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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:41

 

 

 

humanite.fr

Les vraies raisons de la guerre israélienne contre Gaza

Pierre Barbancey

Vendredi, 1 Août, 2014

Photo : Ashraf Amra/AFP

Le bilan des victimes des bombardements israéliens sur Gaza ne cesse de s’alourdir (près de 1400 Palestiniens ont été tués), Netanyahou, n’a pas caché sa détermination de continuer les opérations militaires, malgré les appels à la paix.

 

Les vraies raisons de la guerre israélienne contre Gaza

Pierre Barbancey
Vendredi, 1 Août, 2014
Photo : Ashraf Amra/AFP
Le bilan des victimes des bombardements israéliens sur Gaza ne cesse de s’alourdir (près de 1400 Palestiniens ont été tués), Netanyahou, n’a pas caché sa détermination de continuer les opérations militaires, malgré les appels à la paix.
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                                                                            gaza-barbancey.jpg

Tel-Aviv, qui se présente toujours en victime, voudrait faire croire que son but est de détruire des tunnels. En réalité, lobjectif politique est de diviser à nouveau les Palestiniens et empêcher la création dun État.

 

Gaza (Palestine), envoyé spécial 

Vingt-cinq jours de guerre aujourd’hui contre la bande de Gaza. L’armée israélienne ne retient plus ses coups. Plus de 1 330 Palestiniens ont été tués et au moins 7 200 blessés. Des quartiers entiers de Gaza-ville ont été détruits, des villes comme Beit Hanoun ont été réduites à l’état de ruines. Des centaines de milliers de personnes sont obligées de trouver refuge dans les écoles de l’ONU, toutes peu sûres. Si l’on en croit la propagande officielle du gouvernement de Tel-Aviv, tout aurait été déclenché par le rapt puis le meurtre de trois jeunes étudiants d’une colonie de Cisjordanie. Selon Benyamin Netanyahou, le Hamas serait responsable, il faut le détruire. Il savait pourtant depuis le début que la direction de ce mouvement palestinien n’était en rien impliquée dans ces odieux assassinats. Le prétexte était tout trouvé pour une nouvelle guerre, approuvée par les chancelleries occidentales, Washington et Paris en tête, sous prétexte qu’Israël avait le droit de se défendre. Et les Palestiniens le droit de mourir, si l’on comprend bien ! Si l’on en croit Netanyahou, l’opération israélienne viserait à détruire les tunnels qui passent sous la frontière. Comme s’il découvrait cette réalité ! Pourquoi alors mène-t-il cette guerre et pourquoi précisément maintenant ? Celle-ci n’a pas été déclenchée n’importe quand. Elle survient alors qu’après près d’un an, les « négociations » menées entre Palestiniens et Israéliens sous l’égide des États-Unis (souvent dans le plus grand secret des thèmes traités et des arguments avancés par les deux parties) ont échoué. Elles ont échoué parce qu’Israël a refusé de stopper son processus de colonisation des terres palestiniennes et n’a même pas respecté ses engagements quant à la libération d’un dernier contingent de prisonniers. Comment discuter des frontières du futur État palestinien quand c’est la politique du fait accompli qui prévaut sur le terrain ? Année après année, sous prétexte de constructions dans le cadre du « développement naturel des colonies », celles-ci s’agrandissent et finissent par constituer un continuum que Tel-Aviv considère alors comme des blocs de colonies qu’il conviendrait d’annexer à Israël, réduisant toujours la Palestine, la transformant en un archipel non viable économiquement et politiquement. D’où l’importance de l’arrêt de la colonisation. Autre argument avancé jusque-là en substance par Israël dans ses « discussions » avec l’Autorité palestinienne (juridiquement c’est l’OLP qui est le signataire de tout accord) : vous ne rayonnez que sur la Cisjordanie, vous ne contrôlez pas Gaza, donc vous n’êtes pas représentatifs. L’annonce de la réunification palestinienne scellée entre toutes les organisations palestiniennes – y compris, donc, le Hamas – a résonné comme un coup de massue dans la tête des dirigeants israéliens. L’argument tombait de lui-même ! Cette division, politiquement mortelle pour le mouvement national palestinien, faisait les beaux jours de Tel-Aviv.

Le calcul cynique de Netanyahou

 

L’unité retrouvée, un processus s’enclenchait visant à l’intégration des mouvements islamistes au sein de l’OLP. Le Hamas et le Djihad islamique, de facto, reconnaîtraient ainsi les accords passés avec Israël, ce qui est une forme de reconnaissance. De cela, Netanyahou et sa coalition d’extrême droite – où certains partis sont d’ailleurs opposés à la création de l’État palestinien sans que personne parmi les Occidentaux n’y trouve à redire – n’en veulent pas. Le but est de conserver et d’étendre les colonies en Cisjordanie, de poursuivre la captation des terres et des puits palestiniens par la construction du mur de l’apartheid et surtout de contrôler les approvisionnements en eau, via le Jourdain et les nappes phréatiques. Quoi de mieux qu’une guerre pour attiser les haines, rendre les populations, meurtries, opposées à toute paix avec un tel voisin, diviser à nouveau les organisations politiques et renvoyer la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale aux calendes grecques ? C’est le calcul cynique de Netanyahou. Voilà pourquoi il a déclenché la foudre sur Gaza. Malgré les morts et les destructions, il pourrait néanmoins être mis en échec. Le peuple palestinien n’est pas prêt à se diviser de nouveau.

 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:19

 

 

 

1 août 2014

Dans le cadre de la soirée d’hommage à Jean Jaurés, organisée à l’Espace d’éducation populaire Albert Stefanini sous l’égide de Terre Corse, Michel Stefani a prononcé cette allocution.

Homme de l'avant 1914, Jean Jaurès pourrait ne rien avoir à dire aux femmes et aux hommes de 2014. Célébrer le centenaire de sa disparition serait alors, au mieux, un passage obligé dépourvu de sens. Avec Jaurès, dont on a envie de dire qu'il est plus que jamais notre contemporain, tel n’est pas le cas. A l’heure où une partie de la gauche perd son identité, où la République s’affaiblit dans le libéralisme insatiable, où l'idéal le cède facilement au pragmatisme, où les nationalismes menacent la paix du monde, se tourner vers lui est indispensable. Nous aurions tort, effectivement aujourd’hui, de nous passer de ses réflexions.

