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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 07:47

                                                                     Terre Corse

 

 

 

 

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 07:24

                                                                    MARE-NOSTRUM-copie-1

 

 

 

FrontPopLibPalestine

L’occupation est responsable

de l’escalade à Jérusalem

« L’opération aujourd’hui à Jérusalem est une réponse naturelle aux politiques racistes en cours et aux crimes de l’occupation, et c’est l’occupation qui est responsable de l’escalade à Jérusalem et dans toute la Palestine. Nous sommes témoins de lynchages, de palestiniens pris pour cibles, de démolition de maisons, de la confiscation des terres, de la construction de colonies, de prises de mesures sans précédent contre les lieux saints musulmans et chrétiens quotidiennement à Jérusalem », a déclaré Khalil Maqdesi, membre du Comité central du Front Populaire pour la Libération de la Palestine.

 

« Chaque jour, des milliers de partisans du FPLP - et notre peuple palestinien tout entier - résistent à l’occupation de Jérusalem et de toute la Palestine. Il y aura de plus en plus ce types d’actions tant que l’agression de l’occupant continue », a déclaré Maqdesi. "Le FPLP continuera de cibler toutes les institutions de l’occupation. Aucun endroit à Jérusalem doit être sûr tant que le peuple palestinien n’est pas lui-même en sécurité. La « Sécurité » ne peut pas être construite sur le dos du peuple palestinien. Le seul résultat de la poursuite des attaques de l’occupation sur Jérusalem sera l’escalade de la résistance parmi les masses palestiniennes ».

 

« La résistance est notre seule voie ; il n’y a pas d’autre façon pour les Palestiniens pour libérer leur terre et obtenir leurs droits. La Résistance comprend de nombreuses méthodes de lutte, y compris, au centre, la résistance armée et la lutte armée. La violence révolutionnaire est nécessaire pour affronter et renverser la colonisation de notre terre et la confiscation de nos droits », a déclaré Maqdesi.

 

« Les Peuples opprimés sont déterminés à obtenir leur liberté. Il est de la responsabilité de la soi-disant « communauté internationale » de tenir Israël responsable de ses attaques contre le peuple palestinien. C’est l’occupant qui doit être étiqueté d’« inhumain ». Au lieu de cela, leur construction de colonies, leurs meurtres, leurs attaques massives contre les droits des Palestiniens sont remplis avec l’approbation et le silence des Etats-Unis et de l’Union Européenne, qui se sont montrés constamment du côté d’Israël, du côté du colonialisme et de l’hégémonie de l’impérialisme », a déclaré Maqdesi.

 

« Ce qui est appelé« Har Nof’ » était en fait construit sur les ruines du village de Deir Yassin, par un nettoyage ethnique en 1948 et par des centaines de Palestiniens abattus par la Haganah (1) et par les organisations terroristes sionistes, comme ils ont expulsé des centaines de milliers de Palestiniens de leurs terres - les réfugiés qui luttent pour retourner dans leur pays, et pour libérer leur terre, depuis plus de 66 années », a dit Maqdesi.

 

« Le FPLP n’est pas une organisation religieuse et notre résistance n’est pas fondée sur des convictions religieuses. Nous nous battons pour libérer la Palestine d’un projet colonial d’implantation imposé à notre peuple. Les Occupants et les racistes n’appartiennent pas à la terre de Palestine ; il y a, et il doit y avoir, des conséquences et des répercussions pour le vol de nos terres et de nos droits », a déclaré Maqdesi.

 

« La réponse spontanée et les démonstrations par le peuple palestinien du camp de réfugiés de Beddawi, du camp de réfugiés de Dheisheh à Gaza, et même sur les réseaux sociaux, les masses à l’extérieur et à l’intérieur de la Palestine, qui acclamaient Ghassan et Oday Abu Jamal (2), qui acclamaient la résistance armée palestinienne et le chemin de la libération », a déclaré Maqdesi.

 

« La réponse de l’occupation que nous attendons est criminelle – c’est la nature de l’occupation. Arrêter toute la famille Abu Jamal, les menaçant de démolir leurs maisons, terrorisant tout le quartier de Jabal al-Mukabbir, qu’ils ont bloqué avec des blocs de béton ; battant les frères des martyrs – C’est le peuple que nous devons comprendre, protéger et nous occuper, face aux attaques de l’occupant », a déclaré Maqdesi.

 

« Notre message au peuple palestinien à l’intérieur de la Palestine et en exil, ce est que vous avez maintenu votre résilience et la résistance à l’occupant depuis 66 ans. Vous êtes forts et avez la capacité de continuer sur la voie de la lutte. Aucune puissance ne peut liquider votre cause. Le FPLP réaffirme son engagement envers vous, votre cause et vos droits. Nous appelons toutes les forces politiques palestiniennes à s’unifier sous la bannière de l’héroïque peuple palestinien, pour protéger leurs sacrifices, et à marcher unis vers une nouvelle étape et une nouvelle Intifada », a déclaré Maqdesi.

 

« Le FPLP est engagé à réorienter et recentrer l’attention de la région et de ses habitants sur cette question centrale - vers la Palestine, vers Jérusalem, face au sionisme et à l’impérialisme ; loin des guerres confessionnels et le chaos dans la région. La Palestine est encore la question, et Jérusalem est au cœur de cette lutte », a déclaré Maqdesi. « Aujourd’hui, le FPLP a un message au peuple arabe, que votre combat est contre l’impérialisme et le sionisme et non contre l’autre, et que la fragmentation du peuple arabe ne peut que bénéficier à l’occupant qui colonise votre bien-aimée Palestine. Les masses doivent se réveiller et secouer la conscience collective de la nation arabe pour affronter le véritable ennemi ».

