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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 16:54

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                                                                 source:ATTAC par l'HUMA

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 15:01

 

 

 

 Randonnée à la grotte de Porri le dimanche 4 mai: départ prévu à 10 H place de l'église. Il faut compter deux heures de marche pour s'y rendre, auant pour revenir, donc 4 H de marche sur un parcours facile. Chaque participant devra prévoir repas et eau.

  Il est également  prévu un buffet (participation 10 E) chez Renée VITTORI , pour les personnes qui ne peuvent effectuer cette marche mais souhaitent néanmoins s'associer à l'initiative (inscriptions au 04 95 31 60 01)

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 13:21

 

 

 

1 mai 2014

Débat à l'assemblée de Corse sur la programmation et l'utilisation des fonds européens

                  intervention de Michel Stefani.

Le 25 mai montrera, avec les élections européennes, que l’Europe telle qu’elle a été construite et se construit encore aujourd’hui ne répond aux attentes sociales et populaires de nos compatriotes. C’est pourquoi, l’exercice auquel nous sommes conviés à propos de la « stratégie régionale de gestion des fonds européens » est paradoxal. Il s’agit d’établir par la programmation l’utilisation des fonds européens sur les six prochaines années. Ces fonds ont, en principe, une vocation essentielle celle de permettre la réduction des écarts de développement et de promouvoir la cohésion économique et sociale au sein de l’Union européenne. Cette cohérence reste un objectif prioritaire affirmé selon lequel il s’agit de favoriser un développement équilibré et durable, créateur d’emplois, protecteur de l’environnement et réducteur des inégalités de tous ordres, entre territoires, entre individus, entre hommes et femmes, entre générations.

Comment serait il possible, en énonçant ces principes, de perdre de vue ce qu’a été la précédente programmation inspirée par la stratégie de Lisbonne déjà très libérale avec des effets d’autant plus contradictoires que l’enfoncement dans la crise s’est traduit par une accentuation de cette politique. La dépense publique sociale est dans le collimateur le soutien aux marchés financiers outrageusement mis en œuvre. C’est l’austérité à tous les étages Europe Etat région collectivités locales. On nous parle d’un sous SMIC, de travailleurs détachés, de coût du travail pour faire oublier le coût exorbitant du capital. Plus question de taxer les transactions financières ! C’est le règne incontestable du marché et surtout de ceux qui le pilotent dans leur propre intérêt spéculatif. Les inégalités se creusent en Europe, la pauvreté et le chômage y font des ravages dont l’intensité peut se mesurer au regard des révoltes sociales qui après la Grèce éclatent en Espagne.

Récemment, le Réseau européen de lutte contre la pauvreté (EAPN), constatait « une aggravation des déséquilibres sociaux (…) et l’aggravation de l’impact social de la crise par les mesures d’austérité. Le chômage, la pauvreté et les inégalités atteignent des niveaux record ». La déclinaison de cette politique dans notre pays au lendemain des élections municipales est éloquente. Moins 18 milliards d’euros pour les services utiles de l’Etat. Moins 21 milliards d’euros de coupe dans les budgets sociaux et de la protection sociale. Moins 11 milliards d’euros pompés sur les budgets des collectivités locales.

Mr freeze, est à Matignon Manuel Valls répands son fluide glacial. Pour les salariés du secteur public, comme La Poste ou les hôpitaux, les enseignants ou les employés communaux, les salaires seront gelés. Ils l’étaient depuis 2010 avec le gouvernement Fillon ! Le gel des allocations logement, familiales et d’invalidité va lourdement pénaliser les foyers modestes. Alors oui dans ce contexte cette programmation constitue plus encore pour la CTC un enjeu considérable pour résister à cette politique. Car effectivement elle est « autorité de gestion » de l’ensemble des fonds. C’est une opportunité, à condition de réaliser une gestion cohérente des fonds réellement adaptée aux spécificités régionales, en phase avec des orientations en matière de développement, afin de cofinancer les politiques et les projets avec un objectif central le progrès social.

L’intérêt principal de ce transfert, nous l’avions indiqué fortement quand il s’est opéré, était de permettre à notre collectivité de mieux faire face à la crise, de faire reculer le chômage et les inégalités sociales mieux que lorsque la gestion incombait à l’État central. Une évaluation sérieuse est nécessaire de ce point de vue mais il est vrai que les derniers chiffres du chômage tendent plutôt à une appréciation négative des résultats obtenus. Pour l’instant, on voit bien les contraintes et les obligations envers la Commission, la responsabilité du Président du Conseil Exécutif devant celle-ci ; en revanche, la latitude d’action paraît bien mince tant sont prégnantes les conditions stipulées par les règlements européens. Dans le cadre d’un budget global de la politique de cohésion pour la période 2014-2020, avec 351,8 Mds d’€ ( contre 347,4 pour la période 2007-2013), la France dispose d’une enveloppe de 14, 238 milliards, dont 3,9 au titre du régime transitoire applicable aux dix régions, dont la Corse, sortant de l’Objectif n°1. La Corse bénéficiera d’une enveloppe de 298,3 M€ contre 292,8 M€ pour l’actuelle programmation.

Il n’y a donc pas, contrairement à ce qui avait été avancé ici ou là, de diminution résultant d’une répartition pénalisante faite par l’État français, mais au contraire, une légère progression de 1,87%. Une réduction des dotations sur les fonds européens pour la Corse aurait été incohérente et contraire aux engagements pris à travers la dernière tranche du PEI offrant, sauf erreur, la possibilité d’orienter le PO FEDER sur des actions nouvelles. Cependant, cette progression est due à l’abondement du FEADER (+ 52,30 M€) tandis que l’ensemble FEDER-FSE passe de 137,6 à 124 M€ (sans tenir compte de la non reconduction de l’enveloppe additionnelle exceptionnelle de 33,7 M€ destinée à compenser la sortie de l’Objectif 1). Notre analyse est donc nuancée sur ce plan car cette régression impactera les fonds destinés à l’innovation, aux technologies numériques, à la transition énergétique mais aussi à la politique de la ville, à l’insertion, à la formation, autant de domaines prioritaires comme le montrent les indicateurs concernant la Corse. Nous sommes d’autant plus perplexes que les programmes opérationnels s’inscrivent dans le cadre d’exigences accrues de l’Union européenne ; 60 % des dotations doivent aller aux axes 1 à 4 (recherche-développement-innovation, tic, compétitivité des entreprises, transition énergétique) alors que les actions envers les populations vulnérables dans les territoires urbains et péri urbains sont plafonnés à 10 % des crédits.