Comment penser la fraternité des peuples dans le respect des nations ? Comment défendre la justice sociale et résister au diktat d’un capitalisme financier mondialisé ? Comment penser la révolution ? A toutes ces questions qui continuent de se poser, il a tenté de répondre. Autour de la dernière interrogation va se structurer la scission à gauche, entre communistes et socialistes... La controverse de Lille avec Jules Guesde le 26 novembre 1900 en sera l’un des moments les plus marquants.

Après l’attentat de Sarajevo, il fera tout pour empêcher la déflagration militaire en Europe. Son assassinat met un terme à ses efforts et précipite la majorité de la gauche française dans l’Union sacrée, beaucoup de socialistes et de syndicalistes qui refusaient jusque-là de soutenir la guerre changeront d’avis. Proche des milieux monarchistes et d’extrême-droite son assassin Raoul Villain sera acquitté en 1919. Inspiré par ces courants de pensée réactionnaires, il voulait, en tuant Jaurès non seulement, tuer l’homme opposé avec force à la guerre et à ses atrocités, mais également tuer l’espoir d’un règlement pacifique.

Ainsi, commémorer n’est pas célébrer, c’est faire œuvre de mémoire afin de comprendre en honorant ceux qui ont souffert et donné le meilleur d’eux-mêmes, souvent leur vie. Ils ont droit à ce respect. Mais il ne s’agit pas d’abdiquer les droits de la raison, de tout céder à l’emballement sentimental. Jaurès a su penser et parler librement de la patrie, la démocratie, la République, le socialisme, la condition ouvrière. Contrairement à ce qu’a dit François Hollande il ne s’agit pas de s’accaparer l’homme et son action remarquable mais de commémorer un événement mondial de première importance.

Personne ne peut se réjouir de la souffrance et du drame, mais quand ils sont le fait des hommes, il faut comprendre et pour cela, penser et connaître. Au-delà de la compassion humaine, c’est à cela que les commémorations sont utiles. Aux lycéens d’Albi Jaurès dira : « L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir.» Il était un penseur et un acteur politique de première importance. Pensée comme action sont d’autant plus complexes, évolutives et difficiles qu’elles cherchent à être efficaces dans un monde changeant sans cesse.

Jaurès savait bien que la guerre entraînerait un recul de civilisation, que tout son effort pour une évolution progressive de la démocratie et de la République sombrerait avec un tel déchaînement de violence et de massacres, que les antagonismes sociaux et politiques allaient se manifester tout autrement. Jaurès avait pressenti d’ailleurs la révolution russe et n’aurait surement pas été surpris de sa forme bolchévique. L’aurait-il acceptée ? La question se pose.

Toute sa réflexion est en effet tournée vers ce qu’il appelle «l’évolution révolutionnaire» nourrie par cet antagonisme. Il y voit une grande loi des sociétés où tout se transforme sans cesse. Le combat politique et social doit, selon lui, intégrer cette donnée fondamentale et se placer dans la perspective de sociétés démocratiques où il faut rassembler, s’adapter et construire les meilleurs rapports de forces. Pour connaître l’analyse de Marx qu’il partageait sur bien des points Jaurès n’en contestera pas moins la méthode pratique. Il bouscule ainsi la tradition communiste comme il bousculait de son temps les guesdistes. Il bouscule au moins autant sinon plus la tradition socialiste car il refuse l’adaptation au capitalisme, le renoncement aux idéaux et aux objectifs. Jamais il ne perd de vue la nécessité d’insérer dans la réalité plus de démocratie, plus de droits, plus de formes de vie collective et sociale, plus d’éléments socialistes…

On peut dire beaucoup de choses de nos jours mais on ne pourra pas contester ses choix fondamentaux : justice, démocratie, paix, république, socialisme, au minimum le primat de la propriété sociale. C’est sans doute le secret de l’évolution de son image. Dans les premières décennies après la guerre, on retient davantage le premier aspect, et Jaurès semble camper à la droite du mouvement ouvrier, dans une posture à la fois critique et républicaine. Il est davantage sollicité depuis quelques décennies pour la partie de son œuvre consacrée à l’alternative au capitalisme, et du coup, Jaurès se replace bien à gauche, là où est son idéal.

Symbole de la lutte contre la guerre, contre les guerres, en ce moment cela a du sens, Jaurès est aussi celui qui s’empara de la question sociale pour faire de la République le régime de tous par tous, le socialisme. L’épanouissement de chaque individu était, à ses yeux, toujours plus complet dans la vie collective. Et pourtant, cela n’était pas si évident car il aurait pu avoir un tout autre destin. Né à Castres en 1859 dans une famille de la petite bourgeoisie, déclassée par le retour à la terre, il intègre l’école normale supérieure. Meilleur de sa génération, il est promis à un brillant avenir au sein de l’élite républicaine.

En 1885, il est élu député et devient à 26 ans, le plus jeune élu de la Chambre. Dans ses premiers engagements, il sera plus proche de Jules Ferry et des républicains modérés, il est alors moins à gauche que Clémenceau qui condamne la colonisation. Mais Jaurès est un républicain sincère qui croit à la raison, cherche à analyser les événements qu’il vit et affronte avec courage parfois même physique.

En 1892, il est scandalisé quand le propriétaire de la mine de Carmaux veut renvoyer un de ses ouvriers qui a été élu maire de Carmaux contre son gendre. Jaurès se lance dans cette grande campagne de mobilisation pour obtenir la réintégration, fait le lien avec Paris, intervient dans la presse et gagne. Il sera élu à l’élection législative partielle qui suit immédiatement ce qui fut le premier affrontement de classe pour cet enfant de la République. Il sera réélu lors des nouvelles élections générales de 1893. A partir de cette date, il s’engage de plus en plus dans le camp du socialisme et de la classe ouvrière, il démultiplie son activité journalistique. Il est présent partout pour soutenir la cause de ceux qui travaillent. C’est ainsi qu’en 1896, il soutient les verriers d’Albi et apporte tout son soutien à la création de leur coopérative. Mais il est aussi l’homme de la lutte contre toutes les injustices.

