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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 16:31

                        MARIE GEORGE BUFFET:UNE GAUCHE DE COURAGE

    Quelques éléments du programme d'une gauche de courage . Ce programme, c'est la réponse point par point, dossier par dossier, à l'offensive de la droite et du Medef.

Mais qui est le parti de qui? Le medef est-il le parti de la droite(UMP, UDF, FN...les programmes sont tous semblables)? Ou la droite, celui du Medef. La confusion est possible.

"Je propose la hausse du Smic à 1.500 euros dès le 1er juillet 2007" (MG Buffet )

 

    "La gauche va mal parce que la candidate officielle, présentée comme officielle de la gauche", la socialiste Ségolène Royal, ne présente pas pour l'instant un projet qui réponde aux attentes"

    "Une politique de gauche qui permet de recréer une sécurité sociale universelle, en changeant le financement de la protection sociale: les gens ne vous parlent que de ça". 
    

    Il va falloir réformer la fiscalité", si "on veut réellement développer des dépenses sociales, si on veut réellement donner des moyens nécessaires à l'Ecole, à la recherche, à la culture, si on veut construire du logement social".

"Oui, il faut soulager les personnes les plus modestes au niveau de l'imposition, mais il va falloir augmenter l'impôt progressif, l'impôt sur le revenu, notamment pour les tranches plus élevées, il va falloir modifier l'assiette de l'impôt sur les sociétés pour pénaliser les sociétés qui privilégient les revenus financiers"

 

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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 16:12
                           DU COTE DE.....





                                                                  ……..PIETRACORBARA

   La Section du Cap Corse du PCF, qui porte à présent le nom de Section Louis Calisti, en hommage à l’ancien dirigeant décédé au cours de l’été 2005, a célébré sa fête annuelle dimanche 21 janvier, au restaurant « Les Chasseurs » à la marine de Pietracorbara. Un forum de discussions politiques a eu lieu le matin, en présence de Michel Stefani, secrétaire départemental du PCF et conseiller à l’Assemblée de Corse. De nombreuses questions furent posées et la discussion animée, à l’heure de l’apéritif et jusqu’à celle du copieux déjeuner.
L’après-midi fut animée par l’orchestre des frères Ricoveri et par un imitateur incomparable de Brassens, Robert Acchiapati. Hubert Tempête fit rire l’assemblée avec ses sketchs actualisés. Jusqu’à tard dans la soirée, chants, musique, danses vinrent compléter cette magnifique journée.
Dans notre micro-région, cette journée de dimanche fut le coup d’envoi de la campagne électorale sur le thème de « l’Union populaire de la gauche antilibérale avec Marie-George Buffet »

                                                                         

                                                                                 .......... ET DE CAGNANO
         marine de porticciolo

    Il y a une quarantaine d’années, des voix s’étaient élevées contre la construction du port du Caribou. Depuis trente ans, une association de défense du patrimoine, « A voce di u Misincu » de son nom, s’est constituée aux fins d’obtenir la démolition du dit port, inexpoitable et qui ruine la petite et belle plage du site.
Cette association, après un combat persévérant, a fini par obtenir gain de cause.
Maintenant, les habitants attendent impatiemment la démolition de ce port privé et la remise en exploitation du port d’origine dans la crique de Porticciolo.
On nous l’avait promise pour 2005. Nous sommes en 2007 et rien n’a commencé. Il parait pourtant qu’en haut lieu, tout le monde est d’accord et que le financement est assuré…..Alors, qu’attend-on pour passer à l’action ?....le résultat des échéances électorales ? Chi lo sa ?

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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 17:20

