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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 17:02


 Palestine occupée:
La guerre des colons contre les fermiers palestiniens pendant la récolte des olives

(extrait)




Par Ahmad Jaradat
Le lundi 20 octobre, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a qualifié de «voyous» les colons israéliens qui ont commis des attaques contre les fermiers palestiniens dans l’ensemble de la Cisjordanie au cours de l’actuelle récolte des olives.
Toutefois, un important facteur qu'Ehud Barak a omis de mentionner, c’est que la plupart de ces attaques de colons ont eu lieu au vu et au su des soldats israéliens, et dans de nombreux cas, ces agressions se sont produites avec la coopération et en coordination entre les soldats et les colons.
Bien sûr, Barak ne peut pas reconnaître ce fait, et on ne peut pas attendre de lui une confession.

Depuis au moins une dizaine d'années, les colons ont mené une campagne organisée dans toute la Cisjordanie, avec l'intention de désorganiser les efforts de récolte palestiniens. Des centaines de colons sont engagés dans ces attaques, utilisant des pierres contre les fermiers, brûlant les vergers, et volant les récoltes, spécialement dans les zones à proximité des colonies ou des routes pour colons. Dans quelques cas, les colons ont même tiré sur les fermiers, en blessant et en tuant nombre d’entre eux au cours de ces années.

Pendant que les fermiers palestiniens et les organisations populaires se préparent pour cette saison de récolte d'olives en coopération avec des dizaines d'organisations internationales et des centaines de militants internationaux et israéliens pour créer une sorte de protection contre les colons, les attaques ont augmenté et une petite action a été entreprise par les militaires israéliens pour arrêter les colons.
La semaine dernière, quand les fermiers palestiniens et des dizaines de militants israéliens et internationaux sont venus récolter les olives près de l'avant-poste colonie de Ramot Yishai, dans le centre ville d’Hébron, plus de vingt jeunes colons de l'avant-poste sont venus et leur ont jeté des pierres.
Ensuite, les colons ont procédé à des attaques physiques, en frappant un membre des Christian Peaceamker Team(CPT) qui a été blessé sur tout le corps, et en envoyant à l’hôpital un journaliste de 45 ans, Abed al-Hafiz Haslamoun, qui travaille pour l'Agence Européenne de Presse (EPA).
Un autre caméraman Naiaf Haslamoun, qui travaille avec Reuters, a aussi été attaqué par les colons. L'incident a duré trois heures, au vu et au su des soldats israéliens en poste sur un checkpoint à proximité, jusqu'à ce que les soldats déclarent le secteur «Zone Militaire Fermée» et forcent les fermiers et leurs partisans à quitter les lieux.

Les soldats ont de plus détenu 15 internationaux et israéliens pendant plusieurs heures. Jerni Benivee du CPT dit : «Quand nous sommes venus reprendre les caméras que les colons avaient confisquées, l'un d'eux m'a giflée.»
Dimanche dernier dans le village palestinien d'Azmut dans le district de Naplouse, des dizaines de colons armés venus de la colonie d’Elon Moreh ont attaqué les fermiers et les ont forcés à quitter leurs champs sous la menace d'un fusil. Les témoins ont rapporté que l'attaque avait eu lieu sous le nez des soldats israéliens, qui sont arrivés sur les lieux mais se sont abstenus de stopper les colons. Résultat de ces attaques : un fermier a été blessé et a dû être hospitalisé.
Il y a une semaine, des dizaines de colons d'Itzhar ont attaqué les fermiers du village palestinien de Borin pendant qu'ils faisaient la récolte dans leurs champs près de la colonie.
Les colons ont aussi brûlé 15 arbres et ont jeté des pierres sur les fermiers. Mustapha Hgaleb, 24 ans et son frère de 27 ans, Mohammed Hgaleb Najjar, ont été emmenés à l'hôpital après avoir été blessés à la tête par des pierres.
Hamed Ahhal Afana, 43 ans, d'Azmut, raconte : «J'ai arrêté ma voiture près du champ et je suis venu faire la récolte. Dix colons sont venus de la colonie d'Elon Moreh et ont brisé les vitres de ma voiture et complètement endommagé les pneus. Tout cela est arrivé très près du checkpoint israélien, et les soldats n'ont rien fait pour stopper cette agression».
Les habitants de la ville palestinienne de Cisjordanie de Salfit ont publié un communiqué urgent il y a quelques jours, demandant aux organisations des droits de l'Homme et internationales de les aider à faire leurs récoltes et à stopper les attaques de colons contre eux.
Des sources locales dans la ville ont déclaré qu'il y a un grand risque pour les fermiers palestiniens d’aller travailler sur leurs terres dans cette situation actuelle d'attaques de colons. Des dizaines de cas ont été rapportés aux autorités israéliennes, directement ou par l'intermédiaire de l'Autorité Palestinienne, mais il n'y a pas encore de réponse positive.

