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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 15:21

Stéphane Guillon a révélé le salaire de Cyril Hanouna : 50 millions d'euros par an pour 5 ans..
Encore mieux qu'une campagne électorale

L’image contient peut-être : texte
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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 15:11

Macron : les français sont trop payés !

Pour Macron, qui a gagné 900 000€ en 4 mois, les Français sont trop payés. Comme l’a préconisé par ordre chronologique : Goldman Sachs , JPMorgan , Le FMI , Moscovici et dernièrement le MEDEF.

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 17:25
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 17:07
LA VIE DU PARTI:Le CN du PCF ratifie une première liste de 253 candidats aux législatives

 

Le CN du PCF ratifie une première liste de 253 candidats aux législatives

Le Conseil national du PCF s'est réuni aujourd'hui samedi 14 janvier 2017 pour débattre des échéances électorales à venir et pour ratifier un certain nombre de candidatures pour les élections législatives, de candidats communistes ou soutenus par le PCF.

 

Une première liste de 253 candidats désignés ou soutenus par le PCF a été adoptée à 91% par le Conseil national.

D'autres candidats seront dans les jours et les semaines à venir désignés par le PCF.

 

Les communistes sont d'ores et déjà en campagne, dans les territoires, partout en France, pour rassembler autour de ces candidats et en faire élire le maximum, pour soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'éléction présidentielle.

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 16:31

Simon Fraticelli, combattant d'honneur

 
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Photo Christian Buffa
 

"Dans la vie, il n'y a pas de quartier ! Les plus habiles s'en tirent jusqu'au combat suivant."

Simon Fraticelli, 95 ans, paisiblement installé dans sa maison d'Olmeta du Cap Corse a les idées claires.

Le regard perçant, encore animé par une flamme imperceptible. L'homme se déplace facilement, à peine aidé par une canne, malgré le froid et la pluie. Un caractère bien affirmé et une mémoire encore bien fraîche.

Assis sur sa chaise, au coin du feu, un oeil sur la bûche qui se consume, l'autre sur un passé bien chargé.

Celui d'un résistant, soldat, combattant marqué par la seconde guerre mondiale, Madagascar et l'Indochine.

Une trace physique bien visible dans sa chair mais aussi psychologique : "Souvent j'aurais aimé mourir tant les difficultés ont été inhumaines. Mais j'ai toujours espéré la vie alors que les raisons de m'insurger n'ont pas manqué."

Résumé d'une histoire commencée en 1921 par les premiers cris du petit Simon, vite noircie par le drame.

La mort d'une mère et d'un père, alourdi par la pauvreté, la maladie et le désespoir.

Sans réfléchir, le jeune garçon se lance dans la garde des chèvres à l'adolescence.

Avant de suivre les pas de son parrain, Ange-François Piazza : "Nous sommes en 1940, il était décoré de la médaille militaire avec citation sur le champ de bataille de la Marne lors de la première guerre mondiale. Il reçoit sa médaille sur la place Saint-Nicolas et je l'accompagne. Plusieurs personnes dont moi, entonnent un chant qui va me placer dans le camp des résistants aux yeux des fascistes établis à Nonza."

Le début de l'engrenage d'une vie.

Obligé de quitter l'île, Simon Fraticelli veut rejoindre le général Charles De Gaulle qui gère la résistance extérieure à Londres.

"Je dis au revoir à une fille que j'aimais beaucoup et j'atterris à Marseille."

Mais les choses se compliquent. Impossible de traverser les frontières sans se faire arrêter.


[...] lire l'intégralité de cet article dans Corse-Matin du 14 janvier

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 15:04
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 14:26
 REMUE -MENINGES  : YEMEN:  Les enfants, premières victimes du conflit

Yemen-les-enfants-premieres-victimes-du-conflit

 

Yémen, où 70% de la population a besoin d’une aide humanitaire, l’état de santé des enfants n’a jamais été aussi catastrophique qu’aujourd’hui. La malnutrition atteint un niveau record, 1000 enfants par semaine meurent de maladies évitables, d’autres sont victimes des attaques sur les zones civiles, enrôlés de force, privés d’école… L’UNICEF continue tant bien que mal ses actions mais les fonds manquent.

Plus de 10 millions. Ils sont plus de 10 millions d’enfants à avoir besoin d’une aide humanitaire d’urgence au Yémen.

Avant l’escalade du conflit en mars 2015, le pays faisait déjà face à des difficultés en raison de la pauvreté largement répandue, de l’insécurité alimentaire et d’une pénurie dans les services de santé.
Aujourd’hui, la situation est sans précédent. Les organisations humanitaires sont présentes mais doivent lutter pour acheminer dans le pays des fournitures essentielles à la survie de ces enfants et leurs familles, en raison de l’impasse politique qui existe entre les parties au conflit.

