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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 15:15
 LA VIE DU PARTI:Redonner un avenir au PCF dès maintenant
 LA VIE DU PARTI:Redonner un avenir au PCF dès maintenant

 

 

 

histoireetsociete

Redonner un avenir au PCF dès maintenant par Maxime Cochard

24 Juin

voilà une manière intéressante d’ouvrir le débat et qui laisse bien augurer du dynamisme du Congrès proche, si j’ai bien compris au début 2018. Maintenant comme on dit il faut discuter, il y a aujourd’hui une soif de pragmatisme, ce n’est pas négligeable mais il faut le nourrir. (note de danielle Bleitrach)

 

22 Juin 2017

 

Redonner un avenir au PCF dès maintenant, le point de vue  de Maxime Cochard, militant communiste , Membre du Comité Exécutif du PCF Paris.

 

En ce surlendemain de deuxième tour, constatons une nouvelle fois combien l’attitude de Jean-Luc Mélenchon et de la France Insoumise a été préjudiciable à notre camp.

 

Le brouillage du candidat FI sur l’appel à battre Marine Le Pen puis son refus de tout accord avec le PCF et EELV nous ont coûté l’élection de dizaines de députés qui auraient pu résister à la vague Macron, ouvrant un boulevard à nos adversaires.

 

Alors que Jean-Luc Mélenchon ambitionnait de diriger le pays fort de son score impressionnant au premier tour, la France insoumise a connu une hémorragie aux législatives : 64 % de déperdition de votes. Au second tour, sur plus de 70 candidats FI qualifiés, seuls 14 ont été élus. Voilà le prix d’une stratégie politicienne diviseuse.

 

En outre, les difficultés posées par le positionnement de fond du candidat et de son entourage sont réelles — la synthèse de Vincent Présumey, « Quelques réflexions sur la France Insoumise », en dresse un relevé saisissant (https://blogs.mediapart.fr/…/quelques-reflexions-sur-la-fra…).

 

Mais la responsabilité indéniable de Jean-Luc Mélenchon dans l’échec de la gauche face à la blitzkrieg macronienne ne doit pas nous conduire à sous-estimer la nôtre dans nos très mauvais résultats.

 

Le fait que le PCF regagne des députés pour la première fois depuis 1997 ne peut pas nous illusionner. Nos scores aux élections législatives (2,7%) sont particulièrement préoccupants. Ils soulignent l’échec de notre stratégie. Ils posent la question de l’utilité de notre parti pour la population comme pour les militants qui donnent tant d’énergie pour permettre à chacun de s’y organiser.

 

Le secrétaire national a promis d’importants changements pour répondre à ces problèmes. Hélas, ces proclamations ont déjà été faites à de nombreuses reprises dans le passé et n’ont guère été suivies d’effet. Tout montre que malgré la réduction à peau de chagrin de l’appareil du parti, un phénomène d’inertie bloque toute initiative et tout changement.

 

Or, sans remise en question radicale de notre approche des élections présidentielles, de notre absence de stratégie de conquête et de notre façon de communiquer, nous courrons à la disparition pure et simple du PCF.

 

C’est d’autant plus urgent qu’il est désormais clair que Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise préparent déjà l’échéance de 2022, qui sera considérée par le candidat malheureux comme celle devant le conduire enfin à la victoire finale… Cette démarche personnelle porte en germe le risque de notre éviction définitive de la scène politique nationale.

 

Il est impératif non seulement d’ouvrir le débat, mais surtout de prendre enfin des décisions pour redonner à notre parti un avenir, avec d’autres objectifs que le maintien de nos positions électives locales.

