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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 13:36

 Le sport n’est pas une marchandise

Marie-George Buffet était auditionnée par le Comité National Olympique et Sportif Français le 15 février dernier.
Dans son intervention, Marie-George Buffet précisait sa vision et ses propositions pour le mouvement sportif.

Monsieur le président du CNOSF,
Mesdames et messieurs les présidents,
Mesdames, Messieurs,
Permettez-moi, tout d’abord, de saluer tout le mouvement sportif pour cette invitation, et en particulier de remercier le président Henri Serandour. Cher Henri, merci pour cette initiative. J’éprouve en effet un réel plaisir à revoir un certain nombre de visages, à me souvenir des combats communs et des débats, parfois vifs, mais toujours motivés par une ambition partagée pour le sport, que nous avons menés hier.
Et si je vous remercie, c’est aussi de nous permettre de débattre du sport dans cette campagne électorale et donc de son rôle dans la société.
La France compte 15 millions de licenciés. Deux millions de bénévoles mettent, dans les clubs, leur générosité et leur enthousiasme au service du sport et notamment de la pratique des plus jeunes. Le mouvement sportif compte dans la vie démocratique de notre pays, il donne à voir de celui-ci de par le monde. Il est aussi une source de rayonnement à l’étranger.
Mais l’importance du sport aujourd’hui se mesure aussi à sa place grandissante dans notre imaginaire collectif.
Les grands évènements sportifs rentrent dans la vie quotidienne de nos concitoyens, ils sont sources d’émotions collectives.
Oui, le sport est aujourd’hui porteur d’épanouissement personnel, d’enthousiasme, de partage, il est souvent le facteur d’échanges planétaires mais il est aussi, dans une partie de ses exercices, traversé par les dérives de notre société.
« Tricherie, corruption, racisme, violence, financements illégaux, dopage, dictature de l’argent : la pente est vertigineuse et si nous ne remédions pas à cette glissade de grands dangers guettent le sport. » Ces propos ne sont pas ceux d’un idéologue mais d’un homme dont je me réjouis qu’il vienne d’accéder aux plus hautes responsabilités européennes dans son sport, le football. Vous avez tous reconnu Michel Platini !
Aussi, face à ces formidables potentialités, mais aussi face à ces dangers, quelle ambition pouvons-nous avoir pour le sport, aujourd’hui ? Je crois en la nécessité de favoriser le développement d’un sport qui soit facteur d’équilibre, de santé, d’épanouissement de chacun et de chacune. Je crois en un sport qui soit un vecteur fondamental d’éducation, de culture et de vie sociale et qui pour cela est accessible à tous et toutes.
Un sport accessible, c’est poursuivre une politique volontaire pour le développement de la pratique féminine dans tous les sports et de sa visibilité dans les médias.
Un sport accessible, c’est poursuivre le développement des fédérations handisport et de sport adapté et l’aménagement des installations sportives afin d’en favoriser l’accès à tous les sportifs. Un sport accessible, c’est poursuivre le développement du sport en entreprise.
Un sport accessible, c’est une pratique qui se conjugue avec une formation permettant l’insertion professionnelle après la carrière sportive.
Un sport facteur de santé, c’est un sport exercé dans un club, c’est un sport qui résiste à la surcompétition liée à des enjeux financiers. Un sport facteur d’équilibre, c’est le combat contre le dopage. Depuis 1998 et la mobilisation du mouvement sportif français qu’illustra le relais parti d’ici même jusqu’au CIO, l’AMA a vu le jour, le combat s’est mondialisé mais nous savons tous et toutes ici qu’il devra être permanent vu les enjeux qui traversent le sport. L’actualité en témoigne.
C’est tout cela, un sport vecteur d’éducation et de culture. Chaque sport peut démontrer la nécessité et l’utilité des règles, juste pour le respect du jeu. Chaque sport peut aussi être une école du respect de ses partenaires et de ses adversaires.
Aussi, s’il est naturel de reconnaître cette dimension éducative, il ne faut pas demander au sport de régler tous les problèmes ; il ne faut pas l’appeler au secours de l’urgence sociale ; il faut simplement lui donner les moyens de répondre à ses propres objectifs et ainsi de tenir pleinement sa place dans les avancées de civilisation. Cela demande de s’engager, ce que je veux faire ici, à assurer à tous les éducateurs les moyens dont ils ont besoin pour remplir leur mission.
Pour cela, Monsieur le président, je reprendrai les propos que vous avez émis lors de vos derniers vœux. « Le meilleur moyen de reconnaître la valeur éducative et sociale du sport reste encore de lui accorder une place plus importante à l’école comme à l’université et de renforcer les moyens d’expression de l’éducation physique et sportive ainsi que les associations sportives scolaires et universitaires qui sont d’indispensables prolongements de la formation des jeunes. » Mais aujourd’hui, plutôt que de donner à l’école les moyens dont elle a besoin, je constate que la pratique sportive est remise en cause dans les cursus éducatifs.
Et plus grave encore, je constate que les associations sportives scolaires sont menacées.