 

« Le FPLP veut aussi envoyer son message aux un milliard et demi de frères et sœurs musulmans que notre combat n’est pas contre les Juifs et n’est pas fondé sur la religion ; il s’agit de justice, de libération et du retour à notre patrie, et c’est votre lutte », a déclaré Maqdesi.

 

« Notre message aujourd’hui au peuple juif à travers le monde est que le conflit israélo-palestinien n’a jamais été un conflit entre musulmans et juifs. La Palestine a embrassé la communauté juive depuis des centaines d’années. Ce qui nous fait face c’est ce projet colonial. Nous savons que des milliers de Juifs du monde entier sont de vraies et authentiques voix pour la lutte, menant quotidiennement les mouvements de boycott et rejoignant la lutte palestinienne pour la libération . Nous saluons chacun d’entre eux. Et pour les Juifs qui sont induits en erreur par le discours sioniste, Israël n’est qu’un piège mortel pour les Juifs et les Arabes. Le racisme ne peut jamais résoudre les conflits, et l’apartheid n’est pas une solution. Vous devez vous tenir debout au côté des opprimés, et non de l’oppresseur ; élever vos voix contre les criminels sionistes qui oppriment notre peuple en votre nom », a déclaré Maqdesi.

 

« En ce qui concerne les menaces de Netanyahu et Yaalon contre notre peuple », Maqdesi dit qu’ils sont « sans valeur et n’ont aucun poids et reflètent une mentalité de colons racistes qui pensent qu’avec la coercition et l’oppression nous allons devenir silencieux et vaincu. La bataille avec l’occupation ne sera pas limitée à Jérusalem. Il va s’étendre à chaque parcelle de la Palestine, et à travers les frontières de la Palestine. Aujourd’hui, également, le FPLP veut envoyer un message au mouvement de solidarité avec la Palestine, à intensifier leurs efforts et leur lutte pour soutenir la résistance sur le chemin de l’établissement d’une Palestine démocratique où tous les gens vivront dans l’égalité et la liberté ».

 

FPLP

[Front populaire de libération de la Palestine]

 

Notes:

(1) La Haganah était une organisation clandestine paramilitaire sioniste créée en 1920 et intégrée dans l’armée israélienne en 1948. Son but originel était de défendre les communautés juives d’éventuelles attaques par les Arabes, comme celles de 1920 à Jérusalem ou lors de la Grande Révolte arabe de 1936-1939 en Palestine mandataire.

Originellement rattachée à la direction du syndicat sioniste Histadrout, l’organisation est transférée sous le contrôle de l’Agence juive (l’exécutif sioniste en Palestine mandataire) en 1931. Elle en devient alors la branche armée officieuse, car illégale aux yeux de la puissance mandataire britannique.

 

(2) Deux soutiens au FPLP (non membres comme la presse anglo-saxone l’affirme) assassinés par les forces d’occupation israélienne suite à leur action armée dans une synagogue dans un quartier de Jérusalem. Action non revendiquée par le FPLP ou sa branche armée.

 

Source :
FPLP 

                                                                          dome du rocher

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 07:08

 

 

 

"On ne peut affronter le scandale de la pauvreté en promouvant des stratégies de contrôle qui ne font que tranquilliser et transformer les pauvres en des êtres apprivoisés et inoffensifs."

 


discours du pape devant les participants à la Rencontre mondiale des mouvements populaires - 28 octobre 2014

 

" C’est étrange, mais si je parle de cela, certains pensent que le Pape est communiste "
                                  source: lafauteeadiderot.net
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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 17:12

 

 

 

courriel 2piqué sur:"l'heure de l'mettre"
radio campus lille 106,6

 

                          C’EST « L’HEURE DE L’METTRE »
 
 
 
 

Eh oui, pendant qu’on amuse la foule avec des billevesées, telles que : la victoire des Suisses contre d’autres résidents suisses dans le Grand Stade du Divertissement, le djihad dans sa version portugaise, le divorce de David Guetta, le PSG, Koh Lanta, Zemmour au Pays des Soviets, Zemmour chez les Picaros, Zemmour dans la Télé, l’annonce du retour de Sarkozy,  les sondages sur le retour de Sarkozy, l’échec du retour de Sarkozy, les photos de Julie, les souvenirs de Valérie, les sondages de François, ce que Jacques a dit, et ce que Marine engrange, pendant qu’on amuse donc, le bon public, avec des fariboles, l’essentiel est tu.

 
La vraie question, la préoccupation première du peuple, son inquiétude profonde, son angoisse sourde, sont passées sous silence. Rien n’est dit sur la tragédie du moment, ce drame sans nom, cette criante injustice pourtant étouffée, ce caillou dans le pied de la démocratie : Nabilla est en prison.
 
Comment vit-elle ? Dort-elle la nuit ? A-t-elle des idées noires ? Peut-elle envoyer des SMS ? Son compte Facebook est-il mis à jour ? Quelle est la marque de son shampoing ? Toutes ces questions nous étreignent et, force est de constater qu’une fois de plus, les medias sont aux abonnés absents. S’agirait-il de détourner notre attention des vraies questions ? Manifestement, pour le système médiatique, là-bas est ailleurs
 
Heureusement, pour pallier ces silences, il existe des medias alternatifs, et d’excellentes émissions sur des radios libres émettant sur le 106,6. Par exemple. Et ce mercredi, en dépit des risques encourus et de l’indifférence du grand public, nous dirons tout sur le drame vécu par Nabilla. Et rien ni personne ne nous fera taire !
 