L’analyste Antonio GAMBINI note « la concentration sur le taux d’emploi opérée par la commission n’est pas une garantie de cohésion sociale, bien au contraire. La prolifération de travailleurs à statut précaire et sous-payés est aux antipodes de la cohésion sociale, mais fait augmenter le taux d’emploi. La question de la qualité de l’emploi (y compris les salaires) devrait être absolument réintégrée dans la stratégie ». Ce n’est pas le cas. Or, nous avons en Corse un taux d’emploi de 10 points inférieur à l’ensemble de la France, un taux de décrochage scolaire supérieur et un nombre inférieur de diplômes et surtout un taux de pauvreté nettement supérieur. Par conséquent il faudrait pouvoir conduire un effort appuyé sur ces axes 6 et 7. En ce sens, le principe fondamental est que la stratégie régionale soit au service de la stratégie de l’« Europe 2020 » qui prolonge la précédente celle de Lisbonne qui n’avait pas atteint les objectifs assignés : faire émerger l’économie de la connaissance la plus compétitive du monde afin de parvenir au plein emploi avant 2010. La nouvelle stratégie affiche trois priorités : une croissance intelligente fondée sur la connaissance et l’innovation ; une croissance durable fondée sur une économie plus efficace dans l’utilisation des ressources ; une croissance inclusive avec une économie à fort taux d’emploi favorisant la cohésion sociale et territoriale. Sauf que l’encadrement des politiques sacrifie la question sociale et élude la question fondamentale de la régulation des marchés financiers, indispensable à une sortie durable de la crise. Concentrée sur la « compétitivité », elle ne fait pas non plus progresser la dimension environnementale.

Répondant au vœu des lobbys patronaux, « Europe 2020 » ne fait qu’actualiser la stratégie de Lisbonne, reprenant les formules consacrées « une règlementation intelligente » diminuant « le fardeau administratif pesant sur les entreprises », l’approfondissement du marché unique grâce à la directive « services » (« Bolkestein ») – et appelant à la déréglementation, aux privatisations et au démantèlement des services publics. Cette stratégie, liée aux politiques d’austérité menées conformément au Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) enfonce l’Europe dans la récession et nous la récusons absolument. Cela étant, l’apport des fonds européens est nécessaire au financement de projets voulus par la CTC, et en particulier à la mise en œuvre du modèle de développement inscrit dans le PADDUC pour répondre aux besoins sociaux et des territoires dans le cadre de la politique de la ville, d’actions en direction des étudiants, de soutien à l’orientation, à la qualification, à l’information ; pour prévenir les risques naturels, réussir la transition énergétique et enfin accompagner les entreprises productives.

Dans ces conditions difficiles, l’Exécutif s’est cependant efforcé de prendre en compte les besoins propres à la Corse et propose d’élaborer une stratégie pluri-fonds « visant à favoriser la synergie entre les fonds ». Des lignes de partage –est-il écrit- entre FEDER-FSE et FEADER et Programme de coopérations pourraient permettre de couvrir les besoins du territoire, en particulier « la prévention des différents risques naturels et la lutte contre la vulnérabilité et la précarité des populations ». Nous prenons acte de cette volonté et nous ferons des propositions lors de la session plénière à cet effet. Le document présenté appelle toutefois des réserves qui ne tiennent pas à la volonté de l’Exécutif, dont nous saluons l’action pour éviter les dégagements d’offices, mais aux limites étroites fixées par les règlements des fonds structurels et d’investissement européens. Le Président du Conseil Exécutif s’apprête à négocier le PO avec l’État et la Commission européenne ; nous souhaitons que ce projet puisse évoluer dans le sens d’une plus grande prise en compte des besoins spécifiques à la Corse, en particulier dans le domaine social.

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 12:55

 

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                                                     solidarité internationaliste      

 

 

lienpadsLe Premier mai 2014 des communistes algériens

 

 

Communiqué du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

Action unie de la classe ouvrière et des masses populaires

pour:


-défendre le pays contre les intrigues et ingérences impérialistes

-arracher les libertés d'organisation et d'expression politiques et syndicales

-mettre en échec les plans de la bourgeoisie pour démanteler les conquêtes sociales

-accumuler les forces pour des changements radicaux dans la perspective du socialisme

 

La classe ouvrière et les travailleurs algériens célèbrent ce premier mai 2014 dans un contexte dangereux.


L’élection présidentielle du 17 avril  s'est terminée par la réélection de Bouteflika représentant de la bourgeoisie et des couches moyennes toutes enrichies par les trafics et l'exploitation féroce des travailleurs. A l'occasion de cette élection des conflits aigus ont opposé ouvertement différents courants de la bourgeoisie et des couches moyennes dans le pouvoir ou dans l'opposition pour la suprématie sur le pays. En recourant à l'appui des Etats impérialistes pour se maintenir au pouvoir ou s'en emparer, ces multiples groupes ont montré qu'ils sont capables de faire exploser le pays.

 

Depuis des années, un large éventail de forces sociales lutte pour les libertés démocratiques et notamment pour des élections sans fraude.


La classe ouvrière a participé de différentes manières à ces luttes. Elle est directement concernée par ces combats démocratiques car c'est elle qui subit le plus et sur tous les plans le diktat et les pratiques mafieuses de la bourgeoisie, des affairistes. C'est elle qui a le moins de possibilités de faire entendre sa voix et de s'organiser librement pour défendre ses intérêts et réaliser ses aspirations politiques et sociales, en raison du système des lois sur les partis et les syndicats ainsi que de l'emprise de la bourgeoisie sur la presse et les télévisions privées ou publiques.


Le programme économique et social des Benbitour, Benflis, Djaballah, Mokri, Sadi et celui que le régime de Bouteflika met en application sont les mêmes. Son contenu est anti-ouvrier, anti-populaire et anti-national. Les uns et les autres sont lancés dans une course pour gagner le prix du meilleur valet de l'impérialisme, de celui qui lui livrera les richesses du pays, permettra aux multinationales d’amasser de gros profits. Des secteurs du pouvoir et de l’opposition veulent ramener la condition des ouvriers algériens à celle de leurs camarades du Bangladesh ou du Cambodge. Dans ces pays, les ouvrières et les ouvriers sont  sauvagement exploités, payés entre 30 et 60 dollars par mois, pour 60 heures de travail par semaine, violemment réprimés par la police quand ils protestent. Voilà le modèle secrètement rêvé des capitalistes algériens, de leurs politiciens, de leurs économistes et de leurs journalistes!