2,2 millions d’enfants souffrent de malnutrition aigüe

La malnutrition chez les enfants atteint un niveau record : près de 2,2 millions d’entre eux souffrent de malnutrition aiguë et ont besoin de soins de toute urgence. Parmi eux, au moins 462 000 enfants souffrent de malnutrition aiguë sévère, la forme la plus extrême de malnutrition (une augmentation considérable de presque 200% depuis 2014) tandis que 1,7 million souffrent de malnutrition aiguë modérée.

Dans certains gouvernorats du pays (Hodeida, Saada, Taizz, Hajjah et Lahej) la situation des enfants gravement dénutris est des plus critiques. Ces gouvernorats affichent le nombre le plus élevé de cas de malnutrition sévère aiguë de tout le pays. Saada présente en outre le taux le plus élevé du monde en matière de retard de croissance : 8 enfants sur 10 souffrent de malnutrition chronique dans certaines régions, ce qui constitue un nombre sans précédent.

L’état de santé des enfants n’a jamais été aussi catastrophique

Au moins 1 enfant meurt toutes les 10 minutes de maladies qui peuvent être évitées, comme la diarrhée, la malnutrition et les infections respiratoires.

Aujourd’hui, le système de santé de ce pays est sur le point de s’effondrer : moins d’un tiers de la population yéménite a accès à des soins médicaux, moins de la moitié des établissements de santé sont opérationnels, et les travailleuses et les travailleurs de la santé n’ont pas touché leur salaire depuis des mois.

La violence et le conflit ont inversé les importants progrès réalisés au cours de la dernière décennie dans la santé et l’alimentation des enfants yéménites. Des maladies, comme le choléra et la rougeole, se sont propagées et, compte tenu du nombre peu élevé d’établissements de santé opérationnels, ces épidémies frappent durement les enfants.

Les attaques sur les zones civiles continuent de tuer et de blesser un grand nombre d'enfants dans le pays. Depuis l'escalade du conflit en mars 2015, les Nations Unies ont pu vérifier que près de 1 400 enfants ont été tués et plus de 2 140 ont été blessés. Les chiffres actuels sont probablement beaucoup plus élevés.

Près de 2 000 écoles au Yémen ne peuvent plus être utilisées car elles ont été détruites, endommagées, servent d'abris pour les familles déplacées ou sont utilisées à des fins militaires. On dénombre également 1 363 enfants enrôlés par les parties au conflit.

La présence de mines antipersonnelles et d’engins non explosés est confirmée ou suspectée dans au moins 15 gouvernorats et il n’y a pas d’activités de déminage en cours. L’éducation aux dangers des mines est donc la seule mesure
Vu sur: https://www.unicef.fr/article/dans-l-enfer-du-yemen-un-enfant-meurt-toutes-les-10-minutes

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 10:52
REMUE_MENINGES:La détention des migrants,un business en pleine expansion

La détention des migrants, un business en pleine expansion

par Olivier Petitjean

Les centres de détention administrative de migrants sont de plus en plus nombreux en Europe et à ses frontières. Ils sont aussi de plus en plus privatisés, avec des conséquences négatives sur les conditions d’hébergement et les conditions de travail des employés, et plus largement sur le respect des droits et de la dignité humaine. En témoigne la récente révolte de migrants dans le centre de Cona, en Italie. De l’autre côté, des entreprises privées nationales ou multinationales profitent d’un marché estimé à un milliard d’euros par an.

Dans les premiers jours de janvier 2017, un groupe de migrants africains a retenu pendant quelques heures les employés du centre de détention de Cona, dans la région de Venise en Italie, et mis le feu à des meubles. Ils protestaient contre la surpopulation du centre, qui hébergeait alors environ 1500 personnes, et contre les mauvaises conditions d’accueil. La révolte a été déclenchée par le décès au centre de Sandrine Bakayoko, une Ivoirienne de 25 ans. Malade depuis plusieurs jours, elle n’aurait pas été pris en charge à temps.

Comme c’est souvent le cas en Italie, le centre de détention de Cona était géré par une « coopérative », appelée Ecofficina, qui faisait déjà l’objet d’une enquête administrative. La structure a en réalité très peu à voir avec l’économie sociale et solidaire ; Ecofficina semble avoir été créée expressément pour capter l’argent public consacré à la détention des migrants, sur fond de connivences politiques [1]. Déjà en 2014, le scandale « Mafia Capitale » avait mis en lumière le rôle de la mafia dans le secteur des centres de rétention en Italie, et la complicité de certains politiques.