Parmi les quelques autres medias qui ne se couchent pas et disent le réel, il y avait l’émission de Mermet sur France Inter, qui a été déprogrammée… Bon, faut dire qu’il faisait tâche… Un peu comme si Calvi faisait une émission sur Campus. Ce que notre radio lui a, à juste titre, toujours refusé.
 
Et finalement, l’éviction de Mermet remet les choses à leur place : c’est désormais sur internet que son émission va se développer. Il est venu lui-même s’en expliquer à Lille lundi dernier. Et nos micros étaient là. Mermet sera donc sur campus mercredi… Et c’est là qu’il est maintenant : http://www.la-bas.org/
 
Auparavant, nous vous proposerons notre « ¼ d’heure en Palestine » et la Semaine à Cuba.
 
Car, comme le crie Nabilla du fond de son cachot : c’est l’heure de l’mettre !
 
"l'heure de l'mettre"
radio campus lille 106,6
en direct sur www.campuslille.com
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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 16:33

 

 

  Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

 

 

 

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 10:33

                                                               cerveau animé

 

 

source:lafauteadiderot

A quoi rêvent et à quoi servent les communistes ?
Par Valère Staraselski

A quoi rêvent les communistes ? Les communistes de cœur, ceux qu’on appelait jadis les sympathisants. Et puis ceux du PCF. Mais aussi ceux regroupés dans divers mouvements, sans oublier les formations se réclamant du trotskysme. Bref, ces femmes, ces hommes, rêvent d’un monde meilleur où l’organisation de la vie se ferait en fonction du bien commun et non selon le seul « calcul égoïste » de plus en plus destructeur, barbare et mortifère.

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Contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, le communisme politique du XXème siècle ne peut se réduire à une tragédie sanglante. Losurdo rappelle que dans les années 70, Friedrich Hayek, inspirateur économique de l’administration de Reagan, envisageait les droits économiques et sociaux comme une invention ruineuse de la révolution bolchévique. (Huma, 30 juin 2008).

Génocide khmer, Goulag, révolution culturelle chinoise ne peuvent effacer que le communisme politique a aussi été un mouvement de fond qui a irrigué et fait avancer les droits et la démocratie. Avancées auxquelles le Capital entend faire un sort aujourd’hui. Oui, les PC ont su impulser une dynamique qui a gagné du communisme : paix, service public, sécurité sociale, maîtrise publique… Du communisme, autrement dit des réformes non réformistes.

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Aujourd’hui les couches populaires ne se reconnaissent plus dans une parti qui ne leur ressemble plus. Alors un parti pourquoi faire ? Réponse de Julian Mischi : « Pour opérer une brèche dans la politique dominée par des fractions bourgeoises de la population… C’est là que peuvent se forger et se transmettre les armes pour décoder l’univers des classes dominantes, pour contrer leur action… peuvent se constituer les outils collectifs pour investir ou combattre les institutions qui décident de la destinée du plus grand nombre sans leur accord… seule la force du collectif et de la formation politique est susceptible de préparer une contre-offensive » (Huma, 9 septembre 2014).

                                                     PCF-jpg-copie-1.jpg

Les exemples ne manquent pas des insuffisances actuelles du PCF.

La souveraineté nationale par exemple. Frédéric Lordon déclare à Laure Adler : « Oui, parfaitement, le retour à la souveraineté nationale. Car je ne vois pas comment on peut contester l’idée de souveraineté populaire d’un point de vue de gauche. Et ça n’est pas parce que le Front national ou les mouvements de droite à la droite de l’UMP ont essayé de capter et réussi semble t-il à capter ce thème qu’il faut se laisser faire pour autant. Car de dépossession en dépossession, nous finirons à poil. » L’énergie également. Les énergies fossiles, dont l’utilisation continue annonce une catastrophe environnementale, représentent encore en France 69% de l’énergie finale consommée et il faudrait réduire le nucléaire à 50% pour des contraintes électoralistes !

Le peuple attend autre chose : sortir des cartels électoralistes, du gauchisme culturel pour gagner du communisme ici et maintenant. Voilà à quoi doit servir le PCF ou bien il n’aura aucun avenir.

 

illustrations: U Cursinu Rossuu-cursinu-rossu.jpg
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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 10:14

lvres en ligne 1027

 

 

 

  source: lafauteadiderot

                                   Le matérialisme réhabilité : Lucien Sève
Penser avec Marx aujourd'hui, tome III

 Yvon Quiniou a lu le dernier livre de Lucien Sève, " La philosophie ? "

Il n’est pas question de résumer en quelques lignes un livre aussi volumineux que La philosophie ? (près de 700 pages) que vient de publier Lucien Sève à La Dispute. D’autant que son propos aborde aussi bien ce qu’il y a de « philosophique » chez Marx malgré son dépassement revendiqué de la « philosophie » entendue comme spéculation, que les catégories qui sont à l’œuvre dans sa pensée scientifique (historique, sociale, économique et anthropologique) ou encore la dialectique sans laquelle, selon Sève, on ne saurait comprendre la réalité, toute réalité. Je retiendrai quant à moi l’importance qu’il donne ou plutôt redonne au matérialisme philosophique, ce courant de pensée dominé tout au long de l’histoire de la philosophie, depuis Platon à Hegel en passant par Descartes, Berkeley, Hume, Kant (et j’en oublie) jusqu’à aujourd’hui avec la phénoménologie qui refuse d’admettre que la conscience humaine puisse être une production du monde matériel sous prétexte qu’elle en a conscience. Courant dominé, mais aussi méprisé et même, il faut le savoir, carrément interdit d’enseignement au 19ème siècle par Victor Cousin, puis Victor Duruy pour cause de proximité avec l’irréligion. Qu’il ait été méprisé tient cependant, en partie tout au moins, au fait que peu l’ont élaboré au niveau philosophique qu’il mérite. Or c’est cette élaboration d’une exceptionnelle qualité que nous présente ce livre dans une de ses parties la plus juste et la plus profonde.