En 1898, il s’engage dans la défense de Dreyfus accusé et condamné parce que juif. Jaurès ne fut pas le premier de ses soutiens et a cru comme beaucoup à sa culpabilité. Mais devant les faits, il s’engage à fond, intervient à l’Assemblée et relance la mobilisation pour obtenir l’annulation du jugement car il ne voulait pas se contenter d’une grâce octroyée d’en haut. C’est à propos de l’affaire Dreyfus et de la place que devait tenir la campagne de mobilisation dans l’action des socialistes que Jaurès débat avec Jules Guesde, l’autre grand dirigeant socialiste de l’époque. Fallait-il que les socialistes s’engagent dans la défense de Dreyfus issu des milieux bourgeois et militaires ? Ou fallait-il donner la priorité seulement à la question sociale ?

Pour Jaurès, le socialisme est dans l’accomplissement de la justice, il ne fallait donc accepter aucune injustice. Malgré leurs désaccords, sous les auspices de l’Internationale socialiste, Guesde et Jaurès engageront l’unification de tous les courants socialistes pour créer la SFIO en 1905.

Jaurès est aussi un des principaux artisans de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat et quoi qu’on en dise parfois fonde aujourd’hui notre vivre ensemble, il sut là trouver la voie d’un compromis mais d’un compromis de progrès, une loi qui permette à tous de se retrouver dans le respect de la liberté de conscience et de la neutralité de l’état en matière religieuse.

Oui Jaurès avait le sens du compromis et, à l’inverse de ce que l’on peut entendre dans la bouche de nos gouvernants, ce n’était pas pour accepter ou faire accepter des régressions sociales mais bien pour changer la société avec, toujours, la visée progressiste chevillée au corps. En 1910, il œuvre ainsi pour les retraites ouvrières premiers pas vers une sécurité sociale. Et s’il n’a jamais participé au pouvoir, il a toujours pensé que les révolutionnaires devaient y prendre toute leur responsabilité à condition d’aller vers du mieux non pour accepter les pires reculs au nom du réalisme. Sa vision ne pouvait être celle de l’impuissance politique. Les réformes, il les rattache donc à un horizon, pour lui ce sont des réformes révolutionnaires qui préparent et introduisent même au sein du capitalisme des formes de socialisme, de communisme.

Et quand Jaurès perd des élections, il n’en rabat pas pour gagner la fois d’après. Homme de convictions, ce sont elles qui fondent son engagement.

Mais Jaurès n’est pas qu’un parlementaire, il est aussi un journaliste engagé, de la Dépêche du midi, de la petite République, de l’Humanité enfin qu’il fonde en 1904. L’Humanité, qu’il veut socialiste et indépendant, l’Humanité qui encore de nos jours dérange dans le paysage médiatique conventionnel, lui permettra d’intervenir dans tous les débats et surtout ceux relatifs à la paix et à la guerre.

Alors suffirait-il aujourd’hui de revenir à Jaurès pour bien se situer à gauche ? Observons d’abord qu’à gauche, ils ne sont plus très nombreux à s’en réclamer alors que sous les ors de la République le Clémenceau de la répression antisociale et du jusqu’au boutisme guerrier serait la référence la plus juste.

Voila pourquoi Jaurès, se définissant lui-même comme un héritier de Babeuf, reste une référence majeure :

• pour la morale en politique quand celle-ci est souvent disqualifiée aux yeux de nos concitoyens par les affaires Cahuzac, Sarkozy…

• pour la paix quand la guerre redevient le moyen d’assurer les intérêts impérialistes dans le monde

• pour la justice sociale alors qu’aujourd’hui toute réforme est symbole de régression.

Nous voyons ainsi le journaliste méticuleux défenseur des grandes causes. Nous voyons ainsi le militant de chaque instant convaincu de la justesse de ses idées. Alors que le monde d’aujourd’hui n’est plus celui de son vivant, nous voyons ainsi la promesse d’un monde meilleur. Le combat pour l’émancipation humaine passe par cette référence ineffaçable du mouvement ouvrier honneur de la gauche et du socialisme.

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:02

                                                                  MARE NOSTRUM-copie-1

 

 

Gaza : Liste (ubuesque !) des produits interdits ou permis d’importation par les Israéliens

GISHA - ISM
Allowed : autorisés - Forbidden : interdits - Unknown due to lack of transparency : inconnu par manque de transparence. (photo Gisha)

Une ONG israélienne, GISHA, vient de publier la liste partielle des produits interdits/permis à l’importation dans la Bande de Gaza, sous blocus israélien depuis 3 ans. De façon totalement ubuesque mais avec une rare cruauté, cette liste traduit la folie mentale du gouvernement israélien qui ne soucie plus de légalité ni d’humanité depuis longtemps.

De fait, le monde entier sait que des esprits vicieux peuvent aisément fabriquer un engin mortel (menaçant la sécurité d’Israël s’entend) à base de biscuits fourrés au chocolat recouvert de confiture (ou de coriandre, au choix), truffés de quelques bonbons au centre pour faire poids, une feuille de papier A4 formant les ailes de l’engin, et de piaillants et énergiques poussins assurant l’indispensable bruitage, sinon l’envol... : ces produits et ces volatiles sont donc interdits !

A contrario, les préoccupations du gouvernement israélien en matière d’hygiène domestique et corporelle des Gazaouis — alors même qu’il a quasiment coupé l’accès à l’eau, notamment potable, à ces 1,5 millions d’habitants (dont 70 % de réfugiés du fait de la création d’Israël) — me semblent également relever de la psychiatrie lourde.

Quant à l’importation de matériaux (ciment, fer, plâtre, ...) destinés à permettre aux Palestiniens de reconstruire (à leurs frais !) leurs maisons et infrastructures détruites par l’armée israélienne, ou pour consolider les huttes dans lesquelles ils vivent souvent maintenant, on savait déjà que c’était interdit. On comprend pourquoi les bateaux de la Flottille de Gaza ont été piratés et leurs passagers massacrés ou maltraités. Les Arabes palestiniens, selon les Israéliens, se doivent de vivre par terre et à ciel ouvert (mais avec une collection complète de produits ménagers, ne n’oublions pas !). Et rappelons que c’est grâce à John Kerry (ex-candidat à la Maison Blanche) que les pâtes alimentaires sont passées il y a peu de l’interdit au permis.