 

À la suite de discussions avec d’avec d’autres camarades, je verse à notre débat collectif quelques pistes de chantiers à ouvrir immédiatement :

 

1) Doter le PCF d’une direction opérationnelle en vue de 2022

 

• Remplacer le CEN (l’organe de direction) pléthorique par une direction opérationnelle resserrée autour d’une quinzaine de membres dotés d’une feuille de route claire et chargés de prendre les décisions qui s’imposent ;

• Recentrer le rôle du secrétaire national afin que sa mission soit principalement l’animation de la vie du parti ;

• Lancer dès maintenant un collectif de préparation de l’élection présidentielle 2022 chargé d’élaborer une stratégie politique, un programme, et de repérer puis de préparer un ou une candidate pour porter notre voix en vue de cette échéance structurant l’ensemble de la vie politique ;

• Définir une stratégie de conquête à moyen et long terme au-delà du calendrier électoral, dessinant des perspectives réelles pour le parti (reconstitution du maillage territorial affaibli, investissement sur des territoires électoraux, réinvestissements des orgas de masse…)

 

2) Révolutionner la communication du PCF

 

 

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 13:51
MARE NOSTRUM:Le Rif rebelle, une longue tradition de lutte pour la liberté

 

 

Le Rif rebelle, une longue tradition de lutte pour la liberté

Inès Pierre

Jeudi, 22 Juin, 2017

L'Humanité

La garde du chef Abadda Dar, en 1922, au Maroc, en face du quartier général d’Abd El Krim. Photo 12/AFP Le chef berbère Abd El Krim (1882-1963). Roger-Viollet

La garde du chef Abadda Dar, en 1922, au Maroc, en face du quartier général d’Abd El Krim. Photo 12/AFP Le chef berbère Abd El Krim (1882-1963). Roger-Viollet

 

Théâtre de la première guerre de décolonisation du XXe siècle, le Rif a levé seul, dès 1921, sans le sultan, l’étendard de l’indépendance contre la domination coloniale franco-espagnole. Une histoire dont se réclament aujourd’hui les militants du Hirak.

 

Si la guerre du Rif est aujourd’hui un peu oubliée, elle a été, pour deux générations de Français, un moment marquant, au point d’avoir été qualifiée par le grand historien Charles-André Julien de « plus difficile guerre coloniale qu’ait faite la France » avant la décolonisation. Le Maroc est alors sous la double domination de l’Espagne et de la France. Au nord, dans la région du Rif, un patriote marocain issu d’une grande famille, Abd El Krim El Khattabi, entame dès 1921 la lutte contre la présence espagnole, étendue en avril 1925 à la partie française du pays. On sait aujourd’hui que ce grand combattant fit au sultan Mohammed Ben Youssef des offres de coopération contre les étrangers. Devant la passivité – ou l’impuissance – du sultan, il releva seul l’étendard de l’indépendance. Le maréchal Lyautey, résident général à Rabat, réplique. Mais, considéré comme trop « mou » face à la révolte, il est vite remplacé par Pétain, partisan de la seule manière forte. Au plus fort de la guerre, Abd El Krim disposera de 75 000 hommes face au corps expéditionnaire franco-espagnol de 250 000 hommes, disposant d’une supériorité matérielle écrasante. Il faut savoir que c’est au cours de cette guerre que furent pour la première fois utilisées les techniques proprement terroristes de bombardements aériens, avec épandages de gaz chimiques sur des populations civiles.

 

En France, une campagne d’une violence inouïe se met en place. Plus que les intérêts français, c’est la « civilisation occidentale » qui est menacée. Krim, soutenu par ses coreligionnaires musulmans et par l’Internationale communiste, est présenté comme l’enfant monstrueux de deux fanatismes. Les hommes politiques de tous bords font des effets de manches. Les journaux rivalisent dans les descriptions des atrocités de ces « indigènes » retournés à l’état sauvage.

Les grévistes d’octobre 1925 ont marqué de leur empreinte l’histoire sociale et politique française

 