Mais d’abord, qu’est-ce que le matérialisme ? Disons, pour simplifier, que c’est une attitude intellectuelle qui part du principe que la matière est première par rapport à la pensée humaine (ou l’esprit, ou la conscience), qu’elle l’a donc précédée dans le temps et qu’elle l’a produite. Elle n’est par conséquent qu’une forme de la matière en évolution, parvenue à un haut niveau de complexité, sans transcendance ontologique vis-à-vis d’elle comme le postulent pourtant toutes les formes d’idéalisme philosophique. Mais dire cela ne suffit pas car, comme y insiste justement Sève, on ne pense pas seul, hors histoire et hors société. Une genèse matérialiste recevable de la pensée suppose donc qu’on y associe tous les processus « culturels », eux aussi matériels, qui l’ont façonnée : le langage, les rapports interindividuels et sociaux, la production matérielle dans la mesure où elle libère l’homme pour l’activité intellectuelle, les catégories de pensée formées dans l’histoire, les acquis scientifiques et les techniques qui à la fois les réalisent et, de plus en plus, les rendent concrètement possibles. La liste n’est pas close, mais elle montre que le fait de penser, à ces deux points de vue de sa genèse, s’il constitue bien un élément subjectif, est aussi une réalité objective (« objectale » dit-il) dont la source est matérielle, au sens large du terme, qu’il est donc immanent au monde, qu’il en provient.

Reste que cette historicité (matérielle) de la pensée ne doit pas nous faire oublier son origine naturelle, l’homme, avec ses potentialités biologiques propres, étant issu d’une évolution des espèces que le darwinisme a désormais établie : elle l’a doté d’un cerveau dont l’histoire sociale qui a suivi a activé les capacités par un effet de rétroaction de l’historique (produit) sur le biologique (donné). Il n’empêche : c’est bien la matière dont le monde est fait, initialement non pensante, qui a produit la pensée à travers toute une série de phases dont la science est en train de rendre compte. Or c’est ici que l’on ne peut qu’admirer l’« esquisse » de cette genèse que Sève nous propose sur la base d’une information scientifique pointue (p. 447-455) : partant de l’idée que la conscience est un « rapport à quelque chose » qui nous le représente subjectivement, il nous montre la naissance de ce rapport au niveau infinitésimal de la microphysique lorsqu’une individualité matérielle réagit à une autre et en porte la marque ; en un sens, on peut voir dans cette « marque » l’anticipation minuscule et métaphorique d’une perception qui enregistre activement le rapport à une autre individualité matérielle. De degré en degré, en passant bien évidemment par l’évolution du vivant et ses rapports actifs à son milieu (voir à nouveau Darwin avec sa sélection naturelle), on assiste à l’émergence progressive d’une pensée, accompagnée d’un « soi », à partir d’un point de départ d’où elle était absente, et qui est désormais apte à penser le monde, dont elle vient, pour le connaître et se connaître en lui.

On voit combien les objections du spiritualisme, ancien mais surtout moderne, y compris celles constantes d’un Luc Ferry, relèvent d’un préjugé indigent, fondé à la fois sur une grave ignorance scientifique (mais c’était aussi le cas de Sartre, malgré son talent) et sur le refus de penser philosophiquement avec la science. C’est là un point décisif (ou l’on retrouve la dialectique) qui oblige la philosophie à cesser de vouloir légiférer sur le réel toute seule, en tout cas au plan théorique (au plan pratique ou moral, c’est autre chose selon moi), et qui lui assigne comme tâche de dégager ou expliciter le sens philosophique implicite des sciences pour nous faire comprendre, à un niveau proprement réflexif, il est vrai, ce que sont le monde et l’homme.

Encore faut-il être sûr que la science nous fait connaître l’essence des choses, fussent-elles mouvantes et contradictoires. Ici aussi l’apport de Sève est crucial : il réhabilite ce concept d’essence en matérialiste (ce n’est pas une Idée platonicienne ni une lubie de l’esprit dépassant les phénomènes) et, tout autant, il nous montre que la connaissance scientifique est une connaissance objective, qui nous révèle ou découvre cette essence d’un monde hors de nous (mais qui nous inclut), malgré tous les procès actifs qui la constituent subjectivement… mais qui s’annulent, en quelque sorte, dans son résultat. C’est dire qu’il faut reprendre à nouveaux frais la catégorie-métaphore de « reflet », quitte à la démétaphoriser (et encore…), ce que ne fait pas vraiment l’auteur, lui préférant, à tort selon moi (c’est ma seule critique), la catégorie de « représentation », mais avec la même conséquence : la science reflète ou représente ce que sont les choses et ne les construit pas comme le voudrait un relativisme généralisé portant sur la connaissance autant que sur la réalité elle-même (voir Foucault, Rorty, etc.), omniprésent dans l’épistémologie actuelle et qui fait le désespoir d’un Jacques Bouveresse, grand rationaliste s’il en est et partisan intransigeant d’un « réalisme cognitif » inséparable d’un réalisme ontologique. Dit autrement, qui tient compte de l’importance spécifique de l’activité de connaissance : c’est par ses productions théoriques que la pensée connaissante est apte à re-produire en nous le monde qui est hors de nous – et Marx l’avait déjà indiqué à propos de la méthode de l’économie politique. Quelle preuve en avons-nous, me direz-vous ? Elle est très simple, quoique générale et portant sur le long terme : la pratique, à savoir le pouvoir que la connaissance scientifique nous confère sur le déterminisme du réel dès lors que nous connaissons les lois de son déploiement et que avons trouvé une technique ou un mode d’action pour y intervenir. C’est cette relation savoir-pouvoir fondamentale qui oppose la connaissance à l’impuissance à laquelle nous condamnent à la fois l’ignorance, la simple croyance, l’erreur et l’illusion. Et c’est pourquoi le matérialisme est important, pour nous hommes : il est le seul courant de pensée capable de nous permettre de concevoir une liberté humaine effective, non celle, fictive du libre arbitre, mais celle, réelle, de la puissance que nous pouvons exercer sur nos vies dès lors que nous connaissons les déterminismes multiples qui pèsent sur elles et les empêchent de s’épanouir. La liberté, individuelle et collective, est à ce prix, que toutes les métaphysiques idéalistes, ouvertes ou masquées, ignorent ou veulent ignorer.

