationalisation de BNP-Paribas et de la Société générale.
  • ► un plan de bataille pour la France en Europe avec la remise en cause du traité budgétaire européen et un plan d'investissement financé par la BCE. Il servirait en France à la lutte contre l'exclusion et la pauvreté, à l’investissement massif pour les services publics, au logement pour tous et aux collectivités locales.
  • ► un plan cohérent de nouvelle industrialisation créant un million d’emplois dans toutes les filières utiles au développement humain s'appuyant sur un effort recherche développement conséquent, de transition écologique avec un mix énergétique renouvelables-nucléaire sous contrôle public, de développement d’un nouveau modèle agricole.
  • Nous proposons à tous les candidats et toutes les forces de gauche de discuter ces propositions. Le Parti communiste demande pour cela à les rencontrer.
  • Dans le même mouvement, nous vous proposons donc à tous, sans attendre le jour ultime du vote, de multiplier les luttes sociales, les rencontres publiques de terrain, les débats sur les réseaux sociaux, de lever un immense forum citoyen pour faire entendre de toutes les manières possibles cette exigence d’union et d’engagement autour d’un pacte capable de changer vraiment la vie.
  • Nous ouvrirons à toutes les forces de gauche notre prochaine rencontre nationale le 28 février à la Bellevilloise à Paris sur le thème : « L'ennemi, c'est toujours la finance ».
  • Nous proposons que se tienne dans les plus brefs délais une grande rencontre de débat public pour un pacte de majorité à gauche avec les candidats et les forces qui les soutiennent. De nombreux citoyens le souhaitent. Pour notre part nous y sommes prêts.
  • À l'heure du dépôt des parrainages pour l’élection présidentielle, il faut avancer vite. Nous appelons également tous nos concitoyens à se mêler sans attendre des élections législatives. L’heure est à la mobilisation partout. Là aussi, les communistes et leurs candidats appellent au rassemblement pour garantir les moyens du changement espéré par nos concitoyens.
 
 
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 12:31

Avec Macron, le capital peut dormir tranquille

(Olivier Dartigolles)

Le programme économique d'Emmanuel Macron, présenté ce jour, en dit long sur la détermination du candidat des puissances de l'argent – sur ce point, François Bayrou avait vu juste - à dépecer l'Etat social et les politiques publiques de solidarité. De quoi Macron est-il le nom ? D'un vieux projet porté par les forces patronales les plus réactionnaires du pays dont l'objectif est de mettre la main sur le pouvoir politique et la puissance publique pour des intérêts privés.

 

Après avoir annoncé il y a quelques jours la suppression des actifs financiers du calcul de l'assiette de l'ISF, Emmanuel Macron se montre encore plus obséquieux que Fillon vis-à-vis des marchés financiers et de l'Allemagne de Merkel et Schaüble. Il faut dire qu'il les connaît bien. Comme secrétaire général adjoint de l'Elysée au début du quinquennat Hollande, c'est lui qui conduisait la délégation française pour ne pas renégocier le Traité budgétaire européen. Il s'applique donc aujourd'hui, avec le respect des 3 % de déficit, les 120.000 postes de suppressions de fonctionnaires et 60 milliards de baisse dans la dépense publique, à envoyer le message d'une France acceptant une austérité toujours plus aggravée.

 

Avec Macron, le capital peut dormir tranquille et même faire de très beaux rêves. Le bon élève coche toutes les cases les unes après les autres : la flexibilisation du marché du travail, la baisse des cotisations patronales de 6 points financée en partie par une hausse de la CSG, une pression autoritaire exercée sur les demandeurs d'emploi. Par contre, on ne trouve absolument rien pour changer le comportement des banques et la politique monétaire.