Face à cette escalade, comment va réagir le mouvement ouvrier et démocratique français ? Seule une minorité proteste. Dès septembre 1924, avant même l’extension du conflit au Maroc « français », Pierre Sémard, secrétaire général du PCF, et Jacques Doriot, des Jeunesses communistes, adressent à Abd El Krim un télégramme de soutien. Évidemment, l’entrée en guerre de la France accentue cette protestation. Dès mai est constitué un comité d’action contre la guerre du Rif. En juillet, un jeune militant encore inconnu en prend la direction : Maurice Thorez. Au-delà de ces forces, des intellectuels se mobilisent. Le 2 juillet 1925, l’Humanité publie un premier appel, à l’initiative d’Henri Barbusse, signé d’une centaine de noms, dont Louis Aragon, André Breton, Robert Desnos, Paul Éluard, etc. Une grève générale est décrétée pour le 12 octobre : « L’heure de la démonstration prolétarienne a sonné. Travailleurs de tout le pays, ouvriers, fonctionnaires, employés, paysans, debout contre la guerre. Opposez à l’impérialisme français la barrière résolue de votre front unique en action. Désertez en masse votre travail, manifestez avec le comité central d’action. À bas la guerre ! Vive la grève générale de 24 heures ! » La bourgeoisie déploie la plus extrême violence contre le mouvement. La police procède à plusieurs centaines d’arrestations, beaucoup pour fait de grève, voire pour simple protestation verbale dans la rue. Pourtant, la grève est un succès, même si seules les couches les plus combatives de la classe ouvrière se mobilisent. Ce qui compte, c’est évidemment la signification symbolique du mouvement. Dans un climat particulièrement défavorable, des organisations ont visé très haut : faire la démonstration que l’internationalisme pouvait passer – ou plutôt : commencer à passer – dans les actes. Les grévistes d’octobre 1925 étaient en tout état de cause strictement minoritaires. Mais ils ont marqué de leur empreinte l’histoire sociale et politique française.

 

Finalement, devant la disproportion des forces, Abd El Krim dut capituler. Afin d’épargner à ses partisans et aux populations du Rif un massacre, il rendit les armes. Le 14 juillet suivant, sous l’Arc de triomphe, le général fasciste Primo de Rivera, entouré du président Doumergue, d’Aristide Briand et, pour faire bonne mesure, du sultan Moulay Youssef, célèbrent ensemble cette « victoire de la civilisation sur la barbarie ». Mais que faire d’Abd El Krim, un prisonnier bien encombrant, trop célèbre pour être éliminé, danger potentiel par son charisme auprès des populations colonisées ? Les autorités choisirent de l’exiler sur l’île de La Réunion. Il y restera vingt années. En 1947, le gouvernement accepta son transfert vers la métropole pour raisons médicales, mais il profita d’une escale à Port-Saïd pour s’évader. Même pour le Maroc cependant, Abd El Krim était devenu encombrant. Les nationalistes ne pouvaient guère évoquer la guerre du Rif sans égratigner le Palais, dont ils avaient par ailleurs besoin. Qu’importe, Abd El Krim reprit alors son combat – cette fois par le verbe –, multiplia les déclarations accusatrices contre le colonialisme, certaines prémonitoires : « Des milliers de personnes mourront si la France n’accorde pas l’indépendance à l’Afrique du Nord » (le Monde, 20 septembre 1949). Cette indépendance acquise, en tout cas pour le Maroc (mars 1956), il fut de nouveau contacté par les autorités. Mohammed Ben Youssef, devenu Mohammed V, en visite officielle en Égypte, le rencontra pour tenter de l’amadouer (janvier 1960). C’était mal le connaître. La situation, à ses yeux, manquait de clarté. « Je ne mettrai pas les pieds au Maroc, déclara-t-il, tant qu’il y restera un soldat français. » Il finira ses jours en exil, au Caire, en 1963.

Inès Pierre

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 13:14

 front syndical de classe

“Arrêtons Toutanmacron”, ” c’est pas au patronat, c’est pas au MEDEF, c’est pas à l’UE, de faire la loi, la vraie démocratie elle est ici” voici quelques uns des slogans entendus au sein d’un rassemblement dynamique et motivé réunissant plusieurs milliers de travailleurs devant l’Assemblée Nationale ce 27 juin.

Tandis que plus de 5000 manifestants étaient mobilisés à Paris, des manifestations avaient également lieux dans plusieurs villes de France. Car la résistance aux euro ordonnances et à la loi travail XXL de Macron monte dans tous le pays. Il est vrai que les sondages le démontrent, une large majorité des Français, rejettent les ordonnances et la casse du code du travail, une nette majorité déclare également soutenir tous mouvement social qui se léverait pour barrer la route à Macron, à l’UE et au MEDEF et défendre les droits des travailleurs.