C’est dire, pour conclure, que le matérialisme philosophique ne repose pas aujourd’hui sur un principe (comme je l’ai trop rapidement suggéré au début) ou sur un postulat : il est scientifiquement fondé ou justifié et, sauf malhonnêteté ou préjugé idéologique, c’est-à-dire politique, on ne saurait s’y soustraire : il est désormais intellectuellement contraignant.

La philosophie ?, La Dispute, 2004, 7005 pages, 40 euros.

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 10:01

 

                                                                       MARE-NOSTRUM-copie-1

 

                                                                                TUNISIE DRAPEAU ANIME

source: vivelepcf.fr

Elections présidentielles en Tunisie : plusieurs dirigeants du Parti El Massar (descendant du PCT) ont appelé à voter au 1er tour pour Hamma Hammami

 Vivelepcf, 23 novembre 2014

Les candidats Essebsi et Hammami


Les élections présidentielles en Tunisie se dérouleront le 23 novembre 2014 pour le 1er tour et le 28 décembre pour le second, s’il y a lieu de l’organiser.

La nouvelle constitution accorde un pouvoir restreint au Président de la République. Mais pour la première fois depuis le renversement du dictateur Ben Ali, elles ont lieu au suffrage universel direct. Le symbole sera fort. Surtout, le scrutin présidentiel vient compléter les élections législatives d’octobre qui n’ont pas dégagé de majorité à l’Assemblée nationale. Il influencera la composition de la future coalition au pouvoir.

Pour beaucoup de progressistes et, parmi eux, de communiste tunisiens, la participation aux élections n’a pas d’autre sens que d’éviter le pire, en choisissant le moindre mal, du moins au 2nd tour.  

Le pire pour la société tunisienne dans son ensemble, c’est les islamistes, à la fois ultracapitalistes et ultraréactionnaires.

Leur parti Ennahdha a enregistré un recul notable aux dernières législatives par rapport à 2011, passant de 37 à 28%. Trois ans de gouvernement ont entamé les illusions que sa démagogie populiste et ses réseaux ont répandues notamment dans les catégories les plus pauvres. Ils ont mis en évidence sa politique inspirée officiellement des islamistes turcs : une politique de casse sociale, de protection et d’extension des intérêts et des pratiques des possédants, d’alignement sur les directives du Fonds monétaire international et de l’impérialisme. L’obscurantisme social et culturel propagé au nom de la religion est apparu comme le complément et le vecteur de cette politique. Au plan international, les islamistes ont poussé la Tunisie à s’aligner sur les dictatures du Golfe. L’anarchie régnant et le développement de groupes islamistes surarmés dans la Libye limitrophe peuvent légitimement susciter de plus grandes craintes encore sur ces soi-disant « islamistes modérés ».

Soucieux de ne pas faire subir un vote sanction à leur leader, les islamistes d’Ennahdha ont décidé de ne pas présenter de candidat aux présidentielles. Mais ils soutiennent en sous-main la candidature du président sortant Moncef Marzouki. En peu de temps, l’ancien opposant droit-de-l’hommiste s’est déconsidéré par son amour visible des ors et honneurs et par ses combinaisons politiciennes, au point que son parti est tombé à 2% aux législatives. Il n’est plus que le fantoche des islamistes.

Le moindre mal pour beaucoup de camarades tunisiens, c’est le candidat des revenants de l’ancien système, de ceux qui ont été les moins impliqués dans les pires dérives du Ben Ali finissant, de ceux qui représentent les quelques bons souvenirs de la période Bourghiba. L’âge du candidat choisi par ce camp, Beji Caïd Essebsi ne doit donc rien au hasard : bientôt 88 ans ! Le programme de la coalition électorale hétéroclite qu’il conduit et qui a emporté les élections législatives (avec 38%), Nidaa Tounes, ne tranche pas avec la politique « libérale » en cours, la remise en cause des acquis sociaux suivant les exigences du FMI, la protection des oligarchies locales, l’affiliation à l’impérialisme occidental. Mais elle s’affirme et apparaît, notamment en matière d’éducation, de liberté civique et de défense des droits des femmes et de la laïcité comme le principal rempart aux prétentions islamistes.

Il n’est pas du tout impossible que Nidaa Tounes et Ennahdha participent ensemble à une coalition gouvernementale au sortir de la présidentielle, avec l’un ou l’autre en chef de file. On comprend que la perspective n’a pas de quoi enthousiasmer les progressistes.   