Après le ’Rachel Corrie’ qui vient d’être également piraté, le Gush Shalom (Bloc de la Paix) israélien annonce le prochain départ du ’Jewish Boat’ (le Bateau Juif), rempli de juifs européens et notamment de juifs allemands... A suivre ! En attendant, merci de diffuser autour de vous.

Claire Paque.

Liste partielle des produits interdits/autorisés dans la Bande de Gaza - Mai 2010

La liste suivante est approximative et partielle, et fait l’objet de modifications de temps en temps. Elle est établie sur la base des informations de commerçants palestiniens et de personnes du monde des affaires, d’organisations internationales, et du Comité de Coordination Palestinien, tous ayant « déduit » ce qui était permis ou ne l’était pas selon leur expérience de terrain à partir des autorisations d’importation de produits à Gaza et les réponses reçues des autorités israéliennes (approbations ou refus).

Il est impossible de vérifier cette liste auprès des autorités israéliennes car elles refusent de divulguer des informations au sujet des restrictions d’importations dans Gaza. Il convient de noter qu’Israël autorise certains produits « interdits » dans Gaza (par exemple : papier, biscuits et chocolat), à la condition qu’ils soient utilisés par des organisations internationales, tandis que les demandes de commerçants privés font l’objet de refus.

Pour plus d’informations, voir l’article de l’ONG israélienne GISHA – Legal Center for Freedom of Movement (Centre juridique pour la liberté de mouvement) : « Restrictions on the Transfer of Goods into Gaza : Obstruction and Obfuscation, January 2010 ». http://gisha.org/UserFiles/File/HiddenMessages/ItemsGazaStrip060510.pdf

Produits interdits (mais certains de ces produits sont autorisés s’ils sont utilisés par des organisations internationale)

Sauge, cardamone, cumin, coriandre, gingembre, confiture, halva, vinaigre, muscade, chocolat, fruits en conserve, graines et noix, biscuits et bonbons, chips, gaz pour boissons gazeuses, fruits secs, viande fraîche, plâtre, bitume, bois de construction, ciment, fer, glucose, sel industriel, contenants en plastique/verre/métal, margarine industrielle, revêtements à base de bitume pour les huttes, tissus pour vêtements, rehausseurs de goût et d’odeurs, cannes à pêche, divers filets de pêche, bouées/balises, cordages pour la pêche, filets de nylon pour serres, couveuses pour poussins et pièces détachées, pièces détachées pour tracteurs, laiteries pour étables, tuyaux d’irrigation, cordages pour serres, planteurs pour jeunes pousses, chauffages pour poulaillers, instruments de musique, papier format A4, instruments pour écrire, carnets de notes, journaux, jouets, rasoirs, machines à coudre et pièces détachées, chauffages, chevaux, ânes, chèvres, bétail, poussins.

Produits autorisés (1)

Farine, sucre, faux sucre, riz, sel, huile de cuisson, semoule, levure, pâtes, pois chiches, haricots, autre sorte de haricots, lentilles, pois, farine de boulgour, maïs, autre sorte de haricots, lait en poudre, produits laitiers, margarine, houmous, viande congelée -poisson-légumes, vitamines et huiles pour animaux, sacs à farine, équipement médical, couches, produits d’hygiène féminine, papier toilette, lingettes pour bébés, shampoing et après-shampoing, savon et savon liquide, dentifrice, lessive, adoucisseur lessive, savon à vaisselle, produit pour nettoyage des vitres, produit pour nettoyage des sols, produit pour nettoyage des salles de bains, chlore, insecticide domestique, café, thé, salami, viande en boîte, poisson en boîte, éponges pour vaisselle, éponges pour laver, éponges pour sols, serpillières, toute nourriture en boîte sauf fruits en boîte, épice zaatar, poivre noir, sésame, bouillon de poule en poudre, couvertures, allumettes, bougies, balais, balais éponge, chiffons à poussière, poubelles, anis, camomille, cannelle, poudre pour purifier l’eau, verre / 200 camions, rafraîchisseurs d’eau + chauffage, eau minérale, tehine (pâte de sésame), brosses à cheveux, peignes, chaussures, vêtements, bois (pour portes et fenêtres), aluminium, sacs en plastique léger, fruits, légumes, paille, œufs fertilisés, pesticides agricoles, terreau agricole, particules pour dilution de la terre, fertilisants chimiques, seaux en plastique, caissons en plastique pour fruits et légumes, cages en plastique pour volaille, cartons à œufs, cartons pour poussins, casiers en fibre de verre et plastique pour plantations, diverses graines agricoles, œufs (à manger), nylon pour serres, divers médicaments et produits vétérinaires, blé, orge, nourriture pour animaux.

(1) Les produits "autorisés" n’entrent à Gaza que de manière très aléatoire, et de toutes façons pas en fonction des besoins de la population (note ISM).

Source : GISHA http://www.gisha.org/index.php?intLanguage=2&intItemId=1795&in...

Traduction : Claire Paque

»» http://www.ism-france.org/communiques/Gaza-Liste-ubuesque-des-produits...
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 21:36

 

 

 

                           UNE CONFERENCE INTERNATIONALE POUR UN ETAT PALESTINIEN

 