 

Le capitalisme est en crise à l'échelle mondiale. Pour satisfaire leur soif illimitée de profits, les impérialistes cherchent à surmonter leur crise par une offensive furieuse partout dans le monde contre les conquêtes sociales des travailleurs. Ils font pression sur tous les peuples de la planète pour obtenir la destruction des législations sociales qui protègent les travailleurs. Ils travaillent main dans la main avec les bourgeoisies locales pour réaliser leurs buts. Ils ont déclenché des guerres en Irak, Libye, Syrie, Mali, Centrafrique, pour s'emparer des ressources énergétiques des peuples et de leurs richesses, étendre leurs zones de domination, briser la résistance des peuples. C’est pour les mêmes raisons qu’ils s’ingèrent ouvertement et sèment le chaos en Ukraine et au Venezuela .

 

En tant que classe la plus exploitée, la classe ouvrière est celle qui a le plus intérêt à poser et à résoudre les graves problèmes de l'heure que le régime et ses opposants ultra-libéraux passent sous silence: la mobilisation pour la défense du pays contre les ingérences des puissances impérialistes et les agissements antinationaux de leurs agents, la relance du développement industriel sur la base de la réhabilitation du rôle stratégique du secteur public et de la planification, seuls moyens sérieux pour créer des emplois dignes de ce nom et résorber rapidement le chômage, l'arrêt de l'importation massive de marchandises de luxe et superflues qui saignent nos ressources en devises, la confiscation des biens nationaux accaparés par les responsables, le châtiment exemplaire des gros corrompus, etc.

 

Travailleurs, organisez-vous, unissez-vous, développez la solidarité entre vous!

 

Continuez vos luttes pour l'amélioration de votre pouvoir d'achat, l'indexation des salaires et des pensions de retraite sur les prix, pour résister au terrorisme social des patrons, mettre  fin aux licenciements arbitraires, réintégrer les travailleurs licenciés, obliger les capitalistes à respecter les libertés syndicales, à déclarer les travailleurs à la sécurité sociale, permaniser les contractuels et mettre fin à la pratique éhontée des pré-emplois, obtenir l'institution de l'aide de l'Etat au logement des travailleurs à faible revenu, relancer la médecine socio-professionnelle, réhabiliter les hôpitaux publics et mettre fin à leur sabotage organisé en haut lieu pour favoriser les cliniques privées, etc.

 

Soyez vigilants et intensifiez vos luttes car le pouvoir prépare des lois qui généralisent les emplois précaires et à durée déterminée. Il cherche à transformer les travailleurs en travailleurs "jetables"pour que les exploiteurs augmentent leurs profits.


Combattez les entreprises de division sur des bases régionalistes, ethniques ou religieuses. Travailleurs de toutes les régions du pays, d'Alger, de Annaba, de Mascara, de Tizi Ouzou, de Béjaïa, de Ghardaïa, de Ouargla, de Tamarasset et de In Amenas, ne laissez pas les trafiquants, les affairistes mafieux, les exploiteurs, les agents de l'impérialisme semer les querelles parmi vous!


Travailleurs algériens immigrés en France ou dans d'autres pays, renforcez vos liens avec vos camarades de ces pays, adhérez à leurs syndicats de classe combatifs pour affronter ensemble vos exploiteurs communs et leurs organisations racistes-fasciste!

 

Créez, de la base à l'échelle nationale, des syndicats de classe, démocratiques, unitaires, de masse, indépendants de la domination des capitalistes et de leur idéologie, des syndicats qui refusent de pratiquer la collaboration avec les exploiteurs. Coordonnez vos actions. Il ne peut exister ni de pacte social avec la bourgeoisie, ni de liens de "partenariat" entre les travailleurs et leurs exploiteurs. La classe ouvrière et la bourgeoisie ont des intérêts diamétralement opposés, inconciliables. Il n'y a pas de différence entre capitalistes compradores et capitalistes industriels.

 

Renforcez vos liens avec les syndicats internationalistes de classe authentiques, avec la Fédération syndicale mondiale (FSM) pour faire front à l'échelle mondiale aux organisations du Capital: FMI, Banque mondiale, Organisation internationale du Travail, OMC et aux syndicalistes à leurs bottes de la Confédération syndicale internationale.

 

 

N'écoutez pas les faux syndicalistes qui vous conseillent de laisser de côté vos revendications politiques de classe, d’attendre une “transition démocratique pacifique” et l'instauration d'un "Etat de droit" qui soi-disant règleront vos problèmes.

 

En intensifiant vos batailles maintenant pour vos revendications sociales et vos aspirations politiques vous forgerez les armes organisationnelles syndicales et politiques qui vous permettront de vous faire entendre. C’est par ces moyens que vous vous préparerez à prendre le pouvoir en alliance avec la petite paysannerie et les couches populaires qui vivent de leur travail, la jeunesse qui n'a que ses bras et son cerveau pour vivre, les cadres honnêtes qui contribuent à la vie du pays.

 

La classe ouvrière ne mettra fin à son exploitation et à sa condition misérable que lorsqu'elle abolira le système capitaliste, qu'elle sera maîtresse des moyens de production, qu’elle construira la société socialiste. Ce n’est que par ces changements radicaux qu'elle pourra alors développer les forces productives suivant un plan pour satisfaire ses besoins sociaux croissants.

 

Renforçons le PADS, parti communiste révolutionnaire qui a pour but l’émancipation des travailleurs, l’instauration de la société socialiste, l'établissement de liens de fraternité entre les prolétaires du monde entier!

 

Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés unissez-vous!