                L’ETAT ENTRE LES MAINS DU CLAN SARKOZY


    Libertés . Au-delà de la polémique sur le fichage par les RG d’un conseiller de Ségolène Royal, une question est posée. Celle de l’instrumentalisation de l’appareil d’État par le ministre de l’Intérieur.
« Je vais redevenir le patron de ceux qui font des enquêtes sur moi. Il y en a qui doivent mal dormir depuis qu’ils savent que je reviens... » Dès son retour au ministère de l’Intérieur, après la gifle du référendum, le ton était donné. Ce n’était pas l’intérêt général que Nicolas Sarkozy entendait servir place Beauvau. Pas même la cause sécuritaire dont il avait fait son fonds de commerce politique. Mais bien la « protection », selon ses termes, de sa propre personne, avec, pour seul et unique horizon, l’élection présidentielle. La place est bonne : un poste d’observation sans pareil, et un QG idéal pour glisser des peaux de bananes aux adversaires - politiques.
La démocratie entachée
Nicolas Sarkozy a beau se défendre d’avoir commandé une quelconque enquête sur Bruno Rebelle, ex-porte-parole de Greenpeace, après que celui-ci eut rejoint l’équipe de campagne de Ségolène Royal, ses dénégations ne dissipent pas les soupçons qui pèsent aujourd’hui sur un ministre de l’Intérieur accusé de longue date d’instrumentaliser les moyens d’État au service de sa campagne électorale. Il faut dire que le passif, en la matière, est lourd. Le cumul des fonctions de celui qui brigue aujourd’hui la présidence de la République pose, en soi, problème. Dès son retour au ministère de l’Intérieur, des voix s’étaient d’ailleurs élevées pour mettre en garde contre une situation inédite : celle d’un chef de parti, candidat à la magistrature suprême, en charge du déroulement des affaires électorales. Un mélange des genres qui a de quoi inquiéter tout démocrate attaché à l’impartialité de l’État. La manière dont le ministre-candidat jongle avec ses différentes casquettes le place sous le feu des critiques de ses adversaires, qui l’accusent d’user des moyens matériels dont il dispose à l’Intérieur pour mener campagne. Il est vrai que les déplacements ministériels sont souvent, pour Nicolas Sarkozy, l’occasion de meetings, de réunions publiques ou de propos qui dépassent de loin le strict périmètre de ses fonctions officielles. Et l’on peut s’interroger, pour ne prendre que cet exemple, sur le déploiement de dizaines de fonctionnaires de police venus prêter main-forte au service d’ordre déployé - autour du congrès de l’UMP lors duquel Nicolas Sarkozy a officialisé sa candidature, le 14 janvier dernier à la porte de Versailles.
Mais, pire que ces abus matériels, c’est l’usage politicien que le candidat de l’UMP semble faire des services qui sont sous sa tutelle qui est ici en cause. Ils témoignent d’une dérive aggravée par la conception autoritaire de celui qui aime à fustiger ceux qu’il appelle les « droits-de-l’hommistes ». Dès son entrée au gouvernement, en 2002, il fait valser les équipes et les hommes, plaçant les fidèles aux postes stratégiques, à l’Intérieur comme d’ailleurs dans cette magistrature dont il a pourtant déclenché l’ire à l’automne dernier par ses violentes attaques contre la prétendue « démission » des juges du tribunal de Bobigny.
Cette volonté de mainmise sur l’appareil d’État s’est traduite, en avril 2006, par l’éviction, après un long bras de fer avec l’Élysée, du directeur central des renseignements généraux, un poste jugé par trop stratégique. Après seulement deux ans d’exercice, Pascal Mailhos a été remplacé par son numéro 2, Joël Bouchité, proche du ministre de l’Intérieur. Il faut dire que sous sa direction, les RG avaient eu le mauvais goût de pondre un rapport sur les violences urbaines de novembre 2005 qui contredisait en tout point le discours de Nicolas Sarkozy selon lequel les émeutes avaient été le fait de « bandes organisées ».
Ce jeu de chaises musicales au profit des fidèles n’est pas isolé. « Il a organisé un véritable quadrillage de toutes les directions de la police nationale par l’UMP, affirme le journaliste d’investigation Frédéric Charpier, auteur d’une solide enquête sur les réseaux tissés par l’actuel ministre de l’Intérieur. Il faut remonter au SAC pour retrouver une telle pénétration politique de la police. » Pour ce spécialiste de la police, auteur d’ouvrages sur les renseignements généraux, la réforme Pasqua de 1995, si elle a entériné la disparition des sections politiques proprement dites, n’a pas mis fin au suivi de la vie politique, qui fait l’objet de synthèses transmises au cabinet du ministre. « On peut supposer que les RG, comme d’autres services, sont largement mis à contribution dans la campagne. Ce n’est pas une nouveauté », expose-t-il. La différence entre la pratique de Nicolas Sarkozy et celle de prédécesseurs qui ont eux aussi usé de ses renseignements tient, selon lui, à « la concentration exorbitante de pouvoirs entre ses mains » et à « sa volonté de tout verrouiller ».