Alors que le nombre de licenciés UNSS était en passe d’atteindre le million (le dernier chiffre connu étant de 907 443), le projet de réforme du décret du 25 mai 1950 sur le service hebdomadaire des personnels enseignants du second degré, couplé avec les disparitions de postes d’enseignants, annonce un véritable déclin du sport scolaire. Aussi, au vu de l’importance de la dimension éducative du sport, je veux vraiment réaffirmer mon soutien aux actions engagées par les enseignants d’EPS contre ces projets, mais je sais aussi tout le mouvement sportif interpellé : l’éducation de nos enfants ne peut être délaissée et l’EPS en fait partie.
L’utilité sociale du sport va au-delà de tout ce qu’il peut apporter en matière éducative. L’engagement dans le mouvement sportif est l’engagement associatif le plus important en nombre. Il est donc de toute première importance pour construire du lien social et rassembler les hommes et femmes autour de projets et de passions communes. Il est déterminant pour faire grandir les valeurs de citoyenneté, au sein même de l’association, avec la prise de responsabilités et l’engagement bénévole. Il est un des éléments de la vie démocratique de notre pays.
Et cette utilité sociale, ce sont évidemment les clubs, la cellule de base de tout le sport français, les fédérations et le CNOSF qui en sont les premiers dépositaires.
C’est pourquoi il faut faire progresser la structuration des clubs. J’ai eu à suivre la mise en place des emplois jeunes, et j’ai pu constater avec quel sérieux, quelle détermination mais aussi avec quelles inquiétudes le mouvement sportif s’était engagé dans ce dispositif. Ces inquiétudes n’étaient malheureusement pas vaines puisque, aujourd’hui, nombre de clubs n’ont pu maintenir ces emplois qu’en faisant appel à aux collectivités territoriales. C’est pourtant à l’Etat qu’il revient d’assumer de telles responsabilités.
Devant ces problèmes concrets qui sont posés aux clubs sportifs, sur le terrain, je ne peux qu’approuver l’idée d’organiser une grande conférence nationale et des conférences régionales en faveur du sport qui soit le lieu de débats et d’échanges dont nous avons besoin pour vraiment faire avancer cette idée d’utilité sociale. Mais naturellement, cette question pose aussi celle du financement du sport.
Vous le savez, je n’ai jamais tenu un discours ou pris des mesures allant dans le sens d’une coupure entre un sport professionnel qui n’aurait rien à attendre ni rien à devoir de la puissance publique, et un sport amateur qui lui devrait tout.
Pour moi, les interlocuteurs de la puissance publique, ce sont le CNOSF et les fédérations.
Je tiens évidemment à préserver, voire à amplifier les systèmes de péréquation et de redistribution vers les clubs des moyens prélevés sur les sommes importantes issues de contrats entre des fédérations, des ligues professionnelles et les médias.
J’accorde une grande importance à ce que le sport professionnel demeure au sein des fédérations nationales et qu’il participe au financement de toutes les pratiques. C’est d’ailleurs à mon sens l’intérêt de tous et toutes.
Sur cette question du sport professionnel et de l’argent, je tiens à réaffirmer mon opposition ferme à la cotation en bourse des clubs sportifs. C’est peut-être une réussite financière. Mais c’est un échec pour le sport et ses valeurs. La valeur d’un club ne peut se réduire à un indice boursier ; et une telle évolution est un pas supplémentaire dans la réduction du sport à un simple spectacle avec toutes les dérives qui l’accompagne.
Je veux ici rappeller le combat mené par les mouvements sportifs européens pour que le sport ne soit pas considéré comme une marchandise soumise à concurrence mais comme une activité humaine spécifique (ce qui avait été acté dans le traité de Nice).
Cette question du financement interpelle aussi, évidemment, les moyens dont disposent les pouvoirs publics.
Vous le savez. Parce que je fais le choix de l’intérêt général, une notion qui pour le sport conserve toute sa force et son utilité, il me paraît déterminant que l’Etat se donne les moyens d’assumer ses missions réglementaires.
Je pense évidemment aux subventions publiques au mouvement sportif. Je pense à la dotation en cadres techniques auprès des fédérations, en lien, évidemment, avec le développement des missions de service public desdites fédérations.
Je pense aux missions de formation des éducateurs sportifs, à la nécessité de maintenir un CREPS dans chaque région de France, au statut d’entraîneur de haut niveau, au maintien et à la rénovation de l’INSEP dans le giron du public, ou encore à la reconnaissance sociale de l’athlète de haut niveau.
Ces missions d’intérêt général, elles ne pourront être satisfaites qu’avec un engagement ferme de l’Etat.
C’est pourquoi je propose d’augmenter le budget du ministère de la Jeunesse et des Sports et de la Vie associative jusqu’à 1% du PIB. En commençant par 1% du budget actuel ce qui serait déjà une augmentation de 4 à 5 fois l’existant.
C’est aussi en donnant au sport toute sa place dans les politiques publiques que l’on pourra y développer l’emploi et avancer de nouvelles mesures favorables au bénévolat.