 

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 15:31

 

 

 

Le pacte de responsabilité Valls en 10 points

Place au Peuple FDG 26 avril 2014 
Le pacte de responsabilité Valls en 10 points

> Par Nicolas Nocti

 

Hollande ne tient pas compte du résultats des municipales et préfère nommer Manuel Valls à Matignon pour mettre en place un « pacte de responsabilité » non signé par la majorité des partenaires sociaux et notamment les syndicats majoritaires. Il continue de nier la sanction des urnes en appliquant une politique qui ne figurait pas dans le programme présidentiel sur lequel il a été élu

Toujours plus de cadeaux pour les entreprises

1. Ce qui est annoncé

Avec le « pacte de responsabilité », 16 milliards d’euros complémentaires de cadeaux fiscaux pour les entreprises viennent s’ajouter au 20 milliards de crédit d’impôt « compétitivité-emploi » déjà mis en place par le pacte de compétitivité. Manuel Valls pousse encore plus loin la politique néolibérale de François Hollande, qui promettait au début de l’année 30 milliards aux entreprises. Lors de son discours de politique générale, le premier ministre a annoncé de nouveaux cadeaux fiscaux :

- La suppression des cotisations patronales à l’URSSAF sur les emplois au SMIC à partir de 2015. Les employeurs ne paieront plus aucune cotisation sociale, (santé, retraite, chômage, famille…). De façon beaucoup plus floue, Manuel Valls a indiqué que « le barème des allégements existant entre le SMIC et 1,6 fois le SMIC sera modifié en conséquence. Nous y consacrerons 4,5 milliards d’euros»

- L’abaissement des cotisations familiales de 1,8 points pour les salaires jusqu’à 3 fois et demi le SMIC, c’est-à-dire plus de 90 % des salariés. Les travailleurs indépendants et artisans bénéficieront eux d’une baisse de 3 points sur leurs cotisation famille. Cela représente un cadeaux supplémentaire de près de 5,5 milliards d’euros.

- La suppression de la « C3S », ou contribution sociale de solidarité des sociétés et la réduction progressive de l’impôt sur les sociétés jusqu’à attendre 28 % en 2020 (soit une baisse de 5 points). Cela représente au moins 6 milliards d’euros de marges supplémentaires.

Comme on le savait déjà depuis les négociations entre le gouvernement et le patronat, Manuel Valls n’exigera aucune contrepartie en terme d’emplois ou d’investissement de la part des employeurs.

2. Plus de profits pour les entreprises mais pas d’emplois

VallsManuel Valls et François Hollande veulent faire croire que ces cadeaux fiscaux faits aux entreprises permettront de relancer l’investissement et les embauches. Mais les experts savent bien qu’il n’en sera pas question. Depuis la mise en place du CICE (Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi) et ses 20 premiers milliards de cadeaux fiscaux en 2013, le chômage a continué d’augmenter et la croissance de stagner. En effet, les économistes de l’INSEE affirment qu’au moins “32 % des entreprises répondent qu’elles emploieraient exclusivement le CICE pour améliorer leurs marges” , c’est à dire ni pour embaucher, ni pour investir. Ils tablent sur une croissance quasi nulle et aucune baisse du chômage avant au moins le mois de juin 2014, malgré la mise en place de ce coûteux pacte de responsabilité. En vérité, dans une période de crise, les entreprises n’ont pas intérêt à investir et à embaucher car la consommation de leur production n’augmente pas. De ce fait, un choc de compétitivité serait un effet d’aubaine qui permettra aux entreprises d’augmenter leurs profits, pour par exemple… verser de généreux dividendes à leurs actionnaires.

3. Une trappe à bas salaires

En plus de n’avoir aucun effet sur la croissance et le chômage, le pacte de responsabilité risque même de détériorer la situation sur le marché du travail en créant ce que les économistes appellent une « trappe à bas salaires ». En effet, la réduction des cotisations patronales sur les bas salaires incitera les employeurs à n’embaucher qu’au niveau du Smic, et de ne pas augmenter les salaires. C’est une politique de l’offre néo-libérale qui entraîne une explosion du nombre de travailleurs pauvres, et renforce les disparités entre les salaires les plus bas et les salaires les plus hauts.

 

Un pacte de solidarité empoisonné pour les salariés

4. Ce qui est annoncé

Le pacte de solidarité est paradoxalement beaucoup plus flou dans la bouche du social-libéral Manuel Valls. Les cotisations salariales devraient baisser sur les tranches inférieures des salaires, tel qu’un smicard touchera « 500 euros par an de salaire net supplémentaire ». Cette mesure devrait représenter 5 milliards d’euros supplémentaires à l’horizon 2017, ce qui en dit long sur le choix du gouvernement entre « politique de l’offre » et « politique de la demande ». Rivière de cadeaux pour le pacte de responsabilité, miettes pour le pacte de solidarité. C’est ce que le premier ministre appelle le compromis positif ! En vérité, il s’agit d’une ristourne censée faire avaler le pacte de responsabilité à une majorité réticente.

5. Des baisses de cotisations payés par les salariés eux-mêmes ?

hollande-GattazLe manque à gagner pour la protection sociale de ces baisses de cotisations salariales pourrait être directement compensées par des mesures à l’encontre de ces mêmes salariés, ce qui rendrait la mesure complètement neutre sur le pouvoir d’achat. En effet, Médiapart révèle que l’Élysée et Bercy travailleraient à une mesure de financement du pacte par la suppression de la Prime pour l’emploi (PPE) qui permet à un chômeur de reprendre une activité sans que son nouveau salaire soit inférieur à ses indemnités chômage. Quoi qu’il en soit, la baisse des cotisations patronales aura un impact néfaste sur la protection sociale des salariés, et la réforme des retraites en est un premier exemple. On attend toujours la réforme fiscale vers plus de progressivité dans l’impôt, car ces réductions de cotisations salariales bénéficierons autant aux salaires élevés, qu’aux salaires les plus faibles.

6. De nouvelles hausses d’impôts en parallèle sur les ménages

Cette mesure est d’autant plus hypocrite que le gouvernement vient d‘augmenter la TVA, ce qui pèse lourdement sur les revenus des plus modestes et contribue à faire diminuer la consommation. De la même façon, la réforme fiscale va rentrer complètement en action à partir de l’été 2014, ce qui va parallèlement alourdir les impôts. Par exemple, on verra la fin de l’exonération d’impôt sur le revenu dont profitaient les majorations de retraite pour charge de famille ou encore la baisse du plafond du quotient familial. De nombreux contribuables jusque-là non assujettis à l’impôt sur le revenu risquent d’y entrer avant la fin de l’année.