Les dérives de la Ve république
Au-delà de l’homme, dont le bilan comme le projet politique abîment les libertés démocratiques, au-delà de l’embrouillamini politicien, cette affaire d’enquête et de fichage soulève une question politique lourde. Celle d’un système politique, la Ve République, qui, dès ses origines, a ménagé des chemins de traverse propices aux dérives. Un système politique en voie de décomposition avancée, mais dont la refondation demeure pour l’instant l’Arlésienne de cette campagne électorale.

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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 09:57
                                         LA CITATION DU MOMENT

« Nicolas Sarkozy emploie beaucoup le mot ouvrier, comme madame Parisot [présidente du MEDEF. NDLR]. Le loup s'intéresse aux ouvriers pour mieux les manger. »
                                       Marie-George Buffet

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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 09:40
Voila qui montre que le cout du travail n'est pas si élevé que ça.....
contrairement à ce que dit le MEDEF… et que répètent N.Sarkozy, son fondé de pouvoir…et bien d’autres, à droite comme à gauche...


FRA /AFP- France-économie-mondialisation
Forte hausse des investissements étrangers en France: 35.000 emplois créés

PARIS, 29 jan 2007 (AFP) - Les investissements directs étrangers en France ont permis la création de "plus de 35.000 emplois" en 2006, en hausse de près de 40% sur un an, s'est félicité lundi le Premier ministre Dominique de Villepin, alors que les Français s'inquiètent des délocalisations.
Ces investissements ont atteint l'an dernier près de 88 milliards de dollars (68,15 Mds d'euros), a précisé le chef du gouvernement. Ce chiffre est supérieur à celui des investissements du même type en Chine (69,47 milliards de dollars), selon des chiffres récemment publiés à Pékin.
Les emplois nouveaux sont à comparer aux 30.000 emplois créés en 2005 grâce aux investissements directs étrangers. Ils sont "de plus en plus concentrés dans les secteurs à forte valeur ajoutée et à haut contenu technologique", selon le Premier ministre.
Un Français sur sept, a assuré M. de Villepin, travaille pour une entreprise d'origine internationale, contre seulement un sur dix en Grande-Bretagne, et un sur vingt aux Etats-Unis.
Les investissements directs étrangers en France représentaient 63 milliards de dollars en 2005 (48,8 Mds EUR) et 24 milliards de dollars (18,6 Mds EUR) en 2004.
Le chef du gouvernement avait annoncé au printemps 2006 une trentaine de mesures destinées à mieux attirer les investissements étrangers en France.
Il a précisé lundi son plan pour simplifier les réglementations publiques, renforcer les liens entre l'université, la recherche et les entreprises, mobiliser le réseau diplomatique français et, enfin, favoriser la tenue des salons, foires et congrès.
M. de Villepin a réuni lundi 15 patrons de grandes entreprises étrangères investissant en France dont Fiat, Solvay, Lehman Brothers, Fedex, Bertelsmann, Novartis, dans le cadre d'un "Conseil stratégique de l'attractivité". (AFP 291414 GMT JAN 07)
C’EST l’AFP QUI LE DIT… A MOINS QUE L’AFP NE SOIT UNE AGENCE COMMUNISTE ?
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28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 13:44
                                            SNCM
Walter Butler, mangeur de boîtes
Spécialiste des reprises d'entreprises en difficulté, ce financier signe un bilan très mitigé.
Par Grégoire BISEAU in « LIBERATION »vendredi 19 janvier 2007

Petite devinette : qu'y a-t-il de commun entre le PSG, la compagnie maritime SNCM, César, le leader mondial du costume de déguisement, ou encore France Champignon ? A priori rien. Sauf que ces entreprises ont dans leur capital un dénommé Walter Butler. Son métier ? Faire de l'argent avec des entreprises dites en difficulté. Dans le jargon de la finance moderne, la boutique de Monsieur Walter (ButlerCapitalPartners) s'appelle un fonds de retournement. Comprenez : ce fonds d'investissements s'est fait comme spécialité d'acheter des entreprises mal en point, de les restructurer vite fait bien fait, puis de les revendre, si possible plus cher. La totalité de l'opération ne doit pas dépasser sept ou huit ans.