Bien entendu, je ne peux aborder cette question du financement du sport sans faire le lien, au combien important, avec mes propositions en matière de mobilisation de l’argent pour un nouveau type de développement : je crois en la vertu de la dépense publique et, pour la financer, en la nécessité d’aller prélever ces sommes considérables et souvent inutiles qui circulent sur les marchés financiers.
Ces questions financières posent évidemment la question, plus générale, des modalités d’organisation du sport français.
Je crois en la responsabilité de l’Etat en la matière L’Etat doit, selon moi, par son pouvoir législatif, mettre en place les outils nécessaires à la cohérence entre les objectifs affichés et la gestion au quotidien. Il appartient à l’Etat, en particulier, de réaffirmer la primauté du sportif dans le projet, l’économique se devant d’être au service du projet sportif.
C’est ce rôle assumé de l’Etat qui appelle la délégation d’une mission de service public au mouvement sportif lui-même.
C’est dans ce cadre que nous pouvons développer une approche globale du sport qui associe toute la chaîne du sport, du sport de haute compétition au sport loisir, du sport professionnel au sport amateur. Cette approche globale nécessite la pleine implication de tous les acteurs publics, qu’il s’agisse de l’Etat, je l’ai dit, mais aussi des communes et leurs groupements, des départements et des régions dont on connaît le rôle dans la construction et l’entretien des équipements sportifs.
La multiplication des intervenants demande que vivent des outils de concertation et de décision partagés. L’Etat doit être exemplaire en matière de concertation et de paritarisme. Il faut partout que le mouvement sportif soit pleinement entendu. Le CNAPS présidé par Mme Edwige Avice en est un élément, le Centre national de développement du sport doit en être un autre.
Cette approche suppose de garantir l’autonomie du mouvement sportif, des clubs, des structures déconcentrées, des fédérations, avec le rôle essentiel joué par le Comité National Olympique et Sportif qui les regroupe et les fédère.
Je reste attachée à cette organisation du sport français. Elle permet de préserver l’indépendance nécessaire de chacun des acteurs du sport français et donc leur capacité à se développer.
Le mouvement sportif doit garder sa fonction décisionnelle dans l’établissement des règles sportives, l’organisation des compétitions, des sélections, de la composition des équipes. Il doit garder son rôle de formation et d’arbitrage.
Le mouvement sportif doit être considéré comme une organisation partenaire, libre de ses choix d’orientation et de développement. Ce qui n’est pas incompatible avec les missions de service public. C’est également dans cet état d’esprit, et aussi parce que j’agis, de façon plus générale, pour une nouvelle République qui assure un réel partage des pouvoirs entre tous les citoyens, que je partage le souci du mouvement sportif d’associer toujours plus tous les acteurs du développement du sport aux choix et aux orientations de leurs fédérations.
A chaque niveau, des efforts doivent être poursuivis afin que tous les licenciés aient la possibilité de se prononcer sur les orientations privilégiés par celles et ceux qui se présentent aux fonctions de dirigeants.
Un mot sur la place des femmes dans les instances dirigeantes. Vous savez à quel point j’y suis sensible, les évolutions positives des dernières années doivent être poursuivies et amplifiées, la notion de représentativité au même niveau que le niveau de licenciées est un objectif atteignable.
Agir pour que le licencié ne soit pas un client, voire un usager du club, mais un acteur du mouvement associatif sportif : ce processus est le garant de la primauté des valeurs du sport sur toute autre. Il donne toute sa légitimité au mouvement sportif. Il doit donc être conforté. C’est aussi la marque de la réalité d’une réelle prise en compte de l’extraordinaire atout qu’est l’implication des bénévoles. C’est un capital humain formidable qui doit être respecté et conforté. Je pense qu’enfin il faudra engager la mise en place d’un véritable statut du bénévole, ce qui vaut d’ailleurs pour l’ensemble du mouvement associatif. Je sais qu’il y a débat en son sein mais, de toute façon, il faut des mesures concrètes et immédiates en faveur des bénévoles. On pourra d’ailleurs s’appuyer sur les outils que vous avez su développer et sur un rapport mieux défini entre bénévoles et professionnels.
La concrétisation de la Convention collective Nationale du Sport, la mise en place de l’Institut de Formation pour le Mouvement Sportif, le Centre National d’Appui et de Ressources, sont des outils indispensables à ces évolutions, vous avez su les créer, il faut maintenant qu’ils prennent toute leur place dans l’organisation du sport.
Loin de la domination des logiques marchandes, loin du dévoiement du sport par des intérêts financiers, j’ai la volonté de conserver aux sportifs, aux bénévoles la maîtrise de leur passion, de leur donner tous les moyens nécessaires pour s’y investir pleinement, s’y trouver bien, y trouver tout le plaisir qu’ils recherchent.
Après tout, c’est bien cela que l’on est d’abord et avant tout en droit d’attendre du sport.
Je sais que je retrouve là les valeurs du mouvement sportif français.
Je vous remercie.