Ce ne sont là que quelques exemples de ce qui arrive pendant la récolte des olives en Cisjordanie. Et l'histoire ne fait que commencer, car la récolte continue jusqu'à la fin novembre. Si la situation présente perdure, cela signifie que les fermiers ne pourront pas faire leurs récoltes. Cela aura un effet préjudiciable sur l'économie palestinienne déjà en mauvais état, alors que la récolte des olives à elle seule représente approximativement 28% du revenu national, et que des dizaines de milliers de familles, spécialement dans le nord de la Cisjordanie, dépendent de cet argent.

Selon les rapports des droits de l'Homme, les attaques de colons contre les fermiers palestiniens ont lieu toute l'année ; les colons brûlent, coupent et déracinent les arbres, et attaquent les fermiers dans leurs champs. Cependant, durant la période de la récolte des olives, ces attaques entrent dans une phase systématique et organisée qui affecte dangereusement les fermiers en raison de la courte durée de 3 semaines de la période de récolte, après quoi les récoltes peuvent être complètement perdues.

Il y a une semaine, la chaîne al-Jazeera a diffusé un film documentaire sur les attaques de colons en Cisjordanie. Il révèle qu'une véritable guerre contre les fermiers palestiniens est en cours et elle n’est pas lancée seulement par des «voyous» comme voudrait nous le faire croire le ministre de la Défense Barak. La plupart des sources locales avec lesquelles le Centre d'Information Alternative a parlé ont insisté sur le fait que les jeunes colons qui s'engagent dans de telles agressions sont généralement armés....

 

 

 

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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 16:46

               

                     Raid américain sur le territoire syrien

 

L’armée américaine a lancé dimanche, 26 octobre 2008, un raid héliporté contre une ferme située aux confins de la Syrie et de l’Irak, a annoncé Damas qui fait état de huit civils tués, dont un père et ses quatre fils.

 

Des témoins ont affirmé que le raid entrepris dans le village de Machahdeh, situé à sept kilomètres de la frontière irakienne et à deux kilomètres de Bou Kamal, s’est produit à 05h00 heures locales (14h00 GMT).

 

Les hélicoptères sont passés à l’attaque contre un bâtiment civil en construction et ont ouvert le feu contre des ouvriers à l’intérieur du bâtiment.
Les américains avaient maintes fois accusé la Syrie de laisser passer des terroristes d’Al Qaïda vers le territoire irakiens…

 

Et voilà que les soi-disant « huit membres d’Al Qaïda », dont un père et ses quatre fils furent assassinés

Par le mensonge, l’impérialisme américain poursuit son occupation de l’Iraq, ses intimidations et ses agressions des peuples avoisinants
Le peuple américain doit savoir que ni ses hélicoptères, ni sa très haute technologie, ni la terreur que ses maîtres au pouvoir avaient financée et financent encore, ne pourront venir à bout de la détermination de nos peuples à résister
Même lorsque les catastrophes naturelles s’abattent sur nos peuples, la solidarité pétro-arabe est absente

Au moins 58 personnes sont mortes dans la tempête tropicale qui a touché le sud-est du Yémen jeudi.
Samedi, 25 octobre 2008, les autorités ont déclaré que ces intempéries avaient détruit des centaines de maisons traditionnelles en briques crues et entraîné le déplacement de milliers de familles.
Le bilan pourrait encore s’aggraver, nombre de personnes étant portées disparues et des centaines de familles sans abris ou encerclées par les eaux, a indiqué Hamid el-Kharachi, chef de la police d’une zone mal desservie du sud de la province de Hadramut, la plus touchée par la tempête.
Le gouvernement s’efforce de faire parvenir des secours à ceux qui en ont besoin, mais de nombreuses routes ont été effacées par les inondations.
La montée soudaine des eaux a emporté au moins 1.700 maisons dans les seules provinces du sud de Mouhra et Hadramut.


Et pendant ce temps là, le groupe saoudien MBI International va reprendre douze hôtels que possède le groupe américain Starwood Capital en France, dont le Crillon à Paris.La transaction pourrait atteindre les deux milliards de dollars (1,6 milliard d’euros)…


                             d'après le site LIBAN RESISTANCE

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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 14:00

L’Opep réduit nettement son offre en pleine crise financière


L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a décidé de réduire nettement son offre de 1,5 million de barils par jour, pour tenter d’enrayer la chute des prix pétroliers en pleine crise financière internationale.
L’Opep va "réduire sa production de 1,5 million de barils par jour" (mbj) à partir du 1er novembre, a annoncé le ministre saoudien et chef de file du cartel, Ali al-Nouaïmi à l’issue d’une très brève réunion d’urgence à Vienne.
Les 11 pays membres de l’Opep soumis au système des quotas (l’Irak en est exclu) vont donc réduire leur cible de production commune de 28,8 mbj actuellement à 27,3 mbj.
Les "durs" du cartel, Iran et Libye en tête, souhaitaient une coupe massive de deux millions de barils jour, les modérés hésitaient à accepter plus de 1 mbj. Ils ont donc opté pour une solution médiane.
Le ministre algérien du pétrole, Chakib Khelil, actuel président de l’Opep, a souligné que la baisse n’était pas "seulement de 1,5 mbj" mais de "1,8 mbj" d’ici "la fin de l’année" car "300.000 barils/jour sont déjà en train d’être" retirés du marché par les pays membres.
Lors de la conférence de presse de clôture, il a précisé qu’une autre "réunion était possible avant celle prévue le 17 décembre" à Oran (Algérie), si nécessaire.
Les ministres s’étaient réunis en réaction à la chute des prix du pétrole, qui ont perdu plus de la moitié de leur valeur depuis leur record de 147,50 dollars le 11 juillet.
Cependant le baril a continué sa dégringolade après l’annonce de l’Opep : il a fini en baisse de plus de trois dollars à 62,45 dollars à Londres après un nouveau plus bas à 61 dollars, dans la foulée d’une panique des marchés boursiers.