 

Toujours plus d’austérité

7. Ce qui est annoncé

Là encore, Manuel Valls a été très flou, mais ce qui est une certitude : c’est que le gouvernement promet encore plus d’austérité et risque de réduire encore plus la croissance. Le pacte de responsabilité prévoit 50 milliards d’euros d’économies sur trois ans de 2015 à 2017. L’État devra diminuer ses dépenses de 19 milliards d’euros, l‘assurance maladie sera amputée de 10 milliards et 10 milliards supplémentaires seront récupérés sur les collectivités locales. Il reste encore 10 milliards d’euros de diminution des dépenses qui n’ont pas été annoncées, ce qui laisse présager le pire. En résumé, Manuel Valls préfère annoncer de nombreux cadeaux fiscaux, mais n’a pas le courage de dévoiler le plan d’austérité qui est dans les cartons de l’Elysée et Matignon.

8. Toujours moins de croissance

Francfort_BCE_EuroAinsi, de nouvelles mesures d’austérité devraient être annoncées dans les prochains mois pour respecter la contrainte budgétaire imposée par l’Union Européenne, et que Michel Sapin promet faussement de négocier avec la Commission Européenne. On imagine le maintien du gel des salaires des fonctionnaires, la réduction des contrats aidés, le durcissement des critères de l’allocation de solidarité spécifique pour les chômeurs en fin de droits, la baisse des dépenses de santé, la limitation de certaines prestations familiales…

Cette réduction des dépenses aura pour effet de plomber encore plus la consommation et l’investissement, et continuera de renforcer le cercle vicieux qui plonge l’économie dans la récession. Les entreprises ne pourront plus écouler leur production, devrons alors réduire la masse salariale et la déflation s’installera.

9. Toujours plus d’inégalités

En conclusion, les pacte de responsabilité, en réalisant un transfert fiscal des entreprises vers les salariés, en diminuant les ressources de la protection sociale, et enfin, en pesant sur la croissance ; conduira à toujours plus d’inégalités en France.

 10. Le 25 mai on vote Front de Gauche !

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 15:24

 

                                                                      MARE NOSTRUM-copie-1

 

17 avril 2014 – Lors de sa première mission à Gaza, le nouveau Commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), Pierre Krähenbühl, a souligné la nécessité de lever le blocus israélien et de mettre fin à la « punition collective illégale » de la population de cette région de la Palestine.

 

« Rien ne peut vous préparer à voir la réalité à Gaza, ni rapports humanitaires, ni articles de presse, ni enquêtes des droits de l’homme. Rien n’arrive à expliquer ce que vit la population, le sentiment d’isolation et l’ampleur de la souffrance », a expliqué M. Krähenbühl dans un communiqué de presse, en affirmant qu’il s’engage à travailler pour mettre fin au blocus en place depuis 2007.

 

Lors d’une visite d’une clinique à Khan Younis, dans le sud de Gaza, le Commissaire général de l’UNRWA a indiqué que l’objectif de sa mission était d’exprimer sa solidarité et son soutien au réfugiés palestiniens et de trouver le meilleur moyen d’améliorer les services de l’agence onusienne.

 

« La première chose que l’on remarque en allant à Gaza est la clôture, qui est un rappel du blocus. Comme l’a rappelé récemment mon prédécesseur, ce blocus a duré au moins aussi longtemps que les pires sièges de villes de l’histoire, comme celui de Leningrad pendant la seconde guerre mondiale. Le blocus est une punition collective illégale et je me joins au dirigeants du monde en appelant à sa fin », a indiqué M. Krähenbühl.

 

Le chef de l’UNRWA a souligné que les conditions humanitaires à Gaza continuent de se détériorer. Actuellement l’agence onusienne apporte une aide humanitaire à près de 800.000 personnes dans la région, comparé à juste 80.000 en 2000.

 

Source : ONU

http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2014/04/22/palestine-le-nouveau-chef-de-lunrwa-appelle-israel-a-lever-le-blocus-illegal-de-gaza/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=Palestine_:_le_nouveau_chef_de_l%E2%80%99UNRWA_appelle_Isra%C3%ABl_%C3%A0_lever_le_blocus_ill%C3%A9gal_de_Gaza

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 15:13

 

                                                                      MARE NOSTRUM-copie-1

 

                       Al-Aroub(Palestine occupée)

mercredi 30 avril 2014 

Un jeune Palestinien assis sur les décombres de sa maison démolie par les bulldozers des forces d’occupation au camp de réfugiés d’Al Aroub, près d’Hébron.
(Photo prise le 30 avril 2014 par le correspondant d’Assawra.)

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 14:47

 

                                                                                              source: terre-corse.jpg

 

 

 

 

 

origine: Bakchich

                                      «Le statut de résident est une tarte à la crème»

                                                      par    Enrico Porsia

 

Violence, spéculation, statut de résidents, clanisme, menace sur Paul Giaccobbi… Tour d'horizon sombre de l'actualité de l'île de Beauté avec l'un de ses observateurs, Gabriel Xavier Culioli.

Ami du parrain de la Corse du sud, Jean Je Colonna tout comme d’Alain Orsoni, l’ancien leader nationaliste, aujourd’hui  président de l’ ACA et au centre de bien des enquêtes, l’écrivain Gabriel Xavier Culioli scrute toute la semaine la société insulaire pour le journal de la Corse, depuis le Golf d’Ajaccio.  Quand nous passons par la ville de Napoléon nous avons désormais pris l’habitude d’aller recueillir le sentiment de cet observateur original qui déteste la langue de châtaignier… histoire de prendre la température dans une île, souvent asphyxiée par un silence de plomb.

Les récentes élections municipales ont formalisé l’apparition de nouvelles alliances bien improbables. Ces nouveaux cocktails électoraux qui se réclament de « l’anti-clanisme » menacent-ils le clan Giacobbi actuellement au pouvoir ? 