Les événements de Cona illustrent aussi les conséquences de la tendance croissante à la privatisation de la gestion des centres de détention des migrants à travers tout le continent. Un rapport publié par Migreurop il y a quelques mois, intitulé La détention des migrants dans l’Union européenne : un business florissant, dresse un tableau alarmant. On comptait en 2015 260 centres de détention de migrants dans l’Union européenne, à quoi il faut en ajouter une centaine hors des frontières communautaires. Ce qui représente une capacité d’accueil théorique (largement dépassée dans les faits) de 50 000 personnes, et un budget de près d’un milliard d’euros par an. La détention administrative des migrants – dont les fondements juridiques sont problématiques, la plupart d’entre eux étant arrivés de manière légale – a aussi et surtout un « coût énorme pour les détenus en termes de droits et de dignité ou d’intégrité physique et mentale. (Tentatives de) suicides, automutilations, troubles psychiques, dépressions, mais aussi traitements dégradants, intimidations, agressions verbales et physiques, viols, etc. sont régulièrement recensés dans ces lieux d’enfermement. » Avec quelquefois des décès à la clé, comme celui de Jimmy Mubenga, un Angolais mort étouffé en 2010 dans l’aéroport Heathrow, entre les mains d’employés de l’entreprise G4S. Le tout pour une « efficacité » douteuse (du point de vue des politiques souhaitées par les gouvernements), puisque l’Union européenne estime que moins de 40% des détentions administratives donnent lieu à des reconduites à la frontière.

Multinationales de la détention de migrants

Mis à part au Royaume-Uni, qui dans ce secteur comme dans d’autres a poussé très loin la logique de privatisation, les centres de détention restent généralement gérés formellement par les pouvoirs publics, mais une partie de plus en plus importantes des « services » qu’ils impliquent (entretien, restauration, hôtellerie, voire accueil et conseil) sont sous-traités à des entreprises. Les prestataires sont encore souvent des entreprises nationales, mais de grands groupes internationaux spécialisés commencent à émerger. Des multinationales comme G4S, Serco ou Geo ont pris leur essor grâce aux privatisations britanniques et ont étendu leurs activités ailleurs dans le monde, comme en Australie, aux États-Unis, et désormais en Grèce pour G4S. La française Sodexo s’est également impliquée dans le secteur, vu comme une extension de ses activités dans les prisons. Gepsa, filiale d’Engie déjà très présente sur le marché de la détention des migrants (comme sur celui des prisons) en France, est également devenue leader en Italie à travers son partenariat avec l’« association culturelle » Acuarinto, et en proposant des tarifs de 20 à 30% inférieurs à ceux de ses concurrents.

En France, beaucoup de grands noms du CAC40 sont impliqués dans la détention des migrants. Outre Engie via sa filiale Gepsa, Bouygues est un autre acteur majeur du secteur, chargé de la construction des centres de rétention dans le cadre de contrats de PPP. En 2010, quatre travailleurs sans-papiers employés sur un chantier par une filiale du groupe de BTP ont été arrêtés par la police et placés en détention… dans le centre même qu’ils avaient contribué à construire. Veolia (pour le centre de rétention de Strasbourg) et Vinci (pour ceux de Marseille et de Sète) sont également sur le créneau, de même que le groupe de restauration collective Elior ou l’entreprise de nettoyage Onet.

‘Low cost’ et déresponsabilisation

La motivation derrière la tendance générale à la privatisation des centres de détention en Europe est on ne peut plus claire : une pression à la baisse sur les coûts, qui se répercute sur les conditions de détention. Dans le centre de détention de Rome, le modèle « low cost » proposé par Gepsa et Acuarinto pour obtenir le marché se serait notamment traduit par « une diminution de l’assistance psychologique auprès des détenus et de l’argent de poche qui leur est distribué, ainsi que par des manquements en matière de restauration et de santé ». La course à la réduction des coûts a également des conséquences sur les conditions de travail, comme l’a rappelé le mouvement social des employés du centre de rétention du Mesnil-Amelot en 2013. Enfin, la logique de privatisation renforce également la situation de non-droit dans laquelle se trouvent déjà de fait les migrants détenus, en diluant les responsabilités entre pouvoirs publics et prestataires privés. Illustration : G4S n’a pas du tout été inquiétée par la justice britannique suite à la mort de Jimmy Mubenga.

Est-il possible de faire mieux ? Un pays au moins, la Suède, a fini par renationaliser entièrement la détention administrative des migrants suite à une série d’abus chez les prestataires. Pas encore une situation idéale, mais sans doute une condition pour réintroduire un peu de droit et de dignité humaine dans un secteur qui s’enfonce rapidement dans la direction inverse.