Le marché "craint que la baisse ne soit pas suffisante pour compenser le ralentissement de la demande", a commenté Peter Fertig, analyste de Dresdner Kleinwort.
La baisse de production de l’Opep sera répartie entre les pays membres en fonction de leur niveau de production. L’Arabie saoudite y contribue ainsi à hauteur de 466.000 barils/jour.
"La crise financière a déjà un impact manifeste sur l’économie mondiale, réduisant la demande d’énergie en général et de pétrole en particulier", justifie l’Opep dans son communiqué, jugeant que l’effondrement "sans précédent" des cours du brut "met en danger de nombreux projets pétroliers" et "pourrait causer des pénuries d’offre à moyen-terme".
Le cartel ne s’est fixé ni fourchette ni cible de prix à défendre, toujours selon son président.
Pour David Kirch, de PFC Energy, certains pays veulent officieusement défendre un seuil de 100 dollars, d’autres de 80 dollars, 50 dollars étant "inacceptable" pour tous.
L’Opep fait face à "son plus gros défi", selon l’analyste, depuis la crise asiatique de 1997, lorsqu’après qu’elle eut tardé à baisser sa production le prix du baril s’était effondré à moins de 10 dollars. Actuellement elle doit stopper la chute des prix pétroliers sans aggraver pour ses clients, les pays consommateurs, l’impact de la crise financière la plus grave depuis 1929.
L’Agence internationale de l’Energie, qui défend les intérêts énergétiques des pays consommateurs, a espéré que la décision de l’Opep n’allait pas "exacerber ce qui est déjà une situation très fragile de l’économie mondiale" mais précise qu’il faut encore voir quels pays vont réellement "couper de combien" leur production.
Le Premier ministre Gordon Brown s’est dit "déçu" de la décision de l’Opep en rappelant que les choix du cartel jouent "un rôle crucial dans la relance de l’économie mondiale", tandis que la Maison Blanche a dénoncé une baisse de production "contraire au marché".
Le ministre allemand de l’Economie, Michael Glos, a lui appelé à "la responsabilité" des pays producteurs de pétrole de "ne pas affecter davantage l’économie".
La Norvège a elle opposé une fin de non-recevoir à la demande de l’Opep de participer à l’effort de stabilisation des prix.

 

                                                         site:  al oufok

 

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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 13:55

« Le capitalisme est un système qui ne fonctionne que lorsque ses adversaires imposent des limites à ses appétits […] La crise de 1929 a donné le Front populaire en France, le New Deal aux États-Unis, mais aussi le nazisme en Allemagne […] L’effondrement de ce système est irréversible, même s’il peut être retardé par des manoeuvres. […] La mondialisation néolibérale n’a pas conduit au progrès de la démocratie mais à de plus en plus de guerres. »
                        
Samir Amin, économiste (in « Afrique-Asie »  mars 2008)

 

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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 13:03