On confond trop souvent les clans avec le système clanique. Les clans ont souvent changé de tête au cours des deux siècles précédents tout simplement pour que le système survive. Quand le chef de clan s'avérait incapable de remplir sa tâche pour des raisons diverses, c'était souvent un fils ou un neveu qui prenait la relève. Mais quand ceux-ci manquaient à leur tour à leurs «devoirs», un nouveau venu prenait la relève. Prenons les dernières élections municipales. Sur Bastia, le clan Zuccarelli a mordu la poussière à l'occasion du passage de témoin du père au fils. La raison de cet échec est une usure du pouvoir (bien démontré par les avancées du clan Giacobbi sur les brisées des Bastiais. En gros la ville a été encerclée par la campagne) mais aussi une alliance sans précédent et sans grand principe entre les nationalistes modérés, la droite et un dissident majeur du clan Zuccarelli. C'était donc le tout sauf Zuccarelli. Toute la question est maintenant de savoir comment va se passer l'avenir entre un ancien jacobin (Tatti), un représentant de la droite déliquescente (Milani) et vraisemblablement l'embryon d'un nouveau clan (Siméoni). Sur Ajaccio, rien n'est joué puisque le maire sortant porte sur la place publique des documents visant à démontrer que la victoire de la droite aurait été arrachée avec des procurations douteuses. Nous verrons bien. Mais là encore droite et gauche sont en lambeaux et n'ont pas su se recomposer. Quant aux nationalistes, on me pardonnera mais je ne vois pas où se trouve leur victoire. Jean-Christophe Angelini a enregistré une défaite qui en préfigure d'autres car elle démontre que le maire de Porto Vecchio n'est pas une créature du clan rocca-serriste. George Méla a su acquérir une dimension propre et le grand risque pour le nationaliste modéré est de devenir le Poulidor ou si l'on veut le Denis de Rocca Serra de la nouvelle période c'est-à-dire le perpétuel challenger de la droite locale. De plus, selon moi, les modérés ont commis une erreur psychologique qui les fait passer pour des opportunistes sans principes. Ici, ils se sont alliés au Front de Gauche, là à la droite. On finit par se demander quel est leur programme précis sinon celui de gagner le pouvoir. De plus, tout cela se passe sur fond d'assassinats retentissants qui menacent ou semblent menacer le pouvoir exécutif. L'atmosphère de la CTC est d'autant plus inquiétante que les finances sont à plat. Cela signifie très concrètement que les partis au pouvoir ne vont plus pouvoir contenter financièrement leur clientèle et que la pression de la voyoucratie va s'accentuer. Il suffirait que pour une raison ou une autre Paul Giacobbi qui est la clef de voûte de la situation, décide que son destin est autre que corse pour que l'édifice s'écroule.

« Un climat d'impunité»

Une rumeur circule. Avec insistance …Paul Giacobbi, n’en peut plus. il chercherait une sortie. De la Corse….

C'est vrai que la rumeur devient insistante quant à la fragilité du pouvoir en place. Est-ce vrai? Je n'en sais rien mais cela fragilise un peu plus le pouvoir en place. Le tragique assassinat d'un haut fonctionnaire de la Haute-Corse après celui d'un proche du président de l'exécutif, semble démontrer que la pression néo-mafieuse devient très, mais alors très prégnante en Haute-Corse. N'oublions pas qu'i y a eu l'assassinat du président du Parc régional jusqu'à maintenant non résolu. Tout se passe comme si depuis la disparition de Jean Jé Colonna, le monde de l'ombre se refermait sur lui-même, dévorait ses propres enfants et laissait la place à une nouvelle génération, plus violente, moins réfléchie que la précédente. De plus, nous vivons un paradoxe. L'économie insulaire ne se porte pas bien mais les programmes immobiliers se développent dans quelques micro régions essentiellement la Balagne, la rive sud ajaccienne et l'extrême-sud. Tous les signes d'une bulle spéculative qui va éclater sont là. Beaucoup achètent pour spéculer. Pour l'heure, les prix restent hauts dans les villes qui concentrent aujourd'hui 65% de la population corse. Mais jusqu'à quand. Les prix des locations estivales commencent à  baisser. Et les ventes stagnent à partir d'un certain prix. Pourtant l'immobilier continue d'être un terrain de prédilection des spéculateurs qu'ils soient honnêtes ou malhonnêtes. Plusieurs entrepreneurs se sont fait abattre dans la région bastiaise, à Ajaccio et dans l'extrême sud. Les assassinats qui semblent désigner le conseil général de Haute-Corse et l'exécutif ne peuvent que s'aggraver. Et il faut avouer que le travail de la police est quasi impossible face à des professionnels du crime. Je crois que la police et la gendarmerie possèdent les solutions des crimes mais pas les preuves judiciaires. D'où un climat d'impunité et il faut le dire peu de protestations publiques si ce n'est celle de la Ligue des Droits de l'Homme. Je suis d'ailleurs stupéfait de remarquer à quel point la société corse est passive et en définitive ne réagit que affectivement. 

© Enrico Porsia

 

«On peut tenir la société en laisse en mettant la main sur les transports et quelques autres secteurs clefs du bâtiment»

Peux tu me citer un exemple concret?

J'ai par exemple modestement participé à la défense d'une entreprise qui était rackettée par une famille du même village. Il y aurait du y avoir des déclarations solennelles pour aider un chef d'entreprise qui, pour une fois, faisait de la publicité autour du drame qu'il vivait (deux plasticages et un incendie). Il n'y a eu que ses amis et quelques citoyens comme moi. Mais aucun véritable sursaut. Cet homme a fini par laisser tomber tout simplement pour ne pas être abattu un petit matin par ceux qu'il connaissait trop bien. Mais aujourd'hui la menace est plus forte que jamais car les voyous qui rackettent n'ont pas les racines qu'avaient les voyous d'autrefois. Encore qu'avec la Brise de Mer bastiaise nous étions passés à un degré supérieur de la mafiosisation. En Corse, on peut tenir la société en laisse en mettant la main sur les transports et quelques autres secteurs clefs du bâtiment. À un moment donné, la seule chance de la société est que les bandes s'entretuent. Ce qui explique notre fatalisme atavique. Bien qu’il n’y ait pas de véritables rapports avec ce qui a été dit précédemment je remarque qu'aujourd'hui la Corse développe un discours schizophrène. D'un côté elle prétend vouloir se protéger de la spéculation. De l'autre, elle met tout en place pour que la spéculation soit à l'interne favorisant une classe de Corses déjà aisés au détriment des plus fragiles et des plus pauvres. Ainsi on notera que bon nombre de nationalistes en vue possèdent directement ou indirectement des paillotes ou des hôtels situés en bord de mer. Ça ne me dérange pas plus que çà sinon que les mêmes tiennent des discours enflammés sur la défense du littoral. Ce double langage perpétuel fait que la société corse s'enfonce de plus en plus dans un mensonge déconcertant qui renforce la loi du plus fort au détriment de l'intérêt commun. Quand «l'élite» met les mains dans la confiture, il devient difficile d'interdire au «petit» de faire de même.