Lumière médiatique. Jusqu'à cet été, monsieur Butler vivait tranquillement caché, à l'abri des médias. La reprise mouvementée de la SNCM puis celle du PSG dans la foulée l'ont fait sortir du bois. Son entourage confessait que l'homme n'était pas insensible à cette nouvelle lumière médiatique. Sauf que le début de saison calamiteux du PSG et la bataille juridique autour de la SNCM ont quelque peu compliqué le plan de com. Mais ces déboires n'ont pas empêché l'homme d'affaires, né au Brésil d'un père américain, de continuer.
Coup sur coup, il vient d'annoncer le rachat de l'activité européenne de fils industriels du groupe Rhodia et a pris le contrôle de 51,8 % du capital du groupe de messagerie Sernam, ex-filiale de la SNCF. Un investissement de 10,7 millions d'euros. Cédée en 2005 par la SNCF après y avoir injecté 503 millions d'euros, la Sernam a une réputation épouvantable. Pas un seul exercice profitable dans sa triste existence. Mais après le chèque signé par la SNCF et un plan social (200 emplois supprimés sur 2 000), le groupe n'est plus très loin des bénéfices. D'où la réaction de la CGT qui a dénoncé «un cadeau royal» à Butler. «Il ne faut pas exagérer ; si c'était le cas, il faut se demander pourquoi il est le seul à vouloir investir dans la société», défend un cadre de la Sernam.
L'ADN de Walter Butler est pour le moins hybride. Enarque, passé par le cabinet de François Léotard quand celui-ci était ministre de la Culture, il part ensuite se réfugier aux Etats-Unis apprendre le métier de banquier d'affaires chez Goldman Sachs. En 1990, il revient en France pour fonder son premier fonds d'investissements. Il croise le chemin de tous les grands parrains du business français : Bernard Esambert, Alain Minc, François Pinault... avec qui il fera plusieurs coups. Son passage dans les entreprises laissera des traces mitigées.
Chez César, on jure que le résultat est très positif. Au bord du dépôt de bilan en 2001 pour cause de croissance mal digérée, la PME (1 470 employés) pète aujourd'hui la forme. La contrepartie ? En l'espace de quatre ans, toute la production française a été délocalisée en Chine et à Madagascar. Même l'usine de l'île Maurice a été fermée l'an dernier. Pas assez compétitive. «Butler ne m'a jamais imposé une nomination ou le recours à tel ou tel consultant», assure Benoît Pousset, le patron de César. Ca donne quoi, alors, une discussion avec Walter Butler ? Pousset se souvient de ce dialogue. «Si c'était votre argent, vous remettriez au pot de l'entreprise ?» demande Butler au jeune patron. Et Pousset de répondre : «J'aimerais bien avoir cinq millions d'euros à ma disposition.»
Bradage d'Etat. Coprésident d'Ipsos, Jean-Marc Lech n'a pas que des mots tendres pour celui qui a été son actionnaire pendant un an et demi. «Au bout de quelques mois, on a appris que Butler cherchait à nous vendre à un concurrent», raconte-t-il. Finalement, Ipsos échappera à la fusion et ira en Bourse. Et Butler fera une jolie culbute.
Pour être sûr d'entendre des noms d'oiseaux, il suffit d'aller frapper à la porte de la Compagnie méridionale de navigation (CMN), le concurrent de la SNCM. «Malgré sa bonne éducation, M. Butler n'a aucune parole. Il est là pour se gaver de subventions publiques et ensuite faire la culbute», assure un cadre de la compagnie qui est convaincu que, derrière la privatisation de la SNCM, se cache un déplorable bradage d'Etat. On aimerait bien avoir la version de M. Butler. Malgré nos demandes répétées, il a refusé de nous répondre.
Qui a dit que les fonds d'investissements étaient transparents ?

N.D.L.R.
Marie-George propose, dans son programme, la re-nationalisation de la SNCM


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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 16:49

La brochure programme pour une autre politique à gauche est disponible  en téléchargement :
http://www.mgbuffet.org/article.php3?id_article=343

Les quinze engagements de Marie-George Buffet
Avant d’exposer le détail des mesures proposées, le programme énonce d’emblée quinze engagements dont elle fait de la mise en oeuvre une priorité absolue.