Béatification de Pie XII : une ombre sur les relations Israël-Vatican

Israël cherche à préserver un demi siècle d’efforts de rapprochement avec le Vatican malgré son désaccord sur le processus de béatification de Pie XII, accusé de silence durant la Shoah.
Le président Shimon Peres a renouvelé cette semaine son invitation au pape Benoît XVI à venir en Israël, assurant que cette visite "ne devait pas être liée à la controverse sur Pie XII".
Mais il a ajouté : "Nous avons des raisons de penser que Pie XII n’a pas fait suffisamment d’efforts pour sauver des vies juives, et je ne veux pas porter de jugement. S’il y a des preuves, alors il faut les examiner soigneusement".
"Nous n’intervenons pas dans les procédures internes de béatification de l’Eglise", a de son côté assuré Yigal Palmor, porte-parole des Affaires étrangères. Selon lui, le rôle de Pie XII durant la Seconde guerre mondiale "ne sera élucidé qu’une fois que les archives du Vatican auront été ouvertes".
Celles-ci seront disponibles au plus tôt dans cinq ans, estime le rabbin David Rosen, qui participa aux négociations sur "l’Accord fondamental" sur l’établissement en 1993 de liens diplomatiques entre Israël et le Saint-Siège.
Ces liens sont le fruit d’un long processus de rapprochement entre catholiques et juifs depuis le concile de Vatican II (1962-65).
Celui-ci a produit un texte majeur, "Nostra Aetate", par lequel l’Eglise a mis fin à "l’enseignement du mépris" envers les juifs, accusés de déicide pendant deux millénaires et a reconnu la filiation entre les religions juive et chrétienne.
Durant son pontificat, Jean Paul II a accéléré ce processus et effectué un pèlerinage en Terre sainte en 2000. Son successeur Benoît XVI a repris le flambeau, notament en dénoncant "le crime inouï de la Shoah", et en assurant vouloir à son tour se rendre en Israël.
Il y a dix jours, le pape s’est cependant dit favorable à la béatification de Pie XII dont la procédure a été lancée dans les années 1960. Mais, visiblement soucieux d’apaiser le malaise ainsi créé, le souverain pontife s’est ensuite abstenu de signer le décret proclamant les "vertus héroïques" du pape défunt.
Il s’agit d’une étape indispensable pour poursuivre la procédure de béatification, qui exige aussi qu’un miracle soit attribué à son prédecesseur.
Selon un communiqué du porte-parole du Vatican, cette question est pour le pape "l’objet d’un approfondissement et d’une réflexion".
Quoi qu’il en soit, le ministre israélien des Affaires sociales, Yitzhak Herzog, a estimé jeudi que "le projet visant à transformer Pie XII en saint est inacceptable. Durant la Shoah, le Vatican savait pertinemment ce qui se passait en Europe (...) Le pape a gardé le silence et a peut-être fait pire, au lieu de s’élever, conformément au précepte biblique, contre le sang versé".
Le bilan du pontificat d’Eugenio Pacelli, qui dirigea l’Eglise catholique de 1939 à 1958 après avoir été nonce apostolique à Berlin lors de l’accession de Hitler au pouvoir, en 1933, fait débat à la fois parmi les juifs et au sein de l’Eglise.
Au Mémorial Yad Vashem de Jérusalem consacré au souvenir et à l’étude de la Shoah, la photo de Pie XII est accompagnée d’une légende qui l’accuse de ne pas s’être élevé contre le génocide.
"Le plus troublant, c’est que le pape n’ait rien dit après la fin de la guerre", renchérit à l’AFP sous condition d’anonymat un religieux catholique.
"Le problème est que Pie XII est devenu une figure emblématique du silence du monde chrétien face au drame de la Shoah, qui s’est déroulé en terre chrétienne", dit encore cet ex membre de la commission juridique d’application de l’Accord fondamental entre Israël et le Vatican.

( Al Faraby )

 
Rappelons, en conclusion , que  le 11 novembre 1942, le Pape Pie XII  bénit les 80 000 soldats italiens de Mussolini,  qui occupèrent  la Corse. 
                                           
                                                                u cursinu rossu

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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 09:36

                                         34° Congrès du Parti: 11,12,13,14 décembre 2008
                                
                                                                      



Nous voulons faire vivre le PCF pour mener le combat de classe


Un spectre continue à hanter les nuits du patronat et du pouvoir capitaliste : celui du seul parti politique qui a donné historiquement à la classe ouvrière, au monde du travail les moyens de remettre en cause leur domination en France, le PCF. La persistance des campagnes anticommunistes en témoigne.

L’évolution du monde ne cesse de justifier davantage l’existence de notre parti. La mondialisation capitaliste s’étend et s’intensifie. Dans notre pays, le gouvernement actuel, poursuit à un rythme accéléré la politique de ses prédécesseurs: la remise en cause systématique des acquis sociaux et démocratiques pour la conquête desquels notre parti a joué un rôle déterminant. 

Alors que le danger de guerre mondiale surgit à nouveau, nous nous souvenons que notre parti est né justement en 1920 du refus de la guerre impérialiste.

Dans le même temps, la contestation du capitalisme monte, marquée par le développement continu des luttes sociales depuis 1995 ou par le rejet de la « constitution » de l’UE en 2005.

Dans ce temps où la lutte des classes bat son plein, la raison d’être de notre parti est plus actuelle que jamais : porter une perspective révolutionnaire de rupture avec le capitalisme, le socialisme, la traduire en propositions et actions concrètes pour renforcer le mouvement des luttes, permettre l’intervention politique organisée directe des travailleurs.

L’acquis du Congrès de Tours n’est pas tombé avec le Mur de Berlin. La rupture avec les partis réformistes, toujours enclins à la collaboration de classe, n’a jamais été autant d’actualité.

Quoiqu’en disent les « politologues » anticommunistes, et maintenant une partie des dirigeants du PCF, notre parti n’est pas voué à un « déclin inéluctable ». Le résultat des élections cantonales de 2008, 9,3% avec des candidats clairement identifiés comme communistes, l’écho que reçoivent nos actions militantes dans nos sections, l’expérience de la bataille pour le NON à l’UE du capital de 2005 nous en convainquent.

Aujourd’hui, nous sommes décidés à ne pas laisser dilapider tout ce que représente le PCF, donc à ne pas laisser perdurer la stratégie que la direction sortante entend poursuivre, envers et contre tout, après le 34ème congrès.