 

Le meilleur chemin à prendre pour ne pas avoir Macron/Bayrou face à Marine Le Pen est un rassemblement des forces de gauche et écologistes sur des solutions fortes, dont la mise en œuvre dès le début d'une prochaine mandature permettrait un vrai changement. C'est pourquoi le PCF propose d'en discuter le 28 février lors d'une rencontre publique dont le thème sera : « l'ennemi , c'est toujours la finance, prenons le pouvoir sur les banques » ;

 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 10:24
SOUS LE MASQUE LISSE DE MARINE LE PEN :

SOUS LE MASQUE LISSE DE MARINE LE PEN :

Le FN est depuis sa création lié aux organisations les plus dures de France et d’Europe : figures de la collaboration, Gud, skinhead, nostalgiques du IIIème Reich, Néos nazis. L’arrivée de Marine Le Pen à la tête du parti n’a rien changé à cela. Il est temps que le traitement de faveur réservé qui lui réserve certains médias cesse et que le véritable visage du FN soit dévoilé sur la scène publique.
Voici Quarante ans de liaisons ininterrompues entre le Front national et les organisations d’extrême droite les plus radicales de France et d’Europe à travers cinq clichés.

1- Décembre 1977 Jean- Marie Le Pen, le grand-père et fondateur du parti, au coté d'Alain Robert, fondateur du Groupe union défense (GUD), syndicat étudiant particulièrement violent.(à gauche) et de l’ancien collaborationniste Roland Gaucher (responsable des jeunesses nationales populaires entre 1942 et 1944, (au centre)
2- Marine Le Pen, la fille et actuelle présidente du parti, au coté de l’ancien Waffen SS, Franz Schönhuber

3- En 2006 Marine Le Pen, la fille et actuelle présidente du parti, entourée de deux militants néo-nazis : Le premier (à gauche) arbore fièrement un t-shirt sur lequel le sigle du parti hitlérien NSDAP apparait, le second (à droite) porte un autre t-shirt dont le logo est composé d’une tête de mort et d’une croix gammée…

4- -Début 2012 Marine Le Pen, la fille et actuelle présidente du parti, lors d’un bal organisé par des nostalgiques du IIIe Reich à Vienne ((partis nationalistes autrichiens, corporations interdites aux juifs…).

5-Fin 2012, Marion Maréchal-Le Pen, la petite-fille et actuelle députée du parti , lors de la soirée du 40ème anniversaire du Front national est entourée de membres de groupes radicaux d’extrême droite comme le leader du GUD Edouard Klein (accroupi sur la droite) ou encore une figure du mouvement skinhead Baptiste Coquelle (au centre de l’image et portant un casque SS sur l’image en médaillon)

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Isaline Amalric Choury a ajouté 5 photos.

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 10:17
 
Hors série Fidel castro
 
Croisière 100 ans révolution octobre
 

Patrick Le Hyaric. "Face au danger, sursaut collectif !"

Dimanche, 26 Février, 2017
Humanité Dimanche
L'éditorial de Patrick Le Hyaric dans l'Humanité Dimanche. Nous avons ici trop souvent alerté sur les dangers de la montée continue de l'extrême droite pour, à presque soixante jours du scrutin présidentiel, sonner le tocsin. En effet, de partout nous parviennent des témoignages du danger qui se présente, mesuré par toutes les enquêtes d'opinion, plaçant la candidate de l'extrême droite en tête du premier tour.
Des forces importantes se sont agitées depuis des années afin qu'elle devienne un pivot de la vie politique, un repoussoir qui pousse nos concitoyens à toujours choisir un prétendu moindre mal qui n'est rien d'autre que l'acceptation des canons de l'orthodoxie économique et budgétaire, doublée de reculs sociaux. La promotion de M. Macron est l'autre versant du piège
tendu. Et, depuis des semaines déjà, le ronron médiatique susurre qu'il ne resterait plus qu'une question pour l'élection présidentielle. Qui de M. Macron ou de M. Fillon affrontera la cheffe de l'extrême droite au second tour ? Les candidats de gauche sont mis hors jeu d'office.
La France n'a besoin ni du sosie féminin de Trump en pire, ni du liquidateur de la Sécurité sociale, ni de l'ultralibéral ubérisateur.
 