1. Augmenter fortement les salaires, les retraites et les minima sociaux .Pour mettre fin à la « nouvelle pauvreté » qui touche un nombre croissant de salariés et de ménages, la candidate s’engage à porter dès l’été 2007 le SMIC à 1 500 euros brut, pour aller rapidement à 1 500 euros net ; à augmenter les minima sociaux de 300 euros et à les indexer sur le SMIC ;
à ne laisser aucune retraite en dessous du niveau du SMIC. Elle propose que le gouvernement mis en place convoque immédiatement une conférence nationale sur les salaires, l’emploi, la qualification et la formation, qui débouche, notamment, sur une réévaluation de tous les salaires à partir d’une hausse des minima hiérarchiques.

2. Une loi d’orientation pour un engagement national en faveur de la jeunesse .
Élaborée avec les jeunes, cette loi permettrait la mise en place d’allocations et de droits nouveaux pour sortir les jeunes de la précarité. Elle concernerait notamment le droit à l’emploi, avec des mesures de lutte contre les discriminations à l’embauche et la résorption de l’emploi précaire des jeunes ; le droit au logement avec un plan d’urgence ; le droit aux transports avec une « réduction jeune et étudiant » sur tous les transports nationaux ; le droit à la santé avec la mise en place d’un « régime jeunesse » ; le droit à la culture et aux loisirs avec la création d’une vraie « carte jeune » ; le droit à l’exercice de la citoyenneté avec l’installation de nouveaux conseils représentatifs de la jeunesse ; le droit à l’autonomie avec l’instauration de trois allocations différenciées (formation, accès au premier emploi, retour à la formation).

3. Sécuriser l’emploi ou la formation pour toutes et tous.
Pour mettre en oeuvre cette proposition phare avancée par la candidate pour éradiquer
la précarisation de la société, une conférence nationale, suivie de conférences régionales, se réunirait dès le début du quinquennat, puis chaque année, avec les syndicats, les associations, les élus, les représentants des entreprises, des institutions financières et des services publics. La candidate énonce également dix mesures prioritaires, notamment l’abrogation du CNE et du contrat senior, la limitation du recours à l’intérim, un plan pluriannuel de résorption de l’emploi précaire, le droit des salariés et des comités d’entreprise d’imposer des moratoires et la discussion de plans alternatifs en cas de licenciements, le retour du CDI comme norme d’emploi pour tous, l’abrogation des lois Fillon et la réforme des lois Aubry sur les 35 heures...

4. Créer un service public du logement et de l’habitat
La candidate préconise la mise en oeuvre effective du droit au logement opposable, grâce à la construction de 600 000 logements sociaux en cinq ans, à un plan d’urgence avec réquisition des logements vacants, à l’interdiction des expulsions, à l’augmentation des petites structures
pour les sans-abri, à la mise en place
d’une sécurité sociale du logement dès le premier logement avec une garantie du risque locatif, à la limitation de la charge de l’habitat à 20 % des revenus du foyer, à l’application ferme de la loi SRU, à la relance de l’aide à la pierre...

5. Retraite à 60 ans et santé prise en charge à 100 %
La loi Fillon et les décrets Balladur seraient abrogés pour rétablir le droit à la retraite à 60 ans à taux plein avec 37,5 annuités de cotisations. L’amélioration des droits à la retraite serait assurée par une réforme du financement mise en chantier dès la première année de la législature. Dès la première année serait également abrogée en matière de santé la réforme Douste-Blazy, pour aller vers une prise en charge à 100 % des remboursements de soins et de médicaments, en commençant par les enfants et les personnes dépendantes. Une priorité serait donnée aux politiques de prévention, à l’hôpital public et à la réorganisation de l’ensemble du système de soins, en développant notamment les réseaux villes-hôpitaux.

6. Choisir le service public
Pour lutter contre la marchandisation de toutes les activités, l’inégalité des services publics en banlieue et leur raréfaction en zone rurale, « je fais le choix de services publics forts », écrit la candidate. Elle propose de revenir sur les privatisations réalisées ou engagées, ce qui concerne notamment France Télécom, Air France, EDF-GDF, la SNCM, la SNCF. Des pôles publics seraient également développés dans les secteurs de l’eau, du traitement des déchets ou du médicament. La création de services publics européens est aussi envisagée.