La gauche « antilibérale », à défaut d’être anticapitaliste, n’offre pas pour l’instant de véritable débouché politique, encore moins électoral. La coalition dans laquelle les héritiers du Parti communiste tunisien ont choisi de se ranger est passée à côté des élections législatives, disparaissant du Parlement. Le parti Al Massar, dans ses instances à tous les niveaux, étudie les raisons de son échec : trop de compromis peu compréhensibles voire contradictoires, une orientation tombant trop (ou pas assez) dans la social-démocratie ? Il ne présente pas de candidat à la présidentielle.

Certains camarades ne donnent aucune consigne de vote. D’autres, sans illusion, ne voit d’utilité que dans le vote pour Essebsi pour contrer les islamistes. Le dirigeant historique Ahmed Brahim appelle à voter au 1er tour pour le candidat du « Front populaire » (4% aux législatives) Hamma Mammami.

Ce choix n’est pas une évidence pour les communistes qui gardent en mémoire les effets très contreproductifs pour la classe ouvrière tunisienne des agissements des maoïstes et trotskystes sous Bourghiba. Après le renversement de Ben Ali, Hammami et son parti ont manifesté une sous-estimation totale du danger islamiste et des liens entre islamistes et bourgeoisie. Hammami a été un marche pied des Frères musulmans lors des rassemblements dits « Kasbah 2 ». Depuis, en quête de respectabilité internationale, Hammami a participé à l’abandon de la référence « communiste » du nom de son parti, l’ex « Parti communiste des ouvriers tunisiens ».

Pour autant, l’histoire mouvementée et ingrate du Parti communiste tunisien depuis deux voire trois décennies, incite à relativiser ces jugements.

Il est clair que la candidature à la présidentielle de Hamma Hammami et son élan réel sont seuls à porter des revendications sociales et politiques de rupture avec la soumission aux possédants et potentats nationaux, à la dépendance à l’impérialisme. Ils portent maintenant aussi sans ambiguïté une ligne d’opposition ferme aux islamistes en Tunisie et ailleurs. Hammami demande par exemple le rétablissement des relations avec le gouvernement syrien interrompues sous pression des islamistes.

Communistes français, la situation tunisienne retient évidemment toute notre attention. Nous ne pouvons qu’assurer nos camarades tunisiens de tout notre soutien politique, moral et matériel en France s’il le faut et de notre conviction, partagée avec eux, que tôt ou tard, la classe laborieuse tunisienne qui a su se soulever contre la dictature trouvera les voies de la constitution de son parti de classe pour son émancipation complète.

Même si avec les élections présidentielles, on vérifiera que l’on en est encore très loin.   

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 09:42

                                                                NICOLI - 2-copie-1

 

 

 

 
 
   
   
Occitane Nadine Cesari vous invite à son évènement
 
 
STAGE DE POLYPHONIE CORSE à BASTIA JACKY MICAELLI
samedi 6 décembre à 10:00 - dimanche 7 décembre à 17:00
Theatre San Angelo à Bastia

 

                La ville de Bastia propose un we de stage de polyphonies corses par mois jusqu'au mois de juin 2015 .
La participation au stage est gratuite , mais il faut OBLIGATOIREMENT se munir d'un dictaphone car Jacky Micaelli transmet les fondamentaux de la tradition orale de la polyphonie corse .

Inscription au 0495559507 , service culture de la Ville de Bastia .
Les WE proposés par la Ville de Bastia au théâtre San Angelo (gratuits)
horaires :10h12H et 14h17h
Chacun apporte son repas et nous partageons sur place un moment de convivialité avant de reprendre le travail
2014
22/23 nov
6 et 7 dec
2015
17/18 janv
7/8 fevrier
14/15 mars
11/12 avril
9/10 mai
13/14 juin

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 13:00

 

                                                                          cerveau animé

 

 

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu'’Obama veut vous cacher

Mondialisation.ca, 22 novembre 2014


La guerre menée par les États-Unis contre le groupe armé État islamique est un grand mensonge.

Pourchasser les « terroristes islamiques » et mener une guerre préventive dans le monde entier pour « protéger la patrie étasunienne » sont des concepts utilisés pour justifier un programme militaire.

L’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) est une création du renseignement étasunien. Le programme de « lutte contre le terrorisme » de Washington en Irak et en Syrie consiste à appuyer les terroristes.

L’incursion des brigades du groupe État islamique (EI) en Irak ayant débuté en juin 2014 faisait partie d’une opération militaire et du renseignement soigneusement planifiée et soutenue secrètement par les États-Unis, l’OTAN et Israël.

Le mandat de lutte contre le terrorisme est fictif. Les États-Unis sont le « commanditaire numéro un du terrorisme d’État ».

L’État islamique est protégé par les États-Unis et leurs alliés. S’ils avaient voulu éliminer les brigades de l’État islamique, ils auraient pu bombarder intensément leurs convois de camionnettes Toyota lorsqu’ils ont traversé le désert entre la Syrie et l’Irak en juin. 

Le désert syro-arabe est un territoire ouvert (voir la carte ci-dessous). D’un point de vue militaire, cette opération aurait pu être effectuée efficacement, rapidement et de manière extrêmement précise avec des chasseurs à la fine pointe de la technologie (F15, F22 Raptor, CF-18).

Dans cet article, nous abordons 26 concepts qui réfutent le grand mensonge. Alors que les médias interprètent cette opération militaire à grande échelle contre la Syrie et l’Irak comme étant une entreprise humanitaire, elle a engendré d’innombrables morts civiles.