Autrement dit, l'élection présidentielle serait prise en otage ! Et l'immense majorité de nos concitoyens qui, de manière diverse, souhaitent des changements susceptibles d'améliorer leur vie, de faire reculer le chômage, de réindustrialiser le pays, de conjurer le réchauffement climatique, de revitaliser nos campagnes ou encore de changer ce système politique moribond, n'auraient plus de véritable candidat pour le dire dans les urnes. Il est vrai que le total des voix de la gauche reste trop faible. C'est aussi le résultat inquiétant de ce quinquennat qui a renié les valeurs progressistes en mettant en oeuvre une politique à l'opposé des engagements pris en 2012. Une des conséquences de ces abandons a précisément été la montée de Mme Le Pen. Et ceux qui portent une part de responsabilité dans cette situation voudraient en faire le point de départ de toutes les réflexions d'avant vote !
Si des choses ont bougé positivement avec la victoire de Benoît Hamon lors des primaires socialistes, il n'en reste pourtant pas moins que le candidat socialiste est loin de rassembler l'électorat qui s'était retrouvé sur François Hollande il y a cinq ans. Nombre de ces électeurs lui préférant M. Macron ou l'abstention. Curieusement, personne n'évoque cette division de l'électorat socialiste. C'est pourtant elle qui handicape la gauche tout entière. Cela ne peut être résolu par quelque accord de coin de table. Que la direction du Parti socialiste pense pouvoir dépasser le problème en siphonnant des électeurs de Jean-Luc Mélenchon n'est pas le meilleur choix pour garantir une rupture avec la politique menée depuis cinq ans.
Le problème n'est pas d'organiser des vases communicants à gauche mais de gagner au vote des électrices et des électeurs qui, pour l'instant, ont l'intention de s'abstenir. Leur abstention donne automatiquement de la force à l'extrême droite. L'un des moyens de libérer le pays de l'angoisse de ce second tour annoncé serait de créer les conditions de la mobilisation de celles et ceux qui attendent des propositions audacieuses pour un changement de gauche. Cela implique d'impulser, d'organiser le débat à gauche pour un projet transformateur. Les citoyens doivent redevenir maîtres du jeu et se faire entendre. Leur désir d'union est très important. Le Parti communiste l'a pris en compte très tôt en choisissant de ne pas ajouter une candidature issue de ses rangs à celles déjà annoncées. Ses adhérents ont fait le choix de soutenir Jean-Luc Mélenchon avec l'ambition de contribuer à faire évoluer le rapport de forces du côté du monde du travail, de la création, de l'écologie politique dans une démarche qui favorise le rassemblement là où, aujourd'hui, dominent les divisions. Le faire avec audace, créativité et détermination nous semble être le chemin le plus efficace et utile pour que l'emportent de nouvelles majorités présidentielle et législative, par addition de leurs diverses composantes et non par leur soustraction.
La France n'a besoin ni du sosie féminin de Trump en pire, ni du liquidateur de la Sécurité sociale, ni de l'ultralibéral ubérisateur qui veut supprimer toute règle du travail et détruire les services publics. Notre pays et l'Union européenne réclament une nouvelle ère du progressisme, inséparable d'un élan démocratique à nul autre pareil. Les élections présidentielle et législatives doivent d'urgence impulser un vaste débat public, associant le plus grand nombre de citoyens possible, dans la perspective d'un pacte de progrès social, démocratique, écologique, féministe, antiraciste, feuille de route démocratiquement rédigée pour une nouvelle majorité de gauche authentique à l'Assemblée nationale. Il s'agit bien de créer une dynamique qui additionne des forces plus importantes pour chacune des composantes, capables d'y parvenir parce qu'associant différences et volonté unitaire, à l'image des femmes et des hommes qu'il s'agit de rassembler pour l'emporter et ensuite réussir.
Cela implique un réveil démocratique collectif et beaucoup de discussions partout, du plus petit village à l'usine, au bureau, à l'école, dans le quartier, pour tracer ensemble les chemins capables de mobiliser et de ressusciter l'espoir.
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Published by BANDERA ROSSA
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