 Patrick Le Hyaric, directeur de l'Huma, député européen

En cette semaine de commémoration du centenaire de l’assassinat  de Jean Jaurès – «  ce héros mort en avant des armées » -, il est utile de s’arrêter sur une situation mondiale de plus  en plus incertaine, confuse et à bien des égards dangereuse. Des rives de L’Europe au Mali, de la Côte d’Ivoire à l’Irak, de La Lybie à la Syrie ou en Afghanistan, et depuis le Proche-Orient nous parviennent l’écho des tensions et conflits,  les lourds bruits d’enfer de guerres. A Gaza, non content d’emmurer tout un peuple, le privant de tout ce qui est essentiel à la vie quotidienne ,voilà que la cinquième armée du monde déverse sur lui un déluge de fer et de feu , expérimentant des armes de plus en plus sophistiquées, rasant maisons ,écoles, hôpitaux et quartiers entiers sans que rien ne vienne arrêter le massacre. Des « guerres de proies » disait Jaurès, celles qui sont mues par l’appât des gains : gains financiers, gains de territoires, gains de ressources énergétiques et demain, recherche de gains hydrauliques.  Pendant longtemps, des populations entières, dans la souffrance, pouvaient compter sur la forte et originale voix de La France. Celle de la justice et de la paix qui a commencé à s’éteindre au fur et à mesure que notre pays s’inféodait   à une Union Européenne se plaçant sous la coupe de L’OTAN. Une France dont la conception gaulliste a été foudroyée quand Mr Sarkozy  l’a faite rejoindre le commandement intégré de cette OTAN, quand il a insulté les peuples africains et  s’est allié en quelques heures avec Mr Cameron pour aller bombarder La Lybie aujourd’hui en lambeaux. Cette insupportable rupture avec l’orientation constante de la diplomatie française depuis la Libération se poursuit aujourd’hui avec Mr Hollande. Déjà de gros doutes existaient sur les objectifs réels des opérations militaires françaises .Voici que le président de la République se place ostensiblement en soutien de la droite Israélienne elle-même alliée à l’extrême droite la plus raciste, haineuse à l’endroit des arabes . Or comme membre permanent du conseil de sécurité de l’organisation des Nations Unies, la France  a la responsabilité très particulière  de dire et de faire respecter le droit international. Celui-là même que le pouvoir de Tel-Aviv viole en permanence. Faut-il le rappeler  sans cesse ? Depuis 1967, l’Etat D’Israël bafoue des dizaines de résolutions des Nations Unis et occupe, domine et colonise des terres, vole des maisons et l’eau des palestiniens. C’est la violence de cette interminable et profonde injustice qui ne peut que provoquer en retour des refus justifiés, des révoltes, des résistances que l’OLP et l’autorité palestinienne ont voulu pacifique. C’est d’ailleurs pour décrédibiliser les légitimes résistances palestiniennes que les gouvernements israéliens ont favorisé l’émergence d’organisations comme Le Hamas contre le Fatah et L’OLP après que cette dernière, sous l’impulsion de Yasser Arafat, ait reconnu clairement le droit à l’existence de l’état d’Israël. Pourquoi les autorités françaises et la plupart des médias ne partent-ils  pas de là au lieu d’alimenter des haines malsaines en faisant croire à une guerre de religion, alors qu’il s’agit d’un mouvement de libération nationale  et de  résistance contre un occupant ? Pourquoi donner le mauvais signal d’interdiction de manifestations qui ne réclament que l’application du droit international si ce n’est  pour donner des gages au gouvernement de Tel-Aviv alors que là-bas aussi on manifeste courageusement pour le droit, la justice et la paix ? Chez nous, ces nombreuses et dignes manifestations  sont pourtant l’honneur de la France de Jaurès,  celle des Lumières et de la Résistance au nazisme, qui virent, ensemble, gaullistes, communistes, socialistes, avec des catholiques, des juifs et d’autres humanistes, empêcher le pire au prix d’indicibles sacrifices et souffrances. Aujourd’hui encore, cette unité, dans la diversité des citoyens et des peuples, peut enfin obliger les chancelleries à agir autrement et fortement. Tel est l’intérêt des citoyens israéliens. Qui peut croire en effet , qu’après avoir détruit le dernier tunnel à Gaza, éliminé le dernier combattant du Hamas ,après avoir semé pour la cinquième fois en quelques années la terreur, la mort et la désolation dans ce petit bout de territoire, les Israéliens connaîtront la sécurité et la paix ? Bien au contraire, seule la haine de l’autre aura progressé avec la promotion de nouveaux  combattants encore plus radicalisés. L’Histoire démontre amplement qu’ on ne peut impunément maintenir un peuple sous domination, enfermé dans une prison à ciel ouvert, sous un blocus de fer. La France officielle doit donc faire entendre la voix de la raison et de la justice et agir à partir d’un principe simple et indiscutable : Celui du respect du droit international.

 

Elle doit agir pour que désormais l’Organisation des Nations Unies ait le mandat de relancer un processus de discussions pour la mise en œuvre des toutes ses résolutions. Celui-ci serait appuyé par la France, l’Union Européenne, les Etats Unis, La Russie se prononçant sans ambiguïté pour l’existence des deux Etats. Cela implique d’urgence la mise sous protection internationale du peuple palestinien en même temps que serait assurée la sécurité des Israéliens. Ceci nécessiterait sûrement le déploiement de forces internationales sous mandat de l’ONU et des couloirs humanitaires protégés de telle sorte que les palestiniens puissent partout accéder à une vie normale, partout y compris dans les camps de réfugiés. Autant de conditions nécessaires pour permettre la reconstruction de  Gaza. Le dialogue inter-palestinien entamé avec la formation du gouvernement d’unité nationale doit être soutenu pour déboucher sur des élections législatives et présidentielles. Dans ce cadre, les prisonniers politiques, à commencer par les parlementaires palestiniens, au premier rang desquels Margwan Barghouti, doivent être libérés.

 

La relance d’un tel processus pourrait se faire par une conférence internationale pour la justice et la paix au Proche Orient dont La France devrait prendre l’initiative. Son objectif,  clairement proclamé à la face du monde, serait la reconnaissance des deux Etats dont celui pour le peuple palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale avec toutes les garanties de sécurité pour Israël et sa population. Les faucons israéliens doivent sentir que, cette fois, il n’y aura pas d’échappatoire.

 

L’administration américaine et les institutions européennes ont pour responsabilité de le leur faire comprendre. Enfin, un plan d’aide et de développement économique et humain doit aider à enclencher une nouvelle dynamique qui ouvrirait la porte au droit au retour des réfugiés et à la souveraineté économique et politique de la Palestine.