Le statut de résident et la réforme constitutionnelle paraissent s’imposer comme les solutions miracles…

La réponse à un problème sociétal est rarement une réponse politique unique. Ce sont les mentalités qui permettent les dérives. Les lois et les décrets ne sont là que pour border le chemin et non pour le faire. Le statut de résident est une sorte de tarte à la crème qui revient comme un serpent de mer sur la table des négociations. Les nationalistes sont d'ailleurs des spécialistes de ces leitmotiv qui n'aboutissent que rarement. À un moment donné, il y a eu la reconnaissance du peuple corse qui a curieusement disparu des tablettes. Puis il y a eu la Constituante et la carte d'identité corse : deux hochets qui ont également disparu.  Le statut de résident, pour en revenir à lui, a peu de chances d'être accepté par la Constitution. Mais en admettant même qu'il le soit que va-t-il se passer? Les prix de l'immobilier vont un peu baisser faute d'acheteurs. Des spéculateurs locaux vont acheter en misant sur une hausse évidente après cinq ans. Des hommes de paille vont couvrir des acheteurs extérieurs. En 2017, les immeubles ne bénéficieront plus de réfections, vestiges des défunts arrêtés Miot. Il va falloir vendre pour assurer les successions. Ce qui ne me choque pas d'ailleurs. Toute société capitaliste s'améliore par une circulation des marchandises et non par leur gel qui signifie la mort de l'économie. Mais le système sera le plus fort et, après quelques années et une crise pour les professionnels du  bâtiment, la spéculation reprendra de plus belle tout simplement parce que c'est le moteur même du capitalisme. Laissez penser qu'un quelconque statut mettra fin à cela est une escroquerie. Par ailleurs, les plus démunis ne pourront pas plus accéder à la propriété qu'auparavant. Seuls des éléments de la haute classe moyenne pourront posséder un peu plus de mètres carrés qu'auparavant. Existe-t-il une solution pour freiner la spéculation ? Pas que je sache car tout vendeur espère le meilleur prix pour acheter au prix le plus faible. C'est ce paradoxe qui met en mouvement la hausse des prix. Rien d'autre. Le Corse vendeur est l'ennemi du Corse acheteur comme partout ailleurs dans le monde. Car il ne faudrait pas oublier que la spéculation immobilière frappe le monde entier. Nous sommes dans une perspective haussière qui fabrique une bulle qui finira par crever.

© Enrico Porsia

«Un ressentiment d'esclave»

Violence diffuse, crise économique conjuguée à une gestion publique douteuse, assistons-nous à une faillite générale ?

Les réponses politiques qui sont souvent des réponses du passé sont de plus en plus inefficaces en Corse comme ailleurs. Elles deviennent des slogans incantatoires uniquement destinés à gagner des élections ou à éviter conjoncturellement de trop grandes turbulences sociales. La CTC n'échappe pas à la règle. De surcroît comme d'ailleurs les autres structures régionales françaises, elle possède désormais un personnel pléthorique au vu de ses capacités de financement qui font peser sur elle un véritable danger de faillite. La situation est périlleuse car les élus ne sont pas préparés à licencier massivement et à réduire le train de vie de la Corse. Le risque est évidemment une hausse des impôts dans une région qui est déjà l'une des plus chères de France. Tout cela mène à un schéma social de plus en plus injuste et caricatural. Les pauvres seront relégués dans des lieux de plus en plus éloignés, seront de plus en plus dépendants des minimas sociaux tandis que règneront sur cette masse des élus dont les émoluments sont loin d'être grotesques et une catégorie de nantis par héritage, par travail ou par vol. Le grand danger d'une telle société est de favoriser le ressentiment mais un ressentiment d'esclave. C'est en gros ce que la Corse a connu entre les deux guerres avec la très forte prégnance d'une voyoucratie acoquinée aux politiques. La faillite économique de la Corse tient en quelques mots. Nous n'avons pas été capables de nous détacher de la locomotive française et de nous diversifier en nous tournant notamment vers l'Italie ou alors marginalement. Le transport est devenu quasiment monopolistique.

Quel est le bilan de l’actuelle majorité territoriale « de gauche »?

 Le coût de la vie est exorbitant comme l'immobilier alors que les retraites et les salaires ont tendance à baisser. Le devoir de la gauche aurait été de tenter de trouver des solutions transitoires à tout cela mais des solutions locales. Disons que le travail a été mieux fait en Haute Corse qu'en Corse du Sud. Mais de fait notre île tend à devenir l'île des richards. Quant à la faillite morale elle est dans cette élite qui ne prend pas en compte le problème du détournement de l'argent public et s'en remet perpétuellement à la bonne volonté de l'état. Bien qu'ici aussi je veuille modérer. La France toute entière est un pays de corruption comme le démontrent les affaires qui mêlent un ancien président de la république, des hommes de gauche comme de droite. La France récrée son aristocratie sans vergogne. Et la Corse n'est que le reflet de ce contre exemple. Mais en tant que Corse je suis en droit d'attendre autre chose que ce chaos moral et économique. Car il s'agit bien d'un chaos sur le plan des transports intérieurs ou extérieurs. Quand je pense que nous sommes incapables sur la région ajaccienne de posséder un système de transports digne de ce nom. C'est pire que dans le neuf trois que j'ai très bien connu. Sans sa voiture particulière, rien de possible. Et l'essence, bien qu'en partie détaxée, est plus chère que sur le continent. La faillite morale c'est cet ensemble de faits qui, dans une société méditerranéenne fondamentalement fabriquée sur le modèle de la tribu, ne cherche plus à s'extirper de cette gangue mais au contraire la renforce. C'est un véritable gâchis car bien de mes compatriotes pour ne pas dire la majorité rejettent les comportements de bandes et l'irrespect du bien public. Mais nous aimerions trouver une véritable volonté, une dénonciation sans faiblesse de la part de tous nos élus quand certains d'entre eux trébuchent. Nous sommes trop petits pour ne pas être irréprochables.

Vers où dérive l’île en ce moment?