Cette opération n’aurait pas pu être entreprise sans l‘appui inflexible des médias occidentaux, lesquels ont maintenu que l’initiative d’Obama représentait une opération de contre-terrorisme.

LES ORIGINES HISTORIQUES D’AL-QAÏDA

1. Les États-Unis appuient Al-Qaïda et ses organisations affiliées depuis presque un demi-siècle, depuis le début de la guerre soviéto-afghane.

2. Des camps d’entraînement de la CIA ont été mis en place au Pakistan. Entre 1982 et 1992, la CIA a recruté quelque 35 000 djihadistes venus de 43 pays musulmans pour faire le djihad en Afghanistan.

« Payée par des fonds de la CIA, des annonces publicitaires incitant à se joindre au djihad ont été placées dans les journaux et bulletins d’information à travers le monde. »

3. Washington appuie le réseau terroriste islamique depuis l’administration Reagan.

Ronald Reagan a appelé les terroristes des « combattants de la liberté ». Les États-Unis ont fourni des armes aux brigades islamiques. C’était pour « une bonne cause » : la lutte contre l’Union soviétique et un changement de régime ayant mené à la disparition d’un gouvernement laïc en Afghanistan.

Ronald Reagan rencontre les commandants des moudjahidines afghans à la Maison-Blanche en 1985 (Reagan Archives)

4. Des manuels djihadistes ont été publiés par l’Université du Nebraska.  « Les États-Unis ont dépensé des millions de dollars pour fournir aux écoliers afghans des manuels remplis d’images violentes et d’enseignements islamiques militants. »

5. Oussama ben Laden, «le demon» (Bogeyman) des États-Unis et fondateur d’Al-Qaïda a été recruté par la CIA en 1979, dès le début du djihad contre l’Afghanistan, appuyé par les États-Unis. Il avait 22 ans et a été formé dans un camp d’entraînement de guérilla soutenu par la CIA.

Al-Qaïda n’était pas derrière les attaques du 11-Septembre. Le 11 septembre 2001 a fourni une justification à la guerre contre l’Afghanistan, basée sur l’idée que l’Afghanistan pratiquait le terrorisme d’État en soutenant Al-Qaïda. Les attaques du 11-Septembre ont contribué à l’élaboration de la « guerre mondiale au terrorisme » (Global War on Terrorism)

L’ÉTAT ISLAMIQUE

6. Le groupe État islamique (EI) était à l’origine une entité liée à Al-Qaïda et créée par le renseignement étasunien avec le soutien du MI6 britannique, du Mossad israélien, de l’Inter-Services Intelligence (ISI) pakistanais et du General Intelligence Presidency (GIP) saoudien, Ri’āsat Al-Istikhbarat Al-’Āmah (رئاسة الاستخبارات العامة).

7. Les brigades de l’EI ont participé à l’insurrection en Syrie contre le gouvernement de Bachar Al-Assad, insurrection appuyée par les États-Unis et l’OTAN.

8. L’OTAN et le Haut commandement turc étaient responsables du recrutement de mercenaires pour l’EI et Al-Nosra dès le début de l’insurrection syrienne en mars 2011. Selon des sources du renseignement israélien, cette initiative consistait en « une campagne visant à enrôler des milliers de volontaires musulmans dans les pays du Moyen-Orient et le monde musulman pour combattre aux côtés des rebelles syriens. L’armée turque logerait ces volontaires, les formerait et assurerait leur passage en Syrie. (DEBKAfile, NATO to give rebels anti-tank weapons, 14 août 2011.)

9Il y a des forces spéciales occidentales et des services de renseignement occidentaux dans les rangs de l’EI. Des forces spéciales britanniques et le MI6 ont participé à la formation de rebelles djihadistes en Syrie.

10. Des experts militaires occidentaux travaillant à contrat pour le Pentagone ont formé les terroristes pour utiliser des armes chimiques.

« Les États-Unis et certains de leurs alliés européens utilisent des entrepreneurs liés à la Défense pour montrer aux rebelles syriens comment sécuriser les stocks d’armes chimiques en Syrie, ont déclaré dimanche à CNN un haut responsable étasunien et plusieurs diplomates de haut rang. » (CNN Report 9 décembre, 2012)

11. La pratique de la décapitation de l’EI fait partie des programmes d’entraînement des terroristes appuyés par les États-Unis et mis en oeuvre en Arabie Saoudite et au Qatar.

12. Un grand nombre de mercenaires de l’EI, recrutés par l’allié des États-Unis, sont des criminels condamnés qui ont été libérés des prisons saoudiennes à condition qu’ils se joignent à l’EI. Des condamnés à mort saoudiens ont été recrutés pour rejoindre les brigades terroristes.

13. Israël a soutenu les brigades de l’EI et d’Al-Nosra sur le plateau du Golan.

Des djihadistes ont rencontré des officiers israéliens de Tsahal ainsi que le premier ministre Nétanyahou. Les haut gradés de Tsahal reconnaissent tacitement que « des éléments du jihad mondial en Syrie » [EI et Al-Nosra] sont soutenus par Israël. Voir l’image ci-dessous :

« Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou et le ministre de la Défense Moshe Yaalon, aux côtés d’un mercenaire blessé, à l’hôpital militaire de campagne israélien sur le plateau du Golan occupé à la frontière de la Syrie, le 18 février 2014. »

LA SYRIE ET L’IRAK

14. Les mercenaires de l’EI sont les fantassins de l’alliance militaire occidentale. Leur mandat tacite est de ravager et détruire la Syrie et l’Irak, au nom de ceux qui les appuient, les États-Unis.