7. Placer l’écologie au coeur du développement
Pour faire prévaloir une vision durable et solidaire
du développement, la candidate s’engage à mettre en oeuvre le protocole de Kyoto et à soumettre au débat citoyen
une loi de programmation contre le réchauffement climatique ayant pour objectif de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050. Un programme d’économies et d’efficacité énergétique serait engagé
dans les transports et l’habitat en favorisant les transports collectifs, le train, le ferroutage, le cabotage maritime. Dans le domaine énergétique, seraient privilégiées les énergies renouvelables et un parc nucléaire sécurisé et durable. Les grands choix énergétiques seraient soumis à débat et conclu par un référendum. Un pôle public serait constitué autour d’EDF et GDF. Un service public de l’eau verrait le jour.

8. L’école et la recherche, priorité nationale
Après abrogation des lois Fillon et de Robien, serait créé
un fonds national de lutte contre les inégalités pour lutter contre l’échec scolaire. La scolarisation serait obligatoire
de 3 à 18 ans, avec un droit à la scolarisation dès deux ans. Le budget de l’Éducation nationale serait porté à 7 % du PIB, 150 000 enseignants et 45 000 personnels d’accompagnement seraient recrutés et formés. L’objectif serait également d’accueillir trois millions d’étudiants et d’assurer leur réussite. Le caractère national des diplômes serait reconnu dans le cadre d’une harmonisation européenne. En matière de recherche, l’effort public serait doublé sur la législature, en exonérant de la TVA les organismes de recherche, en reconnaissant le rôle essentiel des organismes publics, notamment du CNRS.
Une nouvelle loi de programmation serait mise en chantier à partir des conclusions des états généraux de la recherche tenus à Grenoble en 2004.

9. Une ambition pour la culture
Trois mesures immédiates sont proposées : le vote d’une loi rétablissant les intermittents dans leurs droits ; la révision de la loi concernant Internet afin de préserver la copie privée, le droit à l’échange libre, la rémunération des auteurs et artistes ; la réunion d’états généraux du spectacle vivant pour élaborer une loi cadre permettant une véritable démocratie culturelle. La candidate propose également, en veillant à maintenir l’exception culturelle, de porter la dépense publique à 1 % du PIB, de créer un ministère de l’éducation populaire, de renforcer l’aide sélective à la création cinématographique, les aides à l’édition et à la librairie indépendantes...

10. Une loi-cadre contre les violences faites aux femmes
La candidate s’engage à faire débattre et adopter dès le début de la législature le projet établi par le Collectif national droits des femmes. Les autres mesures proposées visent une « société de pleine égalité » avec notamment le respect ferme du principe « à travail égal, salaire égal », une nouvelle loi pour réaliser partout la parité en politique, un plan de lutte contre la marchandisation des corps et l’esclavage moderne, le droit au mariage et à la parentalité pour l’ensemble des couples sans distinction de sexe, d’identité, de genre ou d’orientation sexuelle.

11. Droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers
Cette mesure serait adoptée dès la mise en place du nouveau gouvernement. Au-delà, c’est une approche radicalement nouvelle des migrations qui est proposée. La politique des « quotas » est repoussée., la loi CESEDA abrogée. La candidate propose de développer les partenariats avec les pays d’émigration afin de mettre fin à l’exode de la misère et d’assurer la liberté de circulation ; de faire reculer les situations de clandestinité (respect du droit d’asile, régularisations des sans-papiers, lutte contre l’exploitation du travail clandestin...), de supprimer les restrictions au regroupement familial...

12. Un référendum pour une VIe République
Un large débat citoyen serait engagé, débouchant sur l’élection à la proportionnelle d’une Assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution. Cette constitution visant la naissance d’une VIe République, organiserait un élargissement sans précédent des pouvoirs des citoyens dans la vie publique et des salariés dans les entreprises.
Ce projet serait soumis à référendum.

13. Souveraineté et sécurité alimentaires
Pour une agriculture sûre et de qualité, productive et non productiviste, respectueuse des hommes et de l’environnement, la candidate propose notamment d’instaurer des prix minima garantis pour toutes les productions, de garantir la rémunération du travail paysan par la suppression des marges arrière menées dans la grande distribution ; de prohiber le dumping sur les prix agricoles dans les échanges internationaux, d’endiguer la spéculation sur les terres agricoles, de lutter pour
un statut particulier de l’agriculture au niveau de l’OMC...