Je ne voudrais surtout pas apparaître comme l'éternelle Cassandre. Mais je vois les transports se délabrer dans un climat de fourberie généralisée. On est en train d'exécuter la SNCM en prétendant vouloir la sauver. Ce n'est pas que j'ai une immense affection pour une société qui, elle aussi, a usé et abusé du bien public. Mais l'idée de placer la Corsica ferries en situation de monopole est proprement cauchemardesque. Je suis par ailleurs persuadé que la Corse n'intéresse plus la France. La période paternaliste est terminée. La France n'en a plus les moyens, plus l'envie et plus le personnel. Il va arriver un moment où, sans véritable rupture, nous nous rendrons compte que nous sommes livrés à nous mêmes pour le meilleur et pour le pire. Mais nous conserverons nos réflexes de colonisés, de nègres blancs attendant de Paris la solution aux problèmes que nous n'arrivons pas à résoudre. Mais seul le silence nous répondra. J'en veux au système jacobin qui (avec notre complicité) nous a infantilisés. Je ne pense pas que nous possédions un personnel politique capable de s'auto-administrer. Nous possédons des compétences, des individus. Mais un système est autrement plus complexe que l'addition de quelques personnalités aussi brillantes soient-elles. Cela est valable quand on se trouve dans l'administration ou pour reprendre un mot de Sacha Guitry, contre tout contre. La Corse feint de croire à son génie en invoquant les mânes de Paoli ou de Napoléon mais en fait elle doute profondément d'elle-même. 

«Les mêmes effets qu'à Palerme dans les années 70»

Tu es en train de nous décrire un naufrage….

Je parlais tout à l'heure de ces dirigeants nationalistes qui possèdent tous des biens en bordure de mer. Encore une fois on ne peut reprocher à des individus de posséder des biens et de les faire fructifier. Mais un militant ne saurait avoir en même temps le tonneau plein et l'épouse ivre pour reprendre un proverbe corse. La vérité c'est qu'aujourd'hui plus grand monde ne croit aux capacités de ce pauvre peuple corse qui finit par douter lui-même de ce qu'il est. Alors le futur immédiat ? Vraisemblablement une tension économique qui va se traduire par des assassinats. Et des élections contrastées : les Européennes vont être  boudées comme sur le continent. La CTC comme les Conseils généraux, privés de subsides vont s'enfoncer dans une léthargie qui nous mènera doucement aux présidentielles de 2017 qui se traduira ici par une vague bleue. Je vois une droite déstructurée durablement installée localement. La gauche tient aujourd'hui à la seule présence de Paul Giacobbi. Si d'aventure il décidait d'aller voir ailleurs si le soleil y est plus beau que dans cette île où il risque gros, il en résulterait un désordre phénoménal qui aiderait dans un premier temps à la restructuration des clans car les gens dans la tourmente retrouve des réflexes conservateurs. Côté voyoucratie, nous allons passer par une difficile période durant laquelle de petites bandes éphémères vont prospérer puis s'affronter. La reconstruction autour de bandes pérennes est liée à l'apparition de personnalités fortes et à un temps qui s'étale. Or la drogue et le béton provoquent ici les mêmes effets qu'à Palerme dans les années 70 : une accélération des cycles et donc à des guerres plus violentes et plus fréquentes qu'auparavant. Il existe deux moyens de contenir de tels phénomènes : la levée citoyenne ou la répression sauvage pratiquée par les forces de l'ordre ou par des éléments de la société. Pour ma part, je crois plus à la seconde hypothèse ensuite relayée par la première. 

© Enrico Porsia

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 18:30
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BHL au Bangladesh : le pire est à craindre ?

Le Bangladesh avait connu toutes les catastrophes, sauf une. Cela devait arriver.

Le Bangladesh avait connu toutes les catastrophes, sauf une. Cela devait arriver.

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 18:21
29 avril 2014

Les prochaines échéances régionales et cantonales sont déjà là. Bastia est bien devenu le tremplin d’une « gauche moderne » en mal de pouvoir à la remorque de Gilles Siméoni. Emmanuelle Degentili le reconnait implicitement dans une interview au CM du 19 avril ou elle explique comment elle a bénéficié du soutien de Manuel Valls, encore ministre de l’intérieur, pour faire « sauter les carcans partisans ».

Après quoi elle ajoute, avec modestie, « là où je suis la gauche est présente ». Grande victoire du PS deux socialistes siègent au Conseil municipal de Bastia un dans l’opposition l’autre dans la majorité avec l’écharpe de premier adjoint dérobée au PC. Belle prise nous dit-elle, conforme à la démocratie, puisque 55 % des bastiais ont validé la démarche contre « un système »... dont elle fut cependant un des rouages. Mais combien sont-ils à avoir entériné sa trahison de la gauche avec l’UMP ? A ses yeux, « seule une petite poignée de socialistes ne l’a pas suivie ».

Accueillie à bras ouverts par la direction nationale du PS dont elle n’a jamais été exclue, l’esprit de conquête ne lui fait pas défaut, elle attend de Paul Giacobbi « qu’il réunisse les différentes composantes de sa majorité » et ensuite elle verra avec ses amis de la « gauche moderne » Jean Charles Orsucci, Hyacinthe Mattei, Ange Pierre Vivoni et Jean Louis Luciani la stratégie qu’ils adopteront pour les régionales et les cantonales.

En ce sens, au-delà du vocabulaire trompeur, il y a le contenu politique. Dans CM du 18 avril Edmond Simeoni le dévoile. Pour « le père du nationalisme corse » la confusion idéologique est une constante. La vieille lune des « clivages politiques dépassés » ressurgit dans son propos pour s’ouvrir la possibilité d’alliances à géométrie variable et « faire émerger une Corse nouvelle ».

Le schéma est celui de Bastia dit-il. « Tous les scrutins ont leurs spécificités, mais la démarche de fond, c'est celle-là. Il est important que sur une élection présidentielle, et même à l'occasion des législatives, chacun puisse garder sa liberté. En revanche, il faut chercher des convergences très fortes sur des plateformes locales. Les prochaines territoriales vont se dérouler avant tout à partir de l'examen du mandat qui s'achève, du bilan de la commission des affaires législatives et réglementaires, des municipales qui viennent d'avoir lieu, et de toutes les convergences qui ont été dégagées ».

La chute de « la citadelle bastiaise » n’annonce pas, dans ce cadre, « une ère nouvelle » mais plutôt l’acceptation de l’austérité, abritée par des pratiques archaïques, mollement contestatrices du libéralisme. Or, cette question reste fondamentale et indissociable de la question sociale qui implique de reconstruire la gauche pour faire une politique de gauche. C’est un enjeu majeur des prochaines élections européennes du 25 mai. Une seul vote permettra d’exprimer cette volonté celui du Front de gauche.

Michel Stefani

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