Ces dernières années ont connu un affaiblissement grave et sans précédent de notre parti et de sa capacité à jouer son rôle dans la lutte des classes en France.

Nous considérons que c’est principalement le résultat de la stratégie d’effacement de l’identité et des positions communistes depuis la « mutation » des années 90.

A contresens de la raison d’être de notre parti, la direction a choisi de privilégier la présence dans les institutions sur l’action dans les luttes. Elle a abandonné la perspective révolutionnaire du socialisme pour lui substituer, dans les faits, celle de la victoire électorale de la « gauche ». Elle a ainsi placé le PCF sous la tutelle du PS depuis l’expérience de la « gauche plurielle » entre 1997 et 2002. Intégrée dans un bloc de l’alternance, elle a abandonné la contre-offensive idéologique et politique. Dans le même temps, elle a sabordé l’organisation spécifique révolutionnaire de notre parti, la cellule, notamment l’activité à l’entreprise, désertant le premier terrain des luttes.

Le 1,93% de la présidentielle de 2007 a représenté une sanction sans appel. Devant cette situation d’une extrême gravité, les communistes sont en droit d’attendre une analyse sérieuse et responsable de l’ensemble des choix stratégiques depuis vingt ans. Nous faisons le constat que la direction sortante se refuse à la faire. 

En 2007 déjà, elle a évité le congrès extraordinaire que la situation exigeait. Restée en place, elle continue la même politique sclérosante pour notre parti. Comment mener par exemple la bataille contre la privatisation de la Poste côte-à-côte avec un PS qui est responsable de tout le début du processus et qui continue d’appuyer les directives européennes de marchandisation?

Pour le 34ème congrès de décembre 2008, la direction de notre parti a adopté un projet de base commune que nous jugeons irrecevable. Il propose aux communistes l’amnésie, l’anesthésie et la fuite en avant.

Aucun bilan des choix stratégiques des derniers congrès! En revanche, des phrases creuses et fumeuses sur la situation du monde dont la seule préoccupation semble d’être de montrer que l’on a changé d’époque et que donc il faudrait changer le parti, changer de parti.

La direction sortante confirme qu’elle entend continuer jusqu’au bout le processus d’effacement du PCF. Après juin 2007, les principaux dirigeants avaient mis à l’ordre du jour la question de « l’existence même » du parti, de son « dépassement ». Malgré la décision de l’Assemblée extraordinaire de décembre 2007 de maintenir le PCF, la direction continue à parler, dans son projet de base commune, de « transformations profondes » allant jusqu’à une « métamorphose ».

Responsables d’organisations du PCF, cellules, sections, fédérations, militants, nous décidons d’assumer nos responsabilités de communistes. 

Nous refusons de laisser notre parti continuer à être transformé en coquille vide , en attendant une recomposition politique à gauche, peut-être dès les élections européennes de 2009.

Pour le congrès lui-même et pour l’avenir du Parti, nous prenons la décision de défendre un texte alternatif à celui de la direction que nous souhaitons déposer avec tous ceux qui partagent cette analyse.

Ill est indispensable que les communistes puissent se prononcer définitivement pour le maintien du PCF, se prononcer pour la rupture avec le processus de mutation-disparition, pour que notre parti retrouve sa raison d’être.

Qu’ils puissent se prononcer et agir :

- pour que le PCF retrouve sa totale indépendance de pensée, d’action et de structure qu’il mette entièrement au service des travailleurs et de la lutte des classes.

- pour qu’il porte comme perspective, la perspective politique révolutionnaire de la rupture avec le capitalisme, le socialisme. (au lieu de celle d’une nouvelle « gauche plurielle » en 2012, avec l’insertion du parti dans « une majorité, un gouvernement, une présidence de la République qui impulseraient une politique de gauche » (projet de base du CN), c'est-à-dire dans une bipolarisation derrière le PS qui se détourne de la force décisive de l’alternative politique, les luttes.

- pour qu’il revienne à des fondamentaux théoriques, marxistes, non par affirmation identitaire mais parce qu’il s’agit d’une nécessité pour le combat de classe aujourd’hui.

Notre analyse de la nécessité de l’appropriation publique des principaux moyens de production et d’échange est essentielle dans la bataille contre les privatisations, pour la défense et la reconquête des monopoles publics, également pour une conception offensive de la mixité, par exemple dans un secteur comme l’audiovisuel.

Les enseignements de Marx dans « Salaires, prix et profits » sont tout aussi essentiels pour dénoncer et combattre le RSA, les exonérations de cotisations patronales qui sapent le financement de la Sécurité sociale, ou la Prime pour l’emploi défendue par le PS dans la même logique que le RSA [faire rémunérer le travail par la collectivité à la place du patron].