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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 16:42
  • Qu'est-ce que la baisse des charges sociales ?
  • La baisse des charges sociales vu selon les candidats de l'UMP Nicolas Sarkozy, du PS avec Ségolène Royal et de Marie George Buffet pour la Gauche Populaire Antilibérale / PCF

    -Une évidence.
    Comme chacun sait, ces charges ne sont là que pour pénaliser les entreprises face aux délocalisations et à la Chine, même le MEDEF le dit. Elles sont nuisibles, alors supprimons-les! Je vote Nicolas Sarkozy !

    -Une nécessité, et une bonne occasion de montrer qu'on peut être à la fois de gauche et réaliste. Au cours de ces 20 dernières années, le PS a maintes fois montré sa capacité à prendre des décisions courageuses en offrant des milliards d'euros a des entreprises qui ont délocalisé ou développé la précarité. Décisions que même la droite n'aurait pas osé prendre si il n'y avait pas eu Mitterand. Je vote Ségolène Royal !

    -Du vol :
    C'est faire cadeau aux actionnaires de la part mutualisée de la rémunération des travailleurs. Une méthode redoutable pour diminuer les salaires réels sans avoir l'air de toucher à la feuille de paye, tout en détruisant l'un des mécanismes de solidarité de notre société. La précarité généralisée et le modèle social du MEDEF comme perspective d'avenir pour nos enfants ? Non Merci ! Je vote Marie-George Buffet !

    Quand on diminue les charges, on diminue d'autant les moyens des organismes sociaux comme la Sécu, et les conséquences sont immédiates : diminution des remboursements de la sécu, déremboursement de certains médicaments, franchise de 1 euro sur tous les actes médicaux, diminution des retraites, réduction des indemnisations en cas de chômage... tout ça c'est du concret !