Olivier Petitjean

[1Voir ici et .

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 10:45

La Tunisie ne sait plus quoi faire de ses agrumes

C'est un production record pour la Tunisie. La pays a produit en 2016 50% d'agrumes de plus que l'année précédente. Si cela montre la bonne santé du secteur, il devient très compliqué de trouver des acheteurs pour tous ces fruits. A tel point que la moitié de la récolte de cet hiver pourrait finir à la poubelle, selon le principal syndicat des agriculteurs.

De plus en plus d'arbres et une météo favorable

Il existe plusieurs raisons à cette hausse record de la productions d'agrumes. D'abord, les orangers sont des arbres qui habituellement ne donnent jamais la même quantité d'agrumes d'une année sur l'autre. Si une récolte est très bonne, la suivante a de fortes chances d'être mauvaise et inversement. C'est ce qui s'est produit cet hiver avec une météo très favorable.

Le nombre d'arbres cultivés est aussi en augmentation. Depuis quelques années, de nouvelles terres ont été consacrées à la production d'agrumes, de nouveaux arbres ont été plantés. Beaucoup ont donné leurs premiers fruits cette année.

Un grand manque d'anticipation

Une partie des producteurs tunisiens d'agrumes se retrouvent aujourd'hui dans une situation difficile. Les acheteurs ont commencé à payer les oranges, mais impossible d'écouler toute la marchandise. La production attendue est de presque 600 000 tonnes, alors que le marché tunisien n'en consomme que 350 000 à 400 000. Les agriculteurs ont peur de ne pas recevoir les derniers paiements pour leur oranges, et de s'endetter encore plus.

L'export ou le jus de fruits ?

Les arboriculteurs et les autorités réfléchissent à plusieurs solutions pour écouler les stocks. La première est l'export. Seul environ 10% de la production est pour l'instant destinée à l'étranger, en majorité vers la France. Le pays vise donc de nouveaux marchés, comme la Russie. Mais la concurrence est très rude là-bas, et mettre en place des filières de transport, de distribution, de vente, prend du temps et demande des investissements à long ou moyen terme.

Les arboriculteurs tunisiens pensent aussi à transformer les agrumes. Mais pour fabriquer jus de fruits ou confitures, il faut des usines et ce n'est donc pas réalisable cette année. 

Le syndicat des agriculteurs s'inquiète pour les prochaines récoltes. De nouveaux arbres vont commencer à donner des agrumes dans les années à venir, et la production va probablement continuer d'augmenter. Et le syndicat affirme que les investissements engagés jusqu'à maintenant sont largement insuffisants.

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 10:18

Israël-Palestine : le « Paris » de la paix

Laurence Mauriaucourt
Vendredi, 13 Janvier, 2017
Humanite.fr
Face-à-face entre un militant palestinien et un soldat isrélien en 2014. Photo : Musa Al-Shaer/AFP
Face-à-face entre un militant palestinien et un soldat isrélien en 2014. Photo : Musa Al-Shaer/AFP

La France organise ce dimanche à Paris une conférence internationale pour tenter de renouer avec l’idée d’une paix possible entre Israéliens et Palestiniens. Les faits d’hier, les enjeux d’aujourd’hui. 

Ce dimanche 15 janvier 2017, quelque soixante dix pays seront représentés (notamment par leur ministre aux affaires étrangères) à la conférence internationale organisée à Paris pour tenter de relancer le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. Il était souhaité que les deux parties soient elles-mêmes représentées. Il n’en sera rien.

Quelques rappels pour comprendre :

Cette conférence fait suite à la réunion ministérielle internationale, moins étendue, qui s’était tenue en juin déjà à Paris et qui était arrivée au constat suivant : « la solution à deux Etats est la seule voie pour arriver à une paix durable, avec Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité ». Un tel rendez-vous diplomatique n’avait pas eu lieu dans le monde depuis neuf ans.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault soulignant qu’« il faut agir d’urgence pour préserver la solution des deux Etats et la ranimer avant qu’il soit trop tard ». Au cœur des préoccupations : la politique de colonisation qui se poursuit mais aussi le fossé qui se creuse de plus en plus « dans les cœurs et dans les esprits » des populations.