15. Le sénateur étasunien John McCain a rencontré des chefs terroristes djihadistes en Syrie. (Voir la photo à droite.)

16. La milice de l’État islamique, actuellement la cible présumée d’une campagne de bombardements des États-Unis et de l’OTAN en vertu d’un mandat de « lutte contre le terrorisme », est toujours soutenue clandestinement par les États-Unis. Washington et ses alliés continuent à fournir de l’aide militaire à l’État islamique.

17. Les bombardements des États-Unis et de leurs alliés ne visent pas l’EI, ils visent plutôt l’infrastructure économique de l’Irak et la Syrie, dont les usines et les raffineries de pétrole.

18. Le projet de califat de l’EI relève d’un programme de longue date de la politique étrangère des États-Unis, ayant pour but de diviser l’Irak et la Syrie en territoires distincts : un califat islamiste sunnite, une République chiite arabe et une République du Kurdistan.

LA GUERRE MONDIALE AU TERRORISME (GMAT)

19. « La guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) est présentée comme un « choc des civilisations », une guerre entre les valeurs et les religions concurrentes, alors qu’en réalité, elle constitue une véritable guerre de conquête, guidée par des objectifs stratégiques et économiques.

20. Les brigades terroristes d’Al-Qaïda soutenues par les États-Unis (et appuyées secrètement par le renseignement occidental) ont été déployées au Mali, au Niger, au Nigeria, en Centrafrique, en Somalie et au Yémen.

Ces différentes entités affiliées à Al-Qaïda au Moyen-Orient, en Afrique subsaharienne et en Asie sont appuyées par des « atouts du renseignement » soutenus par la CIA. Ils sont utilisés par Washington afin de faire des ravages, créer des conflits internes et déstabiliser des pays souverains.

Guerre et mondialisation: La vérité derrière le 11 septembre, Michel Chossudovsky

21. Boko Haram au Nigeria, Al-Shabab en Somalie, le Groupe islamique combattant en Libye (GICL) (soutenu par l’OTAN en 2011), Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), la Jemaah Islamiyah (JI) en Indonésie, entre autres groupes affiliés à Al-Qaïda, sont soutenus clandestinement par les services de renseignement occidentaux.

22. Les États-Unis appuient également des organisations terroristes affiliées à Al-Qaïda dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang en Chine. L’objectif sous-jacent consiste à déclencher l’instabilité politique en Chine occidentale.

L’on rapporte que des djihadistes chinois auraient reçu « une formation terroriste » de l’État islamique « dans le but de perpétrer des attaques en Chine ». L’objectif déclaré de ces entités djihadistes situées en Chine (servant les intérêts des États-Unis) est d’établir un califat islamique s’étendant jusque dans l’ouest de la Chine. (Michel Chossudovsky,  America’s War on Terrorism, Global Research, Montréal, 2005, chapitre 2).

TERRORISTES D’ORIGINE INTÉRIEURE 

23. Les terroristes c’est nous  : Les États-Unis sons les architectes inavoués du groupe armé État islamique et le mandat sacré d’Obama est de protéger l’Amérique contre les attaques de l’EI.

24. La menace terroriste d’origine intérieure est une fabrication. Les gouvernements occidentaux et les médias en font la promotion dans le but d’abroger les libertés civiles et d’instaurer un État policier. Les attaques terroristes perpétrées par de présumés djihadistes et les avertissements d’attentats des terroristes sont invariablement mis en scène. Ils sont utilisés pour créer une atmosphère de peur et d’intimidation.

Les arrestations, les procès et les condamnations de « terroristes islamiques » visent pour leur part à entretenir la légitimité du Homeland Security, l’État sécuritaire des États-Unis, et de l’appareil d’application de la loi, de plus en plus militarisé.

L’objectif ultime est d’inculquer dans l’esprit de millions d’Étasuniens l’idée que l’ennemi est réel et que l’administration étasunienne va protéger la vie de ses citoyens.

25. La campagne de « lutte au terrorisme » contre l’État islamique a contribué à la diabolisation des musulmans, qui, aux yeux de l’opinion publique occidentale, sont de plus en plus associés aux djihadistes.

26. Toute personne qui ose remettre en question la validité de la « guerre mondiale au terrorisme » est accusée d’être un terroriste et soumise aux lois anti-terroristes.

Le but ultime de la « guerre mondiale au terrorisme » est de soumettre les citoyens à l’autorité, de dépolitiser complètement la vie sociale aux États-Unis, d’empêcher les gens de penser et de conceptualiser, d’analyser les faits et de contester la légitimité de l’ordre social inquisitorial qui gouverne le pays.

L’administration Obama a imposé un consensus diabolique avec le soutien de ses alliés, sans compter le rôle complice du Conseil de sécurité des Nations Unies. Les médias occidentaux ont adopté le consensus; ils décrivent le groupe État islamique comme une entité indépendante, un ennemi extérieur qui menace le monde occidental.

Le grand mensonge est devenu vérité.

Dites non au « grand mensonge ».

Passez le mot.

Au bout du compte, la vérité est une arme puissante.

Aidez-nous s’il vous plaît à aller de l’avant. Nous comptons sur l’appui de nos lecteurs.

Pensez à faire un don au Centre de recherche sur la mondialisation.

Pour la paix et la vérité dans les médias.

Michel Chossudovsky

Video: La mondialisation de la guerre

Article original en anglais : Twenty-six Things About the Islamic State (ISIL) that Obama Does Not Want You to Know About

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca



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