    Baisser les charges, c'est donc baisser le pouvoir d'achat et les salaires réels des travailleurs, augmenter la précarité, instaurer le "chacun pour soi" et détruire du lien social. Il est vraiment gonflé Sarko de prétendre récompenser et valoriser le travail tout en baissant les charges ! C'est surtout les actionnaires qu'il veut récompenser !
                                               Nicolas M.
  •  
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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 16:37

Nicolas Sarkozy ou la collusion avec les grands patrons (de presse)    par Jacques

  Il est intéressant de regarder de près les liens qu’entretient Nicolas Sarkozy avec les grands patrons français. Ces patrons qui possèdent les principaux media, et qui ne devraient pas remettre en cause l’indépendance des journalistes...

Nicolas Sarkozy est très doué pour progresser à grande vitesse dans les hautes sphères du pouvoir. Il a su se faire élire à Neuilly, et en profiter pour nouer des relations personnelles et professionnelles avec certains administrés qui étaient parmi les principaux chefs d’entreprises ou fils d’entrepreneurs français.

Ainsi, Le Monde Diplomatique nous permet de dresser un petit portrait de ses relations :
• M. Martin Bouygues, héritier et patron du groupe Bouygues (fortune estimée à 1,7 milliards d’euros) et par conséquent de sa filiale le groupe TF1 (TF1, LCI, TPS...).
• Il est parrain du fils de Nicolas Sarkozy, et était témoin à son mariage. Ils peuvent donc être considérés comme proches...
• LCI, filiale de TF1, a retransmis en direct les vœux de Nicolas Sarkozy à la presse.
• M. Bernard Arnault possède le groupe LVMH (fortune estimée à 14,3 milliards d’euros), incluant des titres comme La Tribune, Investir ou Radio Classique.
• Nicolas Sarkozy était invité au mariage de la fille de M. Arnault, tandis que M. Arnault était témoin du mariage de M. Sarkozy.
• M. Serge Dassault, héritier du groupe Dassault (fortune estimée à 5,7 milliards d’euros), possédant la Socpresse, 1er groupe de presse français, publiant notamment Le Figaro.
• Nicolas Sarkozy a démêlé, en tant qu’avocat cette fois-ci, la succession de son père Marcel.
• Nicolas Sarkozy est devenu un familier de son fils aîné Olivier, par ailleurs député UMP.
• Serge Dassault, également sénateur UMP, a expliqué sur France Inter le vendredi 10 décembre 2004, et le Monde daté du 13 décembre, que les journaux doivent diffuser des « idées saines », car « nous sommes en train de crever à cause des idées de gauche ». Selon lui, la presse doit modérer les propos de gauche.
• M. Arnaud Lagardère, héritier du Groupe Lagardère (fortune estimée à 0,7 milliards d’euros), premier groupe de media français qui contrôle notamment des grandes radios (Europe 1, Europe 2, RFM...) et des magazines d’actualités (Paris Match...).
• En avril 2005, le président de l’UMP fut l’invité d’honneur d’un séminaire du groupe Lagardère à Deauville. L’héritier Arnaud le présenta « non pas comme un ami, mais comme un frère ».
• Un mois plus tard, le patron du principal groupe de presse et d’édition français affichait son amitié en participant à un meeting de M. Sarkozy (animé par le journaliste Michel Field).
• M. Lagardère doit à Nicolas Sarkozy le règlement, en 2004, du conflit d’héritage qui l’opposait à sa belle-mère Betty. En effet, sitôt nommé à Bercy, Nicolas Sarkozy aurait dit : « On signe ton truc fiscal et on passe à autre chose ».
• En juin 2006, le directeur de Paris Match Alain Genestar, coupable d’avoir publié en couverture une photo de l’épouse du président de l’UMP, est licencié. Dans un entretien avec Le Monde, Alain Genestar se défend : « Dans un grand pays libre et démocratique comme le nôtre, il n’est pas concevable qu’un ministre de l’Intérieur puisse être à l’origine du limogeage d’un journaliste ». Agacé par les démentis répétés de Sarkozy, qui a toujours nié être à l’origine de son éviction, il ajoute : « Je réagirai chaque fois que des propos inexacts ou mensongers concernant mon départ de Match et me mettant en cause seront lancés à la légère. »
Quand on regarde les soutiens et amis de Nicolas Sarkozy, qui sont de grands patrons et les plus grands héritiers de France, on comprend mieux ses prises de position sur les 35 heures, et surtout sur la suppression des droits de succession.
Quand on voit comment le clientélisme et la "connivence avec les puissances d’argent" - comme le dirait François Bayrou - sont à la base même de l’ascension et du succès de Nicolas Sarkozy, on peut légitimement penser que s’il est élu Président, il agira d’abord pour le bien de ses amis et soutiens, comme il l’a fait précédemment, et non pour l’ensemble des citoyens.
Quand on se rend compte combien Nicolas Sarkozy est rancunier et mesquin, comme le démontrent ses vengeances vis-à-vis de Monsieur Genestar et de Madame Anne-Gabrielle Heilbronner, et qu’on réalise qu’il continuera à utiliser tout son poids et son pouvoir s’il est élu Président pour évincer ses contradicteurs et opposants, on peut se demander s’il est réellement sain de vouloir lui confier ce pouvoir.
A moins qu’il ne nous propose une nouvelle fois une rupture tranquille avec lui-même...
 