Une première mobilisation donc très réussie dans un front qui malgré les difficultés et les hésitations reconstitue l'arc des forces qui s'est opposé à la loi El Khomri.

Malgré la censure des médias - soit-disant contre-pouvoir- plus préoccupés de cirer les pompes de Macron et des ses affidés et à chanter sur tous les tons le renouveau, le changement ... pour que rien ne change !

Déjà de nombreuses autres initiatives sont prévues dès cet été et en septembre comme on peut le constater dès ce 29 juin par exemple en Auvergne.

En avant donc pour la résistance aux contre-réformes scélérates et illégitimes quoiqu'en prétendent les macronistes !

Tag(s) : #Lutte de Classe

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 07:17

Fédération de Haute-Corse

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 06:33

Siège national du PCF à Paris (source :L'Express)

Siège national du PCF à Paris (source :L'Express)

E. Macron a donc dangereusement les mains libres. Malgré le score porteur d’espoir de JL Mélenchon à la présidentielle et l’excellente nouvelle de l’élection d’une trentaine de député-e-s insoumis et communistes, jamais la gauche n’a été aussi faible, et jamais le Parti communiste n’est tombé si bas : 2,7% aux législatives. C’est un véritable désastre que les plus démunis et les plus précaires vont payer au prix fort. Nous qui avons prétendu ces derniers mois « tenir la gauche debout », nous ne pouvons pas échapper au constat de notre échec. En tirer toutes les conséquences est la condition pour aider notre peuple à résister immédiatement, et entamer un redressement sans lequel nous allons cette fois-ci disparaître complètement de la vie politique.

Il y a presque dix ans déjà, les communistes avaient tiré des deux catastrophes électorales de 2002 et 2007 la conclusion qu’il nous fallait profondément nous transformer : conceptions, projet, organisation. Certes, nous avons élu des « commissions du projet » ou organisé des conférences nationales. Nous avons toiletté nos statuts. Mais reconnaissons-le, nous n’avons rien fait qui puisse faire dire : oui, ces dernières années, les communistes ont vraiment beaucoup changé. La seule innovation qui viendra sans doute à l’esprit des plus attentifs, parce qu’elle a réellement suscité de l’espoir, est la création du Front de gauche, mais pour constater aussitôt que nous n’avons pas su ou pu empêcher sa paralysie et son délitement. Nos décisions n’ont donc pas été mises en œuvre, et nous avons recommencé à prendre du « retard », cette fois-ci avec des conséquences dramatiques. Nous sommes toujours vus comme un parti de militant-e-s courageux et combatifs mais, notre score le dit de façon implacable, comme un parti du passé.

Notre stratégie de rassemblement face aux libéraux de droite et de gauche semblait au moins un acquis : même cela fut sérieusement remis en cause dès les municipales de 2014, puis aux régionales avec des listes à géométrie variable. Et pour l’élection présidentielle, la direction de notre parti a semé la plus grande confusion, au motif de « rassembler la gauche », en envisageant de participer à une primaire avec le PS, puis quand le vote des communistes l’eut définitivement exclu, pour tenter d’obtenir de JL Mélenchon qu’il cédât sa place à B. Hamon. Comme si c’était possible alors que celui-ci demeurait le candidat d’un PS complètement discrédité, et que la question décisive était : comment rompre enfin avec les politiques libérales que la droite et le PS ont menées alternativement depuis des décennies ? Jean-Luc Mélenchon en a fait un des principaux axes de sa campagne, et il a remporté un grand succès. Nous avons à l’inverse tergiversé et cherché jusqu’au bout à louvoyer entre le rejet du PS (y compris par de très nombreux communistes) et un souhait incompréhensible de préserver on ne sait quoi de la vieille union de la gauche. Et finalement, nous avons complètement échoué.

Pour reconquérir les classes populaires, il faut aujourd’hui avoir l’audace d’innover. Il y a eu le 23 avril presque autant de suffrages pour une alternative antilibérale que pour E. Macron. C’est un point d’appui considérable si nous savons rendre durable cet immense rassemblement d’exigences et d’attentes. Cela implique d’inventer les formes pluralistes et démocratiques qui permettront à toutes les forces de transformation sociale de travailler ensemble, dans le respect de leurs diversités, nécessité que la France insoumise doit prendre en compte. Dans cet objectif, il faut avoir l’ambition de faire vivre un projet communiste d’émancipation humaine plus que jamais indispensable. Et il faut pour cela que notre Parti se transforme radicalement, se dépasse pour entrer, enfin, dans le 21ème siècle.