- pour des initiatives politique de lutte immédiates. Un texte de congrès ne peut pas être hors du temps. La responsabilité des communistes est de proposer des ruptures politiques immédiates avec la politique au service du capital. L’alternative politique ne réside pas dans l’objectif électoral de 2012 [avec un pôle canalisant l’électorat à gauche du PS] mais dans la capacité du mouvement des luttes à commencer à mettre en échec la politique de Sarkozy sur une première bataille: éducation, service public, droit du travail… Elles sont toutes déterminantes comme la lutte contre la guerre impérialiste et pour le retrait de la France de l’OTAN.

- pour amplifier en France le rejet et la disqualification de l’UE du capital, dans la suite du NON de 2005, en finir avec les positions « euroconstructives » et les illusions dangereuses qu’elles portent.

Adhérer à l’objectif d’intégration européenne, dans le sillage du PGE, même de façon « radicalement critique », est un contresens. C’est adhérer à un projet capitaliste contradictoire avec notre objectif de développer des coopérations mutuellement avantageuses, respectueuses des peuples.

- pour retrouver l’engagement internationaliste fondamental du PCF.  Rompant avec le PGE, notre parti doit renforcer sa coopération avec les partis communistes et progressistes, affirmer sa solidarité avec les expériences socialistes dans le monde, par exemple en Amérique Latine.

- pour reconstituer l’organisation de classe du parti: la cellule directement sur le lieu de l’affrontement de classe, dans les entreprises et les quartiers, la section dont la raison d’être est d’impulser l’action des cellules dirigée vers les luttes, les directions départementales et nationales qui doivent en émaner. La reconstitution d’une structure de formation idéologique des communistes est indispensable dans ce cadre, partant de l’expérience militante.

Le texte alternatif que nous défendrons devra donner un signal fort à tous les communistes, avec ou sans carte, à ceux qui sont isolés, aux centaines de milliers de camarades qui se retrouvés écartés du parti, à tous les salariés qui luttent.

Nous voulons montrer que le PCF ne se réduit pas à la direction sortante, que des communistes sont décidés à réapproprier leur parti, à ne pas le laisser à ceux qui veulent le détruire. Le 34ème congrès doit être une étape de ce processus.

Un peu partout dans le monde, le socialisme redevient une réalité, le communisme une perspective, des partis communistes se renforcent. Des camarades, comme en Italie, reprennent en main leur parti. En France, les communistes peuvent et doivent s’unir le plus largement pour retrouver le Parti dont ils ont besoin pour mener le combat de classe.

                                                     PAS D’AVENIR SANS PCF!


 site: 
VIVE LE PCF

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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 09:25
             84 EME ANNIVERSAIRE DU PARTI COMMUNISTE LIBANAIS

                              

                Le Parti communiste libanais a été fondé le 24 octobre 1924.


Le Parti Communiste Libanais est le plus ancien des partis politiques  libanais.

Face à la montée de la pensée confessionnelle et l'influence des  partis communautaires, la gauche libanaise et surtout le Parti  Communiste Libanais sont quasiment les seuls a faire réellement face  au système politique confessionnel.

Historique

Le Parti Communiste Libanais (PCL) fut créé, le 24 octobre 1924, par  un groupe d'ouvriers et d'intellectuels dans la ville de Hadath  dans la banlieue sud de Beyrouth. Il prit le nom de "Parti du peuple"  avant de rejoindre le Komintern en 1927 après avoir changé de nom. Il deviendra le "Parti Communiste". Le parti était le parti des  communistes libanais et syriens, et il fut divisé en 1964 en Parti  Communiste Libanais et Parti Communiste Syrien. Il participa à la  Grande Révolution Syrienne en 1925, et ses dirigeants furent arrêtes  et son journal interdit. Le parti entre dans la clandestinité  jusqu'en avril 1930 : date du deuxième congrès du parti.

Le PCL participa activement à la bataille de l'indépendance en 1943,  et dès 1945, les communistes créèrent des dizaines de syndicats. A la  suite de la publication du "Principe de Truman" en 1947, le PCL mena  de nouveau la lutte contre l'impérialisme américain dans la région.  Il fut présent pour soutenir la lutte du peuple palestinien et  dénoncer l'occupation sioniste.

A la suite des agressions continus de l'armée israélienne contre le  Liban, le PCL créa, en 1969, la "Garde populaire", suivie par  le "Mouvement de résistance" en 1978 face à l'invasion israélienne,  puis face à l'agression israélienne de 1982, fut créé le "Front de
résistance nationale libanaise".

Il participa à la guerre civile avec la coalition de gauche-musulmans- palestiniens contre celle de droite-chrétien( et plus tard israélien).  Des centaines de militants furent emprisonnés dans les camps de  détention de l'armée israélienne et ses alliés de l'Armée du Liban
Sud (ALS). On compte plus de 150 militants tués dans les combats  contre Israël et ses alliées.

Il tente d'assassiner le chef de la ALS Antoine Lahed en 1988, et  l'auteur Souha Béchara (âgée de 21 ans) sera emprisonnée pendant 10  ans dans le camp de Khiam.

Face au communautarisme et au système confessionnel

Le PCL annonce dans son programme l'adoption de la laïcité, des  droits égaux des citoyens, d'une loi électorale moderne et  démocratique, et du vote à 18 ans. Le problème de l'identité et de  l'appartenance nationale du Liban est de nouveau soulevé surtout  après l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Harir.