 

Il revient à la France de porter un tel projet. En renouant ainsi avec le  meilleur de ses traditions,   elle rendrait un immense service au monde. Elle regagnerait un considérable crédit auprès des peuples arabes et bien au delà,  tout en régénérant sa reconnaissance auprès du peuple Israélien. « Impossible »? me dira-t-on. Les grandes puissances, le conseil de sécurité disposent d’une multitude de moyens politiques, diplomatique, commerciaux, à commencer par l’arrêt de la fourniture d’armes à l’armée israélienne. Seul le mouvement international des peuples peut débloquer la situation. Aux actes donc ! Il y a urgence.

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 12:57

                                                       Gaza sang                     

 

 

José Fort
J « Gaza 1200 morts parmi lesquels 500 enfants. A ceux qui au gouvernement, à droite et au PS, au Crif, dans les médias, se rangent derrière le gouvernement du massacreur Netanyahu, je vous souhaite cette nuit un sommeil ravagé par les cris de ces 500 enfants martyrisés. »

 

                                                                              gaza, l'homme et l'enfant

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 12:53

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mardi 29 juillet 2014

 

AFPSNous apprenons avec stu­pé­faction la mise en examen d’Alain Pojolat, membre du NPA, pour « maintien de mani­fes­tation interdite ».

Non seulement le gou­ver­nement vient d’interdire à deux reprises des mani­fes­ta­tions à Paris, mettant en cause un droit fon­da­mental de la Répu­blique, alors que plus de 250 mani­fes­ta­tions et ras­sem­ble­ments se sont déroulés de façon tota­lement res­pon­sable dans l’ensemble des villes de France pour dénoncer le mas­sacre per­pétré par le gou­ver­nement israélien à Gaza.

Mais voilà main­tenant qu’il inculpe les mili­tants, comme s’il voulait donner une suite à l’inculpation des mili­tants du boycott citoyen, lancée sous son pré­dé­cesseur avec la cir­cu­laire Alliot Marie, tou­jours pas abrogée.

Jusqu’où ira aller ce gou­ver­nement pour museler la parole des mili­tants et l’expression de l’opinion publique, dès lors qu’il s’agit de mettre en cause la poli­tique cri­mi­nelle du gou­ver­nement israélien ?

Nous manifestons à Alain Pojolat notre entière solidarité.

Le Bureau National

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 12:37

 

 

 

Collectif national pour une Paix juste et durable entre palestiniens et israéliens

Le Collectif national pour une Paix juste et durable entre palestiniens et israéliens appelle à manifester dans toute le pays le :

Le jeudi 31 juillet

Le PCF et le Front de gauche parties prenantes du collectif appellent dans ce cadre

au rassemblement devant la Préfecture de Haute Corse à 17 heures 30

·                     Pour l’arrêt immédiat des bombardements sur Gaza

·                     Pour l’arrêt de l’agression israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem

·                     Pour la levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza

·                     Pour des sanctions immédiates contre Israël jusqu’au respect du droit international

·                     Pour le soutien au peuple palestinien et au gouvernement d’entente nationale

·                     La cause palestinienne n’a rien à voir avec l’extrême droite et n’accepte aucun soutien de leur part

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 09:27

 

                                                                    cerveau animé

 

 

maki-manif-tel-aviv.jpgDes milliers d’Israéliens manifestent à Tel Aviv contre la guerre à Gaza

 

Communiqué du Parti communiste d’Israël

 

Traduction ML pour vivelepcf et http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Autour de 7000 Israéliens ont manifesté samedi 26 juillet contre la guerre à Gaza sous le mot d’ordre : «  Assez de morts – La paix maintenant entre Israéliens et Palestiniens ».



Le rassemblement s’est déroulé sur la place Rabin dans le centre de Tel Aviv. Parmi les slogans clamés par les manifestants : « Arrêtez la guerre ! », « Retour des soldats à la maison ! » ou « Juifs et Arabes refusent d’être des ennemis ».



Plusieurs personnalités ont pris la parole dont le député Dov Khenin [de la coalition Hadash], un ancien combattant de l’association « Combattants pour la paix », Yifat Solel, représentant du « forum anti-occupation » du parti Meretz, le professeur Eva, président de l’académie des arts décoratifs Bezalel, Odeh Bisharat, écrivain et ancien secrétaire du Hadash, le docteur Julia Chaitlin, professeur au collège académique Sapir de Sderot, qui habite dans le kibboutz Urim, à proximité de Gaza. Alon-Lee Green, membre du Comité central du Parti communiste d’Israël et responsable syndical, présentait les intervenants.



La chaîne de télévision Channel 2 a remarqué que le parti sioniste de gauche, Meretz et l’association « La Paix maintenant » n’étaient pas présentes en tant que tels.



Ben Kfir, du « cercle des parents », dont la fille a été tuée dans un attentat suicide du Hamas en 2003, a également pris la parole. Il a contredit l’affirmation du gouvernement selon laquelle il n’y aurait pas de partenaire avec qui faire la paix parmi les Palestiniens.



Les intervenants ont critiqué l’attitude du gouvernement qui refuse les négociations de paix. Et qui ne connaît d’autre politique que la guerre. Les manifestants ont réclamé la fin de l’occupation et du siège de Gaza. Ils ont allumé des bougies en mémoire des victimes.



De l’ordre de 300 contre-manifestants d’extrême-droite ont essayé de saboter le rassemblement. Un important cordon de police enserrait la place pour séparer les deux camps. 8 personnes ont été arrêtées.



On pouvait lire dans l’appel à la manifestation :



« Samedi, le camp de la paix se rassemble place Rabin. Le tribut payé à la guerre est lourd en vies, en blessures des deux côtés, en destruction et horreur, sous les bombes et les roquettes. Nous réagissons en nous rassemblant et en portant cette exigence : « Arrêtez la guerre maintenant ! ».



« Nous devons arrêter la guerre et entamer les discussions avec les dirigeants palestiniens reconnus de Cisjordanie et de Gaza pour mettre fin à l’occupation et au blocus et pour arriver à l’indépendance et à la justice pour les deux peuples, israélien et palestinien. »



« Au lieu, encore et encore, d’ajouter des guerres et des actions militaires aux guerres et actions militaires, il est temps d’ouvrir la voie au dialogue et à un règlement politique. Il y a une solution politique. Quel prix devrons nous encore payer, population du Sud et de l’ensemble d’Israël, population de Gaza et de Cisjordanie, avant d’arriver à cette solution ? Ensemble, Juifs et Arabes, nous allons surmonter l’occupation et la guerre, la haine et le racisme et nous allons ouvrir un chemin pour la vie et pour l’espoir. »



Vidéo du rassemblement : http://www.youtube.com/watch?v=85mbQ-gnUQE

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 09:19

                                                                              Gaza sang

 

 

L’attaque sur Gaza a été lancée avec une approbation royale saoudienne

 

 

 

Israël et l’Arabie saoudite : une alliance forgée dans le sang des Palestiniens.