Nous devons travailler à un projet révolutionnaire nouveau qui prenne à bras le corps dans tous les domaines les considérables mutations de notre époque, qui invente avec d’autres une stratégie européenne et mondiale de lutte contre le capitalisme mondialisé, qui relève le défi écologique. Nous devons travailler à un parti aux pratiques et au fonctionnement nouveaux pour faire vivre non seulement la souveraineté réelle des adhérent-e-s, mais aussi une démocratie d’intervention permanente et innovante qui donne toute sa place à la créativité et aux capacités d’initiatives de chacun-e-s. Nous devons travailler à nous saisir de toutes les idées neuves qui émergent du mouvement social, et imaginer comment nous ouvrir à tous les courants et toutes les cultures d’émancipation humaine qui devront impérativement coopérer et se rassembler dans une force politique nouvelle pour être capable de lutter efficacement, résister et l’emporter.

Tout cela suppose évidemment un très grand débat, et que les directions du Parti remettent leurs mandats à la disposition des communistes pour une évaluation sans tabou des actions passées et le renouvellement nécessaire de celles et ceux chargées de mettre en œuvre leurs décisions. Un congrès doit être convoqué rapidement. C’est notre dernière chance.

Alain Bascoulergue, Yannick Bedin, Gérard Billon, Nicole Borvo Cohen-Séat, Marie-Pierre Boursier, Patrice Cohen-Séat, Michel Duffour, Jean-Paul Duparc, Grégory Géminel, Frédérick Génévée, Fabienne Haloui, Robert Ingey, Roland Leroy, Sonia Masson, Claude Mazauric, Anna Meyroune, Frank Mouly, André Perez, Nora Saint-Gal, Vivian Point

Tribune publiée dans l’Humanité du 21 juin 2017

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 07:26
LA VIE DU PARTIredevenir le grand parti des classes populaires »
 

« Un congrès extraordinaire » en 2018 ? C’est ce que va proposer le leader du PCF à l’occasion du conseil national du parti qui se tient vendredi et samedi dans le nord de Paris. « Je vais proposer que ce congrès soit celui d’une transformation très profonde de notre parti » a affirmé Pierre Laurent, ce matin

 
 

Pierre Laurent: le PCF doit « redevenir le... par publicsenat

En effet, après une année électorale aussi inattendue de part et d’autre de l’échiquier politique, l’heure est la reconstruction du côté de la place du Colonel-Fabien. « L’heure est venue de refonder une nouvelle organisation communiste plus réactive, plus démocratique, plus participative (…) je crois que l’une des grandes transformations va être pour nous de redevenir le grand parti des classes populaires » a détaillé Pierre Laurent. (Voir la vidéo de tête)

Si après plusieurs rebondissements, le Parti communiste n’a finalement pas présenté de candidat à la dernière élection présidentielle, et a soutenu Jean-Luc Mélenchon, la donne a changé lors des législatives où le PC et La France insoumise ne sont pas parvenus à trouver un accord. La campagne a même donné lieu à un psychodrame entre les deux formations. LFI avait menacé de poursuivre en justice les candidats communistes qui se prévalaient sur leurs tracts et affiches du soutien de Jean-Luc Mélenchon.

Un groupe distinct pour les communistes à l'Assemblée nationale

Dans la nouvelle Assemblée, les 16 députés de La France insoumise et les 11 du Parti communiste ne formeront pas un groupe en commun. Les communistes ont fait savoir mercredi qu’ils entendaient former un groupe distinct en s’associant avec quatre élus ultramarins, de manière à atteindre le seuil de 15 élus permettant d’obtenir un groupe.

« Notre souhait est d'élaborer un comité de liaison entre les députés communistes et le groupe de la France Insoumise pour que nous soyons plus forts et plus efficaces pour la défense des intérêts du peuple à l'Assemblée nationale », a expliqué André Chassaigne, réélu dans le Puy-de-Dôme et pressenti pour conserver la présidence du groupe Gauche radicale et démocrate (GDR) à l’Assemblée. La proposition sera examinée par le groupe LFI mardi prochain. Eric Coquerel, nouveau député de Seine-Saint-Denis a lui regretté cette issue qui montre que « la volonté de réaffirmer l’identité communiste dans un groupe est plus forte ».

Pierre Laurent: « Nous voulons penser par nous-même »

Et en effet, Pierre Laurent ne compte pas abandonner de sitôt l’identité communiste. « Nous voulons penser par nous-même (…) C’est d’abord par rapport à un processus qui nous est propre que nous allons penser ce que nous voulons faire, pas en regardant en miroir d’autres formations politiques que ce soit La France Insoumise ou une autre ». La présidente du groupe communiste du Sénat, Eliane Assassi a quant à elle tenté de rassurer les nouveaux députés LFI sur une bonne entente en perspective avec les députés PC. « Je suis sûre d’une chose, c’est que nous serons sur des batailles communes et je crois que dans la situation politique, c’est le plus important aujourd’hui ».


Éliane Assassi: avec La France insoumise, nous... par publicsenat

La première phase de « transformation » du Parti communiste commencera début octobre par « une assemblée nationale » destinée à lancer le processus, a annoncé Pierre Laurent.

Public Sénat

Le PCF doit « redevenir le grand parti des classes populaires » affirme Pierre Laurent

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 07:13

Les 11 élus PCF et 4 ultra-marins forment un groupe autonome à l’Assemblée Nationale

L'Humanité – le 21 Juin 2017

Le député communiste du Puy-de-Dôme, André Chassaigne, a mis fin au suspense : les élus PCF et 4 députés ultra-marins forment un groupe autonome à l'Assemblée.

Les onze députés communistes élus et réélus dimanche ainsi que quatre députés ultra-marins formeront un groupe indépendant à l'Assemblée, a annoncé André Chassaigne.

C’est lors d’un point presse organisé cet après-midi à l’Assemblée, que le député du Puy-de Dôme, André Chassaigne a mis fin au suspense : "Nous avons effectivement 15 députés en mesure de créer, de prolonger le groupe de la Gauche démocrate et républicaine" a affirmé l’élu communiste. Le groupe GDR créé lors de la précédente législature, comptera dans sa version 2017 « 11 députés communistes, ainsi que quatre ultramarins qui ont été réélus », a déclaré le député. Si l’union technique avec les 16 élus de la France insoumise n’a pas été l’option retenue, "la priorité des priorités, c'est ce qu'on pourra faire avec le groupe des Insoumis", a néanmoins poursuivi André Chassaigne, désireux d’apaiser l’ambiance, tandis que le gouvernement et les ministères se préparent à gouverner par ordonnances. "Pas de divergence mais des convergences" entre PCF et France insoumise, c’est ce qu’a appelé de ses vœux le porte-parole du groupe GDR au Palais-Bourbon.

1 groupe PCF + 1 groupe FI = 2 fois plus de temps de paroles et de questions. 2 fois plus de moyens aussi !

Sur son compte Facebook, Eliane Assassi, la présidente du Groupe Communiste, Républicain et Citoyen (CRC) au Sénat, a réagi à cette annonce : « Nos camarades députés ont pris le temps du débat qui a abouti à la création d'un groupe GDR où siégeront, -comme c'était d'ailleurs le cas lors de la dernière mandature- des amis ultras marins. Je salue leur sagesse ».

SOURCE:

Les 11 élus PCF et 4 ultra-marins forment un groupe autonome à l'Assemblée

http://www.humanite.fr/les-11-elus-pcf-et-4-ultra-marins-forment-un-groupe

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 08:30
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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 15:35

Après les ÉLECTIONS, l’avenir du PCF est en jeu [Appel « Faire vivre et renforcer le PCF »]

Le Conseil national doit répondre à la colère et l’exigence des communistes !

La séquence électorale s’achève, les communistes s’expriment nombreux pour exiger une analyse sérieuse des résultats et un bilan stratégique permettant des décisions utiles pour l’avenir du PCF.

Les résultats des élections présidentielles et législatives livrent un paysage politique recomposé.
- Emmanuel Macron et LREM atteignent l’objectif fixé par le capital, le renouvellement du personnel politique au service du système pour permettre la poursuite de sa domination. Ce sont essentiellement la classe moyenne et la bourgeoisie qui ont permis ce résultat.
- Les partis traditionnels de droite sont affaiblis et divisés ; ils constituent cependant le premier groupe après le groupe présidentiel qu’ils renforceront dans ses mauvaises mesures.
- Le quinquennat Hollande entraîne un désaveu sans appel du Parti Socialiste dont l’avenir est incertain.
- Alors que la gauche est au plus bas, Jean-Luc Mélenchon installe avec la France Insoumise -11,3 % et 17 élus- une nouvelle force politique qu’il entend substituer aux partis de la défunte Union de la gauche.
- Notre parti réalise avec 2,72 % des inscrits, son plus mauvais score aux législatives depuis 1958. La concurrence sauvage avec une France insoumise bénéficiant de l’identification nationale de son candidat à la présidentielle, s’est révélée mortifère pour nos candidats dans la très grande majorité des circonscriptions. Nous obtenons cependant 11 députés dont 5 sont élus dans le cadre des très rares accords de retrait de la FI au premier tour.

La fracture politique et sociale s’aggrave comme en témoignent le taux d’abstention très élevé et la progression du Front National. Ce dernier obtient 8 élus avec 13,20 % des suffrages et confirme son ancrage dans les territoires délaissés du pays.

Nos 11 députés seront des points d’appui pour les batailles à venir et nous nous félicitons de leur élection.

La constitution d’un groupe communiste élargi, autonome de la FI, est une bonne nouvelle. Rien ne justifie d’en rester au nom GDR. Les communistes sont la principale composante de ce groupe et cela doit apparaître dans sa dénomination. C’est essentiel pour notre visibilité nationale.

L’urgence, c’est bien évidemment de mettre toutes nos forces dans l’action pour renforcer la résistance aux mauvaises mesures que va prendre ce gouvernement sur le plan social et démocratique.

Nous avions dit en 2012 et 2017 que le choix de l’effacement du PCF à la présidentielle hypothèquerait notre avenir et les résultats confirment cette analyse. Ils s’inscrivent dans une suite de revers électoraux depuis 2012, accompagnant un délitement de notre organisation, le renoncement à une bataille idéologique communiste et à notre action autonome.

Pour nous, cette longue défaite trouve ses racines dans les choix de congrès depuis bientôt 20 ans : le renoncement à notre rôle historique, notre éloignement du mouvement communiste international au profit des partis réformistes de la gauche européenne, la primauté donnée aux institutions sur les luttes et le rassemblement populaire, l’acceptation du cadre de l’Union européenne, le rassemblement de sommet se substituant au combat et étant conditionné par notre effacement…

Nous partageons l’exigence des communistes de tout mettre sur la table, depuis la stratégie jusqu’à la composition de la direction et les choix personnels du secrétaire national.

Nous n’avons besoin ni de « révolution de palais », ni de batailles d’appareil, ni des vieilles méthodes qui enferment les discussions dans un seul choix.

C’est aux communistes de décider des étapes et du contenu de ce débat qui doit conduire à un congrès extraordinaire.

Donnons-leur les moyens de le faire en convoquant cet automne une assemblée générale des délégués de section, qui fixera la feuille de route. Le Conseil National des 23 et 24 juin doit prendre ses responsabilités.

L’avenir du PCF est en jeu. Les communistes doivent s’unir pour reconstruire un parti, outil de la France populaire.

Cette déclaration est signée par les membres du Conseil National suivants : Caroline Andréani (93), Paul Barbazange (34), Marie-Christine Burricand (69), Gilles Gourlot (Paris), Jean Jacques Karman (92), Michaële Lafontant (92), Anne Manauthon (06), Jean-Pierre Meyer (83), Hervé Poly (62), Danielle Trannoy (33)

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 07:09

 

 

 

"Je n’ai aucun tabou sur ces questions-là. On va tout examiner et on va envoyer tous les signes qu’il faut pour montrer la nouveauté de notre projet actuel".

"Quand seront passées les échéances électorales, je prendrai l’initiative d’ouvrir un grand débat sur ces questions-là", a ajouté le sénateur de Paris en évoquant le Conseil national du 23-24 juin."

Pierre Laurent

A titre personnel, Canaille le Rouge aurait tendance à penser que cela dégagerait la perspective. Pour autant cette décision ne peut laisser indifférent.

Une fin annoncée après des années d'acharnement thérapeutique.

Naïvement, Canaille le Rouge, au-delà de ses désaccords, pensait qu'il y avait encore une direction collective au P"c".F et que le totem du sigle faisait partie des tabous intouchables.

Il semblerait que le grand Babu-Yaka de service peut tout seul prendre ce genre d'initiatives pour couper le cordon.

Tout seul, au micro de BFM TV, comme Marchais annonçant la fin de la Dictature du prolétariat. Aujourd'hui, on dirait comme du Mélenchon appelant "ses" insoumis à s'aligner ...derrière lui.

La Canaille plaint ceux qui tentent de nager dans les courants de ce marigot pour sauver ce qui leur semblent essentiel. Ils feraient bien de sortir de cette onde qui depuis longtemps n'est plus pure sinon ils seront noyés à servir d'appuis à ceux qui se serviront d'eux comme appuis pour se sauver.

Source : le blog Canaille le Rouge

ÇA L’AFFICHE MAL…

C'est déjà fait sur nombre d'affiches électorales pour les législatives.

Comme dans la 4ème circonscription de Seine-Maritime. Pas de logo du PCF sur l'affiche. Simplement "Front de gauche" et "La Force du peuple". Pas de programme communiste non plus sur la première affiche. Juste une phrase qui place les candidats sous la bannière de JL Mélenchon : "Faisons entrer le programme de JL Mélenchon à l'Assemblée Nationale" avec la photo dudit Jean-Luc ... Plutôt électoraliste et sans conviction cette démarche.

D'autant que la France insoumise propose aussi deux candidats. Malgré la proposition du PCF de laisser la place de suppléant, mais FI voulait les deux places sinon rien. Et ce qui est farce, c'est que sur l'affiche insoumise figure aussi la phrase "La Force du peuple". Les candidats de la FI se sont indignés du plagiat et menacent de porter plainte. L'affiche semble avoir été modifiée. Mais le logo "PCF" n'y figure toujours pas.

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Les deux affiches, celle de FI et celle des candidats PCF côte à côte ... Les candidats communistes, Patrice Dupray et Noël Levillain reprennent le programme de JL Mélenchon et font figurer sa photo sur leur affiche. (Article paru dans le journal d'Elbeuf )

Totem et tabou, le nom du « PCF » va-t-il disparaître ?

Deuxième affiche. Sans doute après la protestation des insoumis : les candidats communistes ne sont toujours ni présentés par le PCF, ni communistes mais ils ont abandonné la photo de Mélenchon. Ils reprennent toujours son programme et se baptisent « Front de gauche ». Ce Front que le PCF a torpillé en allant seul pratiquer des unions de la gauche sans contenus avec un PS social-libéral, aux municipales, puis aux régionales ...

On le voit, ces membres du PCF eux-mêmes, sont, de fait, d'accord avec Pierre Laurent : ils n'ont aucun tabou sur cette question-là, surtout quand vient le temps des élections. Mais alors, à quoi ça sert, pour un parti communiste, de mener des batailles électorales, si c'est pour faire oublier qu'il existe encore - malgré toutes les réserves concernant ses positions sur l'UE et la soi-disant "Union de la gauche" - un Parti communiste français ?

Sont-ce les prémices du suicide collectif ?

Yvette Genestal

SOURCE:

On notera également que dans la 6ème circonscription de Seine-Maritime, le bulletin de vote de Sébastien Jumel , candidat du PCF soutenu par La France Insoumise (élu au second tour) ne porte aucun logo de parti ! (voir ci-dessous)

Totem et tabou, le nom du « PCF » va-t-il disparaître ?

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Published by BANDERA ROSSA
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