Cela étant, M.Sarkozy se présente, casque de chantier en tête, comme le meilleur ami des ouvriers...

Sources :
Le Monde Diplomatique : M. Sarkozy déjà couronné par les oligarques des médias ?
Le Monde Diplomatique : Médias français, une affaire de familles
Libération : « Paris Match » : Genestar s’en prend à Sarkozy
Le Point : Sarkozy et les Patrons
Acrimed : Présidentielle 2007 : la question des médias posée par... l’UDF
Quid : Fortunes les plus élevées en 2005

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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 17:05

                 ILS NE SONT PAS TOUS A GENOUX

Appel des journalistes de l’audiovisuel public pour des débats contradictoires :

Bonne nouvelle pour la démocratie : 75% des français sont intéressés par l’élection présidentielle. Les motivations de leurs votes seront en priorité les réponses apportées au chômage, au pouvoir d’achat, à la pauvreté, au financement de la protection sociale, à l’environnement, à l’école, à la politique fiscale… Mauvaise nouvelle pour la presse et les journalistes : 71% estiment que les débats sont de mauvaise qualité ; 84% que les critiques personnelles occupent trop de place ; 57% que les vrais problèmes ne sont pas abordés ; 55% que la campagne n’apprend rien*.

Ce constat nous le partageons et nous en appelons à nos directions.

Certes, des enseignements ont été tirés de la couverture de la campagne de 2002, où les émissions politiques avaient été reléguées en deuxième partie de soirée, et du vote inquiétant  pour l’avenir démocratique du pays. Les directions de l’information de nos sociétés accordent à cette élection une plus large place dans les grilles de programmes et à des heures de plus grande écoute. Pour autant, nous estimons que nos directions n’ont pas tiré tous les enseignements, non seulement en regard de 2002, mais aussi de nos dérives constatées lors du Référendum sur le Traité constitutionnel ou encore plus loin lors de la candidature de Balladur en 1995. Après les premières semaines de campagne et malgré le rappel à l’ordre du CSA, les temps de parole ne sont toujours pas équilibrés entre les différents candidats, la bipolarisation est encore trop présente. Tous les candidats, quelle que soit leur renommée et leur importance, doivent être traités à égalité. Journalistes de l’audiovisuel public, nous ne voulons pas que le fossé se creuse encore un peu plus entre nous et les citoyens qui nous financent au travers de la redevance.
Les radios et télévisions du service public sont les leurs. Nos émissions et reportages doivent répondre à leurs attentes, à leurs préoccupations, quelles que soient leurs appartenances politiques. Nous devons leur permettre de se prononcer au 1er tour en ayant toute connaissance des programmes des différents candidats. Nous ne pouvons cautionner la dérive populiste qui consisterait seulement à donner la parole à des panels de citoyens interpellant directement les candidats, les journalistes étant cantonnés dans le rôle de M. Loyal porteurs de micros et ne pouvant exercer leur droit de suite sur les propos tenus par les différents candidats. Nous ne pouvons nous satisfaire d’émissions d’info-communication où un seul candidat est invité pour parler de ses propositions au prétexte que les « grands candidats » refuseraient touts débats contradictoires. Nous réclamons, comme la majorité des citoyens, des débats entre les différents candidats,
non seulement entre ceux de droite et ceux de gauche, mais aussi internes à la gauche et à la droite. Les projets de société doivent-être confrontés pour que les citoyens se forgent leur opinion. Ce n’est qu’à ces conditions que nous remplirons nos missions de service public, pilier essentiel de la démocratie.