L’attaque sur Gaza a été lancée avec une approbation royale saoudienne

Il y a beaucoup de mains derrière l’attaque de l’armée israélienne sur la bande de Gaza. L’Amérique n’est pas malheureuse de voir le Hamas devoir supporter tant de coups.

Alors que les images des scènes de carnage dans les rues de Shejaiya venaient d’être diffusées, John Kerry a déclaré sur ​​Meet NBC le même jour qu’Israël avait le droit de se défendre, et l’ambassadeur américain Dan Shapiro a déclaré sur la chaîne israélienne Canal 2 que les États-Unis feraient en sorte que les forces modérées soient [après le conflit] dominantes dans la bande de Gaza, ce qui veut dire [qu’Israël amènerait dans ses fourgons] l’Autorité palestinienne.

L’Égypte n’est pas non plus écrasée de douleur. Son ministre des Affaires étrangères, Sameh Shoukry, a tenu le Hamas pour responsable de la mort des civils, après que le mouvement a rejeté le cessez le feu [concocté par l’Égypte et Israël et totalement à l’écart du Hamas, NdT].

Un troisième partenaire non déclaré dans cette alliance contre-nature a cependant donné un feu-vert à Netanyahu, le couvrant à l’avance pour une opération militaire d’une telle férocité. Nous ne parlons pas d’un allié aussi impuissant que les États-Unis, car cette autorisation ne peut venir que d’un État arabe.

L’attaque sur Gaza a été lancée avec une approbation royale saoudienne

Ce mandat royal n’est rien de moins qu’un secret de polichinelle en Israël, et l’ex-ministre de la Défense comme celui qui est en fonction en parlent de façon très ouverte. L’ancien ministre israélien de la Défense, Shaul Mofaz, a surpris le présentateur sur Canal 10 en disant qu’Israël devait attribuer un rôle à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis dans la démilitarisation du Hamas. Interrogé sur ce qu’il entendait par là, il a ajouté que des fonds de l’Arabie saoudite et des Émirats devraient être utilisés pour reconstruire Gaza une fois le Hamas anéanti.

Amos Gilad, homme-clé au ministère israélien de la Défense dans les relations avec l’Égypte de Moubarak et aujourd’hui directeur du département israélien des Relations politico-militaires, a déclaré récemment à l’universitaire James Dorsey : « Tout est souterrain, rien n’est public, mais notre coopération sécuritaire avec l’Égypte et les États du Golfe est unique. C’est la meilleure période de sécurité et de relations diplomatiques avec les pays arabes ».

Les félicitations sont réciproques. Le roi Abdallah a fait savoir qu’il avait téléphoné au président Abdel Fattah El-Sisi pour approuver une initiative égyptienne de cessez-le-feu qu’il n’avait même pas soumise au Hamas, ce qui a incité des analystes cités par le Jerusalem Post à se demander si un cessez-le feu avait été sérieusement proposé.

Le Mossad et les responsables saoudiens du renseignement se réunissent régulièrement. Les deux côtés se sont concertés lorsque l’ancien président égyptien, Mohamed Morsi, était sur ​​le point d’être déposé en Égypte, et ils sont main dans la main en ce qui concerne l’Iran, à la fois dans la préparation d’une attaque israélienne qui traverserait l’espace aérien saoudien, et dans le sabotage du programme nucléaire.

Il y a même été dit de bonne source que les Saoudiens financent l’essentiel de la très coûteuse campagne d’Israël contre l’Iran.

Pourquoi l’Arabie saoudite et Israël font-ils à ce point bon ménage ? Pendant des décennies, les deux pays éprouvaient une sensation identique quand ils regardaient autour d’eux : la peur. Leur réaction a été similaire. Chacun sentait qu’ils ne pouvaient se prémunir contre ses voisins en les envahissant (Liban, Yémen) ou par le financement de guerres et coups d’État (Syrie, Égypte, Libye). Ils ont des ennemis ou rivaux en commun : l’Iran, la Turquie, le Qatar, le Hamas dans la bande de Gaza, et les Frères musulmans ailleurs. Et ils ont des alliés communs : les lobbies militaro-industriels américains et britanniques, l’homme fort du Fatah et l’atout des États-Unis Mohammed Dahlan qui a essayé autrefois de prendre le contrôle de Gaza et qui serait probablement prêts à le faire à nouveau.

La différence aujourd’hui, c’est que pour la première fois dans l’histoire de leurs deux pays, une coordination militaire a été mise en place. Le prince Turki, neveu du roi Abdallah, est le visage public de ce rapprochement rendu visible par la publication d’un livre sur l’Arabie écrit par un universitaire israélien. Le prince s’est rendu à Bruxelles en mai pour rencontrer le général Amos Yadlin, l’ex-chef du renseignement israélien qui a été inculpé par un tribunal en Turquie pour son rôle dans l’abordage de la frégate Mavi Marmara.

On pourrait faire valoir qu’il n’y a rien de sinistre dans l’implication du prince Turki dans le débat israélien, et que ses motivations sont à la fois paisibles et louables. Le Prince est un fervent partisan d’une initiative de paix proposée par le roi saoudien Abdallah. L’Initiative de paix arabe, soutenue par 22 États arabes et 56 pays musulmans, aurait effectivement été une base pour la paix si Israël ne l’avait pas ignorée il y a environ 12 ans.

Le prince Turki est très lyrique sur les perspectives de paix dans un article publié par Haaretz. Il y écrit : « Et quel plaisir ce serait d’être en mesure d’inviter non seulement les Palestiniens mais aussi les Israéliens que j’allais rencontrer de venir me rendre visite à Riyad, où ils pourraient alors visiter ma maison ancestrale dans Dir’iyyah, qui a souffert aux mains de Ibrahim Pacha le même sort qu’a subi Jérusalem aux mains de Nabuchodonosor et des Romains ».