Le chef de la diplomatie française avait alors promis de plancher sur les moyens de la paix, évoquant des « incitations en matière économique, en matière de coopération et de sécurité régionale (…) à présenter aux Israéliens et aux Palestiniens » lors de la conférence internationale, initialement prévue à l’automne 2016. Elle aura finalement lieu ce dimanche 15 janvier 2017. Les propositions précises devaient y être mises sous les yeux des représentants d’Israël et de la Palestine Mais, on a d’abord appris qu’Israël ne participerait pas. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (67 ans) ayant décidé de boycotter l’initiative qualifiée d’« imposture ». L’Elysée a du coup fait savoir que le palestinien Mahmoud Abbas (81 ans) serait reçu "dans un cadre bilatéral dans les prochaines semaines". Les deux hommes ne se sont pas rencontrés depuis 2010.

L’ américain John Kerry sera quant à lui présent ce dimanche à Paris. Un dernier voyage à l’étranger sous sa casquette de secrétaire d’état avant la passassion de pouvoir entre Barack Obama et Donald Trump.

A voir : le webdocumentaire réalisé en partenariat avec l'Humanité par Sarah Mauriaucourt dans les territoires palestiniens occupés. 

Cinq points qu'il faut avoir en tête pour comprendre les enjeux de la conférence internationale de Paris

1) Pourquoi le conflit ?

Le conflit remonte à 1947 quand les Nations unies ont proposé la création de deux États, l'un juif et l'autre arabe, sur le territoire. Israël a été proclamé l'année suivante.

En 1967, Israël a saisi par les armes la Cisjordanie et Jérusalem-Est, alors sous contrôle de la Jordanie. Il a depuis annexé Jérusalem-Est, site de lieux saints révérés par les chrétiens, les juifs et les musulmans. Son armée continue à occuper la Cisjordanie.

Le conflit a donné lieu à de multiples tentatives de paix. La solution de référence de la communauté internationale est la création d'un État palestinien qui coexisterait en paix avec Israël.

Le règlement du conflit se heurte à des querelles qui paraissent de plus en plus insolubles pour certaines: la sécurité d'Israël, le tracé des frontières, le statut de Jérusalem, le droit aux retours des réfugiés palestiniens ayant fui ou été chassés de leurs terres.

Après des années de lutte armée, deux soulèvements populaires palestiniens (intifadas), plusieurs guerres dans la bande de Gaza gouvernée par le mouvement islamiste Hamas qui refuse de reconnaître Israël, les Territoires palestiniens, Jérusalem et Israël sont en proie depuis l'automne 2015 à un nouvel accès meurtrier de violences.

Une large part de la communauté internationale s'inquiète du fait que la solution à deux États ne soit plus qu'un souvenir. La conférence de Paris vise à la ranimer.

2) Des discussions dans l'impasse

Les Palestiniens disent que des années de négociations bilatérales avec Israël n'ont servi à rien. Ils ont choisi d'internationaliser leur cause.

Pour reparler au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président palestinien Mahmoud Abbas exige un arrêt de la colonisation dans les territoires palestiniens, parmi d'autres conditions.

Ce dernier refuse toute condition préalable. Mais il réclame que les Palestiniens reconnaissent Israël comme un État juif. Les Palestiniens refusent de crainte de sacrifier le droit au retour des réfugiés.

Pour les deux, des facteurs intérieurs rendent toute concession ardue. M. Netanyahu est à la tête d'un des gouvernements les plus à droite de l'histoire d'Israël. Certains membres sont ouvertement opposés à un État palestinien et défendent ardemment la colonisation.

M. Abbas n'a lui aucun contrôle sur la bande de Gaza. Il est également largement déconsidéré auprès des Palestiniens.

3) La violence, les colonies

Israël accuse l'Autorité palestinienne d'encourager la violence et affirme que la conférence de Paris fait "reculer la paix".

Une grande partie de la communauté internationale redoute que la poursuite de la colonisation ne scelle le sort d'un éventuel État palestinien, tant ces implantations juives étendent le territoire occupé par Israël.

Environ 600.000 colons israéliens vivent en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Le conseil de sécurité de l'ONU a adopté le 23 décembre 2016 pour la première fois depuis 1979 une résolution condamnant la colonisation, grâce à l'exceptionnelle abstention américaine.

4) Qu'attendre de la conférence ?

La tenue de la conférence est en soi une victoire pour les Palestiniens, mais M. Netanyahu a d'ores et déjà prévenu qu'Israël ne serait pas lié par ses résultats.

5) L'inconnue Trump

La conférence a lieu cinq jours avant la prise de fonctions de Donald Trump à la présidence des États-Unis. Après des années de frictions avec l'administration Obama, le gouvernement israélien attend une politique américaine bien plus favorable.

M. Trump, qui a condamné la résolution du 23 décembre, a promis de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël. Un haut responsable palestinien a estimé lundi qu'avec M. Trump, "tous les signaux (étaient) négatifs".

 

 

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