Paris le 7 février 2007.
*Sondage Le Figaro des 31 janvier et 1er février 2007.

A l’initiative de : TEALDI Jean-François France 3 ; COTTA Jacques France 2 ;THOMPSON Lionel Radio France ;DAVID Lisa RFO ;ROLLAND Catherine RFI.
________________________________________
PREMIERS SIGNATAIRES :
HINTERMANN Mémona France 3
DENECHERE Antoine Radio France
NAUDY Michel France 3
CAMPINI Christine France 2
BOUY Daniel France 3
HAIQIAO Li RFI
AISSOU Mouloud France 3
DAURELLE Frédérique Radio France
MARCHAND Véronique France 3
RAMSAMY Jean-Régis RFO
DUPUIS-REMOND Jean-Christophe France 3
GUILCHER Jean-Hervé France 3
CHAUFFOUR Thierry France 3
AUBRY Jean-Pierre France 3
DELALOT Sébastien France 3
COLLINET Carole France 3
RIHET Gwénael France 3
CIVALLERO Marc France 3
SOHIER Yannick France 3
KARSENTY Viviane France 3
MELIN Bertrand France 3
CROZIER Jean France 3
MONTIEL Laurent France 3
ARNAUDET Marie France 3
MASSEGLIA Ariane France 3
ZARROUK Moncef France 3
CAMP Marielle France 3
COMMODI Danilo France 3
BOUYE Hélène France 3
NAIZET Xavier France 3
BATTINI Guy France 3
GENSSE Muriel France 3
MAZERES Dominique France 3
BEAULIEU Virginie France 3
COHEN Anna-Deborah France 3
BAERST Francis France 3
MORIN Nathalie France 3
MENUT Philippe France 3
MARTINEZ Alfonso France 3
DUBOIS Virginie France 3
________________________________________

VOIR LA LISTE COMPLETE SUR http://www.mariegeorge2007.org/spip.php?article184

Pour signer cette pétition, merci d’adresser votre nom, prénom à l’adresse suivante : nathalene.bourdierschwartzbard@france3.fr

Relations téléspectateurs :

TF1 : 08 258 098 10

France 2 : 08 90 710 202
Médiateur de l'information France 2 : 7 Esplanade Henri de France 75907 Paris Cedex 15

France 3: 08 90 710 303
France 3 téléspectateurs 86982 Futuroscope Cedex - ou sur le net: www.france3.fr

France 5 : 08 90 710 505

Arte : 03 88 14 22 55
Arte GEIE, Service téléspectateurs, 4 Quai du Chanoine Winterer - 67080 Strasbourg Cedex.

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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 13:15

  OLMETA DI CAPICORSU    INFO  DERNIERE

      Dans l'article précédent consacré à Olmeta di Capicorsu, nous annonçions la tenue d'une soirée paëlla le 24 Février et également celle d'une réunion de travail, à la Mairie,  le 17, pour débattre de l'aménagement et de l'équipement de l'espace rural.

Le décès d'Angèle Andréani, à la famile de qui nous adressons toutes nos  condoléances, annule ou reporte à une date ultérieure et non déterminée, ces manifestatations.

 L'enterrement aura-lieu Samedi après-midi entre 14H et 15H.

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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 17:10

                                                           DU COTE DE…. 
         OLMETA DI CAPICORSU

   Une nouvelle association, l’Associu Culturale d’Olmeta di CapiCorsu organise une soirée paella le 24 février. Le prix est de 20 E. Réservation s au 04 95 37 85 12.


Samedi 17 février à 14 H, une réunion de travail est organisée, sous l’égide la Municipalité et dans la salle des fêtes communale, pour débattre de l’aménagement et de l’équipement de l’espace rural de la commune.
Serait envisagée la fondation d’une association foncière dont les buts, définis par l’ICALPE(voir ci-dessous), sont la mise en valeur des potentialités agricoles et pastorales locales.

