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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 15:19
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Le 03/07/2007 : Le groupe communiste dissous

 

 Les faits : au lendemain des élections législatives, l’Assemblée nationale compte 18 députés communistes et républicains, 4 verts et 2 députés d’Outre-mer. Une bataille s’engage pour abaisser à 15 le nombre de députés nécessaires afin de constituer un groupe politique – bataille importante car un groupe politique dispose de moyens importants.

Au lieu de quoi, le groupe communiste et républicain a été dissous. Un mini complot a été organisé avec Patrick Braouezec et Noël Mamère pour sortir le président Alain Bocquet. Un groupe dit de gauche démocratique et républicaine, présenté comme un groupe « technique », a été mis en place.

Il abandonne de fait la référence communiste et vole aux 18 députés les moyens auxquels ils ont droit puisque la répartition prévue est de un tiers pour les communistes, un tiers pour les verts et un tiers pour les députés d’Outre-mer.

A signaler une attitude méprisante et odieuse vis-à-vis des collaborateurs du groupe qui ont été virés sans délai pour laisser la place à ces nouveaux seigneurs de l’ouverture que sont les refondateurs et les verts.

Tout cela s’est fait avec la bénédiction de Marie-George Buffet.

Chaque communiste de France doit connaître cette vérité cachée jusqu’à aujourd’hui, qui masque cette entreprise de démolition et efface l’identité communiste.

Cinq députés, André GERIN, Jacques DESALLANGRE, Jean-Pierre BRARD, Jean-Jacques CANDELIER et Maxime GREMETZ ont décidé de créer une composante communiste et républicaine.

André GERIN

 

    Le 03/07/2007
Communiqué de presse cosigné par les dépués André GERIN, Jacques DESALLANGRE, Jean-Pierre BRARD, Jean-Jacques CANDELIER et Maxime GREMETZ

Assemblée nationale : Groupe de la Gauche Démocratique et Républicaine.

 Ce mardi matin, cinq députés du groupe GDR ont décidé de constituer une composante à part entière, marquant ainsi leur attachement à la sensibilité républicaine et à l’identité communiste. Dans le cadre du pluralisme reconnu et mis en œuvre par le groupe, ils apporteront leur contribution loyale et efficace dans la recherche d’une société plus juste, humaniste et solidaire.

 

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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 09:55

Laissons la peur du Rouge aux Bêtes à cornes !

 (V. Hugo, Les Travailleurs de la Mer)

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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 09:50
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Autonomie des Universités : Sarkozy poursuit la casse, par Danielle Bleitrach.

 

Quelques pistes de réflexions et de remise en cause des idées reçues.

La réforme proposée semble être suggérée comme une réponse aux maux dont souffrirait l’Université française ? La réforme aurait souffert d’être trop hâtive, prise dans l’urgence, l’impréparation. Les syndicats, en particulier l’UNEF auraient obtenu des aménagements considérables, certes « ils » restent vigilants mais ils ont évité le pire.

L’intervention du Président de la République, son pragmatisme mais aussi sa volonté de négociation a permis de sauver une réforme nécessaire tout en désamorçant les conflits. Quelques voix chagrines s’élèvent dans les rangs de l’opposition soit pour signaler qu’il faut demeurer vigilants, soit pour dénoncer la dérive monarchique d’une présidence omniprésente. Pour les médias, et sans doute l’opinion publique Supersarko a encore réussi là où tous avaient échoué, comme au même moment il imposait aux Eurosceptiques une sortie de crise. En effet peut-être faut-il partir de l’Europe pour bien comprendre le sens de ce qui vient de se passer sous couvert « d’autonomie de l’Université ».

 

 

S’agit-il d’une mesure hâtive ?

D’abord quelques faits : L’autonomie des Universités est une mesure phare, un des chantiers les plus fondamentaux du Président, la précipitation dont il est fait état tient à l’urgence, il s’agit de faire adopter des mesures pendant qu’étudiants et enseignants sont en vacances. Quant à l’impréparation qu’il nous soit permis de sourire. En 2004, Fillon, le premier ministre actuel, a du renoncer à une loi sur l’autonomie de l’Université. Il a du se contenter de la mise en place du système européen (licence, master, doctorat). Une ligne politique est tracée, elle poursuit celle suivie depuis des années qui a fait de l’Université française une des plus démunies en matière de moyens de toute l’Europe : on exige des facultés qu’elles fassent mieux avec moins de moyens et une recette miracle : nouer des partenariats avec le privé, la mobilisation des chercheurs qui refusent d’être pilotés par le secteur privé a du faire renoncer le gouvernement à ses dispositions les plus contraignantes, mais il peut continuer à jouer de l’étranglement financier.

Dès cette époque, tous les gouvernements proeuropéens qui se sont succédés, celui de Jospin comme celui de Raffarin ont agi pour faire entrer l’Université française et le système éducatif dans le carcan néo-libéral européen.

Il ne s’agit donc pas d’une mesure hâtive, mais d’une politique mise en place par tous les gouvernements, dont on fait avancer pas à pas tout un dispositif global envisagé et muri de longue date. il s’agit comme le soulignait un article du Monde Diplomatique de 2004 signé par Abelard, de « recettes pour une université plus mercantile » dans le cadre général de la mondialisation néo-libérale, de la réduction du périmètre du secteur public.

 

Résistances françaises.

La France, on oublie de le dire a manifesté une grande résistance et les mouvements qui sont secoué l’éducation nationale, la recherche, la jeunesse en général, ont empêché que s’exerce sur ce pays les mêmes atteintes radicales qui ont été prises dans d’autres pays ? Par exemple en 2001 en Espagne le franquiste Aznar a pris des mesures de totale autonomie : chaque université élabore ses programmes d’enseignement et de recherche, gère ses ressources financières, fait appel à qui elle veut, sélectionne professeur et étudiant. En Allemagne les Universités relèvent des Länders régionaux qui peuvent ou non leur attribuer une autonomie. Les crédits sont attribués sur les performances, moyennant quoi elles peuvent sélectionner leurs étudiants. En revanche, la politique de Thatcher qui s’est heurtée à la résistance des Universités a consisté à casser l’autonomie traditionnelle des Universités anglaises par la création d’instances de décision dépendant de l’Etat, tout en diminuant « la dépendance financière des Universités » par rapport au budget de l’Etat, les encourageant à se concentrer sur le secteur scientifique, à coordonner leurs politiques avec des partenariats privés.

On voit que la question de « l’autonomie » doit être prise par rapport à la finalité recherchée, il ne s’agit pas comme le dit le discours officiel politico-médiatique d’en finir avec les lourdeurs bureaucratiques de la centralisation, de conférer une plus grande souplesse aux choix indispensables mais bien de trouver les moyens de soumettre le système éducatif au pilotage du secteur privé, d’introduire la concurrence entre les universités dans la recherche des partenariats. De remettre en cause la “démocratisation” de l’université si limitée soit-elle, de faire sortir plus rapidement les jeunes vers le monde du travail.

Ce sont les objectifs réels et ils peuvent passer comme en Espagne par l’autonomie pleine et entière des Universités, par leur régionalisation comme en Allemagne, ou par des règles étatiques plus contraignantes en même temps qu’on réduit le budget, ce qui est une voie royale d’entente communautaire. Disons le clairement le “modèle” européen n’est que le “modèle” étasunien, celui qui est le mieux adapté aux exigences des multinationales.