14. Quatre initiatives fortes pour réorienter
la construction européenne
Conformément au « non » des Français, la candidate propose de retirer dès son élection la signature de la France au bas du projet de constitution européenne. La France proposera d’engager dès 2007 un processus démocratique pour remplacer les traités actuels par un nouveau traité, adopté par référendum dans chaque pays. Un appel solennel sera lancé aux peuples européens pour constituer un front commun destiné à réorienter les structures et les politiques de l’Union en faveur d’une Europe sociale, démocratique, écologique, facteur de paix et de solidarité dans le monde. Les institutions politiques de l’Union seront réformées pour faire reculer les pouvoirs de la Commission au profit du Parlement européen, des Parlements nationaux et de nouveaux espaces de participation citoyenne.

15. Une conférence internationale sous l’égide de l’ONU pour la paix au Proche-Orient
La France doit peser de tout son poids en faveur d’une solution durable et juste au conflit israélo-palestinien, pour en finir avec l’occupation, la colonisation, le mur d’annexion, pour édifier un État palestinien indépendant et viable, à côté de l’État d’Israël, dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale.




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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 16:48
Les enjeux de 2007
                                 Sarkozy veut en finir avec l’ISF
Investir dans le capital des PME permettrait d’échapper à l’impôt sur la fortune.
Pour alléger la charge fiscale des plus fortunés, le candidat de l’UMP n’est jamais en mal d’imagination. Dans un entretien au Monde, lundi, interrogé sur ce qu’il ferait de l’impôt sur la fortune, il assurait d’abord qu’« il n’y aura pas de suppression de l’ISF » s’il etait élu. Avant de préconiser deux mesures qui, si elles étaient appliquées, réduiraient ce prélèvement comme une peau de chagrin : d’une part ramener de 60 % à 50 % le taux maximal d’imposition des revenus, tous impôts confondus, en ajoutant la CSG et le CRDS à la liste de ceux qui sont déjà pris en compte ; d’autre part, offrir aux assujettis à l’ISF « la possibilité de déduire une somme de cet impôt, par exemple jusqu’à 50 000 euros, à condition de l’investir dans les PME ». Au lieu de verser leur cotisation au fisc, les contribuables concernés pourraient donc l’investir dans une entreprise. « Le plafond de 50 000 euros permettrait, en pratique, d’exonérer totalement la quasi-totalité des redevables de l’ISF, puisqu’il correspond à un patrimoine taxable de 6 millions d’euros », notait hier le journal économique les Échos. L’ISF, qui a rapporté 3,6 milliards d’euros l’an dernier, perdrait du coup tout son sens de prélèvement de solidarité, utilisé pour financer des actions publiques d’intérêt général, pour devenir un placement dans des entreprises privées. Y. H.
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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 16:45

Les enjeux de 2007
                                         Attention aux effets secondaires 
                                              

L’interview de Nicolas Sarkozy au Monde du 23 janvier est une mine d’ultralibéralisme. Non content de prôner l’épuisement des travailleurs - pourquoi pas ? - jusqu’à soixante-dix ans et le recours systématique aux heures supplémentaires défiscalisées, le candidat de la droite veut réduire encore le remboursement des soins - traduction dans la novlangue de la « France d’après » : « responsabiliser les patients ».
En cas de maladie, la famille paierait une « franchise modeste » sur les dépenses annuelles en consultations médicales ou en examens biologiques. On ignore le niveau de la « modestie » de la dite franchise, mais nous savons déjà qu’elle s’ajouterait à la liste des entorses
à la gratuité des soins dont se sont rendus coupables, depuis 2002, les deux gouvernements auxquels Nicolas Sarkozy a participé

   Petit rappel succinct :
taxe d’un euro sur tout acte médical ;
non-remboursement de 18 euros sur les interventions à partir de 90 euros ;
forfait hospitalier journalier porté à 16 euros ;
déremboursement décidé pour plus de trois cents médicaments, dont un grand nombre sont toujours prescrits, donc payés par le patient.
Nous serions tous égaux devant la maladie. Pas si sûr, d’abord parce qu’un euro pèse plus lourd dans le porte-monnaie d’un salarié payé
au SMIC que dans la poche d’un cadre supérieur, et que l’on meurt en moyenne sept ans plus tôt quand on est ouvrier.
En conclusion, un conseil de prudence : évitez la pilule Sarkozy : les effets secondaires sont redoutables.
                                                                   J.-P.P

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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 10:20

Sarkozy
envoyé par sarkopenie
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