C’est les moyens utilisés, pas la fin en soi, qui dévoile le véritable coût humain de ces alliances. La promotion par le prince Turki de l’Initiative de paix arabe se fait au prix de l’abandon par le royaume de son soutien historique à la résistance palestinienne.

L’analyste saoudien Jamal Khashogji fait ce même constat quand il parle en langage codé du nombre d’intellectuels qui attaquent la notion de résistance : « Malheureusement, le nombre de ces intellectuels ici en Arabie saoudite est plus élevé que la moyenne. Si une telle tendance se poursuit, elle va détruire la louable prétention du royaume d’avoir soutenu et défendu la cause palestinienne depuis l’époque de son fondateur, le roi Abd Al-Aziz Al-Saoud ».

La paix serait en effet la bienvenue pour tout le monde, et surtout pour Gaza en ce moment. Mais les moyens par lesquels les alliés d’Israël en Arabie saoudite et l’Égypte veulent y arriver, en encourageant Israël à donner au Hamas un coup fatal, amènent à douter de ce qui se trame vraiment. Le père de Turki, le roi Faisal bin Abdulaziz, se retournerait dans sa tombe s’il voyait ce que son fils fait en son nom.

Cette alliance israélo-saoudienne est forgée dans le sang, le sang palestinien, le sang, ce dimanche, de plus de 100 victimes dans Shejaiya.

20 juillet 2014 Middle East Eye

Traduction : Info-Palestine.eu

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 09:15

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Comment l’Italie contribue aux raids aériens israéliens

 

 
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Tandis que Washington déclare qu’« Israël a le droit de se défendre des attaques lancées par une organisation terroriste de Gaza », en assurant cependant travailler avec les Palestiniens comme avec les Israéliens pour la désescalade du conflit, Bruxelles exprime une « ferme condamnation » du lancement de roquettes depuis Gaza sur Israël et sa « déploration » pour les victimes civiles palestiniennes provoquées par les raids aériens effectués « par rétorsion » par Israël. Même position de Rome, qui insiste sur la nécessité de « reprendre le fil du processus de paix ». Pour ce faire, il faut cependant rompre le fil du processus de guerre, dans lequel les États-Unis et les plus grandes puissances européennes jouent un rôle de premier plan.

Les chasseurs bombardiers qui pilonnent Gaza sont des F-16 et F-15 fournis par les USA à Israël (plus de 300, outre d’autres avions et hélicoptères de guerre), avec des milliers de missiles et bombes à guidage satellite et laser. Comme le note le Service de recherche du Congrès étasunien (voir document joint), Washington s’est engagé à fournir à Israël, en 2009-2018, une aide militaire de 30 milliards de dollars, à quoi l’administration Obama a ajouté plus d’un demi milliard pour le développement de systèmes anti-roquettes et anti-missiles. Israël dispose à Washington d’une sorte de caisse constante pour l’achat d’armes étasuniennes, parmi lesquelles sont prévus 19 F-35 d’un coût de 2,7 milliards. Il peut en outre utiliser, en cas de nécessité, les puissantes armes stockées dans le « Dépôt US d’urgence en Israël ». En comparaison, l’armement palestinien équivaut à celui de quelqu’un qui, ciblé par un tireur dans le viseur télescopique d’un fusil de précision, essaie de se défendre en lui lançant la fusée d’un feu d’artifice.

Une aide consistante à Israël provient aussi des plus grandes puissances européennes. L’Allemagne lui a fourni 5 sous-marins Dolphin (dont deux offerts) et sous peu en consignera un sixième. Les sous-marins ont été modifiés pour lancer des missiles de croisière nucléaires à longue portée, les Popeye turbo dérivés de ceux étasuniens, qui peuvent frapper un objectif à 1 500 km. L’Italie est en train de fournir à Israël les premiers des 30 vélivoles M-346 d’entraînement avancé, construits par Alenia Aermacchi (Finmeccanica), qui peuvent être utilisés aussi comme chasseurs pour l’attaque au sol dans des opérations de guerre réelles. La fourniture des chasseurs M-346 ne constitue qu’une petite part de la coopération italo-israélienne, institutionnalisée par la Loi n. 94 du 17 mai 2005. Celle-ci implique les forces armées et l’industrie militaire de notre pays dans des activités dont personne (même pas au Parlement) n’est informé. La loi établit en effet que ces activités sont « soumises à l’accord sur la sécurité » et donc secrètes. Comme Israël possède des armes nucléaires, de hautes technologies italiennes peuvent être secrètement utilisées pour potentialiser les capacités d’attaque des vecteurs nucléaires israéliens. Elles peuvent aussi être utilisées pour rendre encore plus létales les armes « conventionnelles » employées par les forces armées israéliennes contre les Palestiniens.

La coopération militaire italo-israélienne s’est intensifiée quand le 2 décembre 2008, trois semaines avant l’opération israélienne « Plomb durci » à Gaza, l’Otan a ratifié le « programme de coopération individuelle » avec Israël. Il comprend :
- des échange d’informations entre les services de renseignement,
- la connexion d’Israël au système électronique de l’Otan,
- la coopération dans les secteurs des armements,
- l’augmentation des manœuvres militaires conjointes.

C’est dans ce cadre qu’entre « Blue Flag », la plus grande manœuvre de guerre aérienne jamais effectuée en Israël, à laquelle ont participé, en novembre 2013, les États-Unis, l’Italie et la Grèce. « Blue Flag » a servi à intégrer dans l’Otan les forces aériennes israéliennes, qui n’avaient auparavant effectué des manœuvres conjointes qu’avec des pays singuliers de l’Alliance, comme celles à Decimomannu avec l’aéronautique italienne. Les forces aériennes israéliennes, souligne le général Amikam Norkin, sont en train d’expérimenter de nouvelles procédures pour potentialiser leur propre capacité, « en augmentant de dix fois le nombre d’objectifs pouvant être repérés et détruits ».

Ce qui est en train d’être fait en ce moment à Gaza, grâce aussi à la contribution italienne.

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto

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