En France, l’étranglement par l’absence de moyens, a été abondamment utilisé jusqu’à faire de notre Université une des plus misérables d’Europe. La France de l’éducation nationale n’a cessé de se battre, de refuser le démantèlement du système éducatif, ce faisant elle a élargi le problème. Il faut noter qu’il y a eu un temps une droite qui voulait la sélection à l’université et une gauche qui la combattait. En 1986, c’est l’ultime bataille avec d’amples mobilisations étudiantes auxquelles ont attribue la défaite de la droite en 1988. Elle en tirera la leçon, et Sarkozy plus encore, on évitera le thème de la sélection, on abordera celui de la nécessité de contenir les dépenses publiques avec une convergence de la droite et de la gauche. Aujourd’hui est osé sans complexe affirmer que non seulement seront supprimés 50 % des fonctionnaires mais que l’éducation va subir une saignée considérable. Autre manière d’arriver aux mêmes résultats sans faire état de sélection, de barrière dans l’accès aux diplômes qui risquent de provoquer la ire des étudiants, tenter de leur démontrer l’inadaptation des universités au marché de l’emploi. Il ne servirait à rien de faire des études, longues en particulier. Mais cela ne prend pas, sans diplôme la situation est pire et les jeunes continuent comme leur famille à choisir les études. Donc il s’agit d’accélérer les sorties vers le marché du travail.

Car ce que l’on doit bien mesurer c’est que l’actuelle mondialisation, dont l’Europe telle qu’elle se construit est un des cadres les plus manifestes, opère ses transformations essentiellement sur les nouvelles générations, c’est à elles qu’il est demandé un ajustement à une crise structurelle, elles doivent apprendre à renoncer aux avantages acquis, à rentrer dans le monde non protégé de la compétition totale. On laisse mourir les vieilles générations en tentant de limiter les médicaments de confort à tous les sens du terme et on agit sur la jeune génération. Quitte à faire monter l’hostilité intergénérationnelle, à faire du jeunisme la panacée universelle. La France résiste et c’est d’autant plus extraordinaire que cette résistance se fait sans forces politiques et syndicales dignes de cette résistance. Ce n’est sans doute pas un hasard si on assiste dans une période très courte à la fois au NON à la Constitution Européenne, et au refus du CPE. La France est un pays très politique, qui a des comportements collectifs paradoxaux.

Nous ne mesurons pas assez, nous qui voulons construire une alternative au mercantilisme, à quel point la population française a des résistances à l’ordre néo-libéral mais aussi à quel point ces réflexes politiques spontanés sont de moins en moins travaillés idéologiquement par une gauche en déshérence qui soit adhère à l’ordre néo-libéral européen, soit ne se bat qu’en arrière garde des mouvements sociaux. Si l’on peut parler de ce fait d’une France paradoxale c’est que la résistance indéniable au démantèlement s’est accompagnée d’une avancée dans les consciences de la nécessité de la « réforme ». La France pour le dire caricaturalement d’un côté reste jacobine, attachée à ses valeurs non mercantiles, cela tient autant aux traditions séculaires qu’à un « art de vivre », et les Français ont un pragmatisme paysan, égoïste. Quand ils ont conscience d’être menacé à la fois dans leurs traditions et dans leur pré carré individualiste, ils redeviennent cette nation d’émeutiers dont parlait Marx. Mais il est évident que faute de forces politiques et syndicales, l’idée de la « modernité conservatrice » a gagné du terrain. Plus on s’éloigne du terrain concret et plus on est dans l’idéologie, plus l’avancée néo-conservatrice est profonde. Et ce n’est sans doute pas un hasard si l’Université est un des niveaux du système éducatif où l’idéologie concurrentielle, « les pôles d’excellence » comme réponse à la misère et à la crise ont le plus avancé.

 

Les réformes déjà intervenues.

Nous avons rapidement vu quelques voisins européens, en France la réforme globale proposée par les différents gouvernements, de Jospin à Fillon, n’a pu être imposée. Il y a eu cependant dans les Universités trois réformes : la réforme LMD (licence, master, doctorat) ; celle dite de « modernisation des Universités » (ex-loi d’autonomie) ; celle du statut des personnels de l’Université.

Le LMD a été présenté comme une harmonisation en Europe, favorisant la libre circulation des Etudiants. Pourquoi pas, à la seule différence près que cette « circulation » se fait dans de telles conditions de misère budgétaire avec de tels niveaux de bourse que seuls les étudiants de famille aisés peuvent réellement en bénéficier. Surtout derrière cette harmonisation se profile la fin des diplômes nationaux. Il y a là un enjeu égalitaire également puisque aujourd’hui les étudiants de n’importe quelle université peuvent postuler à tous les concours de la fonction publique et sont utilisés comme référence dans le cadre des conventions collectives. Donc le LMD né dans les cerveaux brouillons d’Attali, Jack Lang, et Claude Allègre parlait de l’Europe médiévale, de ces étudiants humanistes franchissant les frontières, pour mieux mettre en pièce les conditions d’une égalité sociale, territoriale. Comme il était fait référence à l’Université médiévale, à la défense de son autonomie (un universitaire ne peut être jugé que par ses pairs) pour mieux introduire la finalité du système : chaque université, chaque discipline, hors cadrage national sérieux, définira le contenu de son « offre de formation ». L’Etat fournit lui un vague label de qualité, les universités peuvent produire des filières locales, des « parcours », etc...

Ayant vécu cette période, j’ai pu apprécier le sauve qui peut généralisé dans l’élaboration des masters, la manière dont chacun se disait que la meilleure chance de l’obtenir était effectivement d’en accroître la dimension pratique, d’avoir quelques grands noms et quelques références aux futurs employeurs. Les retours d’appréciation du ministère, parfois des changements d’intitulé visant à gommer les références disciplinaires, etc...

Cela dit cette période brouillonne doit être relativisée, les enseignants chercheurs de l’université fort heureusement restent ce qu’ils sont et tout projet sur le papier passe par là, il est difficile d’en finir avec les vocations disciplinaires, le souci humaniste, le goût du service public. C’est pourquoi, ces politiques doivent être absolument complétées par une remise en cause du statut de l’enseignant, une précarisation, une dépendance accrue à l’égard des autorités. Ce travail a été largement entamé, non seulement avec la régionalisation d’une grande partie des personnels non enseignants mais également une précarité accrue des jeunes étudiants accédant à des statuts précaires d’enseignants chercheurs, des sortes de bourse d’étude et obligés de se plier aux diktats des mandarins comme aucun assistant de l’université traditionnelle ne l’a jamais fait. Renforcer le pouvoir des président, des collèges d’enseignants de rang les plus élevés, introduire si cela est possible des professeurs et des présidents émanant du secteur privé serait la touche finale. On voit que l’autonomie, c’est-à-dire la gestion par les universitaires de leurs moyens a bon dos.

La réforme Fillon introduisait une possible limitation des coûts en limitant territorialement « l’offre de formation ». En France, i y a eu une véritable décentralisation, chaque ville du territoire français a voulu avoir son université, le LMD, l’attribution ou non du Master, du doctorat, permet de transformer un certain nombre d’Universités en simples collèges de premier cycle où l’enseignement est déconnecté de la recherche. Nous sommes devant une logique d’établissement qui supplante la logique disciplinaire liée à la nation. Ce qui dans un contexte de concurrence, d’appel aux partenariats privés souvent régionaux, renforce les effets de la pseudo « professionnalisation » conçue comme la réponse au chômage des diplômés. Cette “professionnalisation” telle qu’elle est menée se traduit aussi par la fin des logiques disciplinaires puisque les étudiants sont invités à construire des cursus pluridisciplinaires « à la carte ». Ce qui là encore bénéficie aux « héritiers » capables de démêler l’écheveau. En fait la professionnalisation est un leurre et son contexte régional un attrape-nigaud.

Enfin déjà dans la réforme Fillon et les antérieures, sous couvert d’autonomie il s’agit de développer des vocations de rationalisation gestionnaire. Il y a quelque chose de pathétique dans la manière dont certains universitaires ont donné dans le crétinisme gestionnaire et ont accepté de se transformer en dirigeant de PME, pressé de réduire les coûts, rêvant d’autosuffisance financière. Il faudra bien un jour faire l’analyse de la débâcle de la gauche sous le mitterrandisme et la manière dont l’idéologie Tapie, celle des nouveaux patrons des entreprises nationalisées, a trouvé son équivalent dans la gauche universitaire, proeuropéenne, comment ils ont été soumis de ce fait à des politiques européennes concurrentielles et comment aujourd’hui la droite n’a plus qu’à recueillir les fruits de cette débâcle idéologique. Mais le fond n’est pas là et un bilan de l’Université comme d’ailleurs du système éducatif français devrait être fait pour montrer comment dans les pires conditions intellectuelles et matérielles, les enseignants, chercheurs, étudiants n’ont cessé d’innover, et d’assurer les meilleures conditions possibles de formation et de recherche.

La bonne manière sans doute de tester les résistances et les avancées de l’idéologie inégalitaire, mercantile, prônée par les gouvernements de droite et de gauche et de considérer ce qu’il en est de la « démocratisation » de l’Université. Il y a eu, et cela ne peut manquer de s’accélérer avec les « réformes » mises en place abandon à peu près total de toute préoccupation démocratique : la « démocratisation » de l’accès à l’Université est apparu comme une charge à laquelle il était de plus en plus difficile de faire face. Les amphis surchargés des premières années, les travaux pratiques sans matériel et à plus de cinquante étudiants, ont été assurés par des jeunes eux-mêmes en formation. La massification de l’entrée à l’Université n’a pas créé l’égalité, mais elle a développé des filières nobles, sélectives, et des filières pour la masse. Toutes les réformes envisagées par l’actuel gouvernement vont dans le même sens. Elles ne peuvent donc comme l’affirme Sarkozy et son gouvernement répondre au problème du chômage, la situation initiale en est aggravée.

 

Au delà des apparences la réalité.

De la ministre, au président, repris en coeur par tous les médias, on entend ce slogan digne du jésuite du Guépard (il faut savoir changer des petites choses pour que tout reste à l’identique) : “Ce qui est important, au-delà des ajustements, c’est l’adhésion très forte au principe d’autonomie”. Il est rappelé que cette réforme indispensable avait été “ajournée” depuis vingt ans, ce qui comme on vient de le voir parfaitement inexact, mais c’est “la rupture” à la mode Sarkozy, on continue en appuyant sur l’accélérateur. Cinq milliars d’euros supplémentaires sont prévus (il est bien pauvre celui qui ne peut pas promettre) et les mesures actuelles doivent être complétées par cinq autres grands chantiers : la vie étudiante, l’immobilier et les campus universitaires, le statut des jeunes enseignants et chercheurs et les carrières des personnels. Imaginez en la logique en suivant l’analyse précédente. Ainsi les conseils plus “autonomes” pourront vendre leurs biens immobiliers, spéculer. Les étudiants à qui ont refuse des bourses sont invités à la débrouillardises des petits boulots dont tous les enseignants savent le prix en matière de formation bâclées, d’absentéisme et d’études non achevées. L’université elle-même fera appel à leur précarité pour remplacer les emplois de titulaires non renouvelés, par exemple dans les bibliothèques. Tout cela est déjà entamé, il s’agit d’aller plus vite et plus loin.

Alors on ne peut manquer d’être étonné d’entendre des propos semblables dans la bouche de Bruno Julliard, le président de l’UNEF : “Nous avons sauvé l’essentiel !” qu’il dise que dans l’été peu propice au mouvement étudiant ou enseignant, il était difficile d’obtenir plus, d’accord. Mais qu’il nous laisse croire que “le recul” sur la sélection à l’entrée des masters, le nombre de personnel dans les conseils représente l’essentiel ne peut qu’entretenir la confusion.

L’essentiel est là, il porte le nom d’autonomie, pourquoi pas de co-gestion soixante-huitarde pendant qu’on y est, mais on en a vu le contenu réel. Quel sont les liens de l’UNEF avec une gauche acquise au mercantilisme européen ? Quelle est la position des syndicats enseignants, eux qui ont refusé de prendre position sur la Constitution européenne en son temps.

Tant que l’on ne considérera pas que vu le développement scientifique et technique de notre temps, il faut consacrer les mêmes moyens, le même effort de tous à une université qui unisse formation et recherche, que celle qu’un Jules Ferry a su consacrer en son temps à l’éducation primaire, nous n’avancerons pas. Tous les gadgets qui nous sont proposés, les fausses recettes de ‘modernisation » qui ne sont faites que pour adapter au mercantilisme la formation de notre jeunesse, tentent de ne pas répondre à ces exigences.

Nous nous sommes ici mêmes posés la question de quel parti nous avons besoin ... J’ai dit à quel point une démarche qui se contenterait d’attaquer la direction existante me paraîtrait mal venue. Une organisation n’a de sens que par rapport aux buts qu’elle se donne. Le discours actuel du parti sur l’école, sur l’université, le minable programme anti-libéral de la dernière campagne présidentielle, relève de l’inventaire à la Prévert. Ce que l’on refuse de voir, c’est que toute la campagne du président de la république s’est faite sur l’essentiel à savoir l’emploi et le pouvoir d’achat. Et ce en insistant sur ce que masquait ses adversaires de gauche à savoir « la mondialisation ». La force de ce programme c’est non seulement de paraître répondre au concret, en ce qui concerne « l’autonomie des universités » de prétendre répondre à la grande misère des universités et au chômage des jeunes diplômés. Ce sont des leurres, mais leur force vient du fait que ces mesures ne font que couronner des politiques mises en place par la droite et par la gauche, à laquelle ont participé les communistes, dans le cadre des diktats mercantiles européens. Il s’agit à la fois de contourner les résistances, d’aller très vite, en profitant de l’état de grâce, de l’accablement des « vaincus » et des divisions dans leur rang pour aller vite, très vite dans la mise en œuvre d’un véritable démantèlement entamé depuis de nombreuses années. Il ne s’agit pas de répondre seulement à des projets, d’en circonscrire les effets les plus immédiatement nocifs, mais de bien mesurer la logique globale et ce qui a déjà avancé dans les esprits comme dans la réalité, nos points d’appui et ce que nous voulons.