Les associations foncières pastorales
Art. L. 135-1 .- Dans les régions délimitées en application de l'article L. 113-2, des
associations syndicales, dites « associations foncières pastorales », peuvent être créées. Elles regroupent des propriétaires de terrains à destination agricole ou pastorale ainsi que des terrains boisés ou à boiser concourant à l'économie agricole, pastorale et forestière dans leur périmètre. Sous réserve des dispositions de leurs statuts, elles assurent ou font assurer l'aménagement, l'entretien et la gestion des ouvrages collectifs permettant une bonne utilisation de leurs fonds ainsi que les travaux nécessaires à l'amélioration ou à la protection des sols. Une association foncière autorisée, précise l’ ICALPE, est un groupement de fonds, géré par les propriétaires associés, pour assurer les interventions nécessaires à leur entretien et à leur mise en valeur. La loi a prévu la possibilité de ce type d’associations dans les zones dépeuplées où l’abandon et le morcellement extrême du foncier constituent un handicap majeur.

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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 09:45

                                      VOICI LE VERITABLE POUVOIR

       SARKOZY,  BAYROU,LE DUCE DU FN ET LE VICOMTE   

   VENDEEN NE SONT QUE DES FONDES DE    POUVOIR...

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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 09:38

 

 

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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 16:20

 

« Dans une société fondée sur le pouvoir de l'argent, tandis que quelques poignées de riches ne savent être que des parasites, il ne peut y avoir de "liberté", réelle et véritable. » Lenine

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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 14:19

                                   

                                          Justice (?)

La jeune mère n’avait plus d’autres moyens pour nourrir ses trois enfants. Verdict du tribunal de Dijon : un mois ferme !

« Cette affaire me rappelle les Misérables », s’indigne Yves, un internaute dijonnais. La Cosette d’aujourd’hui est une jeune femme de vingt-sept ans, mère de trois jeunes enfants qui, la semaine dernière, a fréquenté les bancs de la justice bourguignonne pour un vol de nourriture de... 52,60 euros. Le verdict, pris en quelques minutes, fut sans pitié : un mois de prison ferme ! Dans le box, la maman pleure. Son avocat, Maître Alexis Janier n’en revient toujours pas : « Dans la salle d’audience, c’était la consternation ». Il y a de quoi.

La jeune femme s’est retrouvée au tribunal de grande instance de Dijon pour un petit larcin dans une grande surface du centre-ville. Le 30 janvier dernier, un vigile de ce magasin l’accuse de voler des denrées alimentaires et lui demande de le suivre. Les courses resteront sur le tapis de la caisse et ne quitteront jamais le magasin. La direction d’ailleurs ne portera pas plainte, estimant que la nourriture a été récupérée. Malgré tout, la procédure est enclenchée : commissariat, puis tribunal.

L’avocat de permanence judiciaire reçoit pendant deux heures cette maman. « Elle m’explique les faits et, bien évidemment, sa situation. Cette nourriture était pour ses enfants. Elle a beau être salariée, son salaire de misère ne lui suffit plus. Et malheureusement ce statut de salariée, même pauvre, ne lui donne pas accès aux services sociaux dont elle aurait besoin.»

Le jeune avocat choisit de plaider l’incohérence des faits et la faiblesse du dossier bâti uniquement sur le témoignage du vigile. « J’ai évoqué brièvement la situation financière de cette dame, mais l’invraisemblance de l’accusation me permettait d’espérer la relaxe », souligne-t-il. Le procureur, lui, insiste sur un antécédent non jugé qui met la jeune maman au rang de dangereuse récidiviste et réclame un mois ferme. « Parmi mes confrères, poursuit l’avocat, personne ne doutait de la relaxe de ma cliente. Un vol de 52,60 euros de nourriture ne peut pas vous conduire derrière les barreaux. Ce serait ignoble... » La suite lui prouvera le contraire. Le juge suit le réquisitoire à la lettre.

Maître Janier a immédiatement fait appel de cette décision infligée à la va-vite. À ses yeux, c’est sûr : les juges, en seconde instance, feront preuve de plus de clémence. Et devraient refuser de jeter en prison une jeune maman qui voulait juste nourrir ses enfants. A. C.

Journal l’HUMANITÉ du 5 février 2007

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