Chaque parti politique au Liban annonce une identité différente du  Liban, qui varie d'une identité arabe, voire syrienne, vers une  identité phénicienne en passant par les identités européennes et  asiatiques. Chaque communauté crient une identité : les musulmans en
général donne au Liban une identité arabe, tandis que les maronites  lui donne une identité phénicienne ou même européenne. Les autres  chrétiens (Orthodoxes, Catholiques, ...) sont divisés entre une  identité arabe ou une "autre". Enfin, les minorités ethniques, comme
les arméniens et les kurdes parlent rarement de l'identité globales  du Liban et essaient de conserver un statut de "neutre"  politiquement. Comment construite donc un pays, si son identité n'est  pas commune a toute la population ? Loin des appartenances  religieuses, l'identité du Liban peut se construire sur son histoire  et ses richesse culturelles.

Dans la tourmente des manifestations des pros et des antis syriens et  américains, le PCL s'est distingué en manifestant seul à Beyrouth.  Loin des manifestations qui se battent pour un nombre de manifestant  plus grand, le 13 mars, plus de 3000 personnes manifestent contre la
présence de l'armée syriene, contre l'ingérence étrangère (notamment  des États-Unis et de la France), contre la résolution 1559 et contre  l'oppression policière. [1]

Le PCL demande de corriger les relations syro-libanaises "de façon à  permettre au Liban de reformer ses institutions afin qu'elles  puissent jouer pleinement le rôle qui leur est imparti sur les plans  politique, administratif et de la sécurité."

Son projet politique du Liban est le suivant :
La suppression du confessionnalisme politique et autre ;
La réforme socio-économique dans le but d'asseoir la justice  sociale ;
L'opposition à toutes les formes de corruption que nous trouvons  dans l'administration, la justice et la sécurité et qui croissent  dans le giron des quotas confessionnels ;
Le vote d'une loi électorale démocratique sur la base de  l'unification du Liban en une seule et unique circonscription, la  proportionnelle, le vote à 18 ans et -le renforcement du rôle des
femmes en politique ;
La possibilité de la création d'un Sénat pour représenter les  différentes confessions religieuses et politiques du pays.

Puissant pendant les années d'avant la guerre civile, le parti  communiste compte peu d'adhérents. Après que beaucoup de chiites ont  quitté le parti a la fin des années 70, avec la "renaissance"  politiques des chiites avec le parti Amal et plus tard le Hezbollah,
la diversification des sunnites vers les courants nationales et de  Hariri, et la "fuite" des maronites vers leurs groupe  confessionnel, le PCL, reste quand même l'unique parti politique
puissant qui réjouit de membres multi-confessionnel les.

Dans un sondage publié dans le journal libanais Assafir le 10 mai  2005, seul 18,4% des libanais voteront pour des partis politiques de  confessions différentes. Dans ce même sondage, le mouvement de Hariri,  obtiendrait 18,8% de voix largement devant le Hezbollah avec 8,2% et  le mouvement du général Aoun avec 6,2%.

Mais probablement, lors des élections, chacun votera pour sa patrie,  ce qui limitera les voix des partis politiques. Le mouvement Hariri  ne pourra espéra avoir plus que 26% des voix, de même pour le  Hezbollah et le Amal. Le mouvement de Aoun, lui ne pourra avoir plus
que 22%. (Les chiffres correspondent au nombre de Sunnites, Chiites  et Maronites éligibles a voter selon les chiffres officielles) . [2]

Sans un système proportionnel, le PCL risque de ne pas être  représenté au Parlement. En effet, le PCL n'a depuis 1992, aucun  député au parlement libanais, ni de ministres. Mais cela ne pose pas  un souci pour son secrétaire générale Khaled Hadada, qui annonce que  la gauche libanaise n'a pas besoin d'être représenté au Parlement  pour démontrer sa force.

Conclusion

Face aux puissants partis politiques confessionnels pro ou anti  syrien et américains, le PCL et la "troisième force" (Communistes,  certains nationaliste et gauchistes), ne pourront pas probablement  emporter les élections. Mais leur projet politique semble être le  mieux placé pour finir avec le système politique confessionnel et le  communautarisme.

video pour la fete du parti

 

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DR JEAN EL CHEIKH
Marseille FRANCE

 


                             

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 14:45

                                                                                               
                                                      Vichy, ça ne vous rappelle rien ?