Une université qui correspond aux exigences de développement scientifique et technique tant dans le domaine de la recherche que celui de la formation. Une véritable professionalisation non dans le court terme mais dans toute une vie qui tienne compte des changements intervenant tout au long de cette vie, une culture, une formation morale et solidaire sur le rôle des professionnels et des intellectuels. La démocratisation comme l’objectif fondamental, levier et point d’appui de toute transformation.

Danielle Bleitrach, sociologue.

(Qui a le goût de l’absolu renonce par là au bonheur.)

 

  Source : Changement de société
http://socio13.wordpress.com

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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 08:51
 COMPRENDRE: LA GUERRE CIVILE DANS LE PRE CARRE FRANCAIS


 Chocolat chaud : comment le cacao a alimenté le conflit en Côte d’Ivoire

8 juin 2007
Global Witness - http://www.globalwitness.org/

 



Un nouveau rapport de Global Witness publié aujourd’hui révèle que plus de 118 millions de dollars issus du commerce du cacao ont financé l’effort de guerre des deux parties dans le récent conflit armé en Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire est le plus gros producteur mondial de cacao destiné à l’industrie chocolatière.

Le rapport, intitulé Chocolat chaud : comment le cacao a alimenté le conflit en Côte d’Ivoire, indique que des sociétés internationales exportatrices de cacao ont considérablement contribué au financement du gouvernement ivoirien mais aussi des Forces Nouvelles (FN), le groupe de rebelles qui contrôle le nord de la Côte d’Ivoire.

Depuis septembre 2002, les combats en Côte d’Ivoire ont fait des milliers de morts parmi la population civile et entraîné le déplacement de centaines de milliers d’individus. Plus de 40% de la population est désormais touchée par la pauvreté.

« Votre barre chocolatée a de fortes chances de contenir du cacao ivoirien et il se peut qu’elle ait financé le conflit dans ce pays, ce qui laisse un arrière-goût amer », déclare Patrick Alley, directeur de Global Witness. « L’industrie du chocolat devrait mettre de l’ordre dans ses affaires et veiller à ne vendre que du chocolat non associé au conflit. »

40 % du cacao mondial provient de la Côte d’Ivoire, soit deux fois plus que la production du numéro deux mondial, le Ghana. Le cacao est la principale ressource économique de cet État ouest-africain marqué par l’instabilité, représentant en moyenne 35 % de la valeur totale des exportations ivoiriennes, soit environ 1,4 milliard de dollars par an.

Le rapport « Chocolat chaud » renseigne sur la tendance du secteur du cacao ivoirien à la mauvaise gestion des revenus, à l’opacité des comptes, à la corruption et au favoritisme politique. Il présente des éléments de preuve détaillés mettant en exergue :

 le détournement de plus de 58 millions de dollars issus du cacao pour l’effort de guerre du gouvernement ;

 l’existence d’un lien entre deux importantes entreprises occidentales et le détournement de certains fonds issus du commerce du cacao. A l’époque du détournement de ces fonds, deux directeurs d’entreprises du secteur cacao (l’un de Cocoa SIFCA, la filiale ivoirienne du groupe agroalimentaire américain Archer Daniels Midland (ADM), et l’autre de Dafci, qui à l’époque faisait partie du conglomérat français Bolloré) représentaient la plus grande organisation professionnelle d’exportateurs ivoiriens au conseil d’administration de l’institution ivoirienne de la filière cacao, la Bourse du Café et du Cacao ;

 la stratégie employée par les rebelles des Forces Nouvelles pour se procurer environ 30 millions de dollars par an en taxant le cacao transitant par le nord et en empêchant le cacao produit dans le nord d’être acheminé vers le sud, dans la zone contrôlée par le gouvernement. Ce dispositif fiscal parallèle a non seulement permis aux FN de survivre en tant que mouvement, mais il a également permis à certains de ses représentants de s’enrichir aux dépens de la population du nord de la Côte d’Ivoire ;

 différents actes d’intimidation perpétrés à l’encontre de ceux qui ont tenté d’enquêter sur la corruption au sein du commerce du cacao ou de la dénoncer – depuis la disparition et le meurtre probable du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer en 2004 jusqu’à l’enlèvement d’un juriste français qui effectuait un audit de la filière cacao pour l’Union européenne.

Global Witness appelle les entreprises internationales actives dans le commerce du cacao à agir : « Les consommateurs devraient appeler les numéros de service clientèle figurant au dos de leur barre chocolatée et exiger que les compagnies fassent pression sur leurs fournisseurs pour qu’ils soutiennent les planteurs de cacao et pas l’effort de guerre. Les compagnies exportatrices de cacao devraient être plus transparentes au niveau des paiements qu’elles effectuent de manière à ce que leur argent aille où il devrait : en soutien au développement et pas dans les poches d’élites des deux côtés de la crise, qui ne rendent de comptes à personne », précise Patrick Alley.

Alors même que le gouvernement et les Forces Nouvelles tentent de parvenir à un accord de paix, il est primordial que les deux parties cessent de détourner les revenus du cacao et qu’elles prennent des mesures pour mettre un terme à la corruption et à la mauvaise gestion.

 

 

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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 08:49

15/06/2007  Par KARL LASKE JOURNALISTE A LIBERATION

Le juge de Romain, Martial et Juppé

Le 9 mai, je suis entré au tribunal à la tombée de la nuit. Deux gendarmes surveillaient les portiques en bavardant. Le Palais de justice s’était vidé. Les couloirs étaient déserts. Il restait, visible, un petit attroupement devant la salle d’audience des comparutions immédiates. Des proches, des familles attendaient la fin des délibérés. Inquiets. Tendus. Seuls. Un peu comme devant une salle d’opérations.
« C’est Grouman qui préside, me glisse un journaliste d’agence. « C’est le juge qui a mis six mois ferme au voyageur contrôlé sans billet gare du Nord en mars dernier», explique un avocat. « Vous vous souvenez, l’émeute dans la gare ?». Angelo avait un casier assez lourd. Ce n’est pas le cas de Martial, ni de Romain, qui n'ont aucun antécédent judiciaire.
Le soir de la présidentielle, Romain manifestait. Il était resté pacifique. Il avait gardé ce pavé dans la main tout en se promenant avec Marie, allant d’un côté à l’autre de la place de la Bastille. Ouvrant la porte de la salle d’audience, un gendarme a signalé aux familles et aux proches qu’elles pouvaient entrer.
Romain s’est levé. Vous êtes condamné à quatre mois de prison ferme, a dit le président. « Il est devenu blanc tout d’un coup » se souvient Frédérique, la copine de Martial. Romain n’a pas dit un mot. Il s’est levé. Les gendarmes lui ont fait signe de le suivre.
Dehors, un avocat d’office a expliqué aux amis qu’il fallait comprendre. Les familles et les amis se sont dispersés dans la nuit. Les uns vers Saint Michel. Les autres vers Chatelet. Comprendre. Ce tribunal définit sa propre jurisprudence d’exception.
René Grouman est un magistrat de convictions. Un défenseur de l’ordre public. Par le passé, il l’a revendiqué ouvertement. Cela remonte à 2003.

J’ai regardé dans un dossier de presse pour retrouver ses propos exacts. En octobre 2003, il est procureur au procès d’Alain Juppé dans l’affaire des emplois fictifs du RPR. Les journaux le surnomment « le procureur de Juppé ». Il a requis huit mois avec sursis contre l’ancien premier ministre et demandé au tribunal de Nanterre de ne pas lui infliger d’inéligibilité. A l’époque, cette mansuétude surprend – le tribunal condamnera Juppé à 18 mois avec sursis et dix ans d’inéligibilité. Dans les couloirs du Palais de justice, on s’interroge. On parle de Grouman tant et si bien, qu’un rapport des renseignements généraux refait surface à son sujet. Explosif. « Le procureur de Juppé fiché à l’extrême droite ». C’est dans le Parisien, le 22 octobre 2003.
D’après les archives des RG, le magistrat aurait été membre de Troisième Voie, une micro organisation d’extrême droite, de 1985 à 1995. Dans un fichier saisi lors d’une perquisition en 1989, le nom de Grouman figurait parmi les membres de son bureau politique. On apprend aussi que le futur substitut avait coutume de se rendre aux cérémonies d’anniversaire de la mort de Franco en Espagne. Le Parisien vérifie auprès de l’intéressé. Et Grouman confirme.

 

par Eric Freidhe
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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 08:47

Lundi 2 juillet 2007

[NS] Les dépenses à la carte de Cécilia...

Selon le Canard Enchaîné, dont il n'est plus à démontrer le sérieux depuis près d'un siècle, info relayée sur le blog  Inventerre:

"Les fonctionnaires de la Recette générale des finances n'en sont pas revenus. A la demande de l'Elysée, ils ont dû fournir une carte de paiement (de type Carte bleue) à Cécilia Sarkozy. Les sommes ainsi dépensées par la première dame de France seront directement débitées sur le compte du Trésor public par lequel transite le budget de la présidence.
Traditionnellement, comme le souligne un haut fonctionnaire, les épouses des chefs d'Etat n'avaient jamais eu accès directement aux fonds de l'Elysée. Leurs frais de représentation étaient réglés par les petites mains du Château ou par l'aide de camp du Président, jusqu'à présent le seul à disposer d'une Carte bleue".

Y'a pas à dire, il démarre trop bien ce nouveau régime, en combien de mois il vont se tauler définitivement? Bof, après tout, y'a quelques semaines encore, Bernadette et Jacques faisaient bien pareil hein! Bon eux c'était l'ancienne école, du cash et pas trop de traces, hi hi hi!

par Eric Freidhe publié dans : Brèves  (Infobloc des Luttes)

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 15:08
                                     

 COMPRENDRE     

                       
هل يعمم المشروع الأميركي : « العرقنة »

 

Le projet étasunien est-il passé au stade de « l’irakisation » de l’Orient arabe ?

 

 

par Marie NASSIF-DEBS(Parti Communiste Libanais)


   Le projet étasunien, préparé pour la région arabe, continue à frapper à la porte de ses Etats, l’un à la suite de l’autre, tantôt sous le nom du « Grand Moyen Orient », qui porte le manteau de la démocratie, coloré par les appels au changement des structures politiques du passé, tantôt sous le nom du « Moyen Orient nouveau » qui adopte la « tempérance », à travers le rassemblement de quelques régimes présidentiels (mais à caractère militaire) ou monarchiques arabes, afin de mettre fin à toutes les formes de résistance et d’entrer de plain pied dans l’ère mondiale nouvelle où la lutte arabo-israélienne n’a plus de mise...

Et, tandis que le vent de la discorde passe de l’Irak en Palestine et au Liban, soufflant à travers les divisions et les combats confessionnels ou partisans, des dizaines de victimes tombent, chaque jour, emportés par les objectifs du projet précité ; et le terrorisme progresse, prenant de nouvelles formes qui rappellent à s’y méprendre un autre terrorisme, celui qui fut pratiqué, durant la première moitié du siècle dernier, par les sionistes en Palestine : des groupes armés, à nouvelles consonances, sont créés tandis que d’autres sont renouvelés... Tous, sur des bases militaires et financières solides. Quant à l’appui, il leur vient, directement ou indirectement, de Washington et de Tel Aviv, en premier lieu, mais aussi de certains régimes qui entourent l’Irak et le Liban et dont les dirigeants ne savent pas, dirait-on, qu’ils se jettent dans la gueule du loup en soutenant ces terroristes qui ne manqueraient pas, à la première occasion, de se retourner contre eux.

D’ailleurs, la radicalité du projet de ces groupes terroristes les rapproche du projet américain pour la région, avec lequel ils s’étaient déjà entrecoupés, durant les années quatre-vingts du vingtième siècle, quand il s’est agi de détruire la force de l’ex Union soviétique et d’imploser la région des Balkans. Ce qui veut dire que les deux projets peuvent se trouver de nouveaux points communs et que ce est dit, chaque jour, à propos de l’aide présentée à ces groupes par les Ultras de l’administration de Georges W. Bush, les « Born again Christians », représentés par le vice-président étasunien Dick Chenney, ne relève pas de la simple rumeur visant à nuire à l’image de l’oncle Sam...

Le projet étasunien : Piétinement ou changement de cap ?

Deux questions s’imposent, ici : le projet étasunien pour la région arabe a-t-il échoué ? Piétine-t-il ou bien les changements introduits ne sont pas fondamentaux et relèvent seulement de la manière utilisée pour l’exécution, et non des objectifs fixés ?

Certains voient que ce projet a échoué dans la réalisation des objectifs qui lui furent fixés, puisque les projets de changements politiques, c’est-à-dire le renouvellement de certaines formes archaïques du pouvoir (comme en Arabie Saoudite) grâce à de nouvelles équipes formées à « l’occidentale », piétinent. Ce piétinement, poursuivent-ils, a obligé les Etats-Unis à en changer, à diverses reprises, la forme et le contenu ; ce qui veut dire que le projet du « Nouveau Moyen Orient » est différent de celui qui parlait du « Moyen Orient élargi » et, avant cela, du « Grand Moyen Orient ».

Et pour appuyer leurs dires, ils appellent à leur secours un groupe de raisons, tous réels, et de manifestations, dont :

1. Le projet a, d’une part, échoué sous les coups de la Résistance au Liban, à asseoir le rôle de dirigeant qui y était échu à Israël et qui se résumait dans la direction de cette région après une période de normalisation des relations avec les régimes arabes... Israël, aujourd’hui, surtout à la suite de l’échec de son agression de juillet-août 2006, est au plus bas : le rapport du juge Vinograd exprime clairement que la société israélienne est très perturbée, vu l’incapacité de ses gouverneurs à la défendre.

2.Le projet a, d’autre part, échoué en Irak , après avoir reçu des coups mortels en Afghanistan, et le coût payé devient de plus en plus grand, tant en vies humaines (plus de cent morts et beaucoup de blessés et d’handicapés) que sur les plans financier et politique.

3. L’échec du projet se voit, surtout, au sein de l’administration étasunienne, surtout à la suite de l’échec cuisant au Congress et les appels, devenus de plus en plus pressants, visant à mettre un agenda pour le retrait des troupes de la « coalition » hors d’Irak, tel que le préconise le rapport Baker-Hamilton.

4. L’échec se voit, enfin, dans les propositions contenues dans le rapport Baker-Hamilton et concernant la nécessité de négocier avec la Syrie et l’Iran (après que les Etats-Unis aient reculé le projet d’un coup porté à ce pays). A cela s’ajoute la remise en question de la politique que la Maison blanche applique dans la région du Golfe arabique, en général, et vis-à-vis des tentatives turques dans la région du Kurdistan irakien.

Toutes ces données sont réelles et importantes, il est vrai. Cependant, elles ne montrent qu’une partie de l’image ; de même, elles ne font pas cas de certains phénomènes essentiels.

Les projets étasuniens... et le terrorisme

En effet, ces raisons ne prennent pas en considération une caractéristique qui marqua la politique étasunienne depuis la période dite de « la guerre froide » et jusqu’à nos jours (période dite de guerre contre le « terrorisme », dans lequel les Etats-Unis incluent les Résistances nées contre l’immixtion de Washington dans le monde et le Terrorisme qu’il a créé) : le pragmatisme en politique. Ce qui veut dire que les plans, mis au point pour réaliser les projets, ne sont pas rigides ; bien au contraire, ils sont changés en fonction de la nécessité du moment...

Sur cette base, nous devrions dire que les Etats-Unis n’ont pas présenté trois projets pour le seul Moyen Orient, mais un seul, et que ce projet n’a pas commencé dans les années quatre-vingt-dix, mais, plutôt, dans les années soixante-dix, puisque sa première copie détaillée fut présentée par Henry Kissinger, le Secrétaire d’Etat étasunien du moment.

Ce projet se résume dans la nécessité d’émietter la région arabe en mini Etats confessionnelles (entendre : sunnites et chiites) et ethniques qui se font la guerre entre eux et qui ont, tous, besoin de la protection de la Grande puissance qui régit la Planète. Il est vrai qu’Israël n’a pas pu réaliser les performances qui lui étaient demandées et que les troupes de Washington ont dû intervenir directement, mais le projet n’a pas subi des changements, seule la manière de le réaliser a changé... jusqu’à maintenant, puisqu’il est dit que les troupes étasuniennes auraient les seules régions pétrolières à protéger tandis qu’elles cèderaient graduellement la tâche de la sécurité dans le reste de l’Irak aux autochtones, après leur avoir pourvu l’entraînement et les armes nécessaires (ce qui ne veut pas dire que ces autochtones feraient mieux là où Israël avait échoué). Donc, ce que visent les Etats-Unis, c’est le retour à la « vietnamisation », mais une « vietnamisation » modifiée, à partir de l’expérience déjà vécue et de la situation du moment.

Et, tandis que ce projet est mis à feu doux, que le pétrole du Golfe arabique, dont celui de l’Irak, est exploité à outrance et qu’on prépare la mainmise de Washington sur la région « pétrolière » du Darfour soudanais, la région arabe est émiettée, à l’exemple des Balkans, le mouvement de libération arabe fait ce qu’il peut pour contrecarrer la politique étasunienne, mais il n’est pas encore assez fort, après les déboires qu’il avait subis dans la dernière décennie du siècle passé.

« L’Irakisation » ou le sort réservé à la Palestine et au Liban ?

Tout cela nous amène à la nécessité de nous arrêter sur les points suivants :

1. Nous nous trouvons, aujourd’hui, au commencement de l’étape durant laquelle les Etats-Unis cherchent à légitimer l’émiettement de l’Irak en trois Etats dans lesquels, chaque jour, la lutte fratricide tue des dizaines de personnes, sans compter les blessés, et éloigne encore plus les chances d’un retour à l’unité. D’ailleurs, tout le monde mesure exactement les répercussions de cette lutte fratricide, de caractère confessionnel sunnite-chiite, non seulement sur l’Irak, mais sur la région arabe tout entière. Et, là, une question se pose : les Etats-Unis cherchent-ils à imploser toute la région du Golfe arabique, dont l’Arabie saoudite, anticipant ainsi sur la possibilité que les mouvements « salafistes » fondamentalistes (qu’ils avaient, eux-mêmes, formés pour faire face au communisme) ne mettent la main sur le gouvernement de ce pays et, par suite, sur les sources d’énergie que son sol recèle ?

2. La scission, très dangereuse, de la Palestine en deux parties dirigées par deux gouvernements et les événements sanglants qui avaient précédé cette scission ne présagent que des malheurs, surtout que l’aviation israélienne poursuit ses « missions » meurtrières dans les deux régions et que le « mur » s’étend et dans tous les sens, dessinant les nouvelles frontières de « l’Etat d’Israël ». Sans oublier le retour au projet formé par Ariel Sharon et basé sur le « transfert » de quelques 300 000 familles palestiniennes vers la Jordanie qui deviendra un Etat confédéral jordano-palestinien et dont les frontières, comme celles de la Palestine occupée, resteraient fermées à un possible retour des réfugiés disséminés dans les pays arabes voisins, dont le Liban qui accueille, actuellement, à lui seul quelques 370 000 réfugiés.

3. Quant au Liban, les derniers événements sanglants qui se déroulent toujours au camp palestinien de Nahr El-Bared (au nord du pays) ont montré clairement l’avance prise par le projet terroriste étasunien qui se recoupe, comme nous l’avons déjà précisé, avec le projet « salafiste ». Et ce qui est le plus inquiétant, c’est l’éclosion de dizaines de groupes armés qui gagnent de plus en plus de terrain à l’intérieur des camps palestiniens au Liban et qui jouent de plus en plus un rôle ouvert dont l’influence sur la situation intérieure libanaise ne présage rien de bon. En même temps, les Etats-Unis augmentent leurs pressions, tant à travers les délégués nombreux qui ont presque élu domicile chez nous que par les ingérences de l’ambassadeur Jeffry Fieltman. Et tout cela laisse des empreintes indélébiles sur la situation politique ainsi que sur l’économie.

4. Les discussions vont bon train sur la question de la présidence de la République et la possibilité d’avoir recours, une fois de plus, à la création de « deux gouvernements », comme entre 1988 et 1990, si les parties en présence ne s’entendent pas avant la date fatidique de septembre sur un nouveau président pour remplacer Emile Lahoud. Cette perspective suscite, surtout parmi les forces de gauche, beaucoup d’appréhension.

Comment faire face ?

Le Liban est confronté, une nouvelle fois, à une situation extrêmement dangereuse, à cause de la guerre des tranchées menée par le gouvernement et aussi par l’opposition qui ont ouvert les portes du pays aux vents des conflits internationaux et régionaux. Et cette situation vient de s’envenimer, plus encore, par l’explosion qui a tué six soldats espagnols de la FINUL.

Que doivent faire les Libanais, les masses libanaises s’entend ? Quelle initiative doivent-ils adopter ?

La seule manière de faire face à cette crise dangereuse en perspective réside, peut-être, dans les propositions émises, il y a plus d’un an, par les Parti Communiste libanais, à la suite du vote de la résolution 1559 par le Conseil de sécurité de l’ONU.

Les principaux points de cette initiative : la création d’un gouvernement de salut national dont le but sera de promulguer une nouvelle loi électorale, des élections anticipées suivies de l’élection d’un nouveau président de la République et de la création d’un gouvernement d’entente nationale sur la base de l’application des réformes prévues par l’Accord de Taëf, devenu partie intégrante de la Constitution libanaise.

Marie NASSIF-DEBS
(A partir d’un article écrit le 21/6/2007,  paru dans le journal « AS-Safir » du 25/6/2007)

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 09:21

Constitution d'un groupe de la "gauche démocrate et républicaine" à l'assemblée: NON à l'effacement du PCF à l'Assemblée - 
                           Communiqué du PCF-Paris-15

 

La première séance de l’Assemblée nationale nouvellement élue s’est tenue aujourd’hui. Les statuts d’un groupe dit de la « gauche démocrate et républicaine » ont été déposés. Il compte 24 membres dont les 16 députés élus comme communistes, 2 apparentés, 4 verts et deux députés d’outre-mer. Sa constitution est présentée comme technique et provisoire dans l’attente d’un éventuel abaissement du seuil de députés nécessaires. Mais une « présidence tournante » est prévue jusqu’en 2012.

La constitution d’un groupe strictement technique, rendue inévitable par le caractère antidémocratique du scrutin majoritaire, afin de se répartir les moyens et du temps de parole liés au statut de groupe parlementaire entre formations politiques différentes, sans accord politique, ne nous choque pas.

Mais l’absence dans l’intitulé du groupe de toute référence au caractère communiste de sa composante principale est pour nous absolument inadmissible. Uniquement en 1939 après l’interdiction du Parti, les députés communistes avaient abandonné leur nom, contraints et forcés, pour devenir le groupe « ouvrier et paysan ».

Une appellation du type « groupe technique PCF, Verts et républicains » était le dernier compromis envisageable. L’avantage matériel ne saurait compenser le lourd poids politique de l’acceptation par notre parti de la disparition d’un groupe communiste.

Cette résignation à l’Assemblée est d’autant plus grave qu’elle se situe dans un contexte où une vaste campagne médiatique, relayant des positionnements de groupes dirigeants du PCF appelle à une disparition, à un sabordage de notre Parti. 

Le choix des électeurs doit être respecté. L’action du Parti communiste, relayée par des députés clairement communistes, est essentielle pour combattre la politique de Sarkozy-Fillon.

Nous appelons la direction du PCF et chacun de nos camarades députés à revenir le plus tôt possible sur le compromis de ce jour, à continuer d’exiger l’abaissement du nombre de députés nécessaires à la constitution d’un groupe.

Mais plutôt siéger parmi les non-inscrits que donner un signe de reniement de ce que représente le PCF dans le pays comme à l’Assemblée !

                                                                    Paris le 26 juin 2007

 

 

* en 1997, un groupe "technique" a été constitué rassemblant les radicaux de gauche, les verts et le mouvement des citoyens. Il était dénommé "groupe Radical - Verts et Citoyens RCV" 

 

 

 

 

 

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 13:10

L'énergie prochainement libéralisée

Libéralisation de l’énergie dernier acte !*

 
                                               
URGENT:

SI VOUS N'AVEZ PAS LE TEMPS DE LIRE LE TEXTE CI-DESSOUS OU SI, L'AYANT LU, VOUS N'EN TENEZ PAS COMPTE, VOUS RISQUEZ DE LE PAYER TRES CHER.

Dés le 1er juillet, les particuliers pourront faire le grand saut ! Abandonner EDF-GDF pour aller vers la concurrence. Faut il sauter le pas ?

A en juger par l’expérience de ces trois dernières années faites par les entreprises grandes ou petites qui ont fait jouer la concurrence dans ce secteur la réponse est NON ! Les prix ont augmenté de 70%. Elles perdent ainsi un avantage compétitif indéniable car leurs coûts de fabrication augmentent au point que certaines d’entre elles et non des moindres ont menacé le gouvernement de délocalisation (ex : ST GOBAIN).

A un point tel que le parlement a adoptée un amendement à la loi sur l’énergie permettant aux industries ayant opté pour la libération des prix de revenir au tarif régulé pendant une période de deux ans majoré de 10 à 20%.

IL faut aussi préciser que la loi fait obligation à EDF d’indemnisé les anciens fournisseurs d’électricité de ces industries ! pour palier leur manque à gagner ! l’indemnisation se chiffre en plusieurs centaines de millions d’euros par an.

Ainsi, au nom de la libéralisation du marché de l’énergie avec l’intention affichée de faire baisser les prix on impose au fournisseur le moins cher d’indemniser ses concurrents qui sont plus cher lui.    

Coté ménage, les expériences d’ouverture totale du marché ont conduit les Britanniques à connaître en trois ans une augmentation de 90% sur le GAZ et de 60% sur l’électricité.

La commission européenne a commis une erreur d’appréciation grave : car les lois du marché ne peuvent s’appliquer à l’électricité. La preuve, elle entraîne une hausse des prix !

La raison : l’électricité ne peut se stocker. A chaque instant, l’écart entre l’offre et la demande d’électricité entraîne une variation de la fréquence, ce que le réseau et nos appareils électroménager ne peuvent supporter. Il n’est pas question d’attendre que se fixe librement le prix pour lequel l’offre égalera la demande par l’intermédiaire d’une bourse. Il faut agir instantanément, sinon, vos appareils ménagers comme tous les autres appareils électriques seraient en panne.

Pourquoi les prix ont ils augmenté ? Sur le marché de l’Europe de l’ouest, qui se compose pour l’essentiel de la France, du Benelux et de l’Allemagne, les prix des tarifs dérégulés se fixent à chaque instant, au niveau du KWh fourni par le dernier fournisseur auquel il faut faire appel pour faire face à la demande, donc au fournisseur le plus cher de ceux qu’il faut mobiliser. lequel est Allemand, et beaucoup plus coûteux comparé aux coups français. Ainsi, contrairement à d’autres secteur d’activité les prix ne s’alignent pas par le bas mais par le haut ! 

Les clients qui sont restés aux tarifs régulés grands ou petits continuent à bénéficier de l’offre EDF. Cette offre qui est une des moins chère d’Europe s’est constitué petit à petit, depuis la création d’EDF en 1946.

Ainsi les clients d’aujourd’hui bénéficient d’un prix de revient bien plus avantageux que celui de nos voisins, car ils bénéficient de tout ce qui a été construit précédemment : le parc nucléaire construit dans les années 80 qui couvre aujourd’hui 80% des besoins ,et qui offre aujourd’hui l’avantage d’un prix de revient bien plus bas que d’autres modes de production. mais aussi son parc hydraulique plus ancien et qui couvre environ 15% des besoins et qui de fait est une énergie renouvelable. Elle bénéficie surtout de ce qui fut la mission d’EDF des sa création, Créer un service public dont l’objet était de produire au coût minimum et de vendre au prix de revient. Le monopole de la distribution du courant qui a été confié par la nation lui interdisait de rançonner sa clientèle captive. Les clients ne l’auraient pas supporté pendant 60 ans !

Sa mission était aussi de constituer tout un maillage de ligne à haute, moyenne et basse tension, afin que le courant électrique arrive aux meilleures conditions économiques et de sécurité du réseau.

Sa mission était aussi d’assurer en toute circonstance l’approvisionnement en électricité de ses clients et ce, quelles que soient les circonstances. Assurer les demandes en pointe qui résultent simultanément d’un grand froid, d’une forte activité économique et d’une indisponibilité partielle du parc hydraulique du à une faible hydraulicité.

La règle imposée à EDF était, de ne pas recourir à des coupures tournantes de la clientèle plus d’une fois tous les vingt ans (la dernière grande rupture d’approvisionnement date de 1979).

Sa mission était aussi d’offrir les mêmes tarifs sur tout le territoire et quelques soit les difficultés  d’accès. Ceci a permis l’émergence et le développement d’industries locales dans de petites localités éloignées des métropoles notamment en zone montagneuse ou dans les départements d’outre-mer.  

La loi sur l’énergie, promulguée en décembre 2006, entérine la fin des tarifs régulés, sur la demande pressante de la commission européenne.

Avant la libéralisation totale de l’énergie, des engagements avait été pris en 2002 par le ministre de l’industrie Mme Fontaine qui avait accepté sous la pression des syndicats le principe de l'ouverture totale à la condition expresse qu'elle soit précédée d'un bilan d'étape. Ce bilan n’a jamais été fait.

 

La direction de la concurrence et de la répression des fraudes ainsi que la commission de régulation de l’énergie s’étaient engagé à informer très largement les particuliers sur l’ouverture prochaine du marché de l’énergie. Ceci non plus n’a pas été fait.

  Demain, donc, chacun pourra changer de tarifs.

  Attention ! il faut y réfléchir sérieusement car il n’y a pas de possibilité de retour. Tout le monde a le droit de se tromper ou d’être trompé sauf le petit consommateur.

  Car si vous optez pour le tarif dérégulé ce choix pour le logement que vous occupé en tant que propriétaire ou locataire est définitif. Pour revenir au tarif réglementé il vous faudra déménager et emménager dans un logement resté au tarif réglementé.

  Ainsi au non du sacro- saint libéralisme économique le législateur n’a pas hésité à restreindre la liberté individuelle de chacun d’entre nous.

  Les loueurs de logement devront s’ils ne veulent pas que leurs biens se déprécient rajouter une clause dans leur contrat de location pour conservation du tarif régulé par le locataire. Cette clause sera peut être considérée comme abusive par la justice. 

  Car il faut préciser que la facture d’électricité est nominative, donc adressée, ce qui est logique à la personne physique ou morale qui consomme , l’éligibilité non ! elle est sur le logement ou sur le compteur.

  Il faut préciser qu’il ne sera plus possible apres le 1er juillet 2010 d’obtenir le tarif réglementé pour un logement neuf .

  Nous vous recommandons de faire très attention aux propositions commerciales qui vous seront faites dans les semaines et mois à venir. Vous pouvez sortir du tarif régulé sans vous en apercevoir immédiatement.

  Exemple : vous confiez vos deux energies électricité et gaz à un seul opérateur EDF ou GDF pour avoir une seule facture.

  Attention aux commerciaux d’EDF qui lors du règlement d’une facture, ou d’un changement de puissance auront l’occasion de vous proposer des offres au prix du marché plus rentables pour l’entreprise.

  Attention aux démarchage par téléphone, il suffit de dire oui une fois et ce sera fini.            

  Attention aux démarcheurs de POWEO qui n’ont aucun scrupule comme vient de le démontré un media.

  Partout, la libéralisation des services publics s’est accompagnée par moins de droits pour tous, moins de qualité pour les usagers, et des prix qui ne cessent d’augmenter. Les seuls bénéficiaires de ces mesures sont les actionnaires.

  Les gouvernements qui se sont succédé en France socialiste ou UMP ont eut pour conséquence un affaiblissement  des services publics en spoliant la nation.

 

  * le premier acte : date de 2000 ou seul les très gros clients ont eut accès au marché dérégulé, puis ce fut les gros clients en 2003(acte 2) et les clients professionnels 2004(artisans commerçants) acte 3.


                           par Papyves83 publié dans :
L'avis du PCF
  

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 12:56
 

Appel « Franchise » sur les soins : l’assurance maladie solidaire en danger

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Quelque 40 935 personnes ont déjà signé la pétition à l’initiative de Christian Lehmann, médecin généraliste, écrivain ; Martin Winckler, médecin généraliste, écrivain ; Philippe Sopena, médecin généraliste, ancien vice-président de MGFrance.

Combattre les « franchises » = défendre la Sécu

Plus de 33 000 Français, professionnels de santé et usagers, avaient répondu à la pétition « Appel contre la franchise » que nous avions lancée pendant la campagne électorale.

Même si le résultat des élections a été ce qu’il a été, nous n’entendons pas baisser les bras et laisser, sans rien dire, porter atteinte à notre système de santé solidaire.

Quadruple forfait...

Comme nous l’avions dénoncé à l’avance, Nicolas Sarkozy et son gouvernement n’ont pas tardé à annoncer la mise en oeuvre, dès 2008, d’un quadruple forfait de 10 euros pour les consultations, les médicaments, les examens biologiques et l’hospitalisation. Soit 40 euros par assuré. On est loin de la franchise de « quelques euros » annoncée par le candidat.

La « prétendue justification » économique de cette décision c’est la « prétendue découverte » d’une dérive des dépenses (+ 5,5 % au lieu des irréalistes + 1,2 % pour les dépenses de santé hors hôpital) et d’une augmentation de 1,2 milliard d’euros supplémentaires du « trou de la Sécu » (5,5 milliards d’euros au total).

Tous éléments connus bien avant la campagne électorale.

Quant à la « prétendue responsabilisation » que permettrait la franchise c’est oublier qu’il y a déjà :

*Un « ticket modérateur » sur les actes (plus la pénalité de 1 euro par consultation), les médicaments et les analyses médicales.

*Un forfait journalier sur les hospitalisations (déjà 16 euros par jour !).

*Une extension progressive des traitements non ou mal remboursés : après la « constipation », la « diarrhée » et « l’allergie » ne sont plus remboursées qu’à 35 % !

*L’encouragement gouvernemental au développement des « dépassements tarifaires » (autant de moins que la Sécu aura à rembourser...).

Mieux vaut être riche et en bonne santé que...

La logique de ce discours c’est que le « trou » ce serait la « faute » des patients qui ont le mauvais goût d’être malades et de se soigner.

La conséquence c’est une incitation pour les plus modestes à reporter, à plus tard, les soins non urgents, au risque d’une aggravation de leur état et donc de soins plus coûteux. Une politique de gribouille.

Bien entendu les 4 forfaits de 10 euros ne « boucheront pas le trou ». On sera d’autant plus loin du compte que sur une année nous ne consommons pas tous, et pas tous pour chacun des quatre postes de franchises. Pour 2008 cela rapportera moins d’un milliard d’euros.

Mais l’objectif avoué de Nicolas Sarkozy c’est « d’amorcer la pompe ». De commencer petit (pas si petit que cela...) et d’augmenter année après année au fur et à mesure de l’inéluctable croissance des dépenses de santé. C’est-à-dire de remplacer le financement actuel (proportionnel aux revenus) par un financement non seulement identique quel que soit le revenu (c’est-à-dire plus douloureux pour les plus modestes) mais aussi un financement qui pénalisera d’abord ceux qui consomment.

La réalité de la franchise : c’est faire payer les pauvres, les familles, les malades et les vieux. L’illusion de la prétendue « ouverture à gauche » et de la « prise en compte du social » symbolisées par la nomination de M. Hirsch n’aura pas duré plus de quinze jours.

L’objectif du gouvernement c’est de tuer la Sécu solidaire

Nous appelons les Français à la défendre, tous ensemble.

Signer la pétition contre les franchises en matière de santé directement sur le site :

www.appelcontrelafranchise.org

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