                                                  
Communiqué de l’Union juive française pour la paix

        
            Le ministre dit « de l’identité nationale » Hortefeux réunit ses homologues européens les 3 et 4 novembre à Vichy. Le but : renforcer l’Europe forteresse en restreignant encore plus l’accès des étrangers aux nationalités européennes, « harmoniser » les législations sur les centres de rétention et l’expulsion des étrangers, criminaliser les Sans Papiers que l’on pourra désormais enfermer sans jugement pendant des mois.
L’UJFP sera présente à Vichy dans les manifestations contre cette réunion.
L’UJFP n’a pas la mémoire courte. Vichy, capitale du Pétainisme devient ainsi par la volonté du gouvernement la capitale de la chasse aux étrangers, et Rivesaltes, camp d’internement des républicains espagnols est l’ un des centres de rétention pour « sans papiers ». Ce ne sont pas seulement de sinistres symboles. Sciemment réutilisés par le pouvoir actuel, ils sont aujourd’hui de sinistres réalités.
Les Sans Papiers vivent aujourd’hui en Europe l’exploitation au travail, l’absence de logement décent, la crainte permanente des rafles, l’arbitraire le plus total, la fin de l’état de droit.
Nous savons par notre histoire que cette politique mène à la déshumanisation. Le silence du CRIF et du consistoire sur la politique anti immigrés est insupportable pour tous ceux qui ont tiré les leçons de l’Histoire.
Nous appelons les associations juives, et notamment celles qui se sont consacrées à la mémoire, à venir manifester à Vichy et à témoigner pour que les mots aient un sens.

Paris, le 20 octobre 2008,
Le Bureau National de l’UJFP

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 14:38

                                               34° Congrès du Parti: 11,12,13,14 décembre 2008
                                             
                                                                                         



Un argumentaire en faveur du texte « Faire vivre et renforcer le PCF : une exigence de notre temps »

Contribution n°166 arrivée à la Commission nationale de "transparence" du congrès:

Par Ritz Olivier
Enseignant et militant du PCF à Paris dans le douzième arrondissement.
Fédération :
Paris

Le 21 octobre 2008

Les communistes du 12e arrondissement de Paris, réunis en Assemblée générale le 2 octobre dernier, ont affirmé leur déception et leur colère face au projet de base commune du Conseil national. À l’unanimité moins deux voix, ils ont demandé au Conseil national de réécrire le texte afin qu’il soit plus court, plus clair et qu’il tienne mieux compte de la crise financière. Nous avons constaté que cette demande n’était pas reprise par d’autres sections, en tout cas pas à notre connaissance. Notre secrétaire fédéral, Patrice Bessac, est venu nous expliquer, à l’occasion d’un bureau de section, que ce texte ne pouvait pas être réécrit, en raison du calendrier et des statuts. J’attendais donc avec impatience les textes alternatifs. En découvrant le 8 octobre le texte « Faire vivre et renforcer le PCF : une exigence de notre temps », j’ai été très heureux d’y trouver de nombreuses qualités que le texte du CN est loin d’avoir.

Ce texte est un texte clair. Il serait trop long de recopier des passages pour le prouver, mais pour s’en convaincre, une expérience très simple peut être faite : lisez au hasard vingt lignes de chacun des trois textes. La différence est frappante. Plus concrètement encore : un simple regard permet de voir que le troisième texte est beaucoup plus aéré. Enfin, alors que le texte du Conseil national s’étend sur 1400 lignes et que le texte « Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme » s’étend sur 1200 lignes, le troisième texte se limite à 600 lignes : il est deux fois plus court que chacun des deux autres. Puisqu’il s’agit de choisir un texte qui fera l’objet d’un travail d’amendements, ce critère est le plus important. Le texte « Faire vivre et renforcer le PCF » est le seul texte qui permettra des discussions et un travail d’amendements clairs.

Ce texte est aussi un texte complet. Il commence par un préambule qui peut tenir lieu de résumé. On y trouve ensuite deux parties sur l’état du monde et l’état de la France, deux parties sur l’histoire du PCF et son organisation actuelle, et deux parties sur nos modes d’actions : la stratégie électorale d’abord puis une série de luttes et d’actions à mener sans attendre.

Ce texte est un texte concret. La deuxième partie, sur l’état de la France, est remarquable de ce point de vue-là. Elle commence par un court chapitre intitulé « la revanche de la bourgeoisie » avant d’évoquer « le renoncement de la gauche ». La dernière partie propose de prendre dès maintenant un certain nombre d’engagements et de mener des actions, là où le texte du Conseil national a tendance à remettre les actions à demain, lorsque nous aurons « repensé le changement ».

Ce texte est un texte cohérent. Du préambule à la dernière partie, il défend une ligne claire que résume son titre : « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». Contrairement au texte du Conseil national, il ne semble pas être un texte de compromis qui agrège tant bien que mal des positions contradictoires. Contrairement au deuxième texte, il est manifestement le résultat d’un travail collectif. On y retrouve de nombreux éléments qui figuraient dans les procès-verbaux des sections lorsque nous avons préparé l’Assemblée générale extraordinaire l’année dernière. Le nécessaire travail de synthèse de ces procès-verbaux semble enfin avoir été fait avec ce texte.

Pour toutes ces raisons, j’ai signé ce texte lorsque j’en ai eu connaissance et je voterai bien sûr pour qu’il devienne notre base commune. J’espère que nous serons nombreux à faire ce choix. Ainsi nous doterons le PCF de la ligne claire dont il a besoin et nous aurons les moyens d’agir ici et maintenant.